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La sacrifiée du Vercors

Couverture du livre « La sacrifiée du Vercors » de Francois Medeline aux éditions 10/18
  • Date de parution :
  • Editeur : 10/18
  • EAN : 9782264077981
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Le roman noir sur l'épuration.

Une robe bleu roi roulée sous des branchages. Plus loin, une jeune femme sauvagement tondue gît sous un arbre.
Dans cette forêt du Vercors, Marie Valette a été violée et assassinée. Elle avait 24 ans.
Ce 10 septembre 1944, Georges Duroy, commissaire de police... Voir plus

Le roman noir sur l'épuration.

Une robe bleu roi roulée sous des branchages. Plus loin, une jeune femme sauvagement tondue gît sous un arbre.
Dans cette forêt du Vercors, Marie Valette a été violée et assassinée. Elle avait 24 ans.
Ce 10 septembre 1944, Georges Duroy, commissaire de police près le délégué général à l'épuration, et Judith Ashton, jeune photographe de guerre américaine, se trouvent sur la scène de crime.
En cette journée caniculaire, tous deux s'interrogent. Qui a pu s'en prendre si violemment à la fille d'une famille de résistants ?
Jeunes héros sortis de l'ombre, coupable idéal et villageois endeuillés s'affrontent dans les cendres encore fumantes de la Libération. Car au sortir de cinq années de guerre, ce sont les silences et les règlements de comptes qui résonnent sur les flancs arides des montagnes.

Avec force et intensité, François Médéline interroge la complexité des hommes et de leurs combats.

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Articles (1)

Avis (8)

  • La Sacrifiée du Vercors, publié en mars 2021 par les éditions 10/18, est bien plus qu'un simple roman policier. C'est une fenêtre ouverte sur une des périodes les plus sombres de notre histoire: il a pour décor le maquis du Vercors qui, dès 1939, mit ses nombreuses infrastructures touristiques...
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    La Sacrifiée du Vercors, publié en mars 2021 par les éditions 10/18, est bien plus qu'un simple roman policier. C'est une fenêtre ouverte sur une des périodes les plus sombres de notre histoire: il a pour décor le maquis du Vercors qui, dès 1939, mit ses nombreuses infrastructures touristiques pour accueillir des réfugiés ainsi que des établissements scolaires privés, tels que le collège Turenne. Considéré comme une forteresse naturelle au vu de sa configuration géographique, il fut également une importante base pour la Résistance française. Roman noir, donc, fidèle aux écrits engagés de l'auteur qui nous pousse à réfléchir sur ce que les hommes sont capables de faire quand ils sont soumis à des conditions exceptionnelles telle que la guerre puis l'Occupation.
    Le style de François Médéline est sobre et abrupt, à l'image des tragiques et sanglants événements relatés. L'auteur déblaie le terrain à la machette, parfois au scalpel, afin de mettre en exergue l'horreur et l'incompréhension face à la barbarie des hommes: "Il coupe le contact, sort et claque la portière. Judith examine les FFI par la vitre ouverte. Ils sont cinq. A un kilomètre, elle les reconnaîtrait: la dégaine et les tenues. Elle les remettrait même à l'odeur. Ce sont les hommes de la traque, le groupe du barrage sud de Saint-Julien." (Page 139)..."La petite église rectangulaire et son toit en zinc sont debout, et Le Café du Progrès aussi. Les Allemands se sont surtout concentrés sur Vassieux et La Chapelle. Après le combat, les légions de l'Est et les supplétifs français y ont tout incendié. A Vassieux, des volontaires du Diois sont depuis venus évacuer le charnier à ciel ouvert. Ca puait la viande morte. Ils ont même trouvé un bébé et sa mère dans une cave. Les salauds les avaient cramés au lance-flammes." (Page 18)

