La tendresse du crawl ; roman

Couverture du livre « La tendresse du crawl ; roman » de Colombe Schneck aux éditions Grasset Et Fasquelle
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  • « La dernière fois que je me suis inquiétée pour rien, il devait me rejoindre à la piscine, il m’avait prévenue de son retard, je comptais mes longueurs de brasse, de crawl, dix de chaque, il n’était pas là pour les dix dernières en dos crawlé. Il ne viendrait jamais, il m’avait oubliée, quittée...
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    « La dernière fois que je me suis inquiétée pour rien, il devait me rejoindre à la piscine, il m’avait prévenue de son retard, je comptais mes longueurs de brasse, de crawl, dix de chaque, il n’était pas là pour les dix dernières en dos crawlé. Il ne viendrait jamais, il m’avait oubliée, quittée déjà.» Elle aura finalement duré moins d’une année, la belle histoire d’amour avec Gabriel. Mais elle aura permis à Colombe de se réapproprier son corps en découvrant «La tendresse du crawl».

    «Je ne savais plus quoi faire, alors je suis allée nager. C’était la seule chose qui m’offrait une succession d’actions logiques, l’une après l’autre, trouver un maillot, un bonnet, des lunettes, une serviette, tout fourrer dans un sac, le vélo, pédaler, trouver une cabine libre, me déshabiller, enfiler mon maillot, caler mon bonnet et mes lunettes, que l’eau ne rentre pas, glisser dans l’eau et enchainer trente longueurs, ne pas réfléchir, me réfugier dans l’évidence de la répétition.» Pour mettre un peu de baume sur son cœur meurtri, Colombe nage. Parce qu’elle veut continuer à sentir son corps, à en faire son allié et à lui offrir de nouvelles perspectives.
    Et puis peut-être un peu aussi pour se rappeler que c’est à Gabriel qu’elle doit cette découverte.
    Rembobinons le film et revenons à la genèse de cette – trop brève – histoire d’amour. Colombe a été élevée dans un milieu où le corps était plutôt caché que magnifié. À l’adolescence, elle ne s’aime pas, même si les garçons la regardent enfin. Essayant de calquer sa vie amoureuse sur celle de son père, volage, elle va d’échecs en déceptions. C’est à ce moment qu’elle croise Gabriel, et l’oublie.
    «J’ai 23 ans, mon père meurt et je deviens invisible à tous les hommes qui ne sont pas lui. J’ai 30 ans, je vais me marier avec un homme que j’ai choisi parce que lors de notre première rencontre, il m’a dit, si nous nous marions, je te promets que je ne te quitterai jamais, mais je te tromperai sûrement. Cela m’avait paru tout à fait rassurant comme proposition, il serait comme mon père, mais il ne m’abandonnera jamais comme lui l’a fait en mourant. Mon mari sera immortel. »
    Un rêve enfoui jusqu’à ses retrouvailles avec Gabriel. Elle sent que cette fois, c’est le bon. Il est amoureux et attentionné. Avec lui, elle peut se laisser aller: «Je lui abandonne peu à peu mon corps, il en fait ce qu'il veut, je n'ai presque plus peur. Le sexe est un jeu sans fin, il connaît d'infinies variations d'être touchée, caressée, pénétrée. Il me propose des règles nouvelles, j'accepte avec joie. J'atteins une destination qui m'était, avant lui, inconnue.»
    Cette parenthèse enchantée ne durera que neuf mois. Mais paradoxalement, elle aura redonné à Colombe une nouvelle énergie, une nouvelle force. Non, contrairement à ce que proclament certains, après cinquante ans, les femmes sont loin d’avoir épuisé le potentiel et leur capital de séduction.
    https://urlz.fr/aclj

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  • "L’amour est revenu"

    Un court récit très personnel, empli de délicatesse et de sincérité, qui se lit en une seule respiration.

    Gabriel et Colombe, camarades de collège, se retrouvent au bout de trente cinq ans, par hasard, devant l'école de leurs enfants. Chacun a vécu sa vie, mariage,...
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    "L’amour est revenu"

    Un court récit très personnel, empli de délicatesse et de sincérité, qui se lit en une seule respiration.

    Gabriel et Colombe, camarades de collège, se retrouvent au bout de trente cinq ans, par hasard, devant l'école de leurs enfants. Chacun a vécu sa vie, mariage, enfants, divorce, liaisons, ruptures, le temps a passé. L’amour occupe les rêves et les pensées mais semble s’être enfui, devenu inaccessible.

    De cette rencontre inattendue ente deux personnes à l’aube de la cinquantaine et on ne peut plus
    dissemblables, va naître une belle histoire d’amour, une passion brève mais intense. Ils n’auront de
    cesse de trouver une harmonie au-delà de leurs différences. Il y aura la musique, les promenades,
    autant de moments partagés, faire l’amour, se parler et … nager le crawl de façon méthodique. Les
    émois que ressentent tous les amoureux, redécouvrir et réapprendre son corps, avoir peur d’aimer,
    d’être abandonnée tout cela est évoqué avec beaucoup de sensibilité.

    En amour rien n’est jamais simple mais Gabriel aura permis à Colombe de chasser les certitudes qui encombrent l’esprit, de lâcher prise, de goûter à nouveau au bonheur d’aimer. De ne pas toucher
    le fond de la piscine mais se laisser porter avec la légèreté du nageur qui se sent pousser des ailes.

