La terre qui penche

Couverture du livre « La terre qui penche » de Carole Martinez aux éditions A Vue D'oeil
  • Date de parution :
  • Editeur : A Vue D'oeil
  • EAN : 9782846669856
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Blanche est morte en 1361 à l'âge de douze ans. La vieille âme qu'elle est devenue pleure son enfance perdue, et sa trop courte vie dont elle ne se rappelle rien. Elle interroge, par-delà la mort et le temps, la petite fille qu'elle a été. Leurs récits alternent, racontant ce siècle féroce où... Voir plus

Blanche est morte en 1361 à l'âge de douze ans. La vieille âme qu'elle est devenue pleure son enfance perdue, et sa trop courte vie dont elle ne se rappelle rien. Elle interroge, par-delà la mort et le temps, la petite fille qu'elle a été. Leurs récits alternent, racontant ce siècle féroce où les ogres sont des héros, où se côtoient la fatalité, la violence et la magie...

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  • Une fois n'est pas coutume, à la grande habitude de Carole Martinez qui après "Du Domaine des Murmures" réitère avec un nouveau texte empli de beauté et de force.

    Dés les premières lignes du roman nous sommes à nouveau happés au cœur de l'époque médiévale, que l'auteur sait nous rendre...
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    Une fois n'est pas coutume, à la grande habitude de Carole Martinez qui après "Du Domaine des Murmures" réitère avec un nouveau texte empli de beauté et de force.

    Dés les premières lignes du roman nous sommes à nouveau happés au cœur de l'époque médiévale, que l'auteur sait nous rendre émouvante et passionnante. Mais sous l'apparence d'un conte cette fois-ci.

    Mystère et merveilleux accompagnent Blanche tout au long de sa vie. Aymon porte en lui ce mystère, ce merveilleux -dont chacune des attitudes ou regards attendrissent Blanche-.
    Quant à la Dame Verte, que souhaite-t-elle ? Qui est-elle ? Et pourquoi le père de Blanche semble-t-il si froid, rustre, indifférent ?

    La petite fille et la vieille âme sauront faire revivre tant de souvenirs, que le lecteur ne peut être qu'emporté par le flot des évènements et des soubresauts de la Loue...

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  • La terre qui penche


    Je me laisse envoûter par ce livre aux accents arthuriens, où la Dame Verte de la Rivière est un écho de la Dame du Lac, où les preux chevaliers sont remplacés par des damoiselles qui poursuivent la quête, qui de leur émancipation, qui de la figure paternelle d'avant...
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    La terre qui penche


    Je me laisse envoûter par ce livre aux accents arthuriens, où la Dame Verte de la Rivière est un écho de la Dame du Lac, où les preux chevaliers sont remplacés par des damoiselles qui poursuivent la quête, qui de leur émancipation, qui de la figure paternelle d'avant l'enfantement (qui est ce père que l'on connaît cruel et veule et qui fut brillant et amoureux).
    Carole Martinez se réapproprie la Table Ronde dans ce roman initiatique cousu de merveilleux.
    Comme Perceval, son héroïne, Blanche, part en quête. Mais son Graal, à elle, c'est la mère qu'elle n'a jamais connue, objet de tous les fantasmes.

    La Terre qui penche de Carole Martinez m'a plongé au XIV siècle, c'est la période qui fut le sujet de mon mémoire de maîtrise,. Cette fin du Moyen-Age est particulièrement difficile à vivre pour les populations des divers pays qui forment notre actuelle Europe : elles connaissent de multiples fléaux famines, peste, sans oublier la très méidiatique Guerre de Cent ans.
    Un livre découvert au détour de l'émission littéraire « La Grande Librairie ».

