La voix de Cabo

Couverture du livre « La voix de Cabo » de Catherine Baldisserri aux éditions Intervalles

3.5

4 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Intervalles
  • EAN : 9782369560579
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Uruguay, années 1970.
À vingt ans, Teresa Monti fuit Montevideo et la brasserie familiale que son père voulait la voir reprendre. À une vie toute tracée, elle préfère l'aventure et choisit l'amour au côté de Damaso, un télégraphiste avec lequel elle emménage dans un phare du bout du monde,... Voir plus

Uruguay, années 1970.
À vingt ans, Teresa Monti fuit Montevideo et la brasserie familiale que son père voulait la voir reprendre. À une vie toute tracée, elle préfère l'aventure et choisit l'amour au côté de Damaso, un télégraphiste avec lequel elle emménage dans un phare du bout du monde, perdu entre mer et dunes. Après quelques années de bonheur et la naissance d'un enfant, les illusions commencent à se fissurer. Pour se rendre utile, elle fait la classe dans l'étroite cuisine du phare aux enfants des pêcheurs de Cabo Polonio. Un jour, Machado, chasseur de loups de mer et analphabète, fait son apparition dans la petite communauté. Sur les bateaux qui naviguent entre les îles, il a entendu parler de la maîtresse de Cabo. Sans famille, venu du Nord, doté d'une force et d'un charisme hors du commun, il pressent que son salut dépend de cette femme engagée, ardente, insoumise.
Pendant ce temps, à travers le pays, les Tupamaros organisent leur mouvement révolutionnaire contre les inégalités criantes d'une société qui peine à accomplir sa mutation.
Cinq années plus tard, c'est une femme brisée qu'on retrouve derrière le bar de la brasserie de son enfance à Montevideo. Elle a payé son existence aventureuse au prix fort. Tandis qu'un dramaturge américain de passage tente, entre deux répétitions au théâtre Solis, de redonner à Teresa goût à la vie par tous les moyens, une seule question hante la maîtresse de Cabo : Machado a-t-il tenu la promesse qu'il lui a faite lors de leurs adieux ? A-t-il choisi la voie de l'éducation, du savoir, de la lecture ?
Dans l'Uruguay en pleine ébullition intellectuelle et sociale des années 1970, La Voix de Cabo met en scène des personnages fervents aux destinées chahutées par la petite et la grande histoire. C'est surtout un roman saisissant sur la force du destin, sur la valeur de l'enseignement et sur la capacité de chacun à déterminer le sens de sa propre

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Les derniers avis

  • 0.15

    Le premier roman de Catherine Baldisseri "La voix de Cabo" prend vie dans les années 70 en Uruguay. La vie de Teresa semble toute tracée qui devrait prendre la suite de son père à la tête de la brasserie familiale à Montevideo après avoir suivi ses études dans une école hôtelière réputée. Oui,...
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    Le premier roman de Catherine Baldisseri "La voix de Cabo" prend vie dans les années 70 en Uruguay. La vie de Teresa semble toute tracée qui devrait prendre la suite de son père à la tête de la brasserie familiale à Montevideo après avoir suivi ses études dans une école hôtelière réputée. Oui, mais, c’est sans compter sur "Un homme grand, la trentaine, aux cheveux épais et noirs…Damaso Ferri de la Corte…" qu’elle suivra bientôt jusqu’à Cabo Polonio, pour vivre dans un phare battu par les vents et faire la classe aux enfants dans sa cuisine.

    D’emblée, j’ai aimé cette histoire, formidablement narrée, j’ai aimé les mots subtilement choisis pour décrire la nature, nous faire sentir le vent, la pluie, la difficulté de la pêche aux loups de mer ou pour parler de Teresa "Sur le pont du voilier Teresa s’était allongée. La jupe qu’elle portait avait voleté, dévoilé le haut de ses cuisses. Ce fut une épiphanie." J’ai aimé le décor, l’Uruguay, ce pays que je ne connais pas et dont on parle peu. J’ai aimé ce conte aux couleurs de l’Amérique du Sud, les personnages forts, rebelles et courageux. J’ai aimé Gustavo, cet ara offert à Teresa par Stephen – dramaturge américain amoureux d’elle – qui devient presque un personnage à part entière, pas Stephen, l’ara. Et puis, allez savoir pourquoi – il n’y a pourtant aucune ressemblance – ce volatile m’a rappelé Mademoiselle Superfétatoire, un autre oiseau des îles superbement mis en scène par Olivier Bourdeaut dans son sublime "En attendant Bojangles".

    J’ai aimé ce roman malgré ses défauts : un manque d’approfondissement des personnages – il y avait tant à dire sur chacun d’entre eux – une exploration insuffisante de l’épopée de Tupamaros beaucoup trop survolée, un manque de finition – j’ai eu parfois l’impression qu’il s’agissait d’une ébauche, d’un écrit rapide destiné à être repris, amélioré, complété – un manque d’harmonie entre les différentes parties.

