La suture

Couverture du livre « La suture » de Sophie Daull aux éditions Philippe Rey
  • Date de parution :
  • Editeur : Philippe Rey
  • EAN : 9782848765372
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Alors qu'elle vient de perdre Camille, sa fille de seize ans, Sophie Daull se penche sur le passé de sa mère, Nicole, une femme mystérieuse, disparue elle aussi, il y a trente ans. Munie de maigres indices - quelques lettres et photos tenant dans une boîte à chaussures -, elle entreprend de... Voir plus

Alors qu'elle vient de perdre Camille, sa fille de seize ans, Sophie Daull se penche sur le passé de sa mère, Nicole, une femme mystérieuse, disparue elle aussi, il y a trente ans. Munie de maigres indices - quelques lettres et photos tenant dans une boîte à chaussures -, elle entreprend de déchiffrer les lieux et paysages où Nicole a vécu, les visages qu'elle a connus, et tente de reconstituer ainsi une existence troublante.

À larges aiguillées joyeuses, poétiques ou bancales, l'auteure va coudre passé et présent, fiction et réalité, grand-mère et petite-fille, dans ce roman en forme d'enquête généalogique, qui vagabonde dans la France de l'après-guerre jusqu'aux années 80.

Se dessine ainsi la figure de Nicole, dont la frêle beauté et la timidité intriguent, porteuse d'une énigme qu'elle semble elle-même ignorer, chahutée depuis l'enfance par les rudesses d'une vie sans ménagement. Nicole, que le lecteur débusquera avec émotion derrière ses larges lunettes et la fumée de ses Gitanes...

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  • Dans ce nouveau roman, Sophie Daull mène une véritable enquête pour reconstituer l'enfance, la jeunesse, puis la vie de jeune adulte de sa mère. Elle va retricoter le fil générationnel entre sa mère et Camille, son envolée, et c'est tout simplement magnifique. Elle coud une « fable » familiale...
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    Dans ce nouveau roman, Sophie Daull mène une véritable enquête pour reconstituer l'enfance, la jeunesse, puis la vie de jeune adulte de sa mère. Elle va retricoter le fil générationnel entre sa mère et Camille, son envolée, et c'est tout simplement magnifique. Elle coud une « fable » familiale avec un fil qui relie les pages entre elles et les générations entre elles. Bien sur on ressent la douleur, une douleur sourde qui se cache derrière les mots si beaux de Sophie Daull, c'est poignant.

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  • Sophie Daull recompose le passé de sa mère disparue depuis 30 ans afin de recoudre une histoire familiale déchirée par la mort de sa fille, Camille. De Nicole elle ne possède que des souvenirs épars et une boîte à chaussures contenant des lettres et photos sans indications. Ces indices...
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    Sophie Daull recompose le passé de sa mère disparue depuis 30 ans afin de recoudre une histoire familiale déchirée par la mort de sa fille, Camille. De Nicole elle ne possède que des souvenirs épars et une boîte à chaussures contenant des lettres et photos sans indications. Ces indices scrupuleusement observés jusqu'à en extraire l'histoire possible, conduisent la narratrice à rebours de la biographie ajourée de sa mère. De Coulommiers à Belfort, elle part à la rencontre d'une jeune femme dont le silence semble être la couleur préférée. Comme une couturière, elle assemble les pièces d'une existence en y faufilant de la fiction là où manquent les certitudes et l'étoffe du roman se bâtit sous nos yeux, tissée d'humour, de chagrins, de regrets, de poésie, sur la trame de l'amour maternel. De ce tissu biographique et romanesque, elle réchauffe ses envolées. Elle les réunit dans une même histoire, elles qui ne se sont pas connues, et suture les blessures restées béantes.

