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La soustraction des possibles

Couverture du livre « La soustraction des possibles » de Joseph Incardona aux éditions Finitude
  • Date de parution :
  • Editeur : Finitude
  • EAN : 9782363391223
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

À Genève, en 1989, Svetlana, une ambitieuse cadre bancaire, rencontre Aldo, un prof de tennis vaguement gigolo. Ils s'aiment mais veulent plus, plus d'argent, plus de pouvoir, plus de reconnaissance. Alors qu'ils préparent minutieusement le casse qui devrait changer leur vie, ils n'imaginent pas... Voir plus

À Genève, en 1989, Svetlana, une ambitieuse cadre bancaire, rencontre Aldo, un prof de tennis vaguement gigolo. Ils s'aiment mais veulent plus, plus d'argent, plus de pouvoir, plus de reconnaissance. Alors qu'ils préparent minutieusement le casse qui devrait changer leur vie, ils n'imaginent pas être les marionnettes de plus gros, plus malins, plus féroces qu'eux. On ne joue pas impunément avec l'argent des puissants. Et pour les requins de la finance internationale, l'amour n'est pas une valeur refuge. Aldo et Svetlana n'avaient aucune chance.
Joseph Incardona signe ici son livre le plus ambitieux. Vaste comédie humaine tout à la fois roman noir et grand roman d'amour. Une prouesse.

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Articles (1)

Avis (19)

  • Joseph Incardona livre ici une fresque haletante, résolument contemporaine et engagée avec une liberté de ton tout à fait intéressante.

    Le lecteur est invité à suivre Aldo, un professeur de tennis mais aussi un gigolo qui a soif d’argent et d’ascension sociale. Il va mettre le doigt dans un...
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    Joseph Incardona livre ici une fresque haletante, résolument contemporaine et engagée avec une liberté de ton tout à fait intéressante.

    Le lecteur est invité à suivre Aldo, un professeur de tennis mais aussi un gigolo qui a soif d’argent et d’ascension sociale. Il va mettre le doigt dans un engrenage qui va le conduire à rencontrer son alter ego féminin, Svetlana. Cette envie de s’élever dans la société coûte que coûte va petit à petit les détruire.

    Ce roman, c’est d’abord une critique acerbe de certains milieux comme la banque ou bien les ultra-riches, des milieux où l’argent est roi et surtout synonyme de pouvoir. Des actes immoraux jusqu’à la grande criminalité, l’auteur montre les répercussions pouvant découler de cette course à l’argent et au pouvoir.

    Le rythme est parfait et ne laisse aucun répit au lecteur. La narration est soignée avec un style qui semble bien caractéristique de l’auteur à base de digressions savamment dosées et venant systématiquement se raccrocher parfaitement à la trame principale. Le lecteur est baladé de droite à gauche sans temps mort et assiste impuissant à la chute qui au fur et à mesure du roman devient inexorable. La violence, l’argent, le sexe sont présents à quasiment chaque page sans pour autant tomber dans quelques choses de trop indigeste, de trop grossier. L’auteur fait montre d’une belle maîtrise et d’un équilibre quasiment parfait dans son récit.

    C’est donc un roman tout à fait intéressant, particulièrement prenant et à l’écriture agréable et moderne. Derrière tout ça, on discerne une vraie critique de la société par l’auteur qui a écrit ce roman avec une liberté de ton très appréciable. Je n’ai pas vu le temps passer tant ce récit et ces parcours croisés aux trajectoires différentes mais ayant pour autant le même objectif est intéressant à suivre. Une vraie découverte !