    La tendresse du crawl de Colombe Schneck, est un petit livre précieux et émouvant. S’autoriser enfin
    à être soi-même, se délester des craintes, des angoisses pour oser aimer, oser s’aimer c’est pouvoir dire " l’amour est revenu".

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  • La tendresse du crawl est un opuscule de 109 pages, touchantes de grâce et d’élégance.
    Des retrouvailles, trente-cinq ans après le lycée, entre Gabriel et Colombe scellent leur histoire d’amour. Cette histoire a été auréolée par de nébuleux signes annonciateurs d’un futur amour… Pour elle la...
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    La tendresse du crawl est un opuscule de 109 pages, touchantes de grâce et d’élégance.
    Des retrouvailles, trente-cinq ans après le lycée, entre Gabriel et Colombe scellent leur histoire d’amour. Cette histoire a été auréolée par de nébuleux signes annonciateurs d’un futur amour… Pour elle la vision dans un musée à Vienne d’un homme grand et protecteur figurant sur l’Hymne à la joie, un tableau de Klimt, six mois auparavant. Elle reconnait en lui cet homme attentionné prêt à l’enlacer, prêt à l'aimer.
    Dans une écriture sensible, l’auteure de "Les guerres de mon père" distille ses fragments d’un discours amoureux, sur sa peur de l’abandon, ses obsessions au moindre retard de Gabriel, et puis ce bonheur si intense d’aimer et d’être aimé. Elle qui a toujours été quittée, appréhende la rupture. A 50 ans elle redécouvre son corps, et la natation qui sublime et métamorphose tout.
    Un plongeon tout en délicatesse, où la rigueur du crawl est salvatrice pour avancer et lâcher prise. Tellement vrai et juste…

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  • Ce court récit, 110 pages, est l’histoire d’une redécouverte de l’amour, de soi, de son corps par une femme de cinquante ans.

    Colombe et Gabriel se sont connus enfants, ils se retrouvent trente-cinq ans plus tard et tombent amoureux.
    Une histoire d’amour de neuf mois, comme une renaissance,...
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    Ce court récit, 110 pages, est l’histoire d’une redécouverte de l’amour, de soi, de son corps par une femme de cinquante ans.

    Colombe et Gabriel se sont connus enfants, ils se retrouvent trente-cinq ans plus tard et tombent amoureux.
    Une histoire d’amour de neuf mois, comme une renaissance, une étape pour apprivoiser de nouveau sa féminité.
    Et à la fois neuf mois de crainte et d’incertitude jusqu’à la rupture. Pourquoi ? Parce que l’amour ne suffit pas et que les différences sont parfois insurmontables.

    Avec beaucoup de franchise mais aussi de pudeur Colombe Schneck livre cette part d’elle. Et si l’histoire d’amour n’a pas duré, on comprend qu’elle en a toutefois gardé une nouvelle confiance en elle, une plus grande bienveillance envers soi.
    A travers sa propre expérience elle conte une histoire universelle sur les bouleversements amoureux.

    Si le récit n’atteint pas la puissance d’une Nancy Huston ou même le souffle d’une Alice Ferney, j’y ai toutefois trouvé quelques jolies similitudes dans la narration et dans la mélancolie qui s’en dégage.

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  • Gabriel et Colombe, qui se sont connus adolescents, se retrouvent et l'amour est là, puissant et profond mais il ne dure que neuf mois car Gabriel les trouve trop dissemblables pour construire quelque chose.
    Colombe se comporte comme une midinette qui a peur de tout, un retard, son corps moins...
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    Gabriel et Colombe, qui se sont connus adolescents, se retrouvent et l'amour est là, puissant et profond mais il ne dure que neuf mois car Gabriel les trouve trop dissemblables pour construire quelque chose.
    Colombe se comporte comme une midinette qui a peur de tout, un retard, son corps moins ferme, un silence mais ses peurs sont plus profondes, la solitude, l'abandon dont les racines remontent à l'enfance. Elle se fustige, se culpabilise, s'auto-flagelle.
    Cette courte et intense histoire d'amour aura eu le mérite de permettre à Colombe de se réapproprier son corps, de le redécouvrir grâce à la pratique intensive de la natation et du crawl particulièrement exigeant. C'est le cadeau que lui aura fait Gabriel, lui permettre de se libérer et d'avancer. Qui est en paix avec son corps peut espérer pouvoir être en paix avec soi-même.
    Ceci dit, ce roman ne m'a pas emballée tant par le style qui ne me fait pas vibrer que par le nombrilisme exacerbé de ce texte malgré l'originalité du titre et du thème de la rédemption par le crawl.

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  • Lu par curiosité pour avoir croisé Colombe Schneck il y a quelques années dans le cadre du prix Orange du livre. Egalement parce qu'elle est venue parler de son dernier roman dans une émission de télé que j'apprécie. Mais, bon, mis à part quelques jolies (mais rares) phrases sur la magie de la...
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    Lu par curiosité pour avoir croisé Colombe Schneck il y a quelques années dans le cadre du prix Orange du livre. Egalement parce qu'elle est venue parler de son dernier roman dans une émission de télé que j'apprécie. Mais, bon, mis à part quelques jolies (mais rares) phrases sur la magie de la rencontre et les émois des premiers rendez-vous, je n'ai pas été entraînée par les flots tumultueux d'une écriture indispensable. Ni d'ailleurs par le contenu narcissique de ce court texte. La suite de mots jetés là m'a vite agacée. L'autofiction n'a de force que quand elle est secondée par un style réellement maîtrisé et une capacité à séduire de bout en bout son lecteur. Ici, ce n'est pas du tout le cas.

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