L'Américaine

Couverture du livre « L'Américaine » de Catherine Bardon aux éditions Les Escales
  • Date de parution :
  • Editeur : Les Escales
  • EAN : 9782365694445
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l'université, un stage au Times. Une nouvelle vie... Elle n'en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l'était son père,... Voir plus

Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l'université, un stage au Times. Une nouvelle vie... Elle n'en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l'était son père, Wilhelm.
Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l'amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l'assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l'opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam...
Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s'interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d'adoption ? Où va-t-elle construire sa vie, elle dont les parents ont dû tout fuir et réinventer leur existence ? Trouvera-t-elle la réponse en Israël où vit Svenja, sa marraine ?
Entrelaçant petite et grande histoire, explorant la question de l'exil et de la quête des racines, Catherine Bardon nous livre une radiographie des États-Unis des années 1960, en poursuivant la formidable fresque romanesque inaugurée avec Les Déracinés.

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  • La fresque des Déracinés a fleurit à Saint Domingue. L’américaine est la suite des Déracinés qui m’a tant étourdit il y a moins d’un an. Forcément j’étais impatiente de le lire. Ruth le premier bébé née dans le kibboutz a bien grandit. En 1961 à l’aube de sa vie adulte elle choisit de prendre...
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    La fresque des Déracinés a fleurit à Saint Domingue. L’américaine est la suite des Déracinés qui m’a tant étourdit il y a moins d’un an. Forcément j’étais impatiente de le lire. Ruth le premier bébé née dans le kibboutz a bien grandit. En 1961 à l’aube de sa vie adulte elle choisit de prendre son envol loin de ses racines loin de Sosua loin d’Almah sa mère. New -York sera sa terre d’accueil, l’appel mirifique du rêve Américain, mais aussi une manière de réaliser le rêve de son père, Wilhelm décédé qui lui manque tant…. Elle ajuste ses pas sur les pas de son père en sens inverse, lui qui s’était vu refuser l’accès aux Etats-Unis. Elle habite chez sa tante Myriam, poursuit des études de journalisme agrémentés d’un stage au Times. Partit en bateau, dès la traversée elle fait la rencontre d’Arturo qui bouleversera sa vie. Parfois l’éloignement permet de mieux se découvrir. Ruth est à ce moment de sa vie, en proie à ses questionnements. Qui est-elle? Une américaine d’adoption ? Une dominicaine fille d’autrichiens Juifs? Qui préfère parler espagnol? Une fille d’immigrés ? C’est le tourbillon et le doute qui la perturbent alors qu’elle n’est pas si bien acceptée à la fac loin de son pays qui lui manque. J’ai particulièrement apprécié la nostalgie égrainée des souvenirs d’enfance de Ruth à Sosua et retrouver la lumineuse et solaire Almah l’héroïne des Déracinés qui ne quitte pas Saint Domingue, malgré la guerre civile qui embrase le pays. Roman d’apprentissage porté par une plume si romanesque où respire la grande histoire des Etats-Unis qui se tricote ourdie dans le quotidien de Ruth: le discours de Martin Luther King, les hippies, la mort de Marilyn, les prémices du Vietnam. Les sixties…. Une atmosphère si réelle et captivante. Entre déceptions, et déconvenues Ruth se cherche, s’affirme, et devient une femme à la recherche de l’endroit où elle va construire sa vie: Israël et le kibboutz la tente. Je ne vous en dis pas plus lisez-le… Catherine Bardon explore avec talent dans ce deuxième opus, le thème de l’identité et de la transmission à travers une écriture foisonnante minutieusement étayée par les faits historiques qui en font sa signature.
    Une saga touchante, attachante et ensoleillée qu'on a vite envie de retrouver...

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  • Après «Les Déracinés», Catherine Bardon nous offre le second tome de sa saga. Dans «L’Américaine» elle explore les années 60 en suivant Ruth partie à New York pour étudier le journalisme. Passionnant!

