La petite lumière

Couverture du livre « La petite lumière » de Antonio Moresco aux éditions Verdier
  • Date de parution :
  • Editeur : Verdier
  • EAN : 9782864327691
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant» : ainsi commence La Petite Lumière. C'est le récit d'un isolement, d'un dégagement mais aussi d'une immersion. Le lecteur, pris dans l'imminence d'une tempête annoncée mais qui tarde à venir,... Voir plus

« Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant» : ainsi commence La Petite Lumière. C'est le récit d'un isolement, d'un dégagement mais aussi d'une immersion. Le lecteur, pris dans l'imminence d'une tempête annoncée mais qui tarde à venir, reste suspendu comme par enchantement parmi les éléments déchaînés du paysage qui s'offrent comme le symptôme des maux les plus déchirants de notre monde au moment de sa disparition possible.
L'espace fait signe par cette petite lumière que le narrateur perçoit tous les soirs et dont il décide d'aller chercher la source. Il part en quête de cette lueur et trouve, au terme d'un voyage dans une forêt animée, une petite maison où vit un enfant. Il parvient à établir un dialogue avec lui et une relation s'ébauche dans la correspondance parfaite des deux personnages. Cette correspondance offre au narrateur l'occasion d'un finale inattendu.
La petite lumière sera comme une luciole pour les lecteurs qui croient encore que la littérature est une entreprise dont la portée se mesure dans ses effets sur l'existence.

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  • « Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant. Le soleil vient tout juste de s'effacer derrière la ligne de crête. La lumière s'éteint. En ce moment, je suis assis à quelques mètres de ma petite maison, face à un abrupt végétal. Je regarde...
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    « Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant. Le soleil vient tout juste de s'effacer derrière la ligne de crête. La lumière s'éteint. En ce moment, je suis assis à quelques mètres de ma petite maison, face à un abrupt végétal. Je regarde le monde sur le point d'être englouti par l'obscurité. Mon corps est immobile sur une chaise en fer dont les pieds s’enfoncent de plus en plus dans le sol. »
    Ainsi débute le roman d’Antonio Moresco. Le narrateur, dont on ne sait exactement ce qu’il fuit, est comme la chaise ; les pieds qui s’enfoncent dans l’humus et la tête dans les étoiles, un pied dans la réalité, l’autre dans les rêveries. Il ne fait qu’un avec le paysage et la vie des animaux qui accompagnent sa solitude. Sa vie se déroule entre discussions avec les hirondelles, les réflexions, les rêveries, les secousses sismiques, les orages quelques fois violents, la réparation du toit et ses rêveries et méditations. Et, il y a cette petite lumière qu’il voit dans le lointain, sur l’autre versant de la montagne. Ses seules sorties en voiture sont pour aller chercher des provisions dans le petit village un peu plus loin. Sinon, il ne rencontre personne et ne semble pas s’ennuyer.
    Et toujours cette petite lumière sur l’autre versant qu’il perçoit chaque soir et qui brille toute la nuit. Il l’attend tous les soirs, comme un rituel emprunt de grande curiosité.
    A l’automne, juste avant les premiers frimas, il décide d’aller à la rencontre de cette lumière. D’abord en voiture, puis à pied. Il finit par arriver devant la maison « A l’intérieur, dans une cuisine, se trouvait un enfant en culottes courtes, la tête rasée. Il soulevait dans ses petits bras un nuage de draps qu’il s’apprêtait à mettre dans un baquet. ». Ce petit garçon vit tout seul dans cette maison éloignée de tout
    Et, s’il laisse la lumière allumée c’est parce que, avoue t-il en rougissant, qu’il a peur du noir.
    Il revient plusieurs fois et il se noue entre eux une grande amitié.
    Mais qui est ce petit garçon, seul, qui dit aller à l’école la nuit. Cette école se situe dans le village plus bas, mais, c’est tout de même loin pour ces petites jambes. Pourtant il refuse, toujours, l’aide du narrateur. Qui est ce petit garçon ? Qui est ce petit garçon si sérieux, méticuleux, s’organisant comme une grande personne ? Je n’ai pas cherché à différencier la vie diurne et nocturne, j’ai simplement mis mes pas dans ceux d’Antonio Moresco pour une promenade dans son monde fantastique et poétique où la nature s’offre à chacun.
    Ce livre, entre récit, conte, roman métaphysique, est écrit avec une plume poétique, tendre. Les descriptions sont précises, imagées ; J’entendais le cri des hirondelles. Antonio Moresco me ravit une nouvelle fois. J’apprécie son univers onirique déjà trouvé dans Fable d’amour et les incendiés. La petite lumière est une promenade calme, au cœur de la solitude, de la discrétion, de la fin qui n’en est pas une, entre rêve et réalité, la vie et la mort. Beaucoup de sérénité à l’inverse de Fable d’amour et Les incendiés.
    Un coup de cœur.