    Ma note : 4,5/5

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  • [ MONEY MONEY MONEY]

    Il y a:
    La fortune.
    Mais ce n'est pas une histoire d'argent.
    Le crime.
    Mais ce n'est pas une histoire de truands.
    Le châtiment.
    Mais ce n'est pas une histoire de bourreau.
    L'amitié.
    Mais ce n'est pas une histoire de copains.
    L'érotisme.
    Mais ce n'est pas une...
    Voir plus

    [ MONEY MONEY MONEY]

    Il y a:
    La fortune.
    Mais ce n'est pas une histoire d'argent.
    Le crime.
    Mais ce n'est pas une histoire de truands.
    Le châtiment.
    Mais ce n'est pas une histoire de bourreau.
    L'amitié.
    Mais ce n'est pas une histoire de copains.
    L'érotisme.
    Mais ce n'est pas une histoire de désir.
    La ruse.
    Mais ce n'est pas une histoire de trahison.
    La vanité.
    Mais ce n'est pas une histoire d'ambition.
    Alors, quoi ?
    Rien.
    Ceci est une histoire d'amour.
    La mienne.

    Je ne vois pas ce que je pourrais rajouter à ce prologue qui donne le ton, qui dit tout sans rien dévoiler et qui immédiatement te pousse à tourner la page.
    Joseph Incardona nous offre une plongée haletante dans le monde de la finance, du capitalisme et des truands à la fin des années 80. Un monde de puissants, de très riches, un monde dans lequel un prof de tennis, gigolo a ses heures perdues, et une jeune financière vont tenter de faire leur place.

    Un exemple de roman noir, un exemple de roman tout simplement. Les forces sont nombreuses: absence de temps mort, environnement méconnu, galerie de personnages fascinants... mais surtout une narration très originale qui accroche instantanément.

    Ce livre m'attirait de façon irrationnelle (sans connaître le sujet, sans connaître l'auteur) et mon instinct ne m'a pas trompé. Je suis tombée totalement sous le charme de l'écriture de Joseph Incardona.
    Cette vision impitoyable des arcanes de l'argent, des faiblesses humaines et de ses perversions est une grande réussite - ma meilleure lecture de janvier.

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  • C’est un peu « le bûcher des vanités » dans sa version francophone. New York devient Genève mais l’argent est y toujours ce roi sans partage. L’époque, les années 90 et la fin de l’empire soviétique, hystérise les comportements, excite les appétits, avilit les instincts. Joseph Incardona sait...
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    C’est un peu « le bûcher des vanités » dans sa version francophone. New York devient Genève mais l’argent est y toujours ce roi sans partage. L’époque, les années 90 et la fin de l’empire soviétique, hystérise les comportements, excite les appétits, avilit les instincts. Joseph Incardona sait planter un décor, introduire un personnage, provoquer une tension. En quelques lignes, on agrippe les fils des marionnettes, d’autant qu’il s’amuse à nous expliquer comment il les manipule. Ce dialogue avec le lecteur pourrait s’avérer déroutant. Il est savoureux. Mais tout n’est pas parfait. Les ficelles sont un peu grosses, parfois. Je ne suis pas friande des formules telles que « nous en étions là quand… », « sauf que... », « oui mais voilà… », ça donne l’impression diffuse que l’écrivain se fatigue à raconter.
    J’ai aimé la première partie du livre, quand les vanités s’installent. Incardona fait un portrait au vitriol de ce monde de la finance où seuls les carnassiers prospèrent, où le crime n’est jamais loin du profit. Avec un peu de tendresse et beaucoup de cruauté, il dépeint la riche ménopausée, la jeune ambitieuse, le gigolo frustré ou le banquier cynique. Son tableau est d’un réalisme stupéfiant.
    J’ai été moins convaincue par la deuxième partie du livre, quand les vanités des protagonistes s’entrechoquent, quand le dénouement approche et que la testostérone de l’auteur finit par gâter son style et faire douter de la finesse qui semblait le caractériser jusque-là. En 2019, on ne devrait plus lire qu’un homme pénètre une femme sans préliminaire tellement elle mouille. On dirait du Gérard De Villiers. « La Soustraction des possibles » est un roman haletant, truffé de scènes d’anthologie, mené tambour battant. Un livre parfait pour l’été.
    Bilan :

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