    Il aurait suffi de peu pour me transporter complètement, juste quelques pages supplémentaires pour une fois.

    www.memo-emoi.fr

  • 0.15

    Tout destinait Teresa à succéder à son père à la tête de la brasserie familiale après un passage dans une école hôtelière coûteuse, mais c’était sans compter sur le caractère bien trempé de la jeune fille.
    Angela aime la vie, les garçons, les baisers, les mains audacieuses glissées sous sa jupe...
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    Tout destinait Teresa à succéder à son père à la tête de la brasserie familiale après un passage dans une école hôtelière coûteuse, mais c’était sans compter sur le caractère bien trempé de la jeune fille.
    Angela aime la vie, les garçons, les baisers, les mains audacieuses glissées sous sa jupe et le plaisir ressenti.
    Lorsque Damaso croise sa route, la jeune femme n’hésite pas et le suit sur un bout de terre balayée par des vents furieux et les courants de l’Atlantique.
    Quelques cabanes de pêcheurs et une poignée d’hommes rompus aux intempéries.
    Très rapidement Teresa prend ses marques et tandis que son mari, à la fois gardien du phare de Cabo et télégraphiste vaque à ses occupations, elle s’improvise maîtresse d’école bien décidée à éduquer les enfants de la communauté.

    J’ai adoré ce court roman dans cette première partie. Les paysages sont parfaitement décrits. On sent presque le vent et les vagues de l’océan déchaîné se fracasser sur le phare les jours de tempêtes.
    J’ai aimé le regard ébahi et émerveillé des écoliers devant leur maîtresse.
    J’ai cru tenir « un coup de cœur ».
    Seulement voilà, lorsque le roman avec la vie de Teresa change de cap, l’histoire perd de mon point de vue une partie de son intérêt.
    En nous immergeant dans le monde des Tupamaros à la suite de Machado, ancien élève de Teresa, l’auteur ne fait que survoler la réalité et les motivations de ce mouvement révolutionnaire.
    J’aurais aimé en savoir plus.

    Un autre gros bémol à ma lecture, j’ai trouvé que la psychologie des personnages manquait de consistance.

    Je resterai très attentive au prochain roman de Catherine Baldisseri tant je reste convaincue, qu’elle a un talent certain, des idées et une écriture particulièrement élégante. Il suffit qu’elle ose aller plus loin avec ses personnages, quitte à les malmener, car cette fois-ci j’ai eu l’impression qu’elle les bridait de peur d’aller trop loin.

  • 0.15

    Ne lisant jamais la 4ème de couverture je me suis lancée dans la lecture de “La voix de Cabo” sans à priori. J’ai beaucoup aimé la 1ère partie, l’ambiance, les personnages, les lieux.
    Par contre après le départ de Térésa à la ville, j’ai un peu perdu le fil et le livre m’a beaucoup moins plu....
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    Ne lisant jamais la 4ème de couverture je me suis lancée dans la lecture de “La voix de Cabo” sans à priori. J’ai beaucoup aimé la 1ère partie, l’ambiance, les personnages, les lieux.
    Par contre après le départ de Térésa à la ville, j’ai un peu perdu le fil et le livre m’a beaucoup moins plu. J’ai trouvé les passages trop décousus et l’intérêt de la lecture est retombée. Donc mon avis est mitigé, je suis déçue qu’il n’y ait pas eu une jolie continuité.

    J'ai découvert ce livre dans le cadre des 68 premières fois.

  • 0.25

    Comme vous pouvez le constater, la couverture -Higland light, de Edward Hopper- est magnifique. Il en ressort une beauté évidente, une douceur en même temps qu'une certaine solitude, une belle lumière dans un paysage assez aride. Un résumé du roman.

    C'est une très belle histoire que nous...
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    Comme vous pouvez le constater, la couverture -Higland light, de Edward Hopper- est magnifique. Il en ressort une beauté évidente, une douceur en même temps qu'une certaine solitude, une belle lumière dans un paysage assez aride. Un résumé du roman.

    C'est une très belle histoire que nous raconte Catherine Baldisserri dans son premier roman. Une histoire avec ses moment de joie mais aussi le chaos, la folie, des moments de furie intense (la pêche au loup de mer), les doutes, la reconstruction, ... Tout y est pour passer un excellent moment. Teresa est une femme forte, un personnage hors norme parce que les événements l'amèneront à se battre et à s'imposer. Elle rencontrera d'autres personnages forts, qui la marqueront et qu'elle marquera, pour qui elle restera celle qui leur a permis de s'ouvrir au savoir, à la culture. Car le roman parle de cela : l'enseignement, la transmission du savoir et l'usage que chacun fait de ce qu'il apprend.

    C'est aussi une histoire d'amours -le pluriel, c'est normal et justifié- joliment racontée, dans une belle langue simple et fluide. Des dialogues, mais point trop, la part belle est faite aux personnages, à leurs tourments, aventures et questionnements. Et puis l'Uruguay, pays dont on parle assez peu dans les romans qui est un formidable contexte géographique et historique, puisque Catherine Baldisserri a la bonne idée de placer son roman en pleine révolution des Tupamaros, ces militants d'extrême gauche qui prônaient l'action directe.

    Un beau et bon roman qui instruit, de beaux personnages, un pays à découvrir, tout est là pour vous faire aimer La voix de Cabo qui débute ainsi :

    "Quand Machado mit pied à terre après une chevauchée de plusieurs jours à travers les forêts d'ombús, les palmeraies puis les hautes dunes blanches qui se dérobaient sous la force harassante du vent de l'Atlantique, il fut accueilli par une gifle magistrale. Elle était plus cinglante que les vents qu'il avait endurés durant son expédition. Plus cuisante aussi. Teresa, dans la fulgurance de son geste, avait libéré toute la rancœur accumulée depuis son départ." (p.5)

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