    L'écriture de Sophie Daull ondule sous les vagues du chagrin inconsolable, se plie face au gouffre des absences définitives, mais ne rompt jamais le fil de la vie et de la joie. Car le pathos est tenu à distance dans ce récit débordant d'émotion, de sensibilité mais aussi d'élan vital. La justesse de ce ton, qui tient un équilibre saisissant entre les vacillations de la tristesse et la fermeté du cheminement, suscite une empathie dénuée de tout sentiment d'apitoiement, comme une belle et généreuse intimité. Comme si la suture surfilait mes propres effilochages en même temps que ceux de la narratrice, de Camille et de Nicole. Rares sont les romans qui provoquent de telles vibrations.

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  • J'avais beaucoup aimé "Camille mon envolée" et j'avais envie de retrouver les mots, le styles et la désinvolture parfois surprenante de cette auteure.

    Et bien j'ai été bien déçue, ce roman, cette quête pour reconstruire l'histoire de la vie de sa mère est beaucoup plus grave, du peu de...
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    J'avais beaucoup aimé "Camille mon envolée" et j'avais envie de retrouver les mots, le styles et la désinvolture parfois surprenante de cette auteure.

    Et bien j'ai été bien déçue, ce roman, cette quête pour reconstruire l'histoire de la vie de sa mère est beaucoup plus grave, du peu de traces que Sophie Daull a trouvée, elle n'a pas su créée une mère attachante. Le mystère qui plane au dessus du personnage de Nicole est impénétrable et nous garde à distance. Même si je comprends son cheminement je n'ai pas su m'intéresse pleinement à cette quête.

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/01/la-suture-de-sophie-daull.html

    Suite au décès de sa fille Camille dont elle nous livrait le récit dans son magnifique et bouleversant premier roman Camille, mon envolée Sophie Daull a ressenti le besoin de revenir sur le passé méconnu de sa...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/01/la-suture-de-sophie-daull.html

    Suite au décès de sa fille Camille dont elle nous livrait le récit dans son magnifique et bouleversant premier roman Camille, mon envolée Sophie Daull a ressenti le besoin de revenir sur le passé méconnu de sa propre mère Nicole assassinée trente ans plus tôt.

    Elle souhaite faire le lien entre elles, coudre une suture entre elles. La découverte d'une boite à chaussures remplie de souvenirs et de photos sera le déclencheur de cette belle démarche. Ce livre est donc une enquête autobiographique.

    Nicole est morte à 45 ans et n'a donc pas connu Camille. Elle a toujours refuser de parler de son passé, Sophie Daull et sa soeur n'ont aucun élément sur sa vie avant sa rencontre avec leur père.

    Sophie Daull va partir sur les traces de sa famille maternelle, consulter les registres de la mairie sur les traces de l'enfance de sa mère chez ses grands parents, son périple va la mèner de Coulommiers à Contrexeville et Belfort. Elle va découvrir une partie du passé de Nicole qui aura eu un destin bien tragique mais de nombreux points vont rester mystérieux notamment ceux concernant son grand père Fernand.
    A certains moments elle s'observe dans sa quête de réunir ses deux mortes et, prise de découragements, ressent le caractère vain de sa démarche.

    Sophie Daull annonce clairement qu'à défaut de trouver certains éléments du passé de sa mère, elle les invente et comble le récit en imaginant certaines scènes quand la réalité lui fait défaut.

    Ce récit qui est une fiction-reconstruction m'a nettement moins plu que Camille, mon envolée. Certes l'histoire est ici moins poignante mais j'ai surtout été déçue par l'écriture de Sophie Daull que j'ai trouvée assez ordinaire. Son premier roman avait pour moi révélé de réels dons d'écrivain, Sophie Daull y avait certainement mis toutes "ses tripes".
    Par contre ce qui m'a plus touchée c'est d'apercevoir Camille, présente tout au long de ce récit, Sophie Daull exprimant sa douleur avec énormément de pudeur.

