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L'Arabe du futur t.1 ; une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984)

Couverture du livre « L'Arabe du futur t.1 ; une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) » de Riad Sattouf aux éditions Allary
  • Date de parution :
  • Editeur : Allary
  • EAN : 9782370730145
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Né en 1978 d'un père syrien et d'une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d'abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d'être nommé professeur. Issu d'un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs... Voir plus

Né en 1978 d'un père syrien et d'une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d'abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d'être nommé professeur. Issu d'un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile.
En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n'aide pas...), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n'a qu'une idée en tête : que son fils Riad aille à l'école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.

L'Arabe du futur sera publié en trois volumes. Ce premier tome couvre la période 1978-1984.

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Avis (21)

  • Sans le challenge multi-défis de Babelio, je serais peut-être passé à côté de L'arabe du futur ; très certainement même car je lis peu de BD et franchement cela aurait été dommage.
    Ce sont les premiers souvenirs d'enfance de Riad Sattouf qui part avec son père et sa mère en Libye puis en Syrie...
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    Sans le challenge multi-défis de Babelio, je serais peut-être passé à côté de L'arabe du futur ; très certainement même car je lis peu de BD et franchement cela aurait été dommage.
    Ce sont les premiers souvenirs d'enfance de Riad Sattouf qui part avec son père et sa mère en Libye puis en Syrie après un passage en Bretagne.
    Nous sommes fin des années 70. C'est sinistre, angoissant et révoltant.
    Les descriptions de la vie dans ces dictatures sont ubuesques.
    Je vous assure que les dessins nous font presque vivre l'inquiétude du petit garçon perdu dans ces cultures qu'il ne comprend pas et une famille qu'il connaît à peine.
    Et le père qui perd peu à peu le sens des réalités.
    Et puis, il y a une lueur ; les cousins de Riad vont lui apprendre les insultes les plus graves, les plus moches, celles qu'il ne faut pas dire ; et c'est désopilant.
    La dernière page ne peut que vous faire courir chercher le tome 2.
    J'ai adoré.

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  • Ce premier tome est axé sur le père, un père syrien visiblement coincé entre deux monde, celui de la Syrie pauvre et religieuse dont il voudrait s'émanciper et celui de la France (raciste selon lui car il a pas eu les félicitations à son diplôme).
    Le père qui apparaissait sympathique sur...
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    Ce premier tome est axé sur le père, un père syrien visiblement coincé entre deux monde, celui de la Syrie pauvre et religieuse dont il voudrait s'émanciper et celui de la France (raciste selon lui car il a pas eu les félicitations à son diplôme).
    Le père qui apparaissait sympathique sur deux-trois premières planches devient vite complexe et il est difficile d'éprouver le moindre sentiment de sympathie pour lui.
    J'ai trouvé la mère bien trop passive et peu existante, on sait que très peu de chose à son sujet et elle intervient que très rarement pour essayé en vain de recadrer son mari qui semble par moment complètement schizo.
    Hâte de lire la suite, le petit Ryad qui découvre avec ses yeux d'enfant le monde est lui très attachant.

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  • Portrait d’une famille composée

    Le petit Riad nait à Paris en 1978 : sa maman est Bretonne, son papa est Syrien. Riad est « blond comme les blés » et fait l’admiration de tous ! Lorsque son père obtient son doctorat d’histoire, il postule pour un poste d’enseignant à l’université de …...
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    Portrait d’une famille composée

