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La police des fleurs, des arbres et des forêts

Couverture du livre « La police des fleurs, des arbres et des forêts » de Romain Puertolas aux éditions Albin Michel
Résumé:

Une fleur que tout le monde recherche pourrait être la clef du mystère qui s'est emparé du petit village de P. durant la canicule de l'été 1961.
Insolite et surprenante, cette enquête littéraire jubilatoire de Romain Puertolas déjoue tous les codes.

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Avis (16)

  • La surprise et l'insolite ne s'arrêtent pas à la couverture du roman-enquête policière. Sur un ton vif et moqueur, l'auteur s'amuse à nous induire dans l'erreur de l'officier de police et prolonge le quiproquo. Sur le mode burlesque, la farce se dénoue en un lever de rideau mélodramatique qui...
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    La surprise et l'insolite ne s'arrêtent pas à la couverture du roman-enquête policière. Sur un ton vif et moqueur, l'auteur s'amuse à nous induire dans l'erreur de l'officier de police et prolonge le quiproquo. Sur le mode burlesque, la farce se dénoue en un lever de rideau mélodramatique qui nous fait tous passer pour des naïfs. Les indices ayant été donnés, on a tous vu ce qu'on voulait y voir. le suspens est mené à terme. D'ailleurs, on nous avait prévenus qu'il fallait le prendre « comme un jeu, une devinette » (p 8).
    Bien que le sordide et le drame humain n'en ressortent pas tant que ça diminué par la révélation finale, cette « histoire policière » décalée joue sur la dérision.
    (lu en version numérique : attention aux références des pages).
    Ce livre fait partie de ma liste "Titres d'ordre végétal" (voir sur mon site)

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  • Le titre, déjà, nous donne l’ambiance : bucolique et bon enfant. Ce roman policier, disons plutôt ce pastiche de roman policier, se déroule l’été 1961 dans une petite bourgade de campagne où les habitants semblent vivre en dehors du monde. Un meurtre sordide vient d’y être perpétré : on a...
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    Le titre, déjà, nous donne l’ambiance : bucolique et bon enfant. Ce roman policier, disons plutôt ce pastiche de roman policier, se déroule l’été 1961 dans une petite bourgade de campagne où les habitants semblent vivre en dehors du monde. Un meurtre sordide vient d’y être perpétré : on a retrouvé les restes du corps de Joël dans une des cuves de cuisson de l’usine de confiture…qui appartient au maire. Le garde-champêtre, plus habitué à s’occuper des fleurs et des arbres qu’à dénicher un meurtrier, se voit contraint d’épauler le jeune inspecteur chargé de l’enquête. Avec sa supériorité de citadin, notre enquêteur, un peu trop confiant en son flair, est convaincu de coincer l’assassin en deux temps trois mouvements. Sauf que Joël, tout le monde l’aimait et personne n’avait de raison de le faire disparaitre.
    On suit l’affaire grâce à la correspondance que le jeune inspecteur échange avec la procureure, car le téléphone est en panne. Il y a aussi ses enregistrements furtifs et laborieux ainsi que ses notes griffonnées sur son calepin.
    Cette manière d’informer le lecteur sur l’avancée de l’enquête nous renseigne de façon cocasse sur la personnalité du blanc-bec assermenté qui va peu à peu s’emberlificoter dans une belle toile d’araignée. Il finira par tomber dans le panneau, nous entraînant à sa suite. Pourtant, nous étions prévenus dès les premières pages puisque l’auteur nous promet « un coup de théâtre final époustouflant ». Dans la mesure où un homme averti en vaut deux, le « coup de théâtre » peut s’avérer, pour les plus futés, un coup d’épée dans l’eau… ou dans la confiote si vous voulez rester fidèles au texte.
    Pour qui se laisse embarquer dans cette histoire un tantinet saugrenue mais bien ficelée avec des chausse-trappes à presque toutes les pages, la lecture est réjouissante.
    J’ai bien aimé l’ambiance années sixties à la campagne qui rajoute de la cocasserie à l’intrigue.
    J’ai trouvé quand même quelques longueurs à cette histoire de 345 pages où l’auteur n’en finit pas de nous promener avec des digressions pas toujours bienvenues. Thierry Jonquet, qui utilise le même procédé dans « La belle et la bête », est, de loin, plus virtuose.

