La terre des Wilson

Couverture du livre « La terre des Wilson » de Lionel Salaun aux éditions Liana Levi
Résumé:

Un bout de terre aride au nord de l'Oklahoma où peu de gens s'aventurent; une poignée de fermes misérables, écrasées de chaleur ou chahutées par les tornades. Petit garçon, Dick a fui cet endroit maudit et sa brute de père, le vieux Samuel Wilson. Quinze ans plus tard, un jour d'avril 1935, Dick... Voir plus

Un bout de terre aride au nord de l'Oklahoma où peu de gens s'aventurent; une poignée de fermes misérables, écrasées de chaleur ou chahutées par les tornades. Petit garçon, Dick a fui cet endroit maudit et sa brute de père, le vieux Samuel Wilson. Quinze ans plus tard, un jour d'avril 1935, Dick est pourtant de retour avec chapeau blanc et fine moustache, au volant d'une élégante voiture. Quelle fortune vient-il chercher ici? Peut-être l'or noir dont la rumeur prétend qu'il va jaillir de la prairie. Peut-être l'or jaune qui coule dans les bars clandestins de ce territoire où la Prohibition n'a pas encore été abolie. Ou peut-être le coeur d'Annie Mae qui appartient désormais au vieux Samuel. C'est dans une Amérique profonde malmenée par l'Histoire que nous emporte Lionel Salaün pour ce troisième roman; celle de la Grande Dépression et du «Dust Bowl», ces gigantesques nuages de poussière qui ont mis à genoux des milliers d'agriculteurs pendant près d'une décennie. Un monde féroce, où la vengeance de la nature rivalise avec celle des hommes.

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  • D'emblée l'incipit donne la saveur et la senteur de cette histoire âpre comme peut l'être la vie et les hommes...Votre gorge se dessèche, vos yeux piquent et la sueur poisse.

    L'Oklahoma fait parti de ces états du Nord-Ouest américain touché par le "Dust Bowl", bassin de poussière, où la...
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    D'emblée l'incipit donne la saveur et la senteur de cette histoire âpre comme peut l'être la vie et les hommes...Votre gorge se dessèche, vos yeux piquent et la sueur poisse.

    L'Oklahoma fait parti de ces états du Nord-Ouest américain touché par le "Dust Bowl", bassin de poussière, où la sécheresse et l'érosion des sols règnent en maître et impactent la vie et les caractères.

    1935 Dick revient dans sa maison natale, au volant d'une belle voiture, costumé et chapeauté comme la réussite qui est la sienne le lui permet.
    Que vient-il faire dans ce coin paumé?
    Sa voiture stoppe dans un énorme nuage de poussière et il découvre devant la maison de son père, l'amour de sa vie : Annie Mae. Maison qu'il a fui après s'être interposé entre son père, brute épaisse, et la mule Jessie dans un sursaut de courage alors qu'il n'avait que douze ans. Car le père il cogne, cogne,cogne il ne connait que ce langage.
    Annie Mae est devenue la femme de ce père haï et ils ont eu une petite fille Maggie. Le pourquoi est surprenant...
    Samuel (le père) est un taiseux, qu'a-t-il dans sa tête de pioche? L'abjection est-elle dans ses gènes, dans le sol qu'il se détruit à essayer de rentabiliser? Les autres fermiers ont fui pas lui...

    Les nuits de Dick sont hantés et ses journées très chargées.
    Avec son retour sur la terre natale, le lecteur découvre ce qu'a été l'Amérique des années 20 aux années 35. La prospérité est pour les citadins, l'agriculture est en chute libre.
    A la lisière de la prospérité des uns, toute une faune ravagée par la misère, la famine et la maladie est là prête à tout pour une journée de travail. Parmi eux Jasper, jeune géomètre qui va être engagé par Dick.
    La grande dépression et la prohibition sont pour les mâlins le moyen de s'enrichir et Dick n'est plus un enfant encore moins un enfant de chœur c'est un "bootlegger".
    Il revient pour racheter toutes les terres qui entourent celle de son père.
    Sa vengeance ressemble à du fil de fer barbelé et sera déchirante comme les épissures de celui-ci.
    Le lecteur ne peut deviner le final de cette histoire sauvage, des personnages indomptés et indomptables, aussi dangereux pour les autres que pour eux-mêmes, qui emportent tout sur leur passage comme le "Dust Bowl" lors du "Black Sunday".

