La tanche

Couverture du livre « La tanche » de Inge Schilperoord aux éditions Belfond
Résumé:

Aucun résumé n'est disponible pour cet ouvrage actuellement...

Donner votre avis

Articles (3)

Voir tous les articles

Les derniers avis

  • Alors qu'il est libéré faute de preuve, Julien se retrouve livré à lui même pour suivre son protocole d'exercices en vue de se déprogrammer de son "problème". C'est donc dans la tête de Julien que se passe ce roman.

    On sent bien toute l'envie que le personnage a d'avoir une vie normale mais...
    Voir plus

    Alors qu'il est libéré faute de preuve, Julien se retrouve livré à lui même pour suivre son protocole d'exercices en vue de se déprogrammer de son "problème". C'est donc dans la tête de Julien que se passe ce roman.

    On sent bien toute l'envie que le personnage a d'avoir une vie normale mais il revient dans sa maison pour vivre avec sa mère asthmatique et diminuée, juste avant un déménagement et juste à coté d'une maman vivant seule avec sa fille livrée à elle même.

    C'est un vrai combat intérieur que même Julien en plus du soutien à sa mère, l'envie d'aider cette fillette, la gestion de ses pulsions.

    Un roman fort, bien écrit, aucours duquel la tension monte au fil des pages pour un final surprenant.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Jonathan a trente ans et a purgé une peine de prison pour pédophilie. Il va sortir et rejoindre sa mère dans la maison de son enfance pour la dernière fois, le déménagement dans un autre quartier étant imminent. Il a pour tout trésor son manuel et son cahier : il faut suivre les règles...
    Voir plus

    Jonathan a trente ans et a purgé une peine de prison pour pédophilie. Il va sortir et rejoindre sa mère dans la maison de son enfance pour la dernière fois, le déménagement dans un autre quartier étant imminent. Il a pour tout trésor son manuel et son cahier : il faut suivre les règles conseillées par la psychologue pour ne pas replonger ...

    Oui mais il y a un hic : une petite voisine va entrer dans son périmètre vital, c’est elle qui a pris l’habitude de promener Milk, le chien, et elle n’a pas envie d’y renoncer ! Jonathan sait pourtant qu’il n’a pas le droit d’approcher un enfant et tente de se conformer aux règles, mais petit à petit il va glisser vers le néant ...

    Le rythme est lent, assez monotone, l’atmosphère lourde des non-dits du fils et de la mère. Une ambiance littéraire pesante, inquiétante, notamment lorsqu’on entre dans les pensées du protagoniste. Jonathan lutte à chaque instant contre ses démons et oui, à ce moment-là, on éprouve une grande compassion pour ce malade qui ne semble plus distinguer les horribles pulsions de la réalité ...

    Inge Schilperoord, qui fut psychologue judiciaire sait de quoi elle parle et son roman fait froid dans le dos. Quelle chance peut avoir un pédophile de sortir victorieux de cette bataille contre la maladie ?

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Inge Schilperoord est une romancière néerlandaise qui sera présente à Montpellier pour la Comédie du Livre qui, cette année, met les auteurs néerlandais en lumière. Et c’est pour présenter son premier roman, lors d’une rencontre autour des livres, que j’ai choisi de lire "La tanche", sans rien...
    Voir plus

    Inge Schilperoord est une romancière néerlandaise qui sera présente à Montpellier pour la Comédie du Livre qui, cette année, met les auteurs néerlandais en lumière. Et c’est pour présenter son premier roman, lors d’une rencontre autour des livres, que j’ai choisi de lire "La tanche", sans rien connaître du thème abordé.

