La taupe

Couverture du livre « La Taupe » de John Le Carre aux éditions Seuil
Résumé:

Il est devenu évident que quelque part au plus haut niveau des services de renseignements britanniques se trouve un agent double : une " taupe " profondément installée par le centre de moscou.
C'est george smiley, un des cinq principaux agents secrets, le plus brillant peut-être et le plus... Voir plus

Il est devenu évident que quelque part au plus haut niveau des services de renseignements britanniques se trouve un agent double : une " taupe " profondément installée par le centre de moscou.
C'est george smiley, un des cinq principaux agents secrets, le plus brillant peut-être et le plus compliqué de tous, qui est chargé de débusquer la taupe dans les obscurs labyrinthes du monde de l'espionnage international et de la détruire.
John le carré nous donne ici une vision totale du monde des services secrets.
La taupe, premier volet de la " trilogie de karla ", est l'oeuvre d'un témoin lucide et passionné de son temps, qui a eu l'art, en trois romans éblouissants d'intelligence, d'évoquer tout un pan de notre histoire, celui de la guerre froide.

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  • George Smiley ne sourit plus. Control, son patron et mentor vient de mourir, on ne l’a pas choisi pour le remplacer, l’heureux élu en a profité pour «l’inviter » à prendre sa retraite et sa femme l’a quitté.
    « Comme une vieille maladie, sa colère l'avait pris par surprise. Depuis sa mise à la...
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    George Smiley ne sourit plus. Control, son patron et mentor vient de mourir, on ne l’a pas choisi pour le remplacer, l’heureux élu en a profité pour «l’inviter » à prendre sa retraite et sa femme l’a quitté.
    « Comme une vieille maladie, sa colère l'avait pris par surprise. Depuis sa mise à la retraite, il en niait l'existence, évitant soigneusement tout ce qui pourrait la déclencher : journaux, anciens collègues, ragots comme ceux que colportait Martindale. Après toute une existence passée à vivre sur son intelligence et sa remarquable mémoire, il s'était consacré tout entier à l'art d'oublier. »
    Le Cirque, comme on surnomme les services secrets britanniques, se remet de l’échec sanglant de l’opération Témoin en exploitant au mieux le filon de l’opération Sorcier qui fournit de fructueux renseignements issus de sources soviétiques très haut placées. Bref, le gazon commence à repousser, la pelouse s’étend et retrouve un aspect digne de la tradition britannique et des ses tapis de verdure si flatteurs à l’œil. Tout le monde connaît l’ennemi implacable du gazon britannique : la taupe, la taupe creusant silencieusement, sapant sournoisement les fondations du chef d’œuvre, étendant sans relâche ses galeries souterraines jusqu’au jour où un petit monticule apparaît en surface pour défigurer votre pelouse et réduire à néant le travail d’une armée de jardiniers. Dans les services secrets, la taupe c’est l’arme absolue. « Une taupe est un agent de profonde pénétration ainsi appelé parce qu'il s'enfonce profondément dans la texture de l'impérialisme occidental. Les taupes sont très précieuses pour le Centre en raison du grand nombre d'années qu'il faut pour les installer, souvent quinze ou vingt ans. »
    Le premier monticule apparaît du côté de Hong Kong où un renseignement collecté par un modeste « chasseur de scalps » va déclencher l’alerte et convaincre le gouvernement britannique que les soupçons exprimés par Control avant sa disparition étaient peut-être fondés.
    Il faut trouver un chasseur de taupe, extérieur au Service (sinon la taupe sera tout de suite sur ses gardes) et néanmoins capable de parfaitement maîtriser les us et coutumes de cette profession assez « technique ». Ca ne court pas les rues, alors on sollicite ce bon vieux George pour une dernière pige, officieuse bien sûr. « C'est la plus vieille de toutes les questions, George. Qui peut espionner les espions ? Qui peut dépister le renard sans courir avec lui ?"
    Voilà, vous en savez assez pour plonger avec George Smiley à la poursuite de La Taupe. Une intrigue passionnante, une langue de qualité, des personnages aux personnalités complexes voire ambiguës et surtout le plaisir de vous sentir vous-même en mission, dans la peau de George, de Tarr, de Peter ou de Jim, vous attendent (ou vous guettent) :
    « Et quand il s'était imaginé qu'on le suivait ? C'était quoi ? C'était quoi l'ombre qu'il n'avait jamais vue, seulement sentie, jusqu'au moment où il en avait des picotements dans le dos tant le regard de celui qui le surveillait était intense; il ne voyait rien, il n'entendait rien, il sentait seulement. Il était trop vieux pour ne pas tenir compte de cet avertissement. Le craquement d'un escalier qui n'avait pas craqué auparavant; le grincement d'un volet quand il n'y avait pas de vent, la voiture avec un numéro différent mais la même éraflure sur l'aile droite; le visage dans le métro qu'on sait avoir vu quelque part déjà : des années durant, c'était avec ces signes qu'il avait vécu. N'importe lequel d’entre eux était une raison suffisante pour bouger, changer de ville, d'identité. Car dans cette profession, les coïncidences, ça n'existe pas. »
    PS Seconde lecture à vingt-cinq ans d'intervalle et toujours le même plaisir.

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