    Un coup de maître pour un auteur Français pas seulement passionné par les Etats-Unis mais habité, totalement, par ce pays.

    "La terre n'appartient pas à l'homme. C'est l'homme qui appartient à la terre. Tout ce qui arrivera à la terre arrivera aux fils de la terre." Propos attribués à Sitting Bull.

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  • Le style m’a dérouté dès les premières pages : beaucoup de virgules, des phrases hachées. J’ai bien cru que ce procédé allait être rédhibitoire. Mais finalement, cela créer un rythme et une atmosphère plutôt envoûtante.

    L’histoire est intéressante, qui raconte la revanche d’un fils sur son...
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    Le style m’a dérouté dès les premières pages : beaucoup de virgules, des phrases hachées. J’ai bien cru que ce procédé allait être rédhibitoire. Mais finalement, cela créer un rythme et une atmosphère plutôt envoûtante.

    L’histoire est intéressante, qui raconte la revanche d’un fils sur son père. Père qui m’a fait pitié : il s’acharne à cultiver une terre qui ne donne plus rien depuis le début de la Grande Sécheresse. Un homme qui refuse de partir vers des terres plus vertes et qui s’accroche à son bout de désert. Il défoule sa rage sur la pauvre mule ; on prend les palliatifs que l’on peut.

    Je ne connaissais pas les « dust bowl », ces tornades de poussières qui ravagèrent des états entiers aux Etats-Unis pendant la crise de 29 et après. L’auteur a très bien mis en scène cette catastrophe créée par l’homme.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la poupée qu’offre Dick à la fille d’Annie Mae, si délicate, si blanche dans cet univers de poussière.

    http://alexmotamots.fr/?p=1882

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  • La terre des Wilson.
    L'Oklahoma , dans les années 30. Un endroit paradisiaque pour les tornades. Pas loin d'une quarantaine par an et même plus dans le pire des cas .
    Le fameux phénomène " Dust Bowl", ces tornades de poussière qui provoqueront une catastrophe écologique, due aussi en partie à...
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    La terre des Wilson.
    L'Oklahoma , dans les années 30. Un endroit paradisiaque pour les tornades. Pas loin d'une quarantaine par an et même plus dans le pire des cas .
    Le fameux phénomène " Dust Bowl", ces tornades de poussière qui provoqueront une catastrophe écologique, due aussi en partie à la grande crise de 1929.L'exploitation intensive ayant rendu impropre la culture.La sécheresse et l'acharnement des banques engendreront de nombreuses victimes .Elles mettront à genoux les agriculteurs pendant une longue décennie.
    Dick, qui avait fui la région enfant avec sa mère, revient seul, mais enrichi et entouré de mystères . Que veut-il retrouver? Annie Mae , son amour de jeunesse ? L'or noir , le pétrole ? Ou l'or jaune, l'alcool? Car ici la prohibition est toujours en place .
    Lionel Salaün nous emmène dans cette Amérique profonde, contant une histoire féroce .Un roman court , poignant, qui a 50 pages du final m'a mené vers une fin complètement inattendue. Un roman qui nous fait découvrir une période de l'histoire Américaine avec une plume digne de Faulkner. Aux personnages attachants. Oú la rédemption est inexistante mais la poussière et la misère bien présentes, jusqu'au fameux " Black Sunday".
    Je me prends à rêver que ces tornades relèvent de la colère des indiens et que leurs fantômes, devenus poussière, se réveillent et hantent à jamais leurs terres volées .... Un magnifique roman , une très belle plume à découvrir absolument.

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