Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

La vie mensongère des adultes

Couverture du livre « La vie mensongère des adultes » de Elena Ferrante aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072899218
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Deux ans avant qu'il ne quitte la maison, mon père dit à ma mère que j'étais très laide. »   Giovanna, l'enfant unique d'un couple de professeurs, vit une enfance heureuse dans les hauteurs de Naples. L'année de ses douze ans, elle surprend une conversation dans laquelle son père la compare à... Voir plus

Deux ans avant qu'il ne quitte la maison, mon père dit à ma mère que j'étais très laide. »   Giovanna, l'enfant unique d'un couple de professeurs, vit une enfance heureuse dans les hauteurs de Naples. L'année de ses douze ans, elle surprend une conversation dans laquelle son père la compare à Vittoria, une tante à la réputation maléfique. Bouleversée par ce rapprochement aussi dévalorisant qu'inattendu, Giovanna va chercher à en savoir plus sur cette femme. En fouillant, elle découvre de rares photos de jeunesse de son père aux côtés d'une silhouette mystérieusement recouverte de feutre noir. Elle décide alors, en secret, d'aller à la rencontre de cette tante Vittoria habitant les quartiers pauvres de Naples, milieu d'origine de son père. Dans cette partie de la ville qui lui était inconnue, la jeune adolescente découvre un monde inédit, un autre univers social, et l'occasion de percer à jour toutes les choses qui jusqu'à présent lui avaient été dissimulées. En ouvrant les yeux sur les mensonges et les hypocrisies qui régissent la vie des adultes, Giovanna cherche sa voie, tiraillée entre le milieu bourgeois, polissé, de ses parents et celui plus sincère et spontané de sa famille paternelle.

Donner votre avis

Avis (19)

  • D'Eléna Ferrante j'ai lu la célèbre saga L'amie prodigieuse que j'avais adoré. J'étais curieuse de découvrir un autre roman de cette auteure.

    C'est avec un certain plaisir que je me suis plongée dans ce roman, retrouvant le style d'écriture qui m'avait beaucoup plu.

    L'adolescence, sujet...
    Voir plus

    D'Eléna Ferrante j'ai lu la célèbre saga L'amie prodigieuse que j'avais adoré. J'étais curieuse de découvrir un autre roman de cette auteure.

    C'est avec un certain plaisir que je me suis plongée dans ce roman, retrouvant le style d'écriture qui m'avait beaucoup plu.

    L'adolescence, sujet évoqué dans la célèbre saga est à nouveau le thème central du roman. La construction de la psychologie adolescente y est décrite minutieusement. Ce qu'une phrase anodine peut faire découler chez une jeune fille en proie aux transformations physiques et hormonaux est décortiqué, entraînant une succession d'actions et de pensées. Le monde des adultes est mis en parallèle avec celui des adolescents, chacun son interprétation des faits et gestes et de leur signification.

    Elena Ferrante nous emmène dans le Naples des privilégiés et dans celui des ouvriers. Il n'y a plus de barrière. La limite est flou, à l'image des émotions que ressent Giovanna la protagoniste.

    Un roman riche comme sait si bien faire l'auteure. Un beau roman d'apprentissage sur les déconvenues et joies de l'adolescence, les premiers amours, les questionnements, la quête d'identité. J'y ai retrouvé quelques répétitions et reflets avec L'amie prodigieuse. Mais cela ne m'a pas dérangé dans ma lecture. J'ai même été contente de retrouver cette atmosphère qui m'avait tant plu.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Dans la même veine que les autres oeuvres d'Elena Ferrante, un roman qui se situe à Naples, mais cette fois-ci dans les années 90.
    Comme dans l'Amie prodigieuse, la narratrice prend corps à travers ses relations aux autres :
    - dans le premier des cercles, il y a ses parents qui sont aussi des...
    Voir plus