    Septembre 1944. Le Vercors, qui a essuyé les terribles représailles de la Wehrmacht deux mois plus tôt, réduisant à néant des villages et leurs habitants, tuant 639 combattants, est le théâtre d'un meurtre sanglant. Marie Valette, violée puis assassinée après avoir été tondue, est retrouvée morte sous un arbre non loin du village de Saint-Julien en Vercors. La police est sur les dents. Georges Duroy, commissaire de police auprès du délégué général à l'épuration, est envoyé en mission afin de transférer la baronne Ehrlich, espionne au service des ennemis, avant que qui que ce soit ne s'avise de la rapatrier en Allemagne ou de la faire taire définitivement.
    Arrivé sur la scène du crime, il croise par hasard la route d'une jeune photographe américaine, Judith Ashton, jeune femme déterminée et courageuse. Après avoir examiné le corps et son environnement immédiat, quelque chose le chiffonne. Les détails ne collent pas avec l'identité de la morte. Judith et Georges s'interrogent. Qui a pu ainsi violenter et tuer la fille d'une famille de résistants notoires? Vengeance de la milice? Une sombre affaire de moeurs? Un crime crapuleux? L'acte désespéré d'un amoureux éconduit qui a voulu maquiller son forfait en règlement de compte?
    Dans l'atmosphère étouffante de cet été 44 dont les cruels rayons du soleil soulignent les détails sordides, un jeune réfugié italien semble le coupable tout trouvé. Jeunes héros soudainement sortis de l'ombre, villageois endeuillés, miliciens en quête d'absolution, policier et chefs résistants s'affrontent en un ballet orchestré par les rancœurs et les règlements de compte sur les ruines encore fumantes du maquis du Vercors. Silences accusateurs et vengeances personnelles s'inscrivent dans l'Histoire de la Libération et de la fin de la guerre.

    La sacrifiée du Vercors est le roman âpre sur l'épuration. Des mises en scène sobres, dans un style souvent télégraphique, quelques mots suffisant à faire ressentir l'atmosphère pesante, sombre parfois,  violente aussi, de cette histoire dans l'Histoire. Les scènes sont d'un réalisme confondant, parfois même dérangeant, notamment l'exécution de Simeone Fucilla par les FFI: les villageois, profondément bouleversés par l'incendie de leurs maisons et la mort de nombreux civils au cours de l'opération Aktion Bettina, deux mois plus tôt, sont devenus des bêtes sauvages, prêts à massacrer un innocent pour se venger. Leur bestiale cruauté suinte des mots par tous leurs pores.
    L'action se déroule au ralenti, accentuant l'atmosphère lourde qui pèse sur le maquis et englue les gens dans les soubresauts de la Libération du Vercors avec ses inévitables bavures et débordements: "Le véhicule sort bientôt du village. La 402 avale le faux plat. C'est une bonne voiture, trois rapports et aérodynamique à l'américaine. Duroy accélère. L'obstacle n'est pas dans son champ de vision. Il est après, dans la descente. Duroy jette son mégot dans le vent et il n'entend pas ces tonnes qui martèlent la route. C'est pourtant à moins de cent mètres." (Page 19).
    Comme le dit lui-même François Médéline, ce roman est aussi un hommage aux femmes tondues sur les places publiques, jetées en pâture à la vindicte populaire. Il pose la question cruciale en temps de guerre: à quel moment devient-on un héros? Quels actes justifient cette appellation? Car on oublie souvent que les hommes et les femmes qui se sont comportés de manière héroïque pendant la seconde guerre n'étaient en réalité qu'une poignée; et que souvent ils étaient très jeunes. Remettre les choses en perspective, peut-être pas, mais poser les bonnes questions, certainement. Un roman choc qui ne vous laissera pas indifférent...

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  • Un livre confus, à la narration hésitante, tentant des choses le temps de quelques lignes pour mieux y renoncer. Au point de prendre des sonorités anachroniques à de rares instants dans le choix des mots.
    Cela en arrive à être fatigant quand s'enchaînent une tournure de phrase non corrigée...
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    Un livre confus, à la narration hésitante, tentant des choses le temps de quelques lignes pour mieux y renoncer. Au point de prendre des sonorités anachroniques à de rares instants dans le choix des mots.
    Cela en arrive à être fatigant quand s'enchaînent une tournure de phrase non corrigée "J'ai du mal à comprendre qu'il le s'agisse (sic) aussi pour vous" (p 143) et une scène bien trop caricaturale dans sa description (pages suivantes).
    Le final, comme un aveu d'incomplétude du livre, dresse en réalité les souhaits, la feuille de route de François Médéline. Et l'accumulation des intentions le temps des 5 dernières pages semblent appuyer sur la sensation d'inachevé, d'incomplet de l'ensemble. Médéline semble avoir voulu livrer un récit à la façon d'un Didier Daeninckx ("Meurtres pour mémoire"). C'est du moins ce que vante l'éditeur en quatrième de couverture : "Le roman noir sur l'épuration". Pari raté

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  • Un roman qui débute avec la découverte du corps d'une jeune institutrice assassinée et tondue... L'enquête menée ensuite par l'inspecteur Duroy et une jeune photographe américaine permet de bien saisir l'atmosphère très particulière, pesante, de l'épuration.
    L'écriture de François Médeline est...
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    Un roman qui débute avec la découverte du corps d'une jeune institutrice assassinée et tondue... L'enquête menée ensuite par l'inspecteur Duroy et une jeune photographe américaine permet de bien saisir l'atmosphère très particulière, pesante, de l'épuration.
    L'écriture de François Médeline est assez âpre, directe, sans fioritures. Elle convient ainsi parfaitement pour rendre compte de cette période où reconnaissance, violence et suspicion se mêlent.
    J'aime beaucoup aimé ce texte mêlant roman policier et roman historique!

