La petite femelle

Couverture du livre « La petite femelle » de Philippe Jaenada aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757860403
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Pauline a 13 ans en 1940 lorsque son père la choisit pour faire tourner la tête des lieutenants allemands et faciliter ses affaires avec eux. Elle passe ses 17 ans dans le lit de l'occupant ; elle sera bientôt tondue. Puis vient novembre 1953 ; accusée d'avoir tué de sang-froid son amant, elle... Voir plus

Pauline a 13 ans en 1940 lorsque son père la choisit pour faire tourner la tête des lieutenants allemands et faciliter ses affaires avec eux. Elle passe ses 17 ans dans le lit de l'occupant ; elle sera bientôt tondue. Puis vient novembre 1953 ; accusée d'avoir tué de sang-froid son amant, elle est condamnée à perpétuité. Mais qui est Pauline Dubuisson ? Une arriviste calculatrice ? Un monstre de duplicité ? Ou n'est-elle au contraire qu'une femme libre qui revendique son émancipation, victime des préjugés de son temps ? Philippe Jaenada donne la parole a? cette femme que personne n'a voulu écouter et que les soubresauts de l'Histoire ont broyée sans pitié.

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  • Livre extraordinaire, quelle lecture, quelles recherches ...une véritable enquête parfaitement documentée ...une lecture qui ne laisse pas indifférente aux procès ...a lire absolument

    Livre extraordinaire, quelle lecture, quelles recherches ...une véritable enquête parfaitement documentée ...une lecture qui ne laisse pas indifférente aux procès ...a lire absolument

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  • Une célèbre affaire dramatique dans la France du XXe siècle.

    J'avoue humblement, comme tout individu, avoir jugé bien rapidement cette femme. Il appert qu'en ayant lu le magnifique -roman/document- de P. Jaenada, mon sentiment sur le sort de celle-ci m'a laissé un arrière-goût de "malaise"....
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    Une célèbre affaire dramatique dans la France du XXe siècle.

    J'avoue humblement, comme tout individu, avoir jugé bien rapidement cette femme. Il appert qu'en ayant lu le magnifique -roman/document- de P. Jaenada, mon sentiment sur le sort de celle-ci m'a laissé un arrière-goût de "malaise". Coupable certes, mais jusqu'à quel point? A chacun de faire son opinion; Un jugement de cet ordre devrait être à l'abri de la vindicte populaire. Qui dans ce cas donne un jugement lapidaire.

    Très agréable à lire, d'autant que l'auteur, parsème son ouvrage de ses sentiments. On aime ou on n'aime pas !

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  • « Les défenseurs de la Loi, les chevaliers intègres de la Justice, je crois qu’ils ont menti sciemment, en toute connaissance de cause puisqu’ils ont lu le dossier (espérons) : ils ont triché dans l’enceinte du plus grand tribunal de France, pour écraser une jeune femme de vingt-six ans comme...
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    « Les défenseurs de la Loi, les chevaliers intègres de la Justice, je crois qu’ils ont menti sciemment, en toute connaissance de cause puisqu’ils ont lu le dossier (espérons) : ils ont triché dans l’enceinte du plus grand tribunal de France, pour écraser une jeune femme de vingt-six ans comme une punaise. »

