La saison des feux

Couverture du livre « La saison des feux » de Celeste Ng aux éditions Sonatine
  • Date de parution :
  • Editeur : Sonatine
  • EAN : 9782355846502
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l'image de l'existence parfaitement réglée d'Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et... Voir plus

À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l'image de l'existence parfaitement réglée d'Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s'installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d'abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l'entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.

Après Tout ce qu'on ne s'est jamais dit (Sonatine Éditions, 2016), Celeste Ng confirme avec ce deuxième roman son talent exceptionnel. Rarement le feu qui couve sous la surface policée des riches banlieues américaines aura été montré avec tant d'acuité. Cette comédie de moeurs, qui n'est pas sans rappeler l'univers de Laura Kasischke, se lit comme un thriller. Avec cette galerie de portraits de femmes plus poignants les uns que les autres, c'est aussi l'occasion pour l'auteur d'un constat d'une justesse étonnante sur les rapports sociaux et familiaux aujourd'hui.

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  • Dans La saison des feux, critique sociale intelligente, Celeste Ng explore avec finesse l'hypocrisie qui fait la cohésion factice d'une société, et sa fragilité face à des éléments perturbateurs. Mais si elle dénonce une société rigide, sûre d'elle-même et intransigeante, elle le fait sans...
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    Dans La saison des feux, critique sociale intelligente, Celeste Ng explore avec finesse l'hypocrisie qui fait la cohésion factice d'une société, et sa fragilité face à des éléments perturbateurs. Mais si elle dénonce une société rigide, sûre d'elle-même et intransigeante, elle le fait sans fustiger les choix des individus qui sont par essence aussi subjectifs que souverains.

    De la même manière, dans ce récit bien construit et vertigineux, Celeste Ng aborde les secrets de famille, les relations mères-filles, la maternité, le racisme et l'adoption, en se mettant du point de vue de ses personnages — des femmes pour la plupart — ce qui évite l'écueil de la généralisation. Ainsi, elle analyse le désir et la difficulté d'être mère, d'être fille, d'être femme, sans jugement mais en mettant en garde contre le conformisme qui serait le plus mauvais choix.

    Dans un monde parfaitement ordonné, dans une ville où tout le monde s'entend bien et obéit aux règles, Mia et Pearl, en ayant le courage d'être elles-mêmes, ont ouvert une porte qui ne peut être refermée — la porte de la liberté.

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  • Céleste Ng m'avait agréablement surpris avec son premier roman tout en finesse « Tout ce qu'on ne s'est jamais dit », son second roman est un vrai coup de cœur tant la qualité de l'écriture rejoint la qualité de l'intrigue.

    Dès les premières pages, nous connaissons au moins une partie de la...
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    Céleste Ng m'avait agréablement surpris avec son premier roman tout en finesse « Tout ce qu'on ne s'est jamais dit », son second roman est un vrai coup de cœur tant la qualité de l'écriture rejoint la qualité de l'intrigue.

    Dès les premières pages, nous connaissons au moins une partie de la tragédie qui va s'abattre sur ce quartier résidentiel de Cleveland, l'incendie d'une maison, mais tout l'intérêt du récit c'est de savoir comment on en est arrivé là. La maison appartient à Elena et Bill Richardson, un couple blanc riche qui incarne le succès à la fin des années 90. Ils y vivent avec leurs quatre adolescents dont Izzy la benjamine une enfant sauvage, indomptable, et désespérée qui dénote dans ce quartier où tout le monde s'entend bien et obéit aux règles, où tout paraît beau et parfait de l'extérieur, alors que le feu couve à l'intérieur.
    Mais l'arrivée de Mia, une artiste énigmatique, avec sa fille Pearl, va bouleverser la tranquillité et attiser les braises jusqu'à provoquer l'embrasement dans ces familles si parfaites. « Toute sa vie, elle avait appris que la passion, comme le feu, était une chose dangereuse. Elle devenait si facilement incontrôlable. »

    J'ai apprécié tout le talent de Céleste Ng d'impliquer tous ses personnages dans le récit, d'imbriquer leurs vies, leurs secrets, chacun allume des petits feux partout. Célest Ng va revenir sur le passé de chacun pour apporter les réponses au drame qui se joue. L'auteur sait explorer la société américaine et sa moralité qui prétend que le respect des règles peut éviter un désastre. Un roman sur la classe, la famille, la race, « Peut-être qu'à la naissance on devrait tous être confiés à une famille d'une autre race. Peut-être que ça résoudrait le problème du racisme une bonne fois pour toutes ? »

