La servante écarlate

Couverture du livre « La servante écarlate » de Margaret Atwood aux éditions Robert Laffont
Résumé:

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc... Voir plus

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s'est vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n'est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n'a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d'oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

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Avis (47)

  • Captivant et terrifiant, ce bestseller incontournable n'a cessé de me faire osciller entre malaise et avidité. On plonge avec effroi dans un monde occidental uchronique et glacial dans lequel les femmes sont rangées par "castes" : Epouses, Marthas (domestiques) ou servante écarlate (destinée à...
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    Captivant et terrifiant, ce bestseller incontournable n'a cessé de me faire osciller entre malaise et avidité. On plonge avec effroi dans un monde occidental uchronique et glacial dans lequel les femmes sont rangées par "castes" : Epouses, Marthas (domestiques) ou servante écarlate (destinée à porter les enfants des personnalités importantes) à l'image de notre héroïne Defred. Souvent qualifié de "dystopie féministe", il n'en reste pas moins que l'intrigue et l'univers dans lequel évolue la protagoniste ne fait pas vraiment la part belle aux hommes, eux aussi parfois relégué au rand de sous-hommes. Cela en fait finalement un roman beaucoup plus profond et construit qu'il n'y parait.
    La fin de l'intrigue m'a surprise contre toute attente, tant je ne m'attendais pas à ce que Atwood laisse entrevoir une lueur d'espoir à un roman aussi sombre.
    En bref, ce livre mérite son succès.

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  • Souvent à contre courant de ce qui se lit, j'ai décidé d'écouter les autres et de me plonger dans La servante écarlate.

    Je pense, en toute objectivité (ou presque) qu'il est un incontournable de la littérature. Margaret Atwood a une écriture poétique et légère qui nous transporte dans un...
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    Souvent à contre courant de ce qui se lit, j'ai décidé d'écouter les autres et de me plonger dans La servante écarlate.

    Je pense, en toute objectivité (ou presque) qu'il est un incontournable de la littérature. Margaret Atwood a une écriture poétique et légère qui nous transporte dans un monde complètement différent du notre. Un monde où les bébés sont précieux, où les femmes enceintes sont enviées, où les servantes sont des utérus sur pattes. le terme est un peu cru mais il est tel que je l'ai ressenti. Dans ce monde, pas de place pour les émotions comme l'amour, l'amitié ou le désir. Il faut absolument faire des bébés et la méthode est bien loin de la notre actuelle. Elle propose également un style assez réaliste sans pour autant entrer dans les descriptions interminables De Balzac et Flaubert. On se sent vraiment dans la république de Gilead, théocratie militaire.

    On décrit souvent le roman de "dystopie féministe", un qualificatif que ni l'écrivaine ni moi n'apprécions. Car, si tel était le cas, Margaret Atwood n'aurait pas présenté une société capitaliste où finalement la hiérarchie est avant tout sociale et non genrée. En haut de l'échelle nous retrouvons un couple (homme-femme) qui engagent des servantes comme incubateur de foetus. Ni plus, ni moins. Et croyez moi, toutes les techniques (même illégales) sont bonnes pour y arriver.
    Une véritable dystopie féministe mettrait davantage en avant la femme et ne l'asservirait pas en tant que mère porteuse.

    Enfin, au-delà de ce qui est dit ou non, au-delà de l'histoire et même du style de l'auteur, je souhaite faire part d'un avis complètement subjectif et personnel.

    Féministe (sans aller dans l'extrême, je suis pour l'égalité des sexes, pas pour la supériorité féminine) et littéraire, j'ai pris un réel plaisir à découvrir ce roman tant par son écriture que par son thème. Je pense qu'il retrace des idées profondes de ce que peut advenir le Monde si rien ne change, si rien n'évolue. Je pense qu'un monde sans amour, sans désirs et sans liberté ne vaut pas d'être vécu. Et je pense que le roman dévoile bien cette idée.

    Pour finir : un véritable coup de coeur que je conseille pour les amoureux de la littérature, pour les féministes, pour les lecteurs de 1984 et de Fahrenheit 451 et enfin pour tous les curieux voulant s'évader dans un monde qui reste (pour le moment) loin du notre.