    "MAINTENANT JE DOIS FAIRE BIEN ATTENTION, se dit Jonathan. Maintenant. Cela commence maintenant. Il posa ses mains tremblantes sur ses genoux et frotta lentement, avec son pouce droit, la phalange de son pouce gauche, pour se calmer. C’était sa dernière matinée de détention." Ainsi commence le roman. Et je ne regrette pas d’avoir, comme d’habitude, délaissé la quatrième de couverture. C’est en effet, uniquement à la page 162 – et ce sera la seule fois – que le mot fatidique est prononcé, le mot qui explique, même si l’on devine la raison de l’incarcération au fil du récit.

    Je n’en dirai donc pas davantage sur l’histoire racontée ici, celle de Jonathan, incarcéré et libéré faute de preuves réelles. Il rentre chez lui et reprend sa place auprès de sa mère dans une maison délabrée et en voie de démolition. Il va retrouver sa petite vie étriquée, sa solitude et son usine de poissons. Ne pas connaître l’essentiel permet de savourer la profondeur de l’écriture, la tension qui s’en dégage et donne l’envie à la fois de tourner les pages rapidement tout en souhaitant s’arrêter, craignant le pire. L’atmosphère est étouffante au propre – il fait très chaud tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la maison – comme au figuré. L’écriture de l’auteure, ses phrases courtes, saccadées, traduisent parfaitement les affres dans lesquelles se noie Jonathan, les difficultés qu’il rencontre à se dominer, à mettre en pratique ce qu’il a appris, à faire "ses exercices".

    Même si, dans ce roman, il est question de quelque chose de grave, la romancière se garde de juger, elle se contente de décrire, d’expliquer. La tension est permanente et c’est un exploit de la rendre si réelle avec des mots d’une grande simplicité. "Sentant ses mains se crisper de nouveau, il joignit les extrémités de ses doigts et appuya jusqu’à ce que le craquement de ses articulations lui apporte un peu de soulagement. Il se perdit dans les méandres de pensées troublantes." Alors, il y a bien ici et là, des redites, des actions réitérées et lancinantes, mais elles ajoutent au malaise qui de page en page se fait plus important, plus haletant, plus difficile à supporter. Comme la tanche, qui pourrait lui servir de médicament, ne lui prête-t-on pas des pouvoirs de guérison, et qui petit à petit se laisse couler au fond de l’aquarium, Jonathan lui aussi sombre sans personne pour le comprendre.

    J’ai aimé ce roman noir mais utile. Il apporte, de mon point de vue, des éléments qui, loin de permettre le pardon pour les fautes horribles commises par certains donnent au moins quelques explications.

    Un premier roman, noir, utile et très fort dont on ne ressort pas indemne.

    www.memo-emoi.fr

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Accusé de pédophilie, Jonathan vient d'être libéré, « faute de preuves ». Moi, le soupçon me suffit à le condamner. Plutôt que de crier mon dégoût et ma haine, j'ai tenté de réfléchir à la façon dont Inge Schiperoord choisit d'aborder le sujet.

    Le décor est planté dans une petite ville de...
    Voir plus

    Accusé de pédophilie, Jonathan vient d'être libéré, « faute de preuves ». Moi, le soupçon me suffit à le condamner. Plutôt que de crier mon dégoût et ma haine, j'ai tenté de réfléchir à la façon dont Inge Schiperoord choisit d'aborder le sujet.

    Le décor est planté dans une petite ville de banlieue. L'ambiance est moite, poisseuse ; la saison est chaude. Lors d'une de ses balades dans la nature, Jonathan recueille un poisson blessé et le rapporte chez lui. Une tanche. Il déverse son trop-plein d'affection sur l'animal et l'investit d'une mission : être son poisson-médecin. Son livre de chevet sur la faune et la flore lui a appris que les tanches posséderaient un pouvoir de guérison.

    La fragilité et la notion de discernement du personnage ne sont pas celles d'un individu que je qualifierais de « normal ». Est-ce suffisant pour justifier ses déviances ? Et que penser lorsque l'animal dépérit ? Jonathan a-t-il réussi à le lier à lui? L'allégorie est dérangeante, très bien pensée.

