La petite gauloise

Couverture du livre « La petite gauloise » de Jerome Leroy aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

Dans une grande ville de l'Ouest, le temps est suspendu et l'on s'attend au pire. Enfin, si seulement on savait à quoi s'attendre...
Mais il aurait fallu que l'indic parle plus tôt. Ou que le flic auquel il s'est confié avant d'être descendu ne soit pas lui aussi tué par erreur. Il aurait fallu... Voir plus

Dans une grande ville de l'Ouest, le temps est suspendu et l'on s'attend au pire. Enfin, si seulement on savait à quoi s'attendre...
Mais il aurait fallu que l'indic parle plus tôt. Ou que le flic auquel il s'est confié avant d'être descendu ne soit pas lui aussi tué par erreur. Il aurait fallu que les types qui préparent le coup ne se retrouvent pas éparpillés aux quatre coins de la ville, planqués dans des caves et des entrepôts. Il aurait fallu que cette affaire là ressemble à ce que l'on connait. Seulement qui pouvait prévoir que tout repose entre les mains d'une gamine encore au lycée, de cette petite gauloise mystérieuse et prête à tout pour que sa vie ait un sens.

Après Le Bloc et L'Ange gardien, Jérôme Leroy, subtil observateur des dérives politiques et identitaires de notre société, nous offre un nouveau roman incisif et troublant.

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  • Samedi 30 juin, le FIRN (Festival International du roman Noir) bat son plein sous le soleil de Frontignan dans l’Hérault. Une table ronde, brillamment animée par Michel Abescat de Télérama, regroupe quatre auteurs autour du sujet "Soldats de fortune et chiens de guerre", tout un programme !...
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    Samedi 30 juin, le FIRN (Festival International du roman Noir) bat son plein sous le soleil de Frontignan dans l’Hérault. Une table ronde, brillamment animée par Michel Abescat de Télérama, regroupe quatre auteurs autour du sujet "Soldats de fortune et chiens de guerre", tout un programme ! Parmi ceux-ci, figure Jérôme Leroy pour son livre "La petite Gauloise". Une heure et quelques minutes plus tard plus tard, j’emporte l’ouvrage dédicacé par l’auteur.

    Même si le roman noir n’est pas ce que je connais le mieux en littérature, j’aime de temps à autre aller vers ce genre. Et, autant vous prévenir tout de suite, celui-ci est noir, d’autant plus noir que je le pense réaliste. Je pourrais, comme le modérateur de la rencontre l’a fait ce fameux samedi 30 juin dernier, non pas vous lire la première phrase mais vous l’écrire. Je ne m’y résous pas, elle représente seize lignes, autant dire une éternité. Mais elle résume à elle seule le délitement du monde. Car c’est aussi un roman social qui ne craint pas d’étriller notre société et ceux qui la gèrent. Personne n’en ressort indemne, tout le monde en prend pour son grade.

    Dans une grande ville de l’Ouest de la France, un capitaine de police de l’antenne régionale de la DGSI, Mokrane Méguelati, meurt sous les balles du brigadier Richard Garcia, policier municipal. On a juste le temps de comprendre qu’il va se passer quelque chose, quelque chose de grave, mais quoi ? L’indic de Méguelati, lui aussi tué par balle juste avant, n’a pas eu le temps de parler, ni le policier de prévenir…

    L’intrigue est particulièrement bien menée et efficace. Les personnages, parfaitement décrits, possèdent tous leur lot de défauts, bassesses et autres dépravations. En bon observateur, Jérôme Leroy traite de sujets actuels avec beaucoup d’acuité. Mais il sait prendre du recul et l’humour qu’il manie de main de maître permet au lecteur de retrouver sa respiration et de regarder les exactions en tout genre de plus loin. Si, en vieille prude que je suis, je n’ai pas obligatoirement apprécié le vocabulaire cru utilisé pour les scènes de sexe, je dois avouer qu’il les sert à merveille et les rend parfaitement crédibles. J’ai en revanche beaucoup aimé les répétitions de nom "Le brigadier Richard Garcia essaie en vain de se rappeler la procédure à suivre… le brigadier Garcia est un peu perdu…Le brigadier Garcia… devrait être content d’avoir tué un arabe armé… Le brigadier Garcia essaie d’oraliser ses angoisses…" "Le capitaine Mokrane Méguelati n'a pas trop aimé le ton d'Abdul Slimane (c'est son indic). Le capitaine Mokrane Méguelati venait de rentrer dans sa maison de Sainte- Marguerite... Le capitaine Mokrane Méguelati en a pour quarante ans de crédit..." qui donnent à comprendre l'effervescence dans laquelle vit chacun des protagonistes."