    Le petit Riad nait à Paris en 1978 : sa maman est Bretonne, son papa est Syrien. Riad est « blond comme les blés » et fait l’admiration de tous ! Lorsque son père obtient son doctorat d’histoire, il postule pour un poste d’enseignant à l’université de … Tripoli.. Voilà la famille Sattouf en partance pour la Libye de Kadhafi dont elle découvrira très vite les avantages et les inconvénients ! Après la Libye, c’est en Syrie que M Sattouf père transporte sa petite famille : il retourne sur ses terres natales quittées il y a 17 ans, près de Homs, où il a trouvé un poste de maitre assistant à l’université.
    Dans ce premier tome, Riad Sattouf retrace les six premières années de sa vie, l’enfance particulière d’un petit garçon moitié français moitié syrien qui doit s’adapter à différents environnements.
    Je ne suis pas fan de bandes-dessinées ou de romans graphiques. Le neuvième art ne m’a jamais vraiment touché. Bien sûr, j’ai lu dans mes jeunes années, les Tintin, Astérix (et encore, que les premiers), Boule et Bill et Gaston Lagaffe, mais j’en suis restée là, je n’ai jamais fait d’incursion dans le domaine « adulte ».
    C’est chose faite avec l’Arabe du Futur, (comme quoi les challenges Babelio c’est une bonne façon de bousculer ses habitudes et de faire de belles découvertes) et je ne regrette pas cette lecture.
    Elle peut, je pense, s’analyser à plusieurs niveaux. Tout d’abord, les souvenirs d’enfance, réels ou racontés, car il est peu probable que l’auteur se remémore très exactement ses six premières années.
    Ensuite, il y a une certaine dimension politique : à travers quelques scénettes bien choisies Riad Sattouf dépeint les sociétés libyennes et syriennes du début des années 80 sous la coupe de grands démocrates, le colonel Kadhafi et Hafez El-Hassad ! Riad Sattouf ne fait pas de cadeau à son père qu’il nous présente comme un promoteur du panarabisme (page 11 « mon père était pour le panarabisme. Il était obsédé par l’éducation des Arabes. Il pensait que l’homme arabe devait s’éduquer pour sortir de l’obscurantisme religieux ») et de fait, était un grand admirateur des dictateurs déjà nommés (et pour faire bonne mesure, on peut y ajouter Saddam Hussein !). Bien que marié à une occidentale, il semble qu’il avait conservé une mentalité très orientale sur le rôle de la femme… Enfin, c’est aussi l’occasion de raconter le choc des cultures et des sociétés, particulièrement dans les pages rouges qui exposent la vie de la famille Sattouf en Syrie : la pauvreté, le manque d’éducation (page 98 « L’école était trop petite pour accueillir les enfants tous en même temps. Les élèves y allaient à tour de rôle, trois jours le matin et trois jours l’après-midi »), le rôle de la religion (les sunnites et les chiites), l’endoctrinement, la cruauté (j’avoue que certains passages m’ont révulsée, notamment celui où des pierres sont jetées sur un pauvre âne, et -le pire-, l’épisode du chiot)…
    Une belle découverte, facile à lire, assez drôle parfois (l’humour est toujours présent), divertissant mais pas seulement.

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  • Sans être un spécialiste de la bande-dessinée, je lis chaque année une vingtaine d'albums et j'essaie toujours d'aller vers des auteurs, des univers que je ne connais pas. Pourtant, si je n'avais pas vu le film "Les beaux gosses", je n'aurais sans doute jamais eu l'occasion de découvrir le...
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    Sans être un spécialiste de la bande-dessinée, je lis chaque année une vingtaine d'albums et j'essaie toujours d'aller vers des auteurs, des univers que je ne connais pas. Pourtant, si je n'avais pas vu le film "Les beaux gosses", je n'aurais sans doute jamais eu l'occasion de découvrir le travail de Riad Sattouf. Et, franchement, après avoir lu les deux premiers tomes de "L'arabe du futur", ça aurait été un réel gâchis !

    Je vais faire comme si ne n'avais pas vu qu'il y avait déjà 229 (!) critiques de ce premier tome sur Babelio et je vais aborder mon billet comme je le fais d'habitude. "L'arabe du futur" est une série d'albums autobiographiques dans laquelle Riad Sattouf raconte son enfance assez singulière. Né d'un père syrien et d'une mère française, le bédéaste a passé une partie de son enfance en Syrie et en Lybie où il a connu la grande époque des régimes dictatoriaux de Kadhafi et d'Hafez El-Assad.

    Dans ce premier tome, Riad Sattouf nous raconte la rencontre de ses parents, sa naissance en 1978 et remonte jusqu'en 1984, peu de temps avant son entrée à l'école en Syrie. Le titre de ces albums, "L'arabe du futur" nous est expliquée à la toute fin de cette première partie et résume à lui seul la complexité du père de Riad, figure centrale de cette histoire. Abdel-Razak est Syrien et a grandi dans une Syrie dans laquelle le poids des traditions est encore à son comble. Il est l'un des rares enfants de son village à être allé à l'école, à avoir reçu une éducation et est revenu de France avec le titre de Docteur. Mais ce séjour dans l'hexagone s'apparente pour lui à un choc des civilisations. Tout au long de ce premier tome, Riad Sattouf le dépeint comme un homme basculé entre les traditions et ses aspirations. Alors étudiant, le père de l'auteur pense qu'il peut incarner cet "Arabe du futur" mais il oscille en permanence entre ce qu'il croit devoir faire et ce qu'il aspire à devenir. Tandis que le mode de vie syrien reprend peu à peu ses droits, que les automatismes renaissent, l'évidence lui apparaît finalement : c'est son fils qui aura pour but d'incarner cet "Arabe du futur".