    Philippe Jaenada est clair dès le début de ce livre passionnant tellement il foisonne de détails, de précisions recherchées et trouvées grâce à un énorme travail, d’humour aussi ce qui détend bien le lecteur découvrant l’engrenage infernal de la vie de celle qui fut « une éclaireuse » qui a vaincu finalement car « les rues sont pleines de paulines. »
    Le cinéma et d’autres auteurs se sont déjà emparé de l’histoire de Pauline Dubuisson et Philippe Jaenada n’hésite pas à se confronter à ceux qui l’ont précédé, sans complaisance et avec un souci constant de la vérité, écartant tout ce qui a été romancé, même si cela était fait avec talent, comme par Jean-Luc Seigle dans "Je vous écris dans le noir", livre « volontairement faux », récréant Pauline.
    Au cours de son récit, l’auteur n’hésite pas à citer des événements, à raconter d’autres histoires, à détailler d’autres vies inspirées par son enquête qui commence dans la villa Les Tamaris, à Malo-les-Bains, commune détachée de Rosendaël puis rattachée à Dunkerque en 1969.
    Pauline qui est née le 11 mars 1927, « dix mois après Marylin Monroe, quatre avant Simone Veil… », aura bientôt 14 ans. Il décrit minutieusement sa famille, détaille ses ascendants. André Dubuisson, son père, l’a élevée. Cet ingénieur revenu de la Première guerre mondiale comme colonel et officier de la Légion d’honneur a déjà eu trois garçons avec Hélène Hutter, son épouse, membre d’une famille où « il y a plus de pasteurs que de saucisses à Francfort » et aussi de la consanguinité.
    Il est indispensable d’insister sur ce que fut l’enfance de Pauline avec une mère qui ne sort pratiquement pas de chez elle et un père « intelligent et cultivé, rude, exigeant et directif… par conséquent autoritaire… Le colonel Dubuisson est austère, il est à l’austérité ce que l’eau est à l’humidité… Dès les premiers jours, il l’aime comme la mère juive de légende aime son fils. Il va en faire son double féminin, en l’améliorant. »
    Elle ne va pas à l’école. C’est une préceptrice qui s’occupe d’elle avant que son père prenne le relais. Il lui inculque que la vie est un combat et qu’il faut être fort parmi les forts, contrôler ses réactions spontanées, réprimer ses élans. Il « en fait à la fois sa prisonnière et la reine de la maison. » Elle n’a que 7 ans et sera inscrite au collège l’année suivante avec deux ans d’avance mais « elle choque élèves et profs, on la trouve anormale, sèche, brutale, déjà cynique… » Précisons que sa mère l’appelle Paulette car Pauline, elle n’aime pas ce prénom. Les temps ont bien changé…
    L’histoire de Pauline Dubuisson est lancée et elle se poursuit, très détaillée. Les Allemands occupent Dunkerque, une ville qui sera la dernière libérée, en France, le 9 mai 1945 et Pauline a le tort de vouloir vivre sa vie…

    Une vie comme la sienne est très difficile à résumer car les drames qui la jalonnent méritent des explications fouillées, ce que Philippe Jaenada réussit parfaitement. Il faut lire "La petite femelle" pour enfin connaître la vérité sur une histoire qui a défrayé la chronique, en France, pendant plus de dix ans.

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  • Un livre que je n'aurai probablement pas lu s'il ne m'avait été offert. Donc merci. En premier lieu il convient de saluer le travail de recherche et de documentation de l'auteur. Une écriture fluide et agréable, et un auteur qui laisse transparaître ses sentiments auxquels moi j'ai adhéré....
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    Un livre que je n'aurai probablement pas lu s'il ne m'avait été offert. Donc merci. En premier lieu il convient de saluer le travail de recherche et de documentation de l'auteur. Une écriture fluide et agréable, et un auteur qui laisse transparaître ses sentiments auxquels moi j'ai adhéré. Pourtant il s'agit d'un fait divers criminel que je ne connaissais quasiment pas. Et au travers de son récit l'auteur plaide, en tout cas c'est ainsi que je l'ai ressenti, pour une cause plus large: celle des femmes en général évoluant comme elles le peuvent dans une société dominée par les hommes et avec trop de préjugés. Mon ami qui m'a offert ce livre m'avait dit que ce dernier lui avait appris pas mal de choses tout en l'émouvant. Je ne peux que reprendre cela pour mon compte et au final conseiller ce livre qui est certes un peu long mais beau.

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  • contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est drole !!! ( encore plus drole si on a habité la région de dunkerque...)bien écrit, un régal !

    contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est drole !!! ( encore plus drole si on a habité la région de dunkerque...)bien écrit, un régal !

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  • Les coups de cœur se font rares pour moi en cette rentrée littéraire alors lorsque je tombe sur un roman comme La petite femelle je ne peux que saluer bien bas son auteur !

    La petite femelle représente la biographie qu'on rêve de lire sur chaque personnage historique, le roman qu'on aime...
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    Les coups de cœur se font rares pour moi en cette rentrée littéraire alors lorsque je tombe sur un roman comme La petite femelle je ne peux que saluer bien bas son auteur !