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  • C’est une petite pépite que je viens de découvrir un peu par hasard car je n’avais lu aucune critique à son sujet. Ce court roman tient peut-être du conte ou de la fable métaphysique mais peut-être vaut-il mieux éviter de le classer…. Ce qui est sûr, c’est que sa lecture vous laissera pensif,...
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    C’est une petite pépite que je viens de découvrir un peu par hasard car je n’avais lu aucune critique à son sujet. Ce court roman tient peut-être du conte ou de la fable métaphysique mais peut-être vaut-il mieux éviter de le classer…. Ce qui est sûr, c’est que sa lecture vous laissera pensif, dans un état second…
    « Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant. » nous apprend d’entrée le narrateur. L’homme semble s’être retiré du monde et l’on ne saura pas pourquoi. Il vit dans sa petite maison de pierre d’où il contemple le monde végétal et animal. Il observe avec étonnement et effroi, le travail incessant de la nature qui le fascine. Il s’interroge : pourquoi toute cette vie toujours en mouvement, cette prolifération végétale qui s’empare de chaque ruine pour l’envahir, l’étouffer, la dévorer, de chaque interstice entre deux pierres pour se répandre, se propager et pourrir ensuite. Tout naît, inlassablement et meurt pour laisser place à une nouvelle vie : une branche s’élève vers la lumière en livrant une lutte acharnée aux autres végétaux, les bêtes se reproduisent infiniment et grouillent sans cesse, la terre tremble régulièrement. « Pourquoi tout ce grouillement de corps qui tentent d’épuiser les autres corps en aspirant leur sève de leurs mille et mille racines déchaînées et de leurs petites ventouses forcenées… Où je peux bien aller pour ne plus voir ce carnage, cette irréparable et aveugle torsion qu’on a appelée vie ? »
    Ce spectacle fascinant et effrayant de l’intarissable foisonnement plonge le narrateur dans une méditation vertigineuse sur le sens de la vie.
    Or, un soir, il remarque, de l’autre côté de la montagne, une petite lumière dans les bois. Qui peut bien habiter dans un lieu si désolé, si loin de toute vie ? Cette petite lumière qui s’allume tous les soirs à la même heure l’intrigue : il descend au village pour mener sa petite enquête et, finalement, décidera de s’y rendre lui-même… Et là, oh, surprise…
    Ce texte poétique est vraiment magnifique, l’évocation de la nature, rendue de façon saisissante, est d’une force prodigieuse. Elle nous invite à penser : qui sommes-nous ici dans ce grand tout auquel nous participons? Et tout ceci a-t-il un sens, un sens que nous ne percevons pas tellement nous sommes impliqués ?
    Que de questions…
    C’est certain, je porterai longtemps en moi cette petite lumière…

    http://lireaulit.blogspot.fr/

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  • Lechoixdeslibraires.com

    "C'est une histoire qui surgit d'une zone profonde de ma vie, c'est comme une petite boîte noire" nous dit Moresco, l'Auteur de ce court roman qui s'ouvre sur ces lignes : «Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant.» On ne sait...
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    "C'est une histoire qui surgit d'une zone profonde de ma vie, c'est comme une petite boîte noire" nous dit Moresco, l'Auteur de ce court roman qui s'ouvre sur ces lignes : «Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant.» On ne sait pas qui est le narrateur, un homme de solitude, plongé dans un environnement presque hostile rythmant une nature oppressante peuplée d'animaux sauvages et d'une petite lumière scintillante à la nuit. La rencontre avec un enfant est au coeur de l'intrigue de cette fable, de ce conte admirablement écrit, questionnant la place du vivant dans l'univers.
    "La petite lumière", une météorite vibrant de poésie et d'une beauté inouïe.

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    Roman de l'isolement, de l'attente, fortement imprégnés d'une prose poétique narrative limpide et dense.
    Le narrateur a choisi de vivre dans la réclusion du monde extérieur, dans une presque totale indépendance de ses frères humains, dans une harmonie profonde et marquée avec la nature.
    Au...
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    Roman de l'isolement, de l'attente, fortement imprégnés d'une prose poétique narrative limpide et dense.
    Le narrateur a choisi de vivre dans la réclusion du monde extérieur, dans une presque totale indépendance de ses frères humains, dans une harmonie profonde et marquée avec la nature.
    Au rythme de deux saisons, son esprit éprouve les changements de la végétation grandissante, envahissante. Un désastre est imminent. La petite lumière aperçue au loin chaque soir à la même heure attise la curiosité du narrateur. L'espoir est-il encore permis ? Étrange et mystérieuse rencontre que celle établie avec cet enfant solitaire déjà vieilli et accablé par les tourments de sa courte vie.
    Loin de toute morosité ou d'une mélancolie accablante, le narrateur avec une parfaite clairvoyance et une douce sérénité laisse le lecteur pénétrer dans une réflexion intime et essentielle liée à la fragilité de l'existence et le pouvoir de la littérature.

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