    Dans la même veine que les autres oeuvres d'Elena Ferrante, un roman qui se situe à Naples, mais cette fois-ci dans les années 90.
    Comme dans l'Amie prodigieuse, la narratrice prend corps à travers ses relations aux autres :
    - dans le premier des cercles, il y a ses parents qui sont aussi des professeurs avec tout ce que cela comporte socialement et intellectuellement ;
    - dans le second cercle, ses amies proches qui semblent vivre dans un environnement protégé mais ne sont pas à l'abri du chaos elles non plus ;
    - dans le dernier cercle il y a sa famille éloignée et notamment sa tante Vittoria (la soeur de son père), personnage incendiaire et mystérieux.
    Ces différents cercles se rattachent eux-mêmes à des lieux emblématiques : la maison parentale pour les premiers, la maison cossue de ses amies dans un autre quartier de Naples et enfin le quartier populaire où vit la famille de son père, qui semble même ne pas avoir de nom ("le bout du bout de Naples" dit-il, un monde qui ne ressemble tout d'abord à rien en quelque sorte).
    Tous ces cercles vont interagir entre eux au fur et à mesure que la narratrice les explore et en perce les secrets.
    La ville de Naples dans son intégralité est presque perçue comme une entité vivante qui semble absorber les uns ou les autres des personnages et leur donner des caractères propres.
    Les quartiers riches ou populaires rentrent en conflit à travers leurs représentants respectifs.
    Giovanna va explorer son identité à travers ce prisme géographique, social ou psychologique.
    C'est aussi le roman du passage à l'âge adulte avec tout ce que cela implique de renoncement, de changements physiques et psychologiques.
    Il y a cette phrase qui va tout amorcer : "Deux ans avant qu'il ne quitte la maison, mon père déclara à ma mère que j'étais très laide."
    Ici Elena Ferrante fait clairement référence à Madame Bovary : " C'est une chose étrange comme cette enfant est laide !" c'est ce que dit Emma à propos de Berthe…
    On le sait, cette phrase a profondément marqué l'auteur (elle en parle dans Frantumaglia).
    Comment peut-on être laide dans les yeux de sa propre mère ? Comment une femme peut-elle dire cela ?
    Cette pensée a bouleversé Elena Ferrante, qui a longtemps cherché si réellement une mère pouvait dire cela, si finalement l'écriture de Flaubert en tant qu'homme l'avait empêché de se mettre vraiment à la place d'une femme, d'une mère.
    Elle a dit vouloir soustraire cette phrase pour la mettre dans un de ses livres !
    C'est chose faite ici, sauf qu'elle remet les choses dans l'ordre en mettant ces mots dans la bouche du père.
    C'est le père qui dit cela à sa fille pas la mère.
    Même si c'est finalement plus complexe que cela car il le dit en faisant référence à sa propre soeur : "elle est en train de prendre les traits de Vittoria."
    Une femme qui (Giovanna l'avait toujours entendu dire) "alliait à la perfection laideur et propension au mal".
    Tout le déroulé de l'histoire tend presque à démontrer si au fond il avait raison ou pas… Ou si au contraire c'est Giovanna qui va détricoter cette phrase et renvoyer à l'envoyeur son substantiel mépris.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Lu en italien ; j'avais un peu d'appréhension après L'amie prodigieuse. Mais très agréablement surprise, la style est très différent.

    Lu en italien ; j'avais un peu d'appréhension après L'amie prodigieuse. Mais très agréablement surprise, la style est très différent.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • « C’est ainsi qu’à douze ans j’appris par la voix de mon père, étouffée pour rester basse, que j’étais en train de devenir comme sa sœur, une femme qui - d’aussi loin que je me souvienne, c’était ce que j’avais toujours entendu dire – alliait à la perfection laideur et propension au mal...
    Voir plus

    « C’est ainsi qu’à douze ans j’appris par la voix de mon père, étouffée pour rester basse, que j’étais en train de devenir comme sa sœur, une femme qui - d’aussi loin que je me souvienne, c’était ce que j’avais toujours entendu dire – alliait à la perfection laideur et propension au mal ».
    Point de départ de l’histoire qui s’annonçait être une plongée dans l’atmosphère bouillonnante de la sulfureuse Naples sur les traces d’une héroïne à la destinée tout aussi intense que sa ville.

    En d’autres mots : je m’attendais à retrouver dans ce roman tout ce que j’avais aimé dans et de l’Amie prodigieuse.
    Certes nous y retrouvons l’atmosphère particulière de Naples, au territoire marqué par ses différences sociales dont l’auteure fait presque un personnage principal.

    Nous y suivons Giovanna, adolescente issue d’un milieu aisé, sortie violemment de l’enfance par ces paroles paternels et bien décidée alors à rencontrer cette tante maudite qu’elle ne connait pas et à plonger dans le monde des adultes où la vérité reste bien souvent une notion très approximative…
    Oui mais voilà : je ne me suis pas attachée à l’héroine et après un début de lecture prometteur, je suis restée tout au long de ma lecture dans une attente : celle de l’étincelle qui enflammerait le récit et m’emporterait. En somme, je m’attendais à une histoire palpitante, trépidante, audacieuse qui m’emporterait et j’ai fini, à l’inverse, par m’ennuyer ne voyant pas où l’auteur souhaitait m’emmener.