    Une réflexion sur la maternité à travers trois portraits saisissants de femmes. L'une a été mère porteuse et a refusé au dernier moment de donner son bébé. La seconde a abandonné son enfant et fait tout pour le récupérer, la troisième prend la décision douloureuse d'avorter. « On en revenait encore et encore à la question suivante : qu'est-ce qui faisait de quelqu'un une mère ? Était-ce la biologie seule, ou était-ce l'amour ? »

    Un roman noir captivant porté par une écriture vivante qui nous fait entrer dans le coeur des familles de ce quartier bien trop paisible

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  • Ce deuxième roman de Celeste Ng raconte une histoire de familles.

    Il y a la famille classique, respectable, qui mène une vie ordonnée, suit les règles historiques léguées par les grands-parents ; il y a la famille bohème, qui va de ville en ville au gré de l’inspiration …

    Les adultes de la...
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    Ce deuxième roman de Celeste Ng raconte une histoire de familles.

    Il y a la famille classique, respectable, qui mène une vie ordonnée, suit les règles historiques léguées par les grands-parents ; il y a la famille bohème, qui va de ville en ville au gré de l’inspiration …

    Les adultes de la famille classique ont des métiers qu’ils exercent dans des bureaux, journaliste, avocat, celle de la famille bohème est artiste.

    La famille respectable a des possessions qu’elle expose : voitures, meubles, pelouse manucurée ; les possessions de la famille bohème n’ont rien de superflu et contiennent toutes dans l’habitacle et le coffre d’une vieille Golf VW.

    La famille classique se compose d’un papa, d’une maman et de nombreux enfants élevés selon les principes sacrés traditionnels ; la famille bohème comprend une maman, Mia, et une fille, Pearl.

    Jusque-là, elles ne sont jamais restées assez longtemps dans un lieu pour que Pearl y passe une année scolaire et se fasse des amis …

    Tout change lorsqu’elles arrivent à Shaker Heights, banlieue cossue de Cleveland où l’arrivée de Mia et Pearl sèmera involontairement le désordre dans la famille Richardson … et vice-versa lorsqu’Elena mènera l’enquête sur le passé de Mia.

    Un roman passionnant sur les apparences, le choix de vie, la maternité, les relations entre ados …

    Celeste Ng qui m’avait déjà envoûtée avec "Tout ce qu’on ne s’est jamais dit", sait écrire sur les relations familiales ; elle gratte juste où il faut, à l’endroit où le vernis s’écaille, où la peinture n’est pas sèche pour dévoiler ce qu’on préférerait laisser dans l’ombre …

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  • bienvenue à Shaker Heights, banlieue lisse et propre de Cleveland, peuplée de familles aisées et sans histoire.
    Du moins jusqu'à L'arrivée de Mia et de sa fille Pearl.

    Mia est une artiste, et la photographie est sa passion. Elle a beaucoup bougé, d'un état à l'autre, au gré de ses...
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    bienvenue à Shaker Heights, banlieue lisse et propre de Cleveland, peuplée de familles aisées et sans histoire.
    Du moins jusqu'à L'arrivée de Mia et de sa fille Pearl.

    Mia est une artiste, et la photographie est sa passion. Elle a beaucoup bougé, d'un état à l'autre, au gré de ses inspirations. Et elle a entraîné avec elle Pearl.
    Quand elle décide qu'il est temps de se poser et de ne plus partir, Pearl est une adolescente, bien contente mais malgré tout inquiète des liens qu'elle pourrait tisser enfin.

    L'apparente sérénité de Shaker Heights va alors peu à peu se déliter, car des secrets vont resurgir, des actes dissimulés vont créer des tensions, des soupçons, donner lieu à des mensonges et à des actes désespérés.

    Céleste Ng, mets en avant plusieurs portraits de femmes, au sein d'une communauté dont la tranquillité sera secouée par le non-conformisme. Des femmes qui vont se révéler au fur et à mesure que l'histoire évolue. A la fois touchantes, énervantes, égoïstes, fragiles ou fortes. Des femmes qui vont emprunter des chemins parfois parsemés de douleurs, de craintes, de désillusions. Mais aussi des femmes qui vont s'épanouir, s'ouvrir, se trouver.

    Un livre fort, qui nous donne à voir les dessus d'une société pas si lisse et neutre, profond d'humanité, et à l'écriture parfois acerbe . Un excellent moment de lecture.