    Quel plaisir de retrouver les personnages des «Déracinés» et le plume alerte de Catherine...
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    Après «Les Déracinés», Catherine Bardon nous offre le second tome de sa saga. Dans «L’Américaine» elle explore les années 60 en suivant Ruth partie à New York pour étudier le journalisme. Passionnant!

    Quel plaisir de retrouver les personnages des «Déracinés» et le plume alerte de Catherine Bardon. Pour ceux qui seraient passés à côté de ce beau roman, signalons qu’il est disponible en poche et retrace la saga d’une famille viennoise à partir des années trente. La belle histoire d’amour entre Wilhelm et Almah va résister à la fureur de la guerre, mais au prix de grands sacrifices et d’un exil en République dominicaine où le couple et leurs enfants vont essayer de se construire une nouvelle vie. Tout l’intérêt du roman, outre ce pan méconnu de l’histoire de la Seconde guerre mondiale, est de mêler intimement la grande Histoire avec les destins des personnages au fil des ans, comme avait si bien pu le faire Régine Deforges avec «La bicyclette bleue».
    Je souhaite du reste à Catherine Bardon le même succès et j’imagine fort bien les prochains tomes qui nous conduiront jusqu’aux années 2000…
    Mais n’anticipons pas et revenons-en à «L’Américaine». Nous sommes en septembre 1961, au moment où Ruth, la fille d’Almah choisit de quitter son île pour rejoindre sa tante, son oncle et son cousin Nathan à Brooklyn. Elle entend mettre ses pas dans ceux de son père disparu et devenir journaliste. Pour cela, elle a étudiera à l’Université de Columbia tout en effectuant un stage au Times.
    Sur le paquebot qui va le mener jusqu’à la grande pomme, elle rencontre Arturo, un jeune homme qui rêve d’une carrière de musicien et avec lequel elle va se lier d’amitié.
    Si Ruth est accueillie avec grand plaisir à New York, elle ne peut éviter de ressentir le mal du pays. Sa mère et son frère qui font face aux soubresauts politiques dans un état qui essaie de se débarrasser d’une dictature et, après une brève parenthèse de pouvoir plus démocratique, va finir par retrouver ses anciens démons avec l’aide des … États-Unis qui ne vont pas hésiter à intervenir militairement.
    Bien décidé à prouver à tous qu’elle a fait le bon choix, Ruth va s’accrocher et avec l’aide d’Arturo, de Debbie, sa copine d’université et l’affection de son cousin Nathan, découvrir un pays qui se transforme lui aussi à grande vitesse. Après l’épisode de la baie des cochons, on voit la Guerre froide prendre un tour plus radical et en parallèle, la contre-culture se développer. On voit la beatlemania et les drogues débarquer. On voit émerger Martin Luther King et John F. Kennedy avant qu’ils ne finissent tous deux abattus. C’est dans ce contexte que Ruth va faire la connaissance de Chris, un beau jeune homme qui rêve de Prix Pulitzer,de se rendre sur les points chauds de la planète pour témoigner de cette histoire en mouvement. Une énergie qui séduit Ruth, même si elle se rend compte qu’elle ne viendra qu’en seconde position dans la liste des passions de celui qui se rêve en nouveau Capa.
    Un tragique accident de voiture va mettre une fin abrupte à cet amour, quelques semaines après qu’un médecin ait confirmé à Ruth qu’elle était enceinte.
    Un choc terrible qui va pousser la jeune fille à fuir. Car elle reste une déracinée, toujours à la recherche de ses racines. Ne pouvant se résoudre à rentrer en République dominicaine, elle choisit un Kibboutz en Israël.
    Y trouvera-t-elle la paix intérieure? Je vous laisse le découvrir tout en soulignant le côté addictif de l’écriture de Catherine Bardon, ce que les américains nomment un page turner et que j’appellerai pour ma part un bonheur de lecture!
    https://collectiondelivres.wordpress.com/2019/06/11/lamericaine/