    Le récit est lent. Pas long, lent. Tout, dans le style, le rythme, le vocabulaire, contribue à installer le malaise. Jonathan décrit tous ses faits et gestes, les note scrupuleusement dans un carnet. « Je fais tout ce que j'ai envie de faire en respectant toutes les normes de la bienséance. […] Je maintiens l'ordre dans mon environnement. ». Y a-t-il encore un ordre dans cet environnement ? le savoir-vivre n'est-il pas tristement dérisoire ?

    Il se répète comme un mantra : « Ce qui est mauvais, ce n'est pas la personne qui a commis les actes mais ce sont les actes qui transgressent les limites. ». Est-il capable d'apprendre à maîtriser ses actes? Peut-il vraiment penser que «c'est terminé » ? A-t-il droit à la rédemption? Dois-je me poser cette question?

    La tanche est un roman fort. Difficile, violent, avec une fin surprenante, je l'ai lue deux fois. Il est écrit avec une délicatesse indéniable, les mots sont pesés, le point de vue osé, mais je ne l'ai pas ressenti comme une provocation (j'aurais eu tôt fait de le reposer). Je ne peux pas vous le conseiller, ni vous dire de le laisser de côté. Je pense en avoir suffisamment dit pour que vous puissiez vous en faire une idée.



    Merci aux éditions Belfond qui m'ont permis de découvrir ce roman.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • https://cahiersvarisetplumenacre.wordpress.com
    Jonathan, un homme jeune qui vit « sa dernière matinée de détention » et murmure une promesse : « Tout va changer ».
    Petit à petit, on découvre en quoi cet homme que « les gens ne tenaient pas à fréquenter » (p 12) est « différent » et dans...
    Voir plus

    https://cahiersvarisetplumenacre.wordpress.com
    Jonathan, un homme jeune qui vit « sa dernière matinée de détention » et murmure une promesse : « Tout va changer ».
    Petit à petit, on découvre en quoi cet homme que « les gens ne tenaient pas à fréquenter » (p 12) est « différent » et dans quelle mesure il s’efforce de devenir « meilleur ». Les éléments posés au fur et à mesure des pages nous permettent de reconstruire le passé de Jonathan et de comprendre pourquoi il a été emprisonné.
    Jonathan sort de prison et retourne vivre chez sa mère dans une petite maison. Toutefois, il est très seul. Il a peu de communication avec elle. Il pense qu’elle ne pourrait pas comprendre l’intérêt de la thérapie qu’il a entrepris avant sa sortie de prison. C’est alors en dehors de son milieu familial qu’il espère parfois trouver du soutien. Il demande à la tanche capturée si ce poisson va le soutenir (p 75). Il se demande aussi si la fillette qui vit dans une maison voisine va l’aider à se débarrasser de sa culpabilité (p 74). Il s’appuie, il se raccroche au manuel thérapeutique que le psychologue de la prison lui a remis. Il établit un emploi du temps très précis pour réguler ses journées et y inclut la réalisation de ses exercices d’entrainement. Un moyen de structurer sa vie, de ne pas s’égarer, de ne pas laisser d’espace libre, de ne pas déraper ?
    L’auteur décrit les méandres des pensées de Jonathan et on le suit sur un chemin qui devrait le mener vers la guérison. Les allusions jetées tout au long du roman et la proximité d’une fillette nous font craindre le pire.
    Est-ce ce qu’il fait ou est-ce ce qu’il est qui le définit le mieux ? Page 50, il déclare : « Je suis bon. Il ne s’agit pas de moi mais de mes actes. » Il est volontaire, accroché à la méthode à laquelle il s’exerce comme une bouée censée le sauver de la récidive. « La thérapie [doit] faire une autre personne. […] Une autre personne. Une nouvelle personne. » (p 29). Dispose-t-il de suffisamment de moyens pour y parvenir ? Peut-il devenir quelqu’un d’autre ?
    Comment la société peut-elle prendre en charge une telle détresse finalement ?
    Le roman avance lentement : les pensées de Jonathan, la répétition des mêmes actes quotidiens, une vie chronométrée, la nécessité de temps pour évoluer, pour devenir « meilleur ».
    Ce roman aborde la pédophilie d’un point de vue singulier : celui de faire vivre le lecteur dans l’esprit de cet homme qui nous fait trembler. La citation d’Albert Camus proposée en ouverture fait écho à ce récit « L’appel humain et le silence déraisonnable du monde ».