    Reste le plaisir d’une lecture amusante au dénouement surprenant mais qui ne me laissera pas de grands souvenirs.

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  • Dans un premier temps, je tiens à remercier les éditions Albin Michel et bien entendu Romain Puértolas pour ce partenariat. Et de nouveau merci à Romain pour sa ténacité à me faire parvenir son nouveau romain malgré mon facteur peu collaboratif, mais cela est une autre histoire.

    Je n’irai pas...
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    Dans un premier temps, je tiens à remercier les éditions Albin Michel et bien entendu Romain Puértolas pour ce partenariat. Et de nouveau merci à Romain pour sa ténacité à me faire parvenir son nouveau romain malgré mon facteur peu collaboratif, mais cela est une autre histoire.

    Je n’irai pas par quatre-chemins et commencerais par la fin en vous disant que ce nouveau roman de Romain Puértolas est un véritable coup de cœur.

    Bien loin de l’univers du Fakir, nous nous retrouvons dans une France des années 60, les différents échanges épistolaires marque le rythme de l’histoire, une histoire qui semble aller à la vitesse de la vie à la campagne.

    Cette vie à la campagne qui a prime à bord, ne semble pas si tendre avec les enfants en ne portant aucun jugement sur la maltraitance infantil.

    On voyage également dans le temps avec Jean-Charles Provincio le dernier garde champêtre, police des fleurs, des arbres et des forêts, qui accompagne notre jeune officier de Police et non inspecteur, grade qui n’existait déjà plus en 1961 à la grande déception du Chef Provincio.

    Tout en lisant ce livre, j’avais l’impression de me retrouver dans une histoire du commissaire Maigret, avec cette plume de Romain Puértolas à la fois drôle et touchante ; un Romain qui à laisser de côté le burlesque du Fakir, pour nous régaler de son don pour les mots, les beaux et les jeux de mots. Cette magie des phrases qui donne tout leur sens au rebondissement de ce polar qui ne l’est qu’aux deux tiers.

    Dire que ce livre m’a surpris, je vous dirais que pas vraiment, car bien qu’ayant un rebondissement digne des plus grands polars, plus grand-chose ne me surprend de la part de Romain, car bien que son style livresque évolue, à l’instar de la personne, la plume de romain est en perpétuelle mouvement et changement, bien que l’on retrouve cette marque Puertolesque.

    Le 15 janvier 2020 sortira l’audio-livre de ce magnifique roman qui sera lu par Thomas Marceul.

    Bref, comme vous l’aurez compris et comme je vous l’ai déjà dit, La police des fleurs, des arbres et des forêts et un véritable coup de cœur de cette année 2019.

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  • Résidence L'Ovni Littéraire
    Chambre 22
    92, rue de la Plume
    P.

    Samedi 14 septembre 2019

    Monsieur P., auteur de la police des fleurs, des arbres et des forêts,

    C'est dans le train qui me mène à Nancy ce matin pour le fabuleux salon du livre que j'ai terminé votre roman.
    Et quel toupet...
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    Résidence L'Ovni Littéraire
    Chambre 22
    92, rue de la Plume
    P.