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  • La saison des feux est vraiment un très bon roman dont les tenants et les aboutissants restent très longtemps tenus secrets, dévoilés délicatement par petites touches à mesure que se dessinent des personnages subtils, réalistes et fascinants. Le tout enrobé dans une narration délicieusement...
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    La saison des feux est vraiment un très bon roman dont les tenants et les aboutissants restent très longtemps tenus secrets, dévoilés délicatement par petites touches à mesure que se dessinent des personnages subtils, réalistes et fascinants. Le tout enrobé dans une narration délicieusement esthétique qui m’a conquise...........................................
    https://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/celeste-ng-la-saison-des-feux

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  • Les Richardson paraissent bien sous tous rapports et ils sont l’image même de la famille idyllique. Elena, son mari et leurs quatre enfants vivent dans une banlieue chic et paisible à Shaker Heights. Une ville où chaque chose est régie par des normes bien précises, où tout semble lisse et...
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    Les Richardson paraissent bien sous tous rapports et ils sont l’image même de la famille idyllique. Elena, son mari et leurs quatre enfants vivent dans une banlieue chic et paisible à Shaker Heights. Une ville où chaque chose est régie par des normes bien précises, où tout semble lisse et parfait.

    Le récit s’ouvre sur un drame car la maison des Richardson a pris feu. Izzy, l’une des filles, serait la responsable de cet incendie. Mais comment cette famille en apparence parfaite en est-elle arrivée là?

    C’est par le biais d’un bond dans le passé que nous aurons la réponse à notre question. Nous faisons ainsi la connaissance de Mia, une mère célibataire artiste, et de sa fille adolescente Pearl, qui posent leurs valises à Shaker Heights après des années d’itinérance. Cette dernière va peu à peu tisser des liens étroits avec les enfants Richardson.

    Au fil des pages, le suspense monte, l’intrigue prend de l’épaisseur, les secrets de famille se dévoilent et le passé refait surface. Si ce roman s’apparente au thriller, le rythme est plutôt lent avec peu de rebondissements.

    L’atout majeur de ce livre, ce sont les personnages dépeints par l’auteure. Ils sont d’une grande richesse, finement travaillés et laissent la part belle aux femmes. Des protagonistes ambivalentes, complexes mises en avant grâce à une construction très efficace. Celeste Ng, de manière habile, fait ainsi évoluer notre perception des personnages au cours de notre lecture.

    Elle explore également de nombreux thèmes comme l’adoption, l’adolescence, ou l’avortement mais c’est principalement la relation mère/fille qui est abordée dans ce récit.

    Celeste Ng dresse avec subtilité une passionnante fresque des mœurs américaines en nous embarquant dans ce drame familial fascinant. Une lecture addictive et captivante.

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  • Le feu brule entre ces pages ! Il consume le lecteur, comme il consume les personnages…

    Des personnages vivants dans une autre sphère, qui pensent avoir tous les droits mais surtout toutes les réponses… Il suffit d’un grain de sable pour que tout parte en fumée, à l’image de ces non-dits et...
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    Le feu brule entre ces pages ! Il consume le lecteur, comme il consume les personnages…

    Des personnages vivants dans une autre sphère, qui pensent avoir tous les droits mais surtout toutes les réponses… Il suffit d’un grain de sable pour que tout parte en fumée, à l’image de ces non-dits et des secrets qui jalonnent le récit.

    Une intrigue que l’auteur construit sur des bases que l’on pourrait penser branlantes, mais tout est étudié, millimétré pour que le récit soit d’une rare qualité. La plume, raconte détaille, décortique avec minutie, pour terminer sa course folle avec une psychologie des personnages qui enflamme le lecteur.

    Chacun sera touché par la grâce… La grâce ou la révélation de leur identité propre… Ils vont passer d’êtres lisses, insipides pour prendre de l’épaisseur et trouver leur identité. Une identité qui sera gravée en eux… Mais leur sera peut-être salvatrice un jour… Sans qu’eux même ne sachent réellement d’où leur vient ce goût amer… Une amertume qui devient palpable au fil du récit et qui prend tout son sens… Mais les regrets sont-ils salvateurs ? Les regrets corrigent-ils la trajectoire que l’on peut prendre ?