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Pour évoquer mes impressions, j'ai envie de revenir sur cette phrase de la 4ème de couverture : "Sombre et captivante, une lecture choc et pourtant nécessaire."
    Sombre, oui, de toute évidence au vu du sujet abordé. Ce n'est pas un roman "feel good". C'est un roman dur et violent qui invite...
    Voir plus

    Pour évoquer mes impressions, j'ai envie de revenir sur cette phrase de la 4ème de couverture : "Sombre et captivante, une lecture choc et pourtant nécessaire."
    Sombre, oui, de toute évidence au vu du sujet abordé. Ce n'est pas un roman "feel good". C'est un roman dur et violent qui invite plutôt à la réflexion.

    Captivante, elle l'est aussi. Pas en raison d'une intrigue qui pousse à tourner les pages pour découvrir au plus vite le dénouement. Non, on veut comprendre l'incompréhensible. Mais est-ce seulement possible ? Peut-on "comprendre" les actes ou les pensées d'un individu pédophile ?
    L'auteur nous invite en tout cas à découvrir la vie de Jonathan, ses pensées, ses envies, ses craintes, suite à sa sortie de prison. Une vie parfaitement rythmée, ou presque. Seule ombre au tableau, ses pulsions qu'il tente de maîtriser... Et le passé, pour lequel aucun retour en arrière n'est possible.
    Même si l'on peut parfois ressentir de la pitié pour Jonathan, notamment au vu de la culpabilité qu'il ressent et des efforts qu'il fournit pour essayer de changer, il demeure difficile de s'attacher à ce personnage.

    L'auteur, qui a été psychologue judiciaire, semble particulièrement connaître le sujet. Elle l'aborde avec précision, notamment dans le travail qu'effectue Jonathan au quotidien via son cahier d'exercices, ou bien encore concernant ses pensées et le combat qu'il mène avec lui-même.

    Une lecture nécessaire ? Je n'ai pas ce sentiment. Se mettre dans la tête de Jonathan permet d'avoir un aperçu de ce qu'est sa vie, tiraillé entre ses pulsions malsaines et son envie de les anéantir.
    À défaut d'être nécessaire, j'estime plutôt cette lecture utile, du moins pour quiconque souhaite savoir ce qu'il peut se passer dans l'esprit d'un pédophile.

    Si "La tanche" peut déranger et constituer une lecture parfois difficile, l'auteur a le mérite d'aborder un thème délicat avec intelligence. Un roman noir et marquant.


    http://www.faimdelire.com/2017/10/la-tanche-de-inge-schilperoord.html

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Jonathan sort de prison. Les faits pour lesquels il a été incarcérés n’ont finalement pas pu être prouvés. Il est libre. Mais cette liberté sans main tendue l’effraie. Alors, il se raccroche au manuel que lui a donné le psychologue du centre pénitentiaire et aux exercices psychologiques qu’il...
    Voir plus

    Jonathan sort de prison. Les faits pour lesquels il a été incarcérés n’ont finalement pas pu être prouvés. Il est libre. Mais cette liberté sans main tendue l’effraie. Alors, il se raccroche au manuel que lui a donné le psychologue du centre pénitentiaire et aux exercices psychologiques qu’il contient pour tenter de tenir à distance la fièvre qui le ronge. Tout aurait dû fonctionner si la jeune Elke n’était pas venue vivre dans la maison près de la sienne, littéralement abandonnée par sa mère, toujours absente.