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  • Après son roman, Camille mon envolée, S Daull remonte son arbre généalogique pour retrouver l'histoire de sa maman, sa grand mère. On la suit dans son parcours dans plusieurs villes de France mais elle n'a que peu d'indices.
    L'auteure coud ensemble le passé, le présent, la fiction et la...
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    Après son roman, Camille mon envolée, S Daull remonte son arbre généalogique pour retrouver l'histoire de sa maman, sa grand mère. On la suit dans son parcours dans plusieurs villes de France mais elle n'a que peu d'indices.
    L'auteure coud ensemble le passé, le présent, la fiction et la réalité.
    J'ai trouvé cela un peu fouillis, on s'y perd dans tous ces personnages .Sentiment mitigé suite à la lecture de ce roman, car malgré la belle écriture, j'ai été perdue dans tous ces personnages.

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  • Lechoixdeslibraires.com

    Sophie Daull a bouleversé les lecteurs en racontant comment elle a perdu Camille sa fille de 16 ans. Un écrivain est né. Aujourd'hui la romancière se penche sur le passé de sa mère. Au regard de l'inspiration, le temps perd ses repères. Les écrivains nous sont indispensables car ils font de la...
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    Sophie Daull a bouleversé les lecteurs en racontant comment elle a perdu Camille sa fille de 16 ans. Un écrivain est né. Aujourd'hui la romancière se penche sur le passé de sa mère. Au regard de l'inspiration, le temps perd ses repères. Les écrivains nous sont indispensables car ils font de la vie un souffle rédempteur. Quelle joie de guetter la sortie d'un roman signé par une auteure qui nous est chère. Ce sont des rendez-vous magnifiques et irremplaçables. Sophie Daull se penche sur le passé de sa mère, Nicole, une femme mystérieuse, disparue elle aussi, il y a trente ans. Munie de maigres indices - quelques lettres et photos tenant dans une boîte à chaussures -, elle entreprend de déchiffrer les lieux et paysages où Nicole a vécu, les visages qu'elle a connus, et tente de reconstituer ainsi une existence troublante. A larges aiguillées joyeuses, poétiques ou bancales, l'auteure va coudre passé et présent, fiction et réalité, grand-mère et petite-fille, dans ce roman en forme d'enquête généalogique, qui vagabonde dans la France de l'après-guerre jusqu'aux années 80. Se dessine ainsi la figure de Nicole, dont la frêle beauté et la timidité intriguent, porteuse d'une énigme qu'elle semble elle-même ignorer, chahutée depuis l'enfance par les rudesses d'une vie sans ménagement. Nicole, que le lecteur débusquera avec émotion derrière ses larges lunettes et la fumée de ses Gitanes... "Plus j'avance dans la recomposition de son existence, plus je me figure ma mère comme la Petite Sirène, qui a troqué sa voix contre des jambes. Quel en fut le salaire ? Quel est le prix du reniement ? Passer sous silence toute une enfance, toute une jeunesse, c'est s'acheter des habits neufs, les voler peut-être, et s'en vêtir comme d'un déguisement. Je crois que mon père a rencontré une femme déguisée.» Nous les lecteurs de Sophie Daull n'avons point besoin de nous déguiser pour nous reconnaître parmi la foule. Un simple signe de ralliement suffira : tenir dans la main «Suture», roman qui rappelle que nos vies de libraire sont belles et intenses.

  • #ExploLecteurs - Avis complet :

    Avec une écriture douce, poétique et porteuse d'une profonde mélancolie, Sophie Daull nous livre un roman "thérapie", une sorte de pèlerinage que le lecteur doit être prêt à faire et à recevoir. C'est une histoire remplie d'absences irréversibles et de...
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    #ExploLecteurs - Avis complet :

    Avec une écriture douce, poétique et porteuse d'une profonde mélancolie, Sophie Daull nous livre un roman "thérapie", une sorte de pèlerinage que le lecteur doit être prêt à faire et à recevoir. C'est une histoire remplie d'absences irréversibles et de tristesse... On sent la nécessité de l'auteure à nous raconter ce chemin généalogique.