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  • Alors certes, rien d'interdit d'embarquer avec L'Américaine sans avoir lu Les Déracinés. Mais ce serait à mon avis extrêmement dommage. Car cela enlève beaucoup à la compréhension et à la complexité du personnage de Ruth qui peut sembler pâlot et un poil agaçant à se chercher comme ça pendant...
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    Alors certes, rien d'interdit d'embarquer avec L'Américaine sans avoir lu Les Déracinés. Mais ce serait à mon avis extrêmement dommage. Car cela enlève beaucoup à la compréhension et à la complexité du personnage de Ruth qui peut sembler pâlot et un poil agaçant à se chercher comme ça pendant des années. Si l'on n'a pas suivi l'histoire de ses parents, sa propre naissance et son enfance dans ce petit "paradis" si préservé au cœur de la République Dominicaine, je pense qu'on a du mal à comprendre et surtout à accepter son désarroi. Avec cette suite, Catherine Bardon offre un regard sur la génération "d'après" ; une génération particulièrement préservée par des parents confrontés à l'horreur et désireux de tourner la page. Mais elle pose également la question des conséquences du déracinement forcé, cette perte du sentiment d'appartenance.

    A la mort de Wil, Ruth décide donc de quitter la République Dominicaine pour s'installer aux États-Unis, à Brooklyn chez son oncle et sa tante, la sœur de Wil. Elle laisse derrière elle sa mère, Almah et son frère Frédérick désormais à la tête de leur exploitation agricole. Ruth entame des études de journalisme, bien décidée à marcher sur les traces de son père et à reprendre les rênes du Courrier de Sosua à son retour. C'est un changement énorme pour la jeune fille habituée à l'isolement de leur coin de nature ; nous sommes dans les années 60 avec tous les bouleversements qui s'annoncent dans la société, Ruth fait l'apprentissage d'une forme de conscience politique sans réussir à se forger de réelles convictions. Pendant ce temps, son île natale est en proie aux guérillas et à l'instabilité politique qui voit se succéder les dictateurs les uns après les autres. Almah, fidèle à elle-même cherche une autre forme d'engagement. Le parcours de Ruth la mènera jusqu'en Israël dans un Kibboutz, comme si elle cherchait à retrouver le cocon perdu des débuts de la colonie de Sosua. Mais le monde change, et les idéaux passent...

    Il y a quelque chose de touchant dans cette volonté de Ruth de "refaire le chemin à l'envers" sur les traces de ses parents, même si elle n'ira pas jusqu'à l'Europe ; façon de tenter de se rattacher à des origines, à des racines. Elle cristallise les choix qu'ont dû faire la plupart des exilés : se réinventer ailleurs malgré les blessures indélébiles. Alors qu'elle est née en République Dominicaine, le poids de l'avant est si fort qu'elle n'est plus très sûre de savoir à quelle terre elle appartient. A l'image des compatriotes de ses parents, désormais éparpillés dans le monde en fonction des endroits qui ont bien voulu les accueillir. Écartelée entre la fidélité à ses origines, matérialisées par la figure perdue trop tôt de son père, sa volonté de voir et comprendre le monde et enfin, à son berceau, terre d'accueil de sa famille pourchassée, la République Dominicaine.

    Ce second volet est plus classique, moins surprenant dans son contexte et beaucoup moins trépidant. Axé sur le cheminement de Ruth et, dans une moindre mesure, celui d'Almah, il met l'accent sur la vie d'après. Les Déracinés étaient dans l'urgence, la survie, la nécessité de retrouver une existence. Ici, les menaces ont disparu, une sorte d'âge d'or commence et pourtant, sans racines, sans fondations, comment bâtir ? Avoir le choix est un luxe d'enfant gâté, on a trop souvent tendance à l'oublier... Et c'est au fil du parcours de Ruth que l'on mesure les sacrifices, les souffrances et le courage de la génération précédente. Donc, je renouvelle mon conseil : lisez Les Déracinés avant !