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  • Cette fois encore, Carole Martinez nous emporte, voyage dans le temps, sur les rives de la Loue qui s’écoule au creux de la Terre qui penche, la seigneurie du domaine des Murmures. Mais aussi voyage dans la langue où avec un talent et un style qui n’appartiennent qu’à de rares conteurs, elle...
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    Cette fois encore, Carole Martinez nous emporte, voyage dans le temps, sur les rives de la Loue qui s’écoule au creux de la Terre qui penche, la seigneurie du domaine des Murmures. Mais aussi voyage dans la langue où avec un talent et un style qui n’appartiennent qu’à de rares conteurs, elle fait revivre la vieille légende de la Vouivre, chère aux francs-comtois, légende onirique d’une déesse aquatique prisonnière des eaux de la capricieuse rivière.

    Dans un récit magnifiquement écrit, à deux voix (la petite fille et la vieille âme), le lecteur pénètre le destin tragique d’une fillette de la petite noblesse du XIVe siècle, Blanche, destinée par son père à partager les jours d’un jeune seigneur, simple d’esprit mais dont la douceur et la sensibilité vont peu à peu la séduire.
    Sous la plume de C. Martinez, cette époque médiévale, âpre et rigide, où les destins sont scellés dès la naissance, où la nature omniprésente et magnifique sert de cadre aux amours naissantes, où la mort rôde partout et emporte les humains sans prévenir, cette époque lointaine renaît avec magnificence pour le plus grand plaisir des amateurs de littérature.

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  • Après du domaine des murmures ... Toujours une merveille l'écriture de Carole Martinez ! Quelle façon magique d'envelopper le sordide de merveilleux atours pour le rendre supportable !

    Après du domaine des murmures ... Toujours une merveille l'écriture de Carole Martinez ! Quelle façon magique d'envelopper le sordide de merveilleux atours pour le rendre supportable !

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  • Très joli, très poétique, très bien documenté et bien écrit. J'ai cependant préféré "Du domaines des murmures" du même auteur, que j'aime décidément beaucoup. Même lieu, époque différente, toujours des figures féminines intéressantes, rebelles et fines...A lire!

    Très joli, très poétique, très bien documenté et bien écrit. J'ai cependant préféré "Du domaines des murmures" du même auteur, que j'aime décidément beaucoup. Même lieu, époque différente, toujours des figures féminines intéressantes, rebelles et fines...A lire!

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  • C’est ce que l’on appelle un roman hors du commun, une sorte de fable moyenâgeuse dans laquelle se côtoient légendes, onirisme et terribles réalités au XIVème siècle. L’écriture poétique et érudite de l’auteure en fait un conte plein d’esprit à la lisière de l’enfance et de l’âge adulte....
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    C’est ce que l’on appelle un roman hors du commun, une sorte de fable moyenâgeuse dans laquelle se côtoient légendes, onirisme et terribles réalités au XIVème siècle. L’écriture poétique et érudite de l’auteure en fait un conte plein d’esprit à la lisière de l’enfance et de l’âge adulte.

    Sans nulle autre pareille, Carole Martinez nous embarque dans un récit déroutant au départ (je ne m’attendais, pour ainsi dire, pas à ce style d’histoire ni à cette façon de l’écrire) mais que l’on s’approprie peu à peu et de plus en plus, toujours en délicatesse et envoûtement. Et c’est surtout grâce au personnage de Blanche que l’on doit cet attachement inédit. J’ai beaucoup aimé suivre les péripéties et la destinée de cette jeune fille frêle aux cheveux rouges dont le caractère s’affirme au fil des chapitres et s’embrase parfois. Son évolution – de l’esprit et du corps – est merveilleusement bien contée par l’auteure.

    Blanche, qui se questionne au sujet de son père et de sa mère disparue, obtient des réponses à mesure qu’elle croise le chemin des personnes-clés du passé de ses parents. Son origine sera mise en lumière progressivement telle de petites fables et c’est ainsi que tour à tour, la petite fille et la vieille âme de cette dernière nous subjuguent par ce balai de pensées et de souvenirs. La sagesse, la nostalgie et l’exaltation émergent éperdument de chacun des chapitres de cette double narration. C’est une lecture singulière qui peut demander de l’attention afin de s’en imprégner pleinement.