    Samedi 14 septembre 2019

    Monsieur P., auteur de la police des fleurs, des arbres et des forêts,

    C'est dans le train qui me mène à Nancy ce matin pour le fabuleux salon du livre que j'ai terminé votre roman.
    Et quel toupet vous avez eu !
    Et comme je me suis fait rouler dans la farine ! ou plutôt, dans les hautes herbes rouges de la Souterrane !
    Vous n'êtes pas sans savoir que je suis membre d'honneur du cercle fermé du Vin littéraire, membre active du club Babelio où la liste de mes insignes ne cesse de briller de jour en jour et ne ratant (presque) jamais les soirées prisées organisés par MM. T, K, l'et H autour d'un bon livre, de son auteur et d'un verre de rouge ; et que ma carte de bibliothèque date du jour de ma naissance (bibliothèque où j'écume mes jours à chiper tous les polars, Agatha est mon deuxième prénom - saviez-vous d'ailleurs que la reine de l'intrigue s'est familiarisée avec la machine à écrire alors qu'elle avait le poignet cassé ?).
    Forte de cette expérience, je dois pourtant avouer ma défaite. Sans doute me suis-je laissé bercer par la truculence des dialogues et des échanges épistolaires entre l'inspecteur et madame la procureure.
    Dans votre roman, le crime est odieux, et pourtant on rit ; l'époque, loin de notre technologie gourmande d'octets, et pourtant j'ai sursauté à chaque "clac" de l'enregistreur de l'inspecteur.
    Ce professionnel est jeune et loquace. Débarqué dans le village de P., pour résoudre la mort atroce de ce jeune garçon que tout le monde aimait au village. Comme quoi, on ne connaît jamais la vie des gens (regardez, moi, qui l'eût cru que j'aime faire mariner ma brioche dans mon lait le matin quelques minutes avant de l'engloutir effrontément comme une enfant ?).
    Bref, je m'égare.
    Je m'égare aussi loin que la poésie d'un bouquet de Gaillardia Clemens.
    Et pourtant, votre roman, monsieur P. m'aura mise en garde sur la beauté de l'apparence. Car vous avez joué avec mes nerfs de lectrice-enquêtrice. Et je ne voudrais pas finir comme Joël, découpée en morceaux dans une usine de confiture. Si encore je m'appelais Prune...
    Du petit pouvoir que me confère Babelio, je vous décerne cinq étoiles, monsieur P. Même si vous êtes déjà dans le flot du succès, et que votre talent de narration n'est plus à prouver.
    Même si lire un roman de P. a le plus grand empire sur la hantise du lecteur : le temps qui passe trop vite, et les pages qui défilent à vive allure, aussi vite qu'une étreinte à l'odeur de thé craquante comme un biscuit.
    J'ai dévoré votre roman (comme on a coutume de dire à profusion dans nos critiques). Heureusement que vous n'y avez pas glissé quelques pétales de Conium maculatum, cela aurait été un brin "mor(t)omantique" !

    Bravo, monsieur P. ! Vous voilà l'as du polar et de la dérision. le roi de l'entourloupe et de l'humour fringante !

    À défaut de ne pouvoir ériger en votre honneur une statue, voici cinq étoiles pétaradantes !

    Très cordialement,
    Jalleks la lectrice

    PS : Cette photo, à la fin, d'où vient-elle donc ? Voilà un mystère qu'il me faut désormais résoudre. Argh... Reprendre du début "Le simple préserve l'énigme." (Heidegger, le chemin de campagne)

    PS 2 : je ne savais que faire de mes vieux sacs Galeries Lafayette, vous m'avez donné des idées !

    PS 3 : Je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel de m'avoir mise sur l'affaire de la découverte en avant-première de la police des fleurs, des arbres et des forêts, de monsieur Romain Puértolas. le devoir accompli, je m'en vais résoudre un autre polar, pour une nouvelle critique !

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  • Quand Josy arrive le lundi matin prendre son poste elle vérifie la propreté des cuves dans lesquelles vont cuire les confitures mais quelle n'est pas sa surprise quand dans la cuve n° 4 elle voit un sachet qu'elle va s'empresser de sortir ...... et là c'est l'horreur le sachet contient une...
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    Quand Josy arrive le lundi matin prendre son poste elle vérifie la propreté des cuves dans lesquelles vont cuire les confitures mais quelle n'est pas sa surprise quand dans la cuve n° 4 elle voit un sachet qu'elle va s'empresser de sortir ...... et là c'est l'horreur le sachet contient une tête.
    Dans ce petit village , c'est le garde champêtre qui occupe le rôle de policier et quand il arrive sur les lieux accompagné du maire, il va trouver d'autres sacs avec divers morceaux du corps.... et reconnaitre Joêl, 16 ans, que tout le monde aimait dans le village.
    quand Michel, jeune inspecteur de 25 ans arrive dans le village pour s'occuper de l'enquête, il est étonné que l'autopsie ait été pratiquée par le vétérinaire qui fait aussi fonction de médecin généraliste et de plus que le défunt soit déjà enterré.
    Dans ce village terré dans le fond de la campagne, personne n'a l'air de connaître les lois.
    Michel, accompagné par Jean Charles , le garde champêtre va rencontré le maire, les ouvriers de l'usine de confiture, le curé , les voisins et va aller de surprise en surprise .............
    Un vrai plaisir ........

