La tentation d'être heureux

Couverture du livre « La tentation d'être heureux » de Lorenzo Marone aux éditions Belfond
  • Date de parution :
  • Editeur : Belfond
  • EAN : 9782714470980
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

À Naples, de nos jours Cesare Annunziata a 77 ans, et sa vie n'est pas ce qu'il aurait voulu qu'elle soit. Il n'a jamais vraiment réussi à aimer sa femme, les relations avec sa fille, Sveva, sont très compliquées, et son fils, Dante, n'ose pas lui présenter son compagnon. Alors, tant pis, il... Voir plus

À Naples, de nos jours Cesare Annunziata a 77 ans, et sa vie n'est pas ce qu'il aurait voulu qu'elle soit. Il n'a jamais vraiment réussi à aimer sa femme, les relations avec sa fille, Sveva, sont très compliquées, et son fils, Dante, n'ose pas lui présenter son compagnon. Alors, tant pis, il décide de profiter un tant soit peu de l'existence en buvant, mangeant et fumant comme il lui plaît. Peu importe les reproches de Sveva. Il continue même à voir cette chère Rossana, officiellement infirmière, mais qui, en réalité, vend ce qui lui reste de charmes.
Un soir, le silence de son appartement est brisé par une très violente scène de ménage. Et Cesare ne tarde pas à comprendre que sa voisine, la belle Emma, se fait battre par son mari. La nouvelle fait vite le tour de l'immeuble. Aidé de ses deux compères du troisième âge, Madame Vitaglino, collectionneuse de chats, et, Marino, solitaire endurci, Cesare décide de secourir la jeune femme. Après avoir échafaudé les plans les plus rocambolesques, c'est finalement en se liant d'amitié avec Emma qu'il va tenter de la sortir des griffes de son époux.
Un petit dîner en tête à tête, de délicates attentions, un sourire réconfortant. Chamboulé par la douceur de la jeune femme, le vieillard s'apaise peu à peu : à 77 ans, finalement, n'est-il pas temps de se délecter des belles choses de la vie et de faire, enfin, la paix avec ceux qu'on aime ?
 

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  • Très bon livre.
    Tendre et drôle, mais pas que.
    C'est un livre sur la solidarité entre voisins, la vieillesse et les rapports parents enfants.

    Très bon livre.
    Tendre et drôle, mais pas que.
    C'est un livre sur la solidarité entre voisins, la vieillesse et les rapports parents enfants.

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  • Prenez un vieux papy grincheux qui aime personne, qui est un peu brouillé avec ses 2 enfants qu'il ne comprend pas trop, une voisine folle des chats qui pue, et un immeuble à Naples où arrive un jeune couple qui parait sans histoire... Mais des bruits étranges apparaissent un soir qui alerte...
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    Prenez un vieux papy grincheux qui aime personne, qui est un peu brouillé avec ses 2 enfants qu'il ne comprend pas trop, une voisine folle des chats qui pue, et un immeuble à Naples où arrive un jeune couple qui parait sans histoire... Mais des bruits étranges apparaissent un soir qui alerte Cesare: la jeune voisine Emma serait elle victime de coups?? Va t il s'en mêler? va t il oser et si oui jusqu'où??
    Une belle histoire où Cesare décortique les relations père/enfants, en essayant de comprendre où il a pêché mais surtout sur le mutisme, sur le fait de faire l'autruche face à des situations de danger d'autrui où l'on se demande si on y va ou non... Que faut il faire?
    Un roman sur la solitude, la vieillesse...

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  • Cela commence presque comme une comédie, un vieil homme plutôt acariâtre qui semble en vouloir à la terre entière, et à sa famille en premier, des personnages hauts en couleur autour de lui, une plume légère, le graphisme même de la couverture... je m'attendais à un vent d'optimisme, de...
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    Cela commence presque comme une comédie, un vieil homme plutôt acariâtre qui semble en vouloir à la terre entière, et à sa famille en premier, des personnages hauts en couleur autour de lui, une plume légère, le graphisme même de la couverture... je m'attendais à un vent d'optimisme, de légèreté, mais l'auteur nous conduit très vite ailleurs.

    Certes, les piques ou pensées acerbes prêtées à ce "papy Daniel" franchement désagréable par moment, ou incroyablement lucide à d'autres, font sourire, mais l'on passe vite au-delà.
    Drame familial, à plusieurs niveaux. Ses relations avec ses enfants, les secrets autour de son épouse disparue, ses propres lâchetés et renoncements, et puis, le couple de voisin qui arrive...