    Et soudain nous tournons les dernières pages et l’auteure nous éblouit, nous invite à considérer autrement tout ce que nous venons de vivre à travers Blanche. La fin est par conséquent à la hauteur des 400 précédentes pages et clôt de belle façon cette expérience littéraire à la fois atypique et pleine d’intelligence imaginative.

    « À tes côtés, je m’émerveille.
    Blottie dans mon ombre, tu partages ma couche.
    Tu dors, ô mon enfance,
    Et, pour l’éternité, dans la tombe, je veille. »

    Pour qui souhaite rendre ses lettres de noblesse à la langue française, je conseille fortement ce roman. À la fois historique, initiatique et onirique, il se laisse apprivoiser à qui sait y porter toute son attention. Ses personnages émouvants et entiers semblent sortir tout droit d’un conte, et avec l’apparition de créatures de légendes mais aussi de chansons anciennes, c’est une fable médiévale singulière qui s’offre à nous. À lire au bord d’une rivière qui peut-être révélera la magie qu’elle renferme secrètement entre ses berges… Qui sait ?

    Par ailleurs, le choix de la couverture est judicieux !

    Ma chronique sur mon blog : https://ducalmelucette.wordpress.com/2017/06/28/lecture-la-terre-qui-penche-de-carole-martinez/

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  • Une superbe histoire, grandement menée qui à aucun moment ne laisse deviner le dénouement final, on en s'attend vraiment pas à ça.

    Une superbe histoire, grandement menée qui à aucun moment ne laisse deviner le dénouement final, on en s'attend vraiment pas à ça.

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  • Faut-il bouder son plaisir, au prétexte qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil ? La réponse reste en un fondu, type clair-obscur.

    L'histoire promettait d'être alléchante : une fillette à peine sortie de l'enfance est projetée dans le monde des adultes, en plein moyen âge. Et pour pimenter...
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    Faut-il bouder son plaisir, au prétexte qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil ? La réponse reste en un fondu, type clair-obscur.

    L'histoire promettait d'être alléchante : une fillette à peine sortie de l'enfance est projetée dans le monde des adultes, en plein moyen âge. Et pour pimenter cela, le récit se fait à double entrée, à double voix ; la fillette et son âme par delà la mort. Effet miroir d'une même aventure racontée avec un effet balancier soit par la petite-fille soit par sa voix d'outre tombe avec tout le recul nécessaire pour affronter les événements.

    Mais ce superbe effet de style, conjugué à une écriture poétique, méticuleuse et recherchée suffit-il à faire un bon roman ?

    Malheureusement non, car l'auteur délié son récit, le dilue dans une narration qui lasse et qui pris au piège du style, conduit le lecteur à un certain ennui. Avec en prime un sentiment de déjà lu, selon le précédent opus " Du domaine des murmures".

    Donc, en effet, rien de neuf sous le soleil = plaisir gâché et grosse déception.

    On peut au moins se consoler, comme Yves Saint Laurent en se disant que si les "modes passent, le style est éternel" et, ce roman de style, il n'en manque pas (bon ok, il manque de tout le reste)

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  • Nous faisons la connaissance de Blanche, une enfant qui serait morte à l’âge de douze ans, en 1361. Le récit alterne entre la voix de son âme qui a vieillit et vécu tant de choses et la voix de son enfance qui nous raconte la petite fille que Blanche était, au présent de l’époque. Ces deux voix...
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    Nous faisons la connaissance de Blanche, une enfant qui serait morte à l’âge de douze ans, en 1361. Le récit alterne entre la voix de son âme qui a vieillit et vécu tant de choses et la voix de son enfance qui nous raconte la petite fille que Blanche était, au présent de l’époque. Ces deux voix se font écho l’une à l’autre. La vieille âme ne se rappelle même plus les circonstances de sa mort tandis que la voix de l’enfance se rêve déjà femme libre.