    Dans ce premier tome, l'enfant Riad excelle dans son rôle d'observateur. À hauteur d'enfant, au travers de cette fausse naïveté doublée d'un humour qui fait mouche à chaque fois, de ses gags à répétition que l'on savoure sans aucune trace de lassitude - mon préféré est celui sur Georges Brassens - l'auteur nous raconte sa légende familiale, aborde avec réalisme et sans manichéisme des sujets plus sérieux comme l'antisémitisme, la religion, la vie sous la dictature. Lorsqu'il s'agit de dresser le portrait de son entourage, Riad Sattouf n'y va pas avec le dos de son crayon et travaille les membres de sa famille au corps, restituant des anecdotes assez incroyables notamment lorsqu'il évoque sa famille paternelle. Rien ne nous est épargné, du sort réservé aux femmes aux conflits familiaux en passant par les inconstances idéologiques de son père sans compter bien entendu sur le couple qu'il forme avec sa mère dont on sait dès le départ qu'il tend à vaciller. Là où Riad excelle réellement, c'est dans l'humour qui accompagne les nombreux "chocs de civilisation" qu'il a pu connaître en étant enfant et qui, visiblement, continuent de le surprendre à l'âge adulte.

    Pour donner corps à ses souvenirs, Riad Sattouf a misé sur un format assez classique au niveau des cases, plus dans l'esprit des récits de voyage de Guy Delisle, mais son coup de crayon fait mouche à chaque fois et l'idée d'avoir choisi une couleur dominante pour chaque pays qui accueille l'action de son récit est à la fois originale et utile, car elle nous permet immédiatement de savoir où nous sommes, tant au niveau de l'histoire que d'un point de vue géographique. Cette approche, très cinématographique, donne un supplément d'originalité au travail de Riad Sattouf dont le succès est amplement mérité. C'est bien simple, je n'avais pas lu une aussi bonne bande-dessinée depuis très longtemps.

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  • C’est un premier tome qui se dévore en une seule traite que livre dans un récit autobiographique emplie de réalisme, de poésie et d’humour et de dérision dépit du sérieux de certains sujets. On parcourt avec plaisir ses dessins qui paraissent simples mais qui n’en sont pas moins expressifs et...
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    C’est un premier tome qui se dévore en une seule traite que livre dans un récit autobiographique emplie de réalisme, de poésie et d’humour et de dérision dépit du sérieux de certains sujets. On parcourt avec plaisir ses dessins qui paraissent simples mais qui n’en sont pas moins expressifs et terriblement efficaces et parviennent à nous faire voir, sans peine, le monde de l’auteur tel qu’il le voyait avec ses yeux d’enfant ou ce que lui rappellent ses souvenirs. J’attends impatiemment de découvrir la suite.

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  • Né d'une mère Française et d'un père Syrien, tous deux étudiants à Paris, le petit Riad est trimbalé de Paris à Tripoli (Lybie), puis de nouveau en France, avant que le père ne retourne au pays avec toute sa famille.
    Le gamin y vit les contradictions de deux cultures, Européenne et Arabe, avec...
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    Né d'une mère Française et d'un père Syrien, tous deux étudiants à Paris, le petit Riad est trimbalé de Paris à Tripoli (Lybie), puis de nouveau en France, avant que le père ne retourne au pays avec toute sa famille.
    Le gamin y vit les contradictions de deux cultures, Européenne et Arabe, avec un père qui oscille entre les deux, cherchant à s'intégrer dans la première tout en légitimant beaucoup des excès de la seconde.
    Une autobiographie en forme de BD
    Le graphisme est simple, mais très expressif. Les textes sont percutants, ne cachant rien ou presque des vérités les plus dérangeantes.
    Un bon moment de lecture, même pour quelqu'un comme moi qui n'est plus un fan de bande dessinée.