    Ma crainte d’être déçue fut donc exaucée : je n’en demandais pas tant…
    Ca m’apprendra à considérer parfois que je vais forcément aimé le livre d’un auteur parce que j’ai aimé son précédent qui a rencontré, qui plus est, un succès phénoménal.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • On retrouve bien la plume d'Elena Ferrente dans la description de ces personnages. Elle a cette facilité de les rendre attachants. La vie mensongère des adultes mais aussi des adolescents, elle nous décrit l'histoire de cette jeune adolescente qui entre difficilement dans la vie adulte. On y...
    Voir plus

    On retrouve bien la plume d'Elena Ferrente dans la description de ces personnages. Elle a cette facilité de les rendre attachants. La vie mensongère des adultes mais aussi des adolescents, elle nous décrit l'histoire de cette jeune adolescente qui entre difficilement dans la vie adulte. On y retrouve Naples et ses différents quartiers polaires et aisés.
    J'ai aimé ce livre même si la saga de l'amie prodigieuse a été bien plus passionnante.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Un peu déçue après « L’amie prodigieuse », j’en attendais plus.

    Un peu déçue après « L’amie prodigieuse », j’en attendais plus.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Il n'y a pas que les adultes qui mentent, les adolescents aussi, au sortir de l'enfance. Mais Elena Ferrante ne nous l'apprend pas vraiment car elle l'avait déjà affirmé dans "L'amie prodigieuse" et la suite. Il faut reconnaître que le récit est prenant, car la composition ménage des...
    Voir plus

    Il n'y a pas que les adultes qui mentent, les adolescents aussi, au sortir de l'enfance. Mais Elena Ferrante ne nous l'apprend pas vraiment car elle l'avait déjà affirmé dans "L'amie prodigieuse" et la suite. Il faut reconnaître que le récit est prenant, car la composition ménage des rebondissements. Le cadre spatiotemporel (Naples, entre quartiers riches et quartiers pauvres, Milan et un milieu étudiant, et la deuxième moitié du XXè siècle) rend palpable la tension entre pauvreté, ignorance et qualités de coeur, et une certaine aisance assortie d'un goût du savoir et d'une intelligence vénéneuse, prête à tout pour réussir. Cependant, si on suit avec un certain intérêt l'héroïne, on éprouve trop souvent un sentiment de déjà lu. Oui, une adolescente a besoin de vérité pour se construire ; où peut-elle la trouver ? L'histoire ne le dit pas car les ficelles sont grosses, les situations souvent caricaturales, et les dialogues stéréotypés par endroits. Quant aux scènes de sexe sans amour, on en trouve jusqu'à écoeurement. Sans grand intérêt, vraiment !

    thumb_up J'aime comment Commentaire (1)
  • [ Métamorphose d’une jeune fille en fleur ]

    Giovanna, adolescente choyée des beaux quartiers de Naples, surprend une conservation entre ses parents dans laquelle son père la compare à sa tante Vittoria, le mouton noir de la famille… Blessée, elle décide de rencontrer cette tante qui vit dans...
    Voir plus

    [ Métamorphose d’une jeune fille en fleur ]

    Giovanna, adolescente choyée des beaux quartiers de Naples, surprend une conservation entre ses parents dans laquelle son père la compare à sa tante Vittoria, le mouton noir de la famille… Blessée, elle décide de rencontrer cette tante qui vit dans les quartiers populaires de la ville. Elle découvre un milieu social à l’opposé du sien… qui va l’amener à descendre ses parents de leur piédestal.

    J’ai ouvert le nouveau livre d’Elena Ferrante en me promettant de ne pas le comparer avec L’ (inoubliable) Amie prodigieuse. Entreprise « schizophrène » et rendue d’autant moins aisée qu’on y retrouve certains thèmes de la tétralogie : l’adolescence, l’amitié, le caractère classiste, le triangle amoureux…

    J’ai un peu peiné au début de ma lecture, la mise en place du récit comporte pas mal de longueurs. Mais j’ai poursuivi ma lecture, happée par la capacité d’Elena Ferrante à retranscrire avec finesse le maelström psychologique et émotionnel de cette « pénible accession au monde adulte ».

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.