    Blanche est si petite que sa nourrice l’a surnommée son Oiselot, son Chardon, son Eau vive, sa Minute… « Et moi je suis sa Minute, le seul temps de bonheur qu’elle s’accorde. » Elle a les cheveux couleur de feu. Elle déteste son père, qui passe son temps à la battre avec sa badine, en la mettant en garde contre le diable, agile et filou. Elle passe ses nuits à raconter ses journées ; les mots s’échappent d’elle sans qu’elle puisse rien y faire. Blanche est éprise de liberté, elle veut apprendre à écrire, à broder son prénom en rouge sur sa petite chemise de coton blanc. Plus tard, elle aspire à devenir maîtresse d’elle-même.

    Un matin, son père la fait se préparer et la mène à cheval, à travers les villages et les bois, pour la conduire au château des Murmures. Une fois arrivée sur cette terre qui penche et qui semble bruire de mystères, Blanche apprend qu’elle est destinée à épouser Aymon, un enfant simple d’esprit qui joue du pipeau, un innocent aux cheveux d’ange.

    Ce roman nous offre une plongée dans un monde pétri de légendes, de contes… On y découvre la Loue, cette rivière tantôt calme, tantôt assassine qui joue les femmes amoureuses… On se perd dans des forêts épaisses et brumeuses, où les loups des sables nous guident. On y croise la Dame verte et un cheval aux yeux d’azur… Chez Carole Martinez, les hommes sont des ogres et le Diable n’est jamais bien loin.

    Le texte est émaillé de chansons, comptines et certains refrains reviennent pour rythmer les mots et les actions des personnages.

    L’écriture est un rond de douceur, elle est somptueuse. J’ai du mal à trouver les bons mots pour décrire le ravissement que m’a procuré cette lecture ! Si les toutes premières pages m’ont déroutée, je n’ai plus pu me défaire de l’histoire ensuite. On découvre une écriture sensible, éminemment poétique, enveloppante. Les mots agissent sur nous comme un baume à l’âme.

    On (re)découvre le monde à travers ces yeux d’enfant. La réalité devient merveilleuse et fantasmatique. Elle n’est pas une, elle est mouvante et se part des atours du conte, elle lui emprunte sa malice mais aussi sa cruauté. Ce roman est juste sublime, c’est une ode à l’enfance et à l’imagination. Il y a une telle douceur et à la fois une telle fougue dans ce récit, c’est un véritable enchantement.

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  • Le roman est centré sur Blanche, morte en 1361 à douze ans. Son âme a beaucoup vieilli depuis, elle vécu mille vies. Et pourtant, elle se rappelle très bien de ces douze années. La petite fille la hante. C’est pourquoi elles se racontent. Chacune à tour de rôle, chacune son chapitre. La...
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    Le roman est centré sur Blanche, morte en 1361 à douze ans. Son âme a beaucoup vieilli depuis, elle vécu mille vies. Et pourtant, elle se rappelle très bien de ces douze années. La petite fille la hante. C’est pourquoi elles se racontent. Chacune à tour de rôle, chacune son chapitre. La fillette cherche à reconstruire son histoire, celle de sa mère dont elle ne se souvient pas, de ce père qui ne l’aime pas ou n’a jamais eu aucun geste affectif envers elle ou sa sœur jumelle, elle veut comprendre pourquoi elle est envoyée au Château de Haute-feuille, au domaine des Murmures, loin des siens, sans perspective de retour. La vieille âme, elle, revit tous les événements, en s’étonnant encore des parures, de la forêt qui l’entoure…

    L’univers des précédents romans de Carole Martinez est toujours bien présent ici, du mystique, la nature, un destin de femme, de la magie… C’est tout de même le texte que j’ai préféré de cet auteur !!!!

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