La rivière de l'oubli

  • Je remercie XO Editions pour ce nouveau partenariat en leur compagnie. J’espère que cela sera le premier d’une longue lignée car c’est une maison d’édition dont j’apprécie beaucoup le catalogue.

    Dans le genre « premier pas dans l’inconnu », on ne pouvait pas faire mieux. L’accroche pour présenter ce livre est « Cai Jun, le Stephen King chinois » et en effet, c’est surprenant car l’auteur balaie les traditions du polar. De ce dernier, j’ai été vite plongée dans le fantastique, genre que je ne connais pas assez bien à mon goût. La nouveauté, j’adore, alors j’ai plongé.

    Shen Ming est le personnage central de ce livre. Professeur de chinois dans un lycée réputé, sa jeune carrière semble prometteuse tout comme pour sa vie personnelle avec un prochain mariage. Lorsqu’une jeune élève de son lycée est assassinée, tous les soupçons convergent vers lui, notamment parce que la rumeur dit qu’ils entretenaient une liaison. Très vite, ses amis d’hier lui tournent le dos et malgré l’absence de preuves, il est soupçonné par la police. Quelques jours plus tard, il est lui-même assassiné. Qui a pu vouloir la mort d’un professeur au départ sans histoire ? Les années passent et un jour, un jeune garçon, Si Wang, affirme se souvenir de sa vie précédente en la personne de Shen Ming. Il est alors temps de se venger. Et si Shen Ming n’avait pas traversé « la rivière de l’oubli » ?

    J’ai particulièrement apprécié la première partie du récit qui est abordée à la première personne du singulier, par le héros, Shen Ming. Cela permet aux lecteurs de vraiment se transposer aux côtés des personnages. On est bien dans l’univers fantastique et donc, il faut garder l'esprit très ouvert. Occidentaux, nous ne partageons pas forcément les croyances orientales en la réincarnation mais ce côté mystique m’a assez bien charmée.

    Le petit bémol pour moi dans ce livre est le nombre important de personnages et ce n’est donc pas tout le temps évident de s’y retrouver. Surtout que l’auteur fait des sauts dans le temps, ce qui complique encore plus la chose.

    Comme pour les autres romans que j’ai lus cette année, je reste un peu coincée avec les dénominations asiatiques (je vous en avais fait part dans de précédentes chroniques). Les ressemblances entre les différents noms ne facilitent pas la chose. Heureusement, l‘auteur a dû avoir pitié de lecteurs comme moi qui ont des difficultés avec les noms à consonances orientales car il fournit un petit lexique des personnages centraux du récit avec de brèves descriptions. Alors que d’habitude, c’est moi qui m’y colle, Cai Jun a eu la générosité de me prémâcher le travail.

    Par ailleurs, je tire mon chapeau au traducteur, Claude Payen, car quand je vois le nombre de pages et la complexité de la trame, il a vraiment fait un travail époustouflant (remarque en passant : je trouve qu’on oublie trop souvent tout le travail ô combien fantastique que les traducteurs font pour nous offrir l’accès à des livres étrangers).

    Les quelques longueurs sont oubliées par le maintien d’un certain mystère tout du long. J’ai apprécié découvrir certaines us et coutumes chinoises que je ne connaissais pas (ex : le tutoiement très répandu dans la société). Voilà vraiment toute la magie de la lecture qui a le pouvoir de nous faire voyager, tout en restant dans notre canapé.

    Chronique sur mon blog : https://musemaniasbooks.blogspot.com/2018/12/la-riviere-de-loubli-de-cai-jun.html

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