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  • La fin d’une guerre ne signifie pas, loin de là, un retour immédiat à des jours apaisés. Les règlements de compte, les erreurs de jugement qui entraînent des réajustements de dernière minute troublent ces périodes. Le commissaire Duroy, missionné dans le Vercors pour transférer une espionne,...
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    La fin d’une guerre ne signifie pas, loin de là, un retour immédiat à des jours apaisés. Les règlements de compte, les erreurs de jugement qui entraînent des réajustements de dernière minute troublent ces périodes. Le commissaire Duroy, missionné dans le Vercors pour transférer une espionne, s’attarde finalement sur le secteur : une femme a été violée, tondue et tuée, et un italien tatoué risque fort d’être désigné comme le coupable idéal, et subir les conséquences d’une épuration extra-judiciaire brutale et aveugle. Et ce d’autant plus que la vengeance ainsi assouvie est une aubaine pour protéger les vrais coupables.

    L’histoire est romancée, mais s’appuie sur des éléments autobiographiques, comme l’explique l’auteur en exergue.

    Le récit rend bien compte de l’ambiance trouble et malsaine de cette période. De l’occasion unique pour des invisibles de se retrouver dans la lumière en tant que héros auto-proclamés, aussi dangereux que dérisoires.

    Mené comme une enquête policière, le roman reste cependant un témoignage historique. Si la lumière est faite sur le crime rapporté, combien d’autres sont resté impunis?

    Intéressante lecture, belle écriture.

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  • Ce nouveau roman de François Médeline est un morceau d'Histoire qui nous transporte en cet fin d'été 1944 dans le Vercors .
    Depuis la fuite des allemands vers l'Est et de leur affidés français , laissant derrière eux un paysage de ruines , des morts et des familles décimées , la région est...
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    Ce nouveau roman de François Médeline est un morceau d'Histoire qui nous transporte en cet fin d'été 1944 dans le Vercors .
    Depuis la fuite des allemands vers l'Est et de leur affidés français , laissant derrière eux un paysage de ruines , des morts et des familles décimées , la région est gouvernée par les maquisards du FFI qui représente le gouvernement local . Mais avec le retour de De Gaulle sur le territoire français les choses sont en train de changer . Des commissaires de la République sont nommés pour reprendre les choses en main de manière officielle auprès des résistants de tout poil et de tout bord politique mais surtout pour instaurer l'autorité du Général sur le pays en grande partie libéré . Ils représentent le Gouvernement provisoire de la République et donc doivent veiller que la justice soit rendu sans épuration sauvage et incontrôlée .
    C'est précisément le rôle du commissaire Georges Duroy qui arrive dans le Vercors ce lundi 10 septembre 1944 . Il est venu récupérer une prisonnière des mains des FFI locaux mais sa mission ne va pas se passer tout à fait comme prévue .
    En effet le corps d'une jeune femme aux cheveux tondus est découverte à proximité .Qui l'a tué ? Pour les jeunes membres du FFI , Petit Louis et sa bande cela ne fait aucun doute : il s'agit d'un italien , un ancien détenu , Simeone Fusilla , le coupable . Marie Valette , institutrice à Grenoble était la promise de Petit Louis et il réclame vengeance …et sa sentence est la peine de mort .
    Duroy sait donc que le temps presse s'il ne veut pas retrouver l'italien pendu au bout d'une corde de chanvre , car pour lui , il ne peut y avoir de justice expéditive même pour des jeunes héros de la Résistance . Peut être pourra t -il compter sur une alliée inattendue : une journaliste américaine du magazine Life , Judith Ashton , qui quadrille le coin depuis quelques mois , armé de son appareil-photo et qui connait le coin comme sa poche comme les différents protagonistes de cette tragédie annoncée .