    "La petite Gauloise" est un très bon roman noir, bien ficelé, écrit dans une langue qui n’est pas de bois mais totalement dépourvu de jugement. C’est un roman d’observation dans lequel l’auteur raconte les faits, rien que les faits et laisse à chacun le soin de se faire son idée. Quant à cette petite Gauloise, le nœud de l’affaire, l’héroïne – enfin le terme n’est peut-être pas particulièrement bien choisi – je vous laisse la découvrir. Vous ne devriez pas être déçus.

    J'ajoute un bon point supplémentaire pour la superbe couverture. Un grand bravo aux Editions la manufacture des livres.

    https://memo-emoi.fr

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  • Il y a des fois où une bonne baffe vaut mieux que de longs discours pour se remettre les idées en place . Ça fait du bien là où ça fait mal .
    C’est un peu ce que nous propose Jérôme LEROY avec " La petite gauloise " .
    Il étrille avec minutie et un certain humour noir décapant la société...
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    Il y a des fois où une bonne baffe vaut mieux que de longs discours pour se remettre les idées en place . Ça fait du bien là où ça fait mal .
    C’est un peu ce que nous propose Jérôme LEROY avec " La petite gauloise " .
    Il étrille avec minutie et un certain humour noir décapant la société française actuelle . Un pamphlet moderne sous la forme d’un roman noir . Un roman qui sonne tellement vrai quand il nous montre la ghettoïsation galopantes des quartiers de banlieue , ces espaces de non droits où un chômage massif côtoie l’accès au fric facile représenté par les trafics en tout genre ; comme une bombe à retardement qui ne demande qu’à exploser . Ce n’est sans doute pas le Nième " plan banlieue " mis au panier par l’actuel gouvernement qui arrangera les choses....
    Ces quartiers sont un terreau idéal pour le fanatisme religieux où les petits caïds se rêvent en martyrs de l’Etat Islamique . Comme dans cette grande ville portuaire de l’Ouest dans lequel l’auteur déplace l'action ( en avançant l’aiguille du temps de quelques années ) et imagine cette terrible histoire .
    Chaque pion se met progressivement en place dans cette ville où l’extrême droite règne en maître ( quitte à rebaptiser ces rues avec le nom d’anciennes gloires frontistes ) . Les policiers municipaux y sont armés jusqu’aux dents et , quand un type au faciès maghrébin , une arme à la main , leur fait signe , la conjugaison négative d’un racisme primaire et d’un mauvais réflexe de militaire décérébré. , ne peut qu’être fatal à l’individu s’approchant d’eux , flic ou pas .
    Mauvais timing pour le capitaine de la DGSI Mokrane Meguelati qui enquêtait justement sur un réseau de terroristes islamistes localisés dans la Cité des 800. Un groupuscule est en effet très actif dans ce quartier et se prépare à l’acte avec à sa tête " Le Combattant " un converti expérimenté qui prépare cet attentat devant marquer - les corps - et les esprits . Si tout ne se passe pas comme prévu il sait qu’il peut compter sur " la petite gauloise ".

    Jérôme Leroy , avec ce récit , nous propose un dynamitage en règle des piliers sur lesquels notre pays se fonde depuis l’avènement de la Cinquième République .Des personnages dépeints avec cet hyper réalisme qui me rappelle le défunt Thierry Jonquet avec " Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte " et qui donne cette force singulière à cette critique sociale , culturelle et politique .
    Un livre qui appelle au réveil de la lucidité et au sursaut d’un certain activisme éclairé .

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  • Un roman court, resserré, dans la veine de Guérilla de Laurent Obertone ("Le Français prétend que la violence ne résout rien, parce qu'il croit que sa lâcheté a tout résolu."), tant du point de vue des thématiques que de celui de la narration (polyphonie). Jérôme Leroy nous dresse le portrait...
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    Un roman court, resserré, dans la veine de Guérilla de Laurent Obertone ("Le Français prétend que la violence ne résout rien, parce qu'il croit que sa lâcheté a tout résolu."), tant du point de vue des thématiques que de celui de la narration (polyphonie). Jérôme Leroy nous dresse le portrait sans concession d'une société paralysée par trop d'années de lâcheté, de médiocrité, par une prétention humaniste dévoyée et surprise en délit de bienveillance généralisée. Ici, comme dans Guérilla, ce sont les incompréhensions entre les individus et leurs incapacité à dialoguer librement qui est dénoncée comme la première de nos erreurs. Or, dans une France où une une partie de la population fait sécession - quand l'autre ferme les yeux - Jérôme Leroy invente une petite gauloise, vestige fragile née au milieu de la laideur des cités, rescapée mystérieuse des poésies rimbaldiennes et de l'esprit français, et dont la seule échappatoire pour garder son intégrité face à l'étau des libéralismes mondialisés se situe dans le nihilisme le plus meurtrier... Ou comment les jeunesses françaises fracturées se retrouvent sur la même ligne contre le pouvoir écrasant du progrès.

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