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L'Angola postcolonial t.1 ; guerre et paix sans démocratisation

Couverture du livre « L'Angola postcolonial t.1 ; guerre et paix sans démocratisation » de Christine Messiant aux éditions Karthala
  • Date de parution :
  • Editeur : Karthala
  • EAN : 9782811100292
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

L'Angola, riche en pétrole, en diamants, avec des infrastructures en grands progrès au cours des années 1960-1974, une élite urbaine non négligeable et parfois de vieille tradition, n'avait-il pas tout pour réussir ? Pourtant, la guerre civile commence alors même que la guerre anticoloniale... Voir plus

L'Angola, riche en pétrole, en diamants, avec des infrastructures en grands progrès au cours des années 1960-1974, une élite urbaine non négligeable et parfois de vieille tradition, n'avait-il pas tout pour réussir ? Pourtant, la guerre civile commence alors même que la guerre anticoloniale contre le régime dictatorial portugais n'est pas terminée, avec des affrontements armés entre les trois mouvements.
Cela montre les racines historiques du conflit, qui n'est pas qu'une " guerre de basse intensité " dans le contexte de la Guerre froide. Certes, ce contexte pèse lourd, mais les alignements politiques internationaux qui se produisent (le MPLA avec l'URSS et Cuba, le FNLA avec les Etats-Unis et le Zaïre, l'Unita passant de la Chine maoïste à l'Afrique du Sud) sont d'abord dus aux trajectoires spécifiques des milieux sociaux qui composent les élites et les bases de ces mouvements.
C'est la sociologie historique de ces conflits incessants qui est abordée dans ce premier des deux volumes d'articles de Christine Messiant publiés à titre posthume : comment la longévité de la guerre provoque une ethnicisation qui n'était pas une donnée de départ ; comment cette même durée provoque l'émergence de deux " partis armés " qui n'ont pas vraiment besoin de leurs populations - ne serait-ce le recrutement des soldats - pour faire la guerre, le premier étant pratiquement un Etat offshore, le second contrôlant longtemps le trafic international des diamants ; comment la communauté internationale a une responsabilité écrasante dans l'échec organisé de divers accords de paix, l'objectif étant la pacification et jamais la démocratisation ; comment la faible société civile angolaise, notamment par le biais des Eglises, va tenter de percer le mur du silence pour exiger une paix sans vainqueur ni vaincu, et finalement échouer dans cette voix.
Le second volume, L'Angola postcolonial. 2. Sociologie politique d'une oléocratie, porte plus précisément sur la sociologie de l'État clientéliste, en rapport étroit avec la situation de guerre étudiée dans le premier volume.

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