    Il y a Camille, la fille chérie, tant aimée et trop tôt disparue, et avant, bien avant il y avait eu Nicole, la mère de la narratrice, elle aussi partie quand la romancière avait 19 ans. Et au centre nous retrouvons Sophie Daull, l'auteure de ce roman qui retrace tel un voyage la jeunesse et la vie de sa mère avec quelques indices dans une vieille boîte et surtout avec beaucoup d'imagination.

    Ici vous êtes dans du Zola et loin de Gala : la vie de Nicole manque de joie et de gaieté, on ressent le besoin de la romancière à lier les destins des deux disparues par les mots, par la force du récit. L'histoire est parsemée d'escales dans des petites villes de France que l'auteure visite en même temps qu'elle en imagine le passé. On se balade donc à Belfort ou le Blanc dans les années d'après-guerre et l'on y croise des hommes un peu palots et pas vraiment charismatiques.

    Il faut être prêt à accompagner ce périple spirituel, il faut aimer voir son cœur de lecteur battre à l'unisson de celui de la narratrice, il faut aimer le dur et le triste. C'est un roman à la hauteur du premier qui ne décevra pas et ne pourra qu'émouvoir. J'attends de voir si Sophie Daull saura pour son prochain livre s'extraire de cette ambiance.

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    Chronique de la page 100 #ExploLecteurs :

    Avec une écriture douce, poétique et porteuse d'une profonde mélancolie, Sophie Daull nous livre un roman "thérapie", une sorte de pèlerinage que le lecteur doit être prêt à faire et à recevoir. C'est une histoire remplie d'absences irréversibles et de tristesse... On sent la nécessité de l'auteure à nous raconter ce chemin généalogique.

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  • « La mort de ma mère, je la vois comme un entraînement à celle de Camille ».

    Sophie Daull, après nous avoir tant émus avec son premier roman « Camille, mon envolée », nous entraîne cette fois sur les chemins de France, à la recherche de sa propre histoire, dans une pérégrination...
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    « La mort de ma mère, je la vois comme un entraînement à celle de Camille ».

    Sophie Daull, après nous avoir tant émus avec son premier roman « Camille, mon envolée », nous entraîne cette fois sur les chemins de France, à la recherche de sa propre histoire, dans une pérégrination généalogique qui a pour point de départ une boîte à chaussures.

    « Je commence quand ma mère était dans le ventre de sa mère ».

    De Seine et Marne jusqu’en Franche Comté, Sophie Daull carde, file et tisse, de main de maître, l’écheveau du destin de Nicole, cette femme dont elle ignore presque tout.

    Nicole, sa mère, disparue tragiquement en 1985…
    Née d’un adultère, confiée aux mauvais soins de sa demi-sœur , elle s’emploiera à garder mystérieux ses pans de vie.

    Rencontre après rencontre, au gré des images pieuses, des photographies, des maigres indices dont elle dispose, colmatant le silence par les mots, Sophie Daull brode quand elle ne sait pas … Et le fait avec ses mots superbes, une infinie pudeur, au son de ce « Cou-cou » qui émaille régulièrement le récit , un peu comme la pendule des Vieux de Brel.

    Faisant régulièrement le lien entre Nicole et Camille, laquelle intervient régulièrement dans ce récit, l’auteure « sans ascendant, ni descendant », noue ainsi la trame intergénérationnelle entre ces deux femmes, toutes deux disparues jeunes, et qui ne se sont pas connues.

    « J’écris cette scène et j’ai l’impression d’endormir Camille quand je lui inventais un conte de chevet pour la guider vers le sommeil, style la Mendiante et le Prince, ou l’Orpheline aux améthystes. Des histoires à dormir debout. »

    Ainsi va la vie de Nicole...

    Les fiançailles, la bague « preuve par l’huître », le mariage avec Francis, fils de « famille », la peur de ne pas être à la hauteur de ce milieu aux antipodes du sien, ceux pour qui Bach, Haendel, et Debussy sont autre chose que des noms de rues… Elle devient « madame ».

    Bientôt, « une autre preuve, vivante, arrondira son ventre. C’est moi qui vais germer dans l’hiver ».

    Les années filent, et le fil s'amenuise ...