    Parfois oui ! Parfois les regrets, nous font prendre conscience de nos erreurs et nous tentons de corriger le futur. Mais certaines personnes, ne sont pas prêtes à assumer leurs erreurs et leurs regrets les consumeront. Jamais ce feu ne s’éteindra…

    La saison des feux est non seulement physique et réelle avec cette maison qui se consume littéralement… Mais c’est surtout un feu, que chaque être de cette intrigue va effleurer. Chacun aura sa part de doute, sa part de remise en cause… Mais parfois le feu laisse des cicatrices indélébiles qui marquent au fer rouge, et celles qui font le plus souffrir ne sont pas les plus apparentes.

    J’ai plongé dans cette histoire qui m’a prise dans ses filets, pour me recracher en deux jours, sonnée, meurtrie au même titre que ces personnages que l’auteur malmène, mais qu’elle va faire évoluer, grandir et cela d’une manière lente, douce, emplie de rage. Chacun sortira différent, le lecteur aussi… Un lien ténu mais invisible se créé, non pas avec des révélations qui laissent sur le carreau, mais par cette trame, ce tissage solide que les êtres arrivent à créer…

    Avec sa plume, l’auteur dissèque l’existence lisse d’une certaine frange de la population américaine, en livrant une vraie étude sociétale mais surtout livre un thriller d’une rare densité.

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/05/la-saison-des-feux-de-celeste-ng.html

    Le roman commence par une scène où une femme en chemise de nuit se tient devant sa maison en flammes, son mari et ses enfants sont sains et saufs mais manque à l'appel leur dernière fille Izzy qui est...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/05/la-saison-des-feux-de-celeste-ng.html

    Le roman commence par une scène où une femme en chemise de nuit se tient devant sa maison en flammes, son mari et ses enfants sont sains et saufs mais manque à l'appel leur dernière fille Izzy qui est soupçonnée d'avoir provoqué l'incendie. L'auteure commence son récit par le drame qui frappe cette famille, elle va ensuite nous raconter comment on en est arrivé là...

    Nous sommes en 1998 à Cleveland dans l'Ohio, dans le quartier de Shaker Heights, banlieue parfaite qui abrite une communauté où tout est planifié, une belle ville ordonnée où tout le monde s'entend bien et obéit aux règles "où tout devait paraître beau et parfait de l’extérieur, qu'importe le désordre à l’intérieur". Elena Richardson, mère de quatre adolescents, vit dans ce quartier où sa famille réside depuis trois générations. Elena est le symbole de la mère en quête de perfection pour qui tout doit être sous contrôle, elle a une maison qu'elle loue à Mia Warren, une artiste photographe bohème qui a jusqu'à présent toujours mené une vie itinérante sans attaches avec sa fille Pearl. Vivant pour son art et survivant grâce à de petits boulots, Mia a déménagé à chaque fois qu'elle avait besoin de nouvelles idées pour ses créations artistiques mais Pearl, devenue adolescente, est ravie de se poser un peu et est rapidement fascinée par la famille Richardson. Elle se lie d'amitié avec leurs enfants dont elle envie l'aisance tandis qu'Izzy, la dernière des filles Richardson, sauvage et rebelle, mouton noir dans sa famille, se rapproche de Mia, intéressée par ses créations photographiques.

    Mais Elena, aidée par son métier de journaliste, entreprend un jour d'enquêter sur Mia, une femme à la personnalité et à la vie totalement opposées à la sienne, une femme dont le passé semble avoir quelques zones d'ombre...

    J'avais été enthousiasmée par le premier roman de Céleste Ng, Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, l'auteure confirme ici son talent en nous offrant un roman parfaitement maîtrisé. Un décor bien planté, une mise en place habile des personnages, des psychologies bien fouillées, une histoire parfaitement ficelée et crédible, une écriture fluide font de ce roman un texte complètement addictif.
    Comme dans son premier roman, Céleste Ng explore finement la période de l'adolescence et les relations familiales. Dans une société des apparences où le poids des convenances est extrême, elle aborde la question de la maternité, du désir d'enfant, des choix qui s'imposent dans une vie... Est-il mieux pour un enfant de vivre auprès d'une mère naturelle pauvre et seule ou auprès d'une mère adoptive très aisée qui vit en couple stable? La question se complexifie encore plus quand la question de la race et de la culture s'immisce... Qu'est-ce qu'une bonne mère? Qu'est-ce qui fait de quelqu'un une mère? La biologie seule ou l'amour? L'auteure questionne sans aucun jugement de nombreuses questions fondamentales en brossant le portrait de plusieurs femmes, des filles, des mères, des femmes aisées et des femmes pauvres, les rares hommes restent à la périphérie du récit. Un thriller psychologique que je trouve très réussi.