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  • Margaret Atwood le dit dans sa postface. Elle a été très influencée par les romans d’anticipation d’Orwell, de Bradbury et d’Huxley. Elle n’aurait pas renié Barjavel si l’auteur français avait la popularité et les traductions qu’il mérite.
    La servante écarlate est le récit d’une dystopie tout à...
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    Margaret Atwood le dit dans sa postface. Elle a été très influencée par les romans d’anticipation d’Orwell, de Bradbury et d’Huxley. Elle n’aurait pas renié Barjavel si l’auteur français avait la popularité et les traductions qu’il mérite.
    La servante écarlate est le récit d’une dystopie tout à fait plausible, d’une dictature fabriquée avec des reliquats d’ancien testament et une bonne dose de totalitarisme à tendance patriarcale.
    Atwood est une grande écrivaine parce qu’elle réussit en quelques pages à vous faire rentrer dans son monde. Vous n’en sortirez plus. Très vite, tout devient plausible, effrayant. Son imagination fertile donne aux scènes les plus fortes une crédibilité remarquable, comme cette description des condamnés pendus sur les murs de la ville, un sac sur la tête : « Ces têtes sont des têtes de bonhommes de neige, d’où les yeux en charbon, le nez en carottes seraient tombés. Les têtes fondent. Mais sur l’un des sacs, il y a du sang qui suinte à travers le tissu blanc, là où devait se trouver la bouche. Cela forme une autre bouche, petite et rouge, comme les bouches peintes au gros pinceau par les enfants de la maternelle ».
    Le système politique et social qu’elle invente tient la route aussi hypothétique soit-il. La condition de la femme – un des thèmes favoris d’Atwood – est centrale. On suit avec intérêt et appréhension les agissements de cette servante écarlate, condamnée à enfanter pour assurer sa survie. Dès lors, l’acte sexuel prend une toute autre dimension qu’Atwood explique avec logique et sang-froid : « Ma jupe est retroussée jusqu’à la taille, mais pas plus haut. Plus bas, le commandant baise. Ce qu’il baise, c’est la partie inférieure de mon corps. Je ne dis pas faire l’amour parce que ce n’est pas ce qu’il fait. Copuler ne serait pas approprié non plus parce que cela impliquerait deux personnes et il n’y en a qu’une qui est en jeu. Violer ne convient pas non plus : il ne se passe rien ici à quoi je ne me sois engagée ».
    C’est ce qui force l’admiration, cette faculté à décrire si finement la psychologie de personnages évoluant dans un environnement régi par des mois que nous ignorons.
    La fin du livre est géniale, avec cette conférence d’un professeur, quelques siècles plus tard, analysant de son bon sens le récit de la servante.

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  • Découverte à fac avec Eating fire : Selected Poems, j'ai par la suite complètement délaissé Margaret Atwood. J'ai renoué avec elle en trouvant La Voleuse d'hommes dans les rayons d'Oxfam. C'est donc en toute confiance que j'ai collé mon nez dans les pages de La Servante écarlate, ses 500 pages...
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    Découverte à fac avec Eating fire : Selected Poems, j'ai par la suite complètement délaissé Margaret Atwood. J'ai renoué avec elle en trouvant La Voleuse d'hommes dans les rayons d'Oxfam. C'est donc en toute confiance que j'ai collé mon nez dans les pages de La Servante écarlate, ses 500 pages et sa postface.

    L'histoire prend place dans un futur proche, la République de Gilead. Une énorme partie de la population est stérile. La société a été réorganisée, de sorte que chacun a un rôle précis à tenir. En haut, il y a les Commandants, avec leurs Epouses. Il y a les Marthas, qui servent dans les maisons des Commandants. Il y a des travailleurs et leurs Econofemmes. Il y a des Gardiens, des Anges qui combattent au front, des Yeux qui sont des espions... et des Servantes, femmes en capacité de procréer, assignées à chaque maisonnée de Commandants pour donner un enfant aux Epouses. A chaque fonction correspond une tenue. Les Servantes sont vêtues de longs vêtements rouges et arborent une coiffe qui leur cache le visage lorsqu'elles sortent.