    Ce roman décrit parfaitement les tensions psychologiques, la douleur ressentie par le malade, l’angoisse, la honte et la culpabilité de ne pas parvenir à maîtriser ses pulsions. Les descriptions sont d’autant plus intéressantes qu’elles peuvent s’appliquer à nombre de troubles mentaux. On suit la lutte de Jonathan pour parvenir à devenir « quelqu’un de meilleur » et les obstacles intérieurs auxquels il se heurte. Un roman intense dont seul le dénouement m’a un peu déçue.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • La romancière Néerlandaise Inge Schilperoord est psychologue judiciaire. Rien d’étonnant à ce que son premier roman cerne aussi bien un personnage déviant, un pédophile laissé en liberté faute de preuve et qui va tenter l’exercice de la guérison. On parle effectivement plus de guérison au...
    Voir plus

    La romancière Néerlandaise Inge Schilperoord est psychologue judiciaire. Rien d’étonnant à ce que son premier roman cerne aussi bien un personnage déviant, un pédophile laissé en liberté faute de preuve et qui va tenter l’exercice de la guérison. On parle effectivement plus de guérison au travers de la description minutieuse des exercices- sorte de devoirs permettant au malade de réguler et de maîtriser ses pulsions - que de rédemption. Jonathan, la trentaine difficile, vit seul avec une mère en faiblesse, un chien vieillissant, un poisson blessé (la Tanche du titre) et des habitudes réglées au millimètre. L’auteur nous embarque au plus prés du personnage. Ce n’est bien évidemment pas le voyage idéal pour un lecteur mais force est de constater que l’on se prend parfois à observer avec intérêt le comportement de Jonathan qui va se trouver à nouveau confronté à ses démons. C’est cru, sans doute réaliste, dur. Tout passe par une description minimaliste des situations et des gestes. De l’excitation à la masturbation en passant par la lutte intérieure, rien ne nous est épargné, de façon assez logique puisque visiblement le roman a pour but de nous faire réfléchir sur l’intimité d’un délinquant sexuel et sa propre difficulté à renverser sa tendance, dans une redoutable et fatale solitude intellectuelle.
    Rien à redire sur le résultat. Inge Shilperoord par son souci du détail et son écriture souvent en forme de rapport médico-légal nous plonge avec sérieux dans ce bain glauque. Froidement, nous constatons. Avec elle et avec notre conscience formatée pour d’autres récits nous pointons les écueils inévitables. Même si l’on préfèrera sans aucun doute une autre forme de littérature et suivre des personnages moins tordus, il faut reconnaître à ce roman ses qualités pédagogiques et morales.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • "Maintenant je dois faire bien attention, se dit Jonathan. Maintenant. Cela commence maintenant. "

    À sa sortie de prison, Jonathan retourne vivre avec sa mère.. Sa libération n'est dû qu'à un manque de preuve pour ses actes de pédophilie.

    " À la vue de leur maison parmi les restes de la...
    Voir plus

    "Maintenant je dois faire bien attention, se dit Jonathan. Maintenant. Cela commence maintenant. "

    À sa sortie de prison, Jonathan retourne vivre avec sa mère.. Sa libération n'est dû qu'à un manque de preuve pour ses actes de pédophilie.

    " À la vue de leur maison parmi les restes de la démolition, il sentit une angoisse s'insinuer en lui. Comme si tout cela n'était pas normal. Comme si tout compte fait il n'avait pas sa place ici. Comme si tout compte fait sa place était totalement ailleurs. Mais il n'aurait pas su dire où ni quoi faire pour le découvrir. "

    Il a commencé un travail important sur-lui-même avec le psychologue de la prison, pour gérer ses pulsions. En organisant rigoureusement ses journées, il compte bien y parvenir mais la présence d'une jeune fille dans les parages ne va pas l'aider à se tenir ses bonnes résolutions Et vont même les mettre à rude épreuve. Il compte sur une tanche blessée, qu'il a pêché pour l'aider. La tanche est aussi appelée " Poisson médecin", on lui confère des pouvoirs de guérison spectaculaire.