    Ainsi va sa vie...

    La solitude, la tromperie, l'abandon, le naufrage, la déchéance, la lente descente aux enfers, la "coquille de noix vide".

    Sous la plume de l'auteure, toujours ce parallèle avec Camille, omniprésente dans la vie de cette grand-mère qu'elle n'a pas connue.

    J'écris ceci "Je suis devenue la mère de ma mère." Dans l'autre livre, celui en bleu pour Camille, j'écrivais, je suis devenue l'enfant de ma fille".

    Cendrillon, la Petite Sirène, Nicole n'est plus que l'ombre d'elle même, jusqu'à sa fin tragique. Sophie a alors 19 ans.

    "J'ai fait le lit des morts afin qu'ils nous engendrent".

    J'ai abordé ce roman avec le pressentiment d'un étrange moment. Ce fut le cas. Difficile de définir cette sensation. Difficile de ne pas être profondément touchée par la vie et la personnalité de cette femme, que nous découvrons, page après page, sous la plume toujours aussi merveilleuse de Sophie Daull.

    Jai beaucoup aimé ce parallèle entre ces deux femmes aux destins tragiques, Camille et sa grand-mère, toutes deux ôtées à celle qui, selon moi, les aimait le plus.

    Nécessaire exutoire à la douleur liée à la perte de sa fille, ce chemin généalogique emporte au delà de la simple "saga" familiale. Avec humour et brio, il est aussi le tableau d'une époque, d'un pays. Une photo de famille, en quelque sorte, avec bande-son. Voilà, on a l'impression d'être dans une salle de cinéma, face à un grand écran. Là est tout le talent de Sophie Daull.

    Le détail qui m'a immédiatement séduite ? L'épigraphe, signée.... Christian Bobin.

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  • Rendez-vous des 100 pages :
    Quel délice de retrouver Sophie Daull ! J'avais tellement hâte de la lire à nouveau bien que ses sujets soient délicats et sensibles...Dans ce livre, il est question de sa mère surtout mais sa fille Camille n'est jamais bien loin. J'aime son écriture toute en...
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    Rendez-vous des 100 pages :
    Quel délice de retrouver Sophie Daull ! J'avais tellement hâte de la lire à nouveau bien que ses sujets soient délicats et sensibles...Dans ce livre, il est question de sa mère surtout mais sa fille Camille n'est jamais bien loin. J'aime son écriture toute en finesse, toute en poésie et jamais larmoyante. Pourtant il y aurait de quoi parfois mais elle ne s'apitoie pas sur son sort elle cherche plutôt des explications. C'est un vrai bonheur d'ouvrir ce livre et de découvrir page après page les mots habilements choisis par l'auteur pour exprimer ses émotions !

    Mon avis global :

    On est prévenus, écrire un avis sur un livre qu'on a énormément aimé c'est compliqué !

    C'est la deuxième fois que ça m'arrive avec Sophie Daull, mais je suis obligée (sans aucun regret!) d'admettre que la magie opère magnifiquement bien.

    En entrant dans la vie de sa mère, Sophie Daull explore une partie intime de sa vie et nous livre des émotions différentes de celles de son premier livre, Camille, mon envolée. Je ne peux pas dire qu'il s'agit de sentiments plus légers mais l'ambiance est différente. J'ai ressenti ce besoin qu'à l'auteur d'avoir des explications, de faire des recherches, de se poser des questions sur un passé assez compliqué à reconstituer. Il reste des parts d'ombre qui auront du mal à s'éclaircir plus les années passent mais malgré tout Sophie Daull trouve un apaisement dans l'écriture de ce livre, c'est l'intuition que j'en ai !