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  • Un meurtre odieux a été commis dans le petit village de P: Joël, 16ans, a été assassiné, son corps a été démembré et placé dans des sacs galeries Lafayette, qui on été déposés à l'usine de confiture locale. Tout le monde aimait Joël. Qui a pu commettre ce sordide crime ? Un inspecteur de police...
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    Un meurtre odieux a été commis dans le petit village de P: Joël, 16ans, a été assassiné, son corps a été démembré et placé dans des sacs galeries Lafayette, qui on été déposés à l'usine de confiture locale. Tout le monde aimait Joël. Qui a pu commettre ce sordide crime ? Un inspecteur de police de la grande ville est dépêché pour enquêter sur cette affaire. Mais cette enquête va le faire sortir des sentiers battus et lui donner du fil à retorde ... L'auteur nous a prévenu dès les premières pages : on doit s'attendre à un coup de théâtre final, un ultime rebondissement, tout comme notre jeune inspecteur, qui perd tous ses repères au milieu de ces champs aux douces odeurs de purin. le roman est interactif, on a envie de chercher aux côtés de l'inspecteur l'auteur du crime, on émet des hypothèses, soupçonne des habitants, et... suspens ! Je ne vous en dirai pas plus. Si vous aussi, vous souhaitez faire partie de ceux qui savent, lisez cette enquête policière champêtre ! Jubilatoire, rocambolesque, et rafraîchissante ! Un excellent moment de lecture !

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  • Pendant l’été 1961, un jeune et prometteur officier de police est appelé dans le village de P., afin d’y élucider une affaire qui bouleverse la communauté. L’indice principal dont il dispose pour son enquête s’avère une mystérieuse fleur rouge aux pétales ourlés de jaune…

    Le roman comporte...
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    Pendant l’été 1961, un jeune et prometteur officier de police est appelé dans le village de P., afin d’y élucider une affaire qui bouleverse la communauté. L’indice principal dont il dispose pour son enquête s’avère une mystérieuse fleur rouge aux pétales ourlés de jaune…

    Le roman comporte deux récits enchâssés : celui qui sert d’introduction et vous met l’eau à la bouche, vous avertissant que la suite n’aura pour intention que de se jouer de vous et de vous surprendre, mais qu’elle vous délivrera tous les indices qui, si vous savez les voir, vous éviteront de vous laisser berner comme ce policier de 1961 ; puis le déroulement de l’enquête elle-même, au travers des rapports et des enregistrements de l’inspecteur, jusqu’à la chute tant bel et bien inattendue que vous vous sentirez pour de bon roulé dans la farine.

    Vous l’aurez compris, l’intérêt de ce livre n’est pas tant l’enquête elle-même, qu’une amusante et troublante démonstration : notre référentiel social et culturel biaise nos modes de pensée et nous fait accepter des évidences, de fait toutes relatives. Au-delà du risible quiproquo présent dans cette histoire, l’on perçoit les limites et les erreurs de raisonnement que peuvent engendrer nos habitudes et nos conditionnements, mais aussi les incompréhensions qui peuvent sourdre à leur insu entre personnes et populations de cultures différentes.

    Ce divertissement plein de malice se lit d’une traite avec le sourire, pour vous administrer une leçon inattendue, amusante et mémorable. Et vous, savez-vous remettre en cause votre référentiel et vos modes de pensée lorsque vous changez d’environnement ? Coup de coeur.

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  • Depuis "l'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea", j'achete les autres livres de l'auteur à chaque sortie, mais je n'ai jamais retrouvé la magie de ce premier livre.....
    Cet opus est plaisant à lire mais sans plus.

    "Durant la canicule de l’été 1961, un...
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    Depuis "l'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea", j'achete les autres livres de l'auteur à chaque sortie, mais je n'ai jamais retrouvé la magie de ce premier livre.....
    Cet opus est plaisant à lire mais sans plus.

    "Durant la canicule de l’été 1961, un officier de police de la grande ville est dépêché à P., petit village perdu dans lequel on vient de faire une macabre découverte : Joël, seize ans, a été retrouvé découpé en morceaux dans une des cuves de l’usine de confiture"

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