    Un roman qui tient particulièrement à coeur l'écrivain lyonnais - je n'en dis pas plus , vous comprendrez en lisant les notes à la fin du livre - . Un récit où toute l'action se déroule sur une journée comme un micro-événement dans cette guerre qui prend le chemin de la victoire pour les Alliés . Une journée qui passe au ralenti , où chaque geste , chaque impression , chaque détail semble figé à jamais pour chacun des protagonistes ayant partagé ces quelques heures dramatiques . Des heures qui préfigurent une nouvelle ère pour la France où les chefs d'hier laissent place aux représentants du Général de Gaulle , le rassembleur d'hier et d'aujourd'hui . Un évènement encore plus symbolique dans ce maquis du Vercors où les résistants ont payé un cher tribu comme les habitants de la région . Mais il peut y avoir des salauds chez les héros : la preuve avec ce récit sans états d'âmes . Une histoire d'hommes ,de fierté et d'orgueil où une femme , une étrangère , sauve l'honneur de la justice et de son représentant . Un huit-clos dramatique comme une petite trace dans l'Histoire de cette fin de guerre qui a vu la vengeance sous toutes ses formes entrer en action . Une soif qu'il fallait assouvir après toutes ses années de privation et d'humiliation , quel que soit le prix à payer et

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  • Il était temps pour moi de changer un peu d'air et de m'éloigner des familles dysfonctionnelles ou des couples bancals.
    J'ai donc pioché La sacrifiée du Vercors, attirée par le regard magnétique de cette jeune femme en couverture.

    1944, par un jour brûlant de septembre, un commissaire de...
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    Il était temps pour moi de changer un peu d'air et de m'éloigner des familles dysfonctionnelles ou des couples bancals.
    J'ai donc pioché La sacrifiée du Vercors, attirée par le regard magnétique de cette jeune femme en couverture.

    1944, par un jour brûlant de septembre, un commissaire de police et une jeune journaliste américaine se retrouvent à enquêter sur les meurtre et viol d'une jeune fille.

    La situation politique et la canicule combinées donnent une atmosphère explosive, les tensions sont à leur comble , les haines sont exacerbées...
    Les faits sont ramassés, se déroulant sur une seule et même journée.

    L'écriture de François Médeline, sèche et abrupte, à l'image de ce Vercors dans lequel se situe le roman, dessert parfaitement l'intrigue.
    Cette rugosité du style ne facilite pas la lecture mais donne une texture et une belle épaisseur aux personnages.

    Changement de cap réussi pour moi !

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  • 10 septembre 1944, Georges Duroy commissaire de police près le délégué général à l’épuration arrive dans un village du Vercors avec pour mission de récupérer une prisonnière détenue par les FFI (Les Forces françaises de l'intérieur, résultat de la fusion, au 1er février 1944, des principaux...
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    10 septembre 1944, Georges Duroy commissaire de police près le délégué général à l’épuration arrive dans un village du Vercors avec pour mission de récupérer une prisonnière détenue par les FFI (Les Forces françaises de l'intérieur, résultat de la fusion, au 1er février 1944, des principaux groupements militaires de la Résistance intérieure française qui s'étaient constitués dans la France occupée)
    Mais dès son arrivée, il apprend que l'on vient de trouver le corps sans vie de Marie Valette, institutrice à Grenoble issue d'une famille de résistants du village, qui a été tout d'abord tondue et violée. Judith Ashton, une jeune photographe de guerre américaine, se trouve déjà avec son Leica sur la scène de crime.
    L'auteur donne la parole tour à tour au commissaire Duroy puis à Judith la jeune photographe pour nous délivrer un récit linéaire assez captivant mais un peu dénué d'émotions. Le style est direct, simple, sans fioriture. Le roman rend bien compte des rivalités entre la police et les jeunes maquisards, les autochtones et les immigrés italiens de cette période trouble de la fin de la guerre. J'ai bien aimé la petite histoire au milieu de l'Histoire avec un grand H , la période bien décrite et la photo en première de couverture qui personnifie agréablement l'époque. Les personnages auraient mérité pour moi, d'être un peu plus approfondis et je suis un peu restée sur ma faim. Un bon livre tout de même.

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  • La Résistance dans le Vercors au cours de la seconde guerre mondiale est connue de tous les français.
    Dans ce court roman, l'auteur raconte l'assassinat d'une jeune fille retrouvée tondue dans les bois, comment est retrouvé le coupable et par qui , soit G.Duroy, commissaire de la République...
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    La Résistance dans le Vercors au cours de la seconde guerre mondiale est connue de tous les français.
    Dans ce court roman, l'auteur raconte l'assassinat d'une jeune fille retrouvée tondue dans les bois, comment est retrouvé le coupable et par qui , soit G.Duroy, commissaire de la République aidé en cela par une photographe américaine, J.Ashton.
    C'est une sorte de huis-clos : une journée, le texte est écrit au présent, histoire de donner plus de vigueur certes, mais l'écriture m'a déplue
    Sur le fond bien sur, c'est une petite histoire dans la grande Histoire où héros-salauds respirent le même air.

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