    Cette société connaît la ségrégation des couleurs, des religions et des sexes. Tout contrevenant est exécuté. C'est le cas notamment des médecins qui ont par le passé procédé à des avortements. Un seul mot d'ordre : parvenir à procréer un enfant viable.

    Defred nous narre cette société, faisant le parallèle entre son passé, avec la montée du totalitarisme et son internement dans un Centre rouge, et son présent, Servante d'un Commandant dont elle a pris le nom (Defred = de Fred). Elle décrit les Cérémonies, qui tout bonnement impliquent un rapport sexuel entre le Commandant et la Servante en présence de l'Epouse. Elle décrit son rythme de vie, le compare à sa vie de famille d'avant, et partage ses réflexions sur la place de la femme entre les deux périodes.

    Quel choc en lisant ce roman ! En effet, les constants retours à la période qui précède cette société ségrégative ne sont pas sans faire écho à notre propre société, mais aussi à notre système de pensée.
    Tout amateur de dystopie se doit de passer par cette lecture.

    L'écriture du roman est simple et précise. J'ai particulièrement apprécié la technique de narration, couronnée par une vingtaine de pages de "Notes historiques".

    En bref, foncez !

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  • Attention coup de cœur! Publié en 1985, le roman d'anticipation de Margaret Atwood n'a rien perdu de son mordant ni de sa valeur actuelle. Imaginez les États-Unis devenu la République de Gilead suite à des guerres inter-religieuses, ultra catholique, société totalitaire où les femmes sont...
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    Attention coup de cœur! Publié en 1985, le roman d'anticipation de Margaret Atwood n'a rien perdu de son mordant ni de sa valeur actuelle. Imaginez les États-Unis devenu la République de Gilead suite à des guerres inter-religieuses, ultra catholique, société totalitaire où les femmes sont réduites à ce qu'elles savent faire le mieux: servir leur foyer. Imaginez encore que la population féminine soit divisée en castes: les épouses de Commandants, hommes de pouvoir, en bleu; les Marthas, leur femmes à tout faire en vert et enfin les Servantes en rouge. Le rôle des Servantes? Procréer. Car après avoir abuser des produits chimiques, l'homme à mis en danger sa ressource la plus indispensable: la fertilité. Les Servantes sont reléguées au rang de mère porteuse où le corps, le désir et la sexualité n'existe plus. C'est ce quotidien que Defred nous raconte jusqu'au jour où...
    L'auteur livre ici un journal de bord d'une femme prisonnière de sa condition et qui se remémore avec nostalgie le temps où la liberté était commune. Effrayant, c'est une prise de conscience de la fragilité du monde mais surtout une chance de profiter d'une liberté dont nous n'avons plus conscience et qui est régulièrement mis en danger. Dans la lignée de 1984 ou Fahrenheit 451, bien qu'il traite de politique, il aborde surtout l'empiétement de la religion sur la démocratie et l'emprise du corps, que ce soit celui de la femme ou de l'homme. A lire !!!

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  • Ce roman d'anticipation se déroule dans des Etats-Unis (pardon, la république de Giléad !) soumis à un pouvoir autoritaire et fanatique. Suite à la pollution de l'environnement, l'infertilité devient un problème majeur. Certaines femmes sont choisies pour devenir des « Servantes », c'est-à-dire...
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    Ce roman d'anticipation se déroule dans des Etats-Unis (pardon, la république de Giléad !) soumis à un pouvoir autoritaire et fanatique. Suite à la pollution de l'environnement, l'infertilité devient un problème majeur. Certaines femmes sont choisies pour devenir des « Servantes », c'est-à-dire des mères porteuses. La narratrice, Defred, est l'une de ses femmes destinées uniquement à la reproduction, et encore plus étroitement surveillées que le reste de la population... Elle livre ici son quotidien oppressant, ses souvenirs de sa vie d'avant (d'avant Giléad), ses tentatives de résistance...

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  • Excellent ouvrage de science fiction.

    Excellent ouvrage de science fiction.

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