La restitution

Couverture du livre « La restitution » de Hadrien Laroche aux éditions Flammarion
Résumé:

Venu à Vilnius pour assister à une conférence sur la spoliation des oeuvres d'art pendant la seconde guerre mondiale, Henri Berg séjourne dans une modeste pension dont les propriétaires organisent en sous-main un trafic d'enfants abandonnés ou kidnappés qui, en attendant leurs placements,... Voir plus

Venu à Vilnius pour assister à une conférence sur la spoliation des oeuvres d'art pendant la seconde guerre mondiale, Henri Berg séjourne dans une modeste pension dont les propriétaires organisent en sous-main un trafic d'enfants abandonnés ou kidnappés qui, en attendant leurs placements, transitent dans l'établissement. Il se lie à la jeune réceptionniste, Laetitia, elle-même sans papiers et à la merci des truands, qui s'occupe des orphelins et conserve méthodiquement une trace de leur passage. En marge de la conférence il retrouve son ami Herbert Morgenstern qui consacre sa vie à tenter d'accepter le drame vécu par son propre père lors de la Shoah : musicien émérite, celui-ci fut, après son internement, contraint de participer à l'organisation méthodique de la spoliation des biens artistiques des familles juives, triés et entreposés entre le Quai de la Gare d'Austerlitz et le musée d'Art moderne, avant d'être expédiés à l'étranger.
La vie des objets et des enfants orphelins fait écho à celle d'Henri comme au destin de son propre père, fils d'une grande famille de banquiers qui l'a brutalement écarté et rejeté. Ces événements invitent le fils à relire son histoire pour sortir enfin d'une servitude imaginaire dont il ignorait jusqu'alors les ressorts. Alors que la conférence s'achève, Letitia, Henri et Herbert se retrouvent pour tenter de mettre un terme à la tragédie vécue par les orphelins de l'hôtel...

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Le courrier des auteurs

Hadrien Laroche répond à nos questions ! (07/09/2009)

1) Qui êtes-vous ? Père de mes fils, fils de mon oeuvre. 2) Quel est le thème central de votre livre ? La signature. Je me demande si ma principale raison d'écrire ne serait pas précisément d'écrire mon nom au propre et même d'écrire (et aussi bien d'effacer ou, du moins, pour l'effacer) mon nom propre ? Dans les traditions des Aborigènes, il s'agit de mettre la main sur des richesses, un collier de coquillages par exemple, lui-même porteur du nom et de le disséminer le plus loin possible, de le faire passer de mains en mains, ainsi d'exercer un certain pouvoir partout où ce nom est passé. L'écrivain aussi est disséminé, présent partout où son nom est attaché à des objets en circulation, à un livre. Objet qui n'a ni temps, ni lieu propres et parcourt le temps et l'espace comme le tonnerre. Toutefois, mon propos est également d'insister sur la dimension d'effacement du nom. Dans La Restitution, Henry Berg accomplit ce que ses pères ont souhaité réaliser depuis la Nuit des temps : effacer sa signature. Je dois saisir ce double mouvement qui m'anime - propager mon nom le plus loin possible ET effacer ma signature. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre livre, laquelle choisiriez-vous ? «Au diable, mon parapluie !» 4) Si votre livre était une musique, quelle serait-elle ? Un vers de Nerval, «La connais-tu, Daphné, cette ancienne romance...», de Mallarmé «Je pense plus longtemps peut-être éperdument /A l'autre, au sein brûlé d'une antique amazone», de Verlaine «De la musique avant toute chose / Et pour cela préfère l'impair», de Philippe Beck «Et, et toi, toi-toi / Qu'en dis-tu, toi ?», l'air d'une chanson enfantine «A la claire fontaine, m'en allant promener...» ou encore Le Réveil des oiseaux d'Olivier Messiaen : «partition si singulière qu'elle ne supportait pas les bizarreries» (La Restitution, Troisième journée). 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? La paix.

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Avis(1)

  • Quelle histoire !
    A la page 50, envie d’arrêter cette lecture aberrante.
    Bon, allez, je pousse jusqu’à la page 80, et à partir de là….je survole, juste pour ne pas dire que j’abandonne.
    Une histoire de restitution de biens juifs confisqués
    Une histoire de trafic d’enfants à Vilnius.
    Les...
    Voir plus

    Quelle histoire !
    A la page 50, envie d’arrêter cette lecture aberrante.
    Bon, allez, je pousse jusqu’à la page 80, et à partir de là….je survole, juste pour ne pas dire que j’abandonne.
    Une histoire de restitution de biens juifs confisqués
    Une histoire de trafic d’enfants à Vilnius.
    Les deux se mêlent et s’embrouillent ; ça manque de clarté, c’est même très confus. On ne voit pas trop où l’auteur veut en venir.
    Vite, passer à autre chose.

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