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  • Je remercie vivement les équipes de Lecteurs.com et des éditions Les Escales pour l’envoi de ce très beau roman.
    Je dois avouer que j’avais peur de me lancer dans la lecture de cette œuvre. Les œuvres des auteurs encensés par la presse me font toujours douter. J’avais tort pour celui-ci !...
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    Je remercie vivement les équipes de Lecteurs.com et des éditions Les Escales pour l’envoi de ce très beau roman.
    Je dois avouer que j’avais peur de me lancer dans la lecture de cette œuvre. Les œuvres des auteurs encensés par la presse me font toujours douter. J’avais tort pour celui-ci ! C’est un véritable coup de cœur pour moi.
    Il faut savoir que « L ’Américaine » est la suite de « Les Déracinés ». N’ayant pas encore lu la première œuvre, c’est avec plaisir que je me suis rendue compte que la seconde pouvait se lire indépendamment de l’autre. On n’est pas perdu dans des histoires passées auxquelles on ne comprend rien. Tout est clair et agréable. J’aime beaucoup lire les sagas familiales parce que contrairement aux apparences, aucune famille n’est parfaite … Aucune famille ne détient pas de petits secrets … Ce sont le genre d’œuvres qui nous rappellent que la vie de famille n’est pas une douce romance. J’aime ce côté réel. D’ailleurs, à de nombreuses reprises, je me suis tellement laissé emporter par cette histoire que (l’espace de quelques secondes) j’étais convaincue que c’était une histoire vraie. Ce côté « histoire vraie » découle également de la présence de nombreux faits historiques. C’est l’alliance parfaite entre fiction et réalité. Et ce mélange est absolument divin !
    J’ai beaucoup apprécié ce roman de par certaines similitudes avec mon ressenti lorsqu’adolescente j’ai du quitter mon île natale pour la France. Tout ce que Ruth expliquait de son île, j’aurais pu l’écrire et le décrire de la même façon. Peut-être est-ce parce que nos deux îles se ressemblent énormément. Sa reconstruction a également été mienne. Difficile parfois … Ruth m’a beaucoup touchée parce que je me suis complètement reconnue en elle.
    Je ne suis pas (très) objective, puisque je ne connais pas encore « Les Déracinés », mais il me semble que Ruth est le personnage principal idéal pour cette saga familiale, qui me semble-t-il va continuer.
    Le personnage d’Arturo m’a beaucoup plu lui aussi. Il est naïf et d’une grande sensibilité. Parfois, on a l’impression d’avoir affaire à un enfant. Lui aussi essaie de se construire malgré les difficultés. Ce roman, à mes yeux, est basé sur l’amour du soi et de l’évolution. Parce que Ruth et Arturo, pour avancer, doivent apprendre à s’accepter. Accepter ce qu’ils sont, ce qu’ils étaient, ainsi que leur histoire familiale. C’est un bond vers le monde adulte. Un pas qui les éloigne de l’insouciance de l’enfance.
    Le style d’écriture de l’auteur, qui est un style très moderne, très frais et très digeste, me parle énormément. Sans trop en faire, elle parvient à nous faire passer des émotions. Il n’y a pas de sur-jeu. C’est juste. Malgré les sujets abordés, quelques fois durs compte-tenu des origines juives de Ruth, ce roman reste très doux. Étonnement, je l’ai trouvé presque réconfortant. L’ouvrir et me mettre à le lire me réchauffait le cœur.
    C’est un roman imposant … mais quand on aime on le trouve trop court. Les chapitres sont relativement courts ce qui nous permet de ne pas être frustré lorsqu’on doit arrêter notre lecture (à contre-cœur). C’est une très belle découverte et une très belle rencontre avec une auteure qui restera parmi mes préférés. J’ai hâte, à présent, de lire « Les Déracinés ».

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