La supplication

Couverture du livre « La supplication » de Svetlana Alexievitch aux éditions J'ai Lu
  • Date de parution :
  • Editeur : J'ai Lu
  • EAN : 9782290343609
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

«Des bribes de conversations me reviennent en mémoire... Quelqu'un
m'exhorte :
- Vous ne devez pas oublier que ce n'est plus votre mari, l'homme aimé
qui se trouve devant vous, mais un objet radioactif avec un fort coefficient
de contamination. Vous n'êtes pas suicidaire. Prenez-vous... Voir plus

«Des bribes de conversations me reviennent en mémoire... Quelqu'un
m'exhorte :
- Vous ne devez pas oublier que ce n'est plus votre mari, l'homme aimé
qui se trouve devant vous, mais un objet radioactif avec un fort coefficient
de contamination. Vous n'êtes pas suicidaire. Prenez-vous en
main !»
Tchernobyl. Ce mot évoque dorénavant une catastrophe écologique
majeure. Mais que savons-nous du drame humain, quotidien, qui a
suivi l'explosion de la centrale oe
Svetlana Alexievitch nous fait entrevoir un monde bouleversant :
celui des survivants, à qui elle cède la parole. Des témoignages qui
nous font découvrir un univers terrifiant. L'événement prend alors
une tout autre dimension.
Pour la première fois, écoutons les voix suppliciées de Tchernobyl.

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  • La supplication a été pour moi une vraie révélation. C’est un livre choc dans lequel Svetlana Alexiévitch restitue les entretiens qu’elle a eu durant 3 ans avec des personnes liées à la catastrophe de Tchernobyl (paysans, scientifiques, liquidateurs, gradés…) et montre ainsi l’impact de la...
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    La supplication a été pour moi une vraie révélation. C’est un livre choc dans lequel Svetlana Alexiévitch restitue les entretiens qu’elle a eu durant 3 ans avec des personnes liées à la catastrophe de Tchernobyl (paysans, scientifiques, liquidateurs, gradés…) et montre ainsi l’impact de la catastrophe sur leur vie. Dans un de ses autres livres, l’auteure nous décrivait ainsi sa méthode : « … saisir le moment que je guette toujours dans le conversations, publiques ou privées, celui où la vie, la vie toute simple, se transforme en littérature ». Et quelle littérature ! Pour vous donner envie de lire ce livre, voici pêle-mêle quelques extraits du livre :

    « J’y suis allé… Nous sommes retournés chez nous. J’ai enlevé tous les vêtements que je portais et les ai jetés dans le vide-ordures. Mais j’ai donné mon calot à mon fils. Il me l’a tellement demandé. Il le portait continuellement. Deux ans plus tard, on a établi qu’il souffrait d’une tumeur au cerveau… Vous pouvez deviner la suite vous-même. Je ne veux plus en parler »

    « Les routes de campagne La poussière. Je comprenais déjà que ce n’était pas de la poussière toute simple (…). Au bout d’une semaine, nous avions les ganglions lymphatiques enflammés. Nous économisions la pellicule en attendant Sliounkov, le premier secrétaire du Comité central de Biélorussie. Personne ne nous avait dit à l’avance à quel endroit il allait apparaître, mais nous l’avions facilement deviné : un chemin de terre que nous avions emprunté la veille, soulevant des tourbillons de poussière, était en travaux le lendemain : on le couvrait d’une triple couche de bitume ! Tout était clair : voilà donc le chemin de la haute direction ! J’ai pu filmer nos dignitaires lorsqu’ils sont arrivés. Ils prenaient bien soin de ne pas marcher en dehors de l’asphalte, même d’un seul centimètre »

    « J’ai vu un homme dont on enterrait la maison devant ses yeux… On enterrait des maisons, des puits, des arbres… On enterrait la terre… On la découpait, on en enroulait des couches… Je vous ai prévenue… Rien d’héroïque »

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  • Je connaissais l’âme russe grâce aux romans de Tolsoï et Dostoïevski, je découvre l’homo sovieticus. Un homme ou une femme soumise au Partie, attendant les ordres, faisant confiance à l’appareil d’Etat. Après la catastrophe, aucune instance n’a revu le Plan Quinquennal, donc les agriculteurs...
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    Je connaissais l’âme russe grâce aux romans de Tolsoï et Dostoïevski, je découvre l’homo sovieticus. Un homme ou une femme soumise au Partie, attendant les ordres, faisant confiance à l’appareil d’Etat. Après la catastrophe, aucune instance n’a revu le Plan Quinquennal, donc les agriculteurs continuent de labourer et d’ensemencer pour maintenir la productivité.

    Une supplication qui s’articule entre monologues et chants du choeur pour nous faire découvrir l’envers du discours officiel.

    L’image que je retiendrai :

    Contre le nucléaire, rien ne vaut une bonne pelle pour retourner la terre et de la vodka contre les rayons.

    Quelques citations :

    « Je t’aime mais je ne te donnerai pas mon fils. Je ne le donnerai à personne. Ni à Tchernobyl, ni à la Tchétchénie… A personne ! » Elle est déjà habitée par cette peur. » (p.143)

    « Parce qu’ils croyaient. C’était la foi de vivre dans une société belle et juste. La foi que l’homme, chez nous, était la valeur suprême.Pour beaucoup de gens, l’effondrement de cette foi s’est soldé par des infarctus et des suicides. » (p.165)

    http://alexmotamots.wordpress.com/2015/11/30/la-supplication-svetlana-alexievitch

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  • Un écrit terrifiant sur les hommes qui sont intervenus juste après l'explosion à Tchernobyl et qui allaient vers une mort certaine dans des souffrances épouvantables...et autour d'eux leurs proches ....

    Un écrit terrifiant sur les hommes qui sont intervenus juste après l'explosion à Tchernobyl et qui allaient vers une mort certaine dans des souffrances épouvantables...et autour d'eux leurs proches ....

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  • Le livre qui a fait pleurer Michel Polac durant une émission de radio.
    Pour moi un très grand livre témoignage sur la pire des catastrophes au monde (la catastrophe nucléaire) qui est autant un témoignage sur l'homme soviétique que sur l'humain confronté à l'indicible.
    A lire absolument.

    Le livre qui a fait pleurer Michel Polac durant une émission de radio.
    Pour moi un très grand livre témoignage sur la pire des catastrophes au monde (la catastrophe nucléaire) qui est autant un témoignage sur l'homme soviétique que sur l'humain confronté à l'indicible.
    A lire absolument.

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