    " - Tu es venue m'aider...(...) Tu vas m'aider ? "

    Il mise tout sur la tanche. Ils vont se sauver mutuellement, enfin peut-être ?

    "Comment les fantasmes les plus épouvantables qui s'étaient lentement insinués dans son esprit étaient devenus réalité."

    Pas simple de s'attaquer à un sujet pareil et de réussir à captiver le lecteur. C'est pourtant ce qu'a réussi Inge Schilperoord avec ce premier roman. Étant psychologue judiciaire, elle a dû en rencontrer des tordus de ce genre et c'est sûrement ce qui rends ce roman puissant et authentique. Un sujet abject et difficile, tellement inconcevable! Alors en faire une histoire aussi troublante et bien menée ça mérite qu'on s'y intéresse. Ce n'est pas réjouissant mais étrangement profond. Un premier roman qui ne peut pas passer inaperçu même si ce sujet est on ne peut plus dérangeant. Un récit sombre paré d'une belle écriture, et même si j'avoue avoir eu peur de m'aventurer dans cette histoire, je reconnais le talent de l'auteure qui a réussi à rendre celle ci supportable et même plaisante à lire.

    Une belle découverte, un récit aussi choquant que bouleversant. Une auteure à suivre absolument.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Dans La tanche, Inge Schilperoord dresse le portrait de Jonathan tout juste sorti de prison, faute de preuve, qui rentre vivre dans la maison de sa mère.

    Celui ci doit organiser ses journées méthodiquement, s'occuper l'esprit afin de ne pas laisser resurgir ses vieux démons. Tout ne va pas...
    Voir plus

    Dans La tanche, Inge Schilperoord dresse le portrait de Jonathan tout juste sorti de prison, faute de preuve, qui rentre vivre dans la maison de sa mère.

    Celui ci doit organiser ses journées méthodiquement, s'occuper l'esprit afin de ne pas laisser resurgir ses vieux démons. Tout ne va pas être facile car à côté de chez eux vivent une petite fille et sa mère, or Jonathan doit lutter contre ses pulsions pédophiles ...


    Depuis que ma fille est née, ma plus grande terreur est qu'un de ces monstres croise son chemin, c'est donc avec beaucoup d'appréhension que j'ai démarré ma lecture.

    Et effectivement, cela a été dur, dur de ne pas abandonner ce livre dans un coin et de l'oublier. J'ai eu la nausée en lisant certains passages très crus, et du coup eu beaucoup de mal à pouvoir apprécier le style de l'auteur. Le fond a malheureusement prit le dessus sur la forme.

    J'ai tout de même trouvé intéressant le parallèle avec la tanche, appelée aussi poisson-médecin, censée guérir de tout.

    La fin quant à elle, même si elle est tragique, est pour le moins surprenante et inattendue.

    Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains !



    Avis de la page 100:

    Dans La tanche, Inge Schilperoord parle de Jonathan, toute juste sorti de prison faute de preuve et qui retourne vivre chez sa mère. Celui ci doit organiser ses journées méthodiquement, s'occuper l'esprit afin de ne pas laisser resurgir ses démons. Tout ne va pas se faire facilement car à côté de chez eux vivent une petite fille et sa mère, or Jonathan doit lutter contre ses pulsions pédophiles ...

    A ce stade de ma lecture, on assiste à une mise en place d'une routine journalière par Jonathan afin d'avoir des repères et de ne pas replonger.
    En parallèle, la petite fille a fait son entrée dans le récit et petit à petit Jonathan perd pied.
    J'avoue tourner chaque nouvelle page avec de plus en plus d’appréhension ...

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
Voir tous les avis

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions

Récemment sur lecteurs.com