    La fin du roman m'a d'ailleurs plutôt déstabilisée.
    Beaucoup de questions sont posées. Peut-on être vraiment heureux en tournant le dos aux autres?
    Mais au contraire, peut-on vraiment aider quelqu'un? A ouvrir les yeux, à se libérer d'une emprise, d'un secret... Se donner bonne conscience ? Être réellement utile ? Ou au contraire être envahissant, en faire trop, ou pas assez?

    Une vie ne m'a pas suffi pour apprendre à tendre la main sans trembler.

    Les choix du héros (anti-héros ? ) font réagir. Et nous, qu'aurions-nous fait? Pour cette voisine, mais aussi dans le cercle familial?

    Bref, je m'attendais à rire, je me suis surprise en pleine séance d'analyse psychologique, mais cela fonctionne aussi !
    Aux âmes fragiles, qui aiment sans s'aimer.

    Et puis il y a Naples, son bruit, ses odeurs, sa promiscuité, sa cuisine, ville qui donne un cadre bien agréable à ce roman! Alors profitons des plaisirs de la vie!
    https://lecture-spectacle.blogspot.fr/2016/10/la-tentation-detre-heureux-lorenzo.html

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  • Avec « La tentation d’être heureux » de Lorenzo Marone, le lecteur est transporté à Naples par la voix du narrateur, Cesare Annunziata. Celui-ci vit dans un immeuble depuis, depuis … ? Eh bien, presque toute sa vie d’adulte, marié, puis veuf, depuis la mort cinq ans plus tôt de Caterina, celle...
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    Avec « La tentation d’être heureux » de Lorenzo Marone, le lecteur est transporté à Naples par la voix du narrateur, Cesare Annunziata. Celui-ci vit dans un immeuble depuis, depuis … ? Eh bien, presque toute sa vie d’adulte, marié, puis veuf, depuis la mort cinq ans plus tôt de Caterina, celle qu’il a épousé presque par obligation, à qui il a fait deux enfants, avec qui il a vécu en bonne entente mais plus par habitude que par amour, et qu’il a allégrement trompée toute sa vie. Dans cet immeuble il y a aussi la vieille voisine, qui depuis son veuvage comble sa solitude en recueillant tous les chats errants du quartier, au grand dam de ses voisins (ah, l’odeur des chats en trop grand nombre !) et Marino, l’ami de longue date, ancien collègue, qui n’a plus quitté son appartement à l’étage en dessous de Cesare depuis les malheurs qui ont frappé sa famille.
    Cesare est un vieux grincheux, un tantinet égoïste, qui a beaucoup de mal à dire aux gens qu’il aime qu’il les aimes, les plus importants étant bien évidement Dante, son fils qui n’a jamais encore osé avouer son homosexualité à son père, et Sveva, sa fille, qui cherche le bonheur, malgré un mari, un fils, et un excellent travail, mais qui se plait à jouer la comédie pour un rien, ou à se distraire dans les bras de Rossana, la prostituée qu’il fréquente depuis de nombreuses années.

    Comédie à l’italienne un tantinet loufoque, nous découvrons les tergiversations et les pensées d’un papi qui ne veut pas vieillir, ou en tout cas qui ne veut pas se conformer à l’image que devrait donner un homme de son âge et de sa condition… Jusqu’au moment où il croise la route d’Emma, une belle jeune voisine. Et où il comprend qu’Emma est une femme battue par un mari particulièrement violent. Et là se pose tout le dilemme de Cesare, doit-il aider, intervenir, continuer et passer sa route ? Intéressante incursion de cette comédie dans le registre dramatique terriblement actuel et universel des violences faites aux femmes, et de l’aide que l’on peut y apporter. Que doit-on faire et comment intervenir quand la victime refuse toute aide, doit-on prendre les décisions à sa place, prévenir les autorités, porter plainte, quel droit d’ingérence à chacun sur la vie de l’autre, et surtout, jusqu’à quel degré a-t-on réellement l’envie et le courage de s’impliquer. J’aurais d’ailleurs aimé un peu plus d’introspection sur le sujet, mais là nous aurions quitté le registre léger sans doute voulu par l’auteur. Réfléchir, mais sans que cela ne cause trop de douleur au lecteur.

    Voilà donc une comédie sympathique qui se lit facilement, malgré un peu trop de lieux communs et de poncifs édictés par un Cesare mélancolique au seuil d’une vie bien remplie. Le côté gai et coloré des rues de Naples, du caractère italien transparait dans ces lignes, pour un roman plus optimiste que triste malgré tout.

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