    Le premier roman était très profond et certaines étapes du deuil n'étaient pas franchies. Ici, la situation est différente, on ressent tout de suite plus de calme et le voyage entrepris par Sophie Daull est plus posé.
    Ce qui est admirable dans son écriture, c'est que l'auteur allie avec sensibilité humour et sentiments plus délicats. Elle a été capable de m'emmener avec elle dans son périple. J'étais la passagère d'un voyage inattendu, un voyage fait de rencontres et d'histoires, une exploration en terre inconnue pour une famille que je ne connaissais pas du tout. J'ai la sensation en quittant le livre que je la connais un peu plus et j'attends une seule chose c'est la date et l'heure du prochain périple à ses côtés.
    C'est un livre beau et attachant car Sophie Daull est une femme comme j'aime beaucoup, forte et fragile !
    Capable d'émouvoir sans jamais tomber dans l'exagération ou l'envie qu'on pleure sur son sort, Sophie Daull écrit en premier lieu pour elle et c'est surement ainsi qu'elle nous en met plein les mirettes car on ne triche pas avec soi-même !
    Finalement son livre est un vrai bonheur littéraire, il est pur et beau !"

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  • A la page 100, je suis toujours emportée par ce roman (et ce depuis la première phrase). L’écriture simple, directe et efficace de Sophie Daull m’a directement emmenée auprès d’elle, dans son enquête sur les traces de sa mère, dans ce passé mystérieux. C’est une lecture emplie d’émotions que...
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    A la page 100, je suis toujours emportée par ce roman (et ce depuis la première phrase). L’écriture simple, directe et efficace de Sophie Daull m’a directement emmenée auprès d’elle, dans son enquête sur les traces de sa mère, dans ce passé mystérieux. C’est une lecture emplie d’émotions que j’apprécie énormément !

    Avis global :

    Dès le début de son roman, Sophie Daull nous fait part de son envie : enquêter sur le passé de sa mère, découvrir qui était cette femme. Elle se veut être, comme elle l’écrit, « couturière » et souhaite rassembler les éléments qu’elle connait et ceux que sa mère ne lui a jamais dévoilés (ceux qui précèdent sa naissance).

    Mais qui était réellement Nicole, cette femme mystérieuse sur son passé, cette femme silencieuse qui fumait beaucoup et qui avait une aversion pour la cuisine ?

    En partant du seul élément qu’elle dispose, c’est-à-dire d’une boîte à chaussure emplie d’objets quelconques (cartes postales, fiches de paie, enregistrements cassettes…), Sophie Daull commence son enquête, retourne dans le passé de sa mère, peu avant la seconde guerre mondiale, et parcourt les villages qui ont marqué son existence…

    C’est un réel travail d’investigation que fait l’auteure, elle le qualifie même de « pèlerinage ». En effet, on a la sensation tout au long de cette lecture que ce qu’elle fait apparait comme un devoir à ses yeux. Elle a cette envie, comme tout le monde, de savoir qui était réellement sa mère…

    A partir d’éléments qu’elle apprend, Sophie Daull nous retranscrit alors la vie de Nicole, mais est aussi obliger, parfois, d’émettre des spéculations (plus que plausibles) par manque de preuve.


    « La suture » est un condensé d’émotions. Que ce soit par le sujet abordé : revenir sur les traces du passé, qui plus est n’est pas son passé à elle mais celui de sa mère. Mais aussi par l’écriture, qui intensifie ce ressenti : chaque phrase, chaque association de mots est utilisée à merveille !

    De plus, cette enquête fait remonter des souvenirs à la surface : des on-dit, des éléments de son enfance, mais aussi des moments passés avec sa fille Camille aujourd’hui décédée.


    Je n’ai pas eu l’impression de lire un roman à proprement parler mais d’écouter attentivement la voix de Sophie Daull (que je n’ai pourtant jamais entendue) me conter cette histoire, tellement les phrases s’enchaînent doucement et nous emmènent là où le veut l’auteure : dans cette enquête personnelle.

    L’écriture est donc simple sans fioriture et franche (ce qui lui permet de faire preuve de dérision). En somme, la plume de Sophie Daull est d’une grande efficacité : douce et émotive (sans tomber dans le larmoyant).

    C’est un réel voyage dans la généalogie, un vrai travail de « couturière » !

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