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  • J'aime lire des romans graphiques et des BD de temps en temps ; et à la bibliothèque j'ai emprunté les trois premiers tomes de la série L'arabe du futur.
    Né en 1978 d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où règne Kadhafi ; et où son père vient...
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    J'aime lire des romans graphiques et des BD de temps en temps ; et à la bibliothèque j'ai emprunté les trois premiers tomes de la série L'arabe du futur.
    Né en 1978 d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où règne Kadhafi ; et où son père vient d’être nommé professeur.
    En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n'aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête: que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.
    Ma chronique sera courte, je pense que tout a été dit sur cet ouvrage vu le nombre de chroniques dessus ;)
    J'ai beaucoup aimé ce premier tome, autant au niveau de l'histoire, des textes, que des illustrations. Ces dernières m'ont beaucoup plu. J'ai apprécié qu'elles soient colorisées avec certaines couleurs uniquement : certaines planches sont dans les tons rouges, d'autres dans les tons roses.. Cela change car en général je lis des romans graphiques dont les graphismes sont très différents de ceux ci.
    Je trouve l'histoire bien ficelée, l'auteur rend ses personnages attachants et j'ai pris plaisir à découvrir la première partie de la jeunesse du jeune Riad. Certains passages m'ont surpris, notamment quand il est enfant en Libye, sous le régime de Kadhafi. Notamment le fait qu'il n'y a pas de serrures aux portes et que le premier arrivé peut habiter où il veut. Ou alors certains passages du guide du dictateur.
    L'arabe du futur est un ouvrage captivant, qui mérite bien cinq étoiles. Je suis bien contente d'avoir le tome deux (et le trois) sous la main :)

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  • C'est sur les bancs de la Sorbonne que la bretonne Clémentine rencontre le syrien Abdel-Razak. Il est doctorant en Histoire et rêve de marquer de son empreinte la politique de son pays. De leur union naît le petit Riad, aux cheveux blonds comme les blés. Son diplôme en poche, frustré par...
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    C'est sur les bancs de la Sorbonne que la bretonne Clémentine rencontre le syrien Abdel-Razak. Il est doctorant en Histoire et rêve de marquer de son empreinte la politique de son pays. De leur union naît le petit Riad, aux cheveux blonds comme les blés. Son diplôme en poche, frustré par l'appréciation ''honorable'' du jury, Abdel-Razak postule à l'étranger et c'est vers Tripoli et la Libye de Kadhafi que s'envole la petite famille. Riad a deux ans.Le choc est rude, entre les rues désertes, les queues à la coopérative alimentaire et le logement vétuste qu'il ne faut jamais quitté sous peine de le voir réquisitionné par un autre locataire. Après cette première expérience dans une dictature arabe, les Sattouf reviennent en Bretagne mais le professeur d'histoire ne se laisse pas décourager et accepte un nouveau poste, en Syrie cette fois. Il y retrouve sa famille, installée dans un petit village, près d'Homs. Riad y découvre le pays d'Hazed Al-Assad, sale, pollué, éternellement en chantier et profondément anti-américain et anti-sémite. Ses cheveux blonds font tache, il est la cible de ses cousins, violents et racistes. Son père, convaincu que l'avenir de son pays passe par une transformation radicale des mentalités, rêve d'un arabe instruit et laïc, mais sous la pression familiale, son comportement change. Il se fait plus autoritaire, enseigne le Coran à son fils. Le retour en Bretagne pour les vacances est un soulagement. Pourtant, cette parenthèse ne saurait durer. A la rentrée, Riad devra intégrer l'école syrienne, ce qui le terrifie.

    Ce premier volet autobiographique aborde les années 1978-1984 de la jeunesse nomade de Riad Sattouf. C'est un regard d'enfant qu'il jette sur le monde qui l'entoure, les souvenirs d'une enfance partagée entre la France, la Lybie et la Syrie. Outre le choc culturel et l'adaptation difficile dans des pays qui sont loin d'être des démocraties, racontés avec candeur et humour malgré la violence et la laideur, Sattouf évoque aussi le couple parental avec tendresse. La mère est un peu transparente, elle semble docile, suivant son mari par monts et par vaux, acceptant ses décisions sans broncher. Pourtant, elle sait aussi faire entendre sa voix quand son mari dépasse les bornes ou quand elle s'inquiète pour son fils. Le père est le personnage principal de ce premier tome. Optimiste, sûr de ses capacités, critique envers ses compatriotes, il manque parfois de nuances mais pour son fils, il est un héros du quotidien, celui qui a toujours raison, qui sait tout sur tout, qui va changer le monde. Pour le lecteur qui n'a pas la piété filiale, il apparaît parfois exaspérant, naïf, vantard, autoritaire, etc. Mais la famille est heureuse et fait front face à l'hostilité.
    Aux souvenirs de l'enfant se mêle, évidemment, le jugement de l'adulte qui n'est pas tendre sur cette vie itinérante dans ces dictatures arabes. Tout n'est que violence, laideur et grisaille. Les enfants grandissent dans la haine de l'autre, les femmes sont brimées, les odeurs agressives, la misère est partout, même la famille est un lieu de conflits, de brimades, de terreur. Heureusement, Sattouf sait accompagner son propos de beaucoup de tendresse, d'amour et d'humour. Un témoignage intéressant et instructif.

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