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  • Tout d'abord je remercie Sonatine Editions et Babelio.com de m'avoir envoyé ce roman.
    J'ai eu beaucoup de mal a le lire, je crois que je ne suis pas la cible de ce type de roman, et pourtant je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé car en y repensant j'ai pleins de bonnes choses qui me...
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    Tout d'abord je remercie Sonatine Editions et Babelio.com de m'avoir envoyé ce roman.
    J'ai eu beaucoup de mal a le lire, je crois que je ne suis pas la cible de ce type de roman, et pourtant je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé car en y repensant j'ai pleins de bonnes choses qui me reviennent.
    Le point négatif c'est le rythme, des chapitres trop longs et un manque d'action, une histoire lente qui prend son temps à démarrer.
    Mais les points positifs sont les personnages et la morale de l'histoire.
    Le roman commence par la fin et ensuite on repart environ un an plus tôt pour expliquer comment on en est arrivé la.
    L'histoire se passe dans un quartier américain, le type de quartier avec des maisons clonées alignées au millimètre prêt, les pelouses parfaitement tondu, des poubelles invisibles... Un quartier en apparence parfait avec des familles parfaites mais ou derrière ces apparences il y a les secrets de familles, les jalousies et surtout les ragots et jugements les uns sur les autres. C'est un peu "wisteria lane" en faite, la rue des "desperate housewives". c'est dans cet univers la que les personnages évoluent.
    On part avec beaucoup de clichés mais ils vont êtres malmenés par l'auteure.
    Dans la saison des feux on a surtout une série de portraits de femmes car les hommes sont présents mais l'auteure en parle très peu.
    il y a des personnages très intéressants, très différents les uns des autres. J'ai beaucoup aimé celui de Mia, l'artiste photographe qui aime voyager sans arrêt avec sa fille dans les bagages et mon coup de cœur c'est Izzy, une ado anticonformiste dans une famille très conformiste, elle n'y trouve pas sa place.
    D'ailleurs, je ne sais pas si c'est un hasard ou non mais dans cette famille il y a deux ados, Lexie et Izzie qui ont pas mal de point commun avec leurs homonymes de Grey's anatomy.
    Si J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire au final j'en garderai un bon souvenir.

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  • Quand le voile des apparences ne peut être déchiré, il faut parfois y mettre le feu ... ce magnifique roman s'ouvre ainsi sur l'incendie ( volontaire - on apprend très vite l'identité de la pyromane ) d'une maison de la banlieue huppée de Cleveland, début des années 1990. Dès le deuxième...
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    Quand le voile des apparences ne peut être déchiré, il faut parfois y mettre le feu ... ce magnifique roman s'ouvre ainsi sur l'incendie ( volontaire - on apprend très vite l'identité de la pyromane ) d'une maison de la banlieue huppée de Cleveland, début des années 1990. Dès le deuxième chapitre, l'auteur nous plonge dans les mois qui ont précédé cet incident.
    De fait, l'intrigue prend rapidement l'allure d'un thriller, on est avide de découvrir le fil des événements. Cette aura mystérieuse qui nimbe chaque personnage, le/ les drames qui couvent, le soin apporté aux personnages féminins m'ont évoqué les romans de Laura Kasischke que j'affectionne tant.
    Que de beaux portraits de femmes ! Cela fait longtemps que je n'en avais pas rencontré de si riches et puissants :
    - Mme Richardson, toute imprégnée de sa classe sociale favorisée, élevée pour suivre les règles, les ayant scrupuleusement suivi selon un plan pragmatiquement mis en oeuvre ( lycée, université, petit ami, mariage, emploi, emprunt immobilier, enfants )
    - Izzie, le coeur d'une radicale mais l'expérience d'une adolescente de 14 ans née dans une banlieue chic
    - Mia, l'artiste bohème, décalée dans ce quartier puisqu'elle se fiche du regard des autres, ce qui la rend d'autant plus dangereuse aux yeux des autres
    - Pearl, sa fille, irrésistiblement attirée par cet autre monde qu'elle découvre après une vie nomade
    Sur un sujet somme toute assez banal, dynamiter la trompeuse apparence qui règne dans des suburbs où tout le monde cache des secrets savamment enfouis, Céleste Ng dresse un portrait d'une rare acuité sur les relations familiales sur fond de lutte des classes. Elle prend le temps de poser le décor puis de déployer son intrigue avec finesse, complexité et évidence.
    Bref, coup de coeur !

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