    La petite femelle représente la biographie qu'on rêve de lire sur chaque personnage historique, le roman qu'on aime plus que tout sur chaque événement vrai et marquant : un mélange subtil et harmonieux entre la neutralité nécessaire à la vérité et la subjectivité obligatoire pour éveiller l'intérêt du lecteur, le faisant dévorer un pavé de plus de 700 pages. Philippe Jaenada se lance un défi : mener l'enquête sur cette figure féminine qu'est Pauline Dubuisson : une croqueuse d'hommes, une jeune femme en quête d'indépendance ou une personne perdue au milieu de l'horreur de la Seconde guerre mondiale ? Les trois à la fois ?

    Vous allez donc voir le portrait le plus sincère de cette personnalité en même temps que la description fascinante d'une terrible époque. A côté de cette investigation il y a aussi ce personnage central qu'est Philippe Jaenada lui-même. Vous souvenez-vous de la célèbre citation de L'Attrape-Cœurs (Salinger) ?

    « Mon rêve, c’est un livre qu’on arrive pas à lâcher et quand on l’a fini on voudrait que l’auteur soit un copain, un super-copain et on lui téléphonerait chaque fois qu’on en aurait envie. » [L'Attrape-Cœurs - J.D. Salinger]

    C'est exactement ce que j'ai ressenti pour ce livre, je n'ai pas pu m'empêcher de faire défiler les pages, et lorsque qu'il me restait "encore" la moitié du livre en fait je pensais "il ne me reste plus que la moitié du livre", que vais-je lire à présent (d'ailleurs je suis en petite panne de lecture depuis) ? Philippe Jaenada est un auteur que j'aimerais vraiment rencontrer, il est drôle, il a le sens de l'autodérision, se livre à son lecteur comme s'il était son ami.

    Ainsi au-delà de l'aspect impressionnant de ses recherches et connaissances, La petite femelle permet aussi à l'auteur de s'exprimer sans pour autant prendre le pas sur le sujet central de son livre, sans pour autant chercher à se mettre sur le devant de la scène. Il apporte une touche d'humour et de lumière dans une histoire tragique.

    En définitive, j'ai eu le coup de cœur pour ce livre : il est passionnant du début à la fin, et je lirai avec joie les autres romans de cet auteur !

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  • J ai abandonné la lecture avant la fin
    Trop de détails sur les circonstances et les avis des différentes personnes liées au crime
    L histoire est déjà tracée et le lecteur se fatigue de toutes les défenses mises en place par l auteur

    J ai abandonné la lecture avant la fin
    Trop de détails sur les circonstances et les avis des différentes personnes liées au crime
    L histoire est déjà tracée et le lecteur se fatigue de toutes les défenses mises en place par l auteur

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  • Un livre magnifique sur une héroïne malgré elle...Philippe Jaenada réhabilite Pauline Dubuisson d'une main de maître.
    Une écriture précise et drôle pour un sujet "lourd". Un livre parfaitement documenté et 700 pages durant lesquelles Philippe Jaenada remet les choses à leur place.

    Ma...
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    Un livre magnifique sur une héroïne malgré elle...Philippe Jaenada réhabilite Pauline Dubuisson d'une main de maître.
    Une écriture précise et drôle pour un sujet "lourd". Un livre parfaitement documenté et 700 pages durant lesquelles Philippe Jaenada remet les choses à leur place.

    Ma chronique complète:
    https://emiliaetjean.wordpress.com/2016/01/04/je-suis-une-petite-femelle-il-faut-me-laisser-faire-ce-que-jai-envie/

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  • Rencontrer cet auteur et l'entendre parler de son sujet "Pauline Dubuisson" est passionnant, de plus les échanges avec ses lecteurs sont chaleureux.
    Un grand merci à lui et à Orange pour cette belle soirée.

    "Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée...
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    Rencontrer cet auteur et l'entendre parler de son sujet "Pauline Dubuisson" est passionnant, de plus les échanges avec ses lecteurs sont chaleureux.
    Un grand merci à lui et à Orange pour cette belle soirée.

    "Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d'avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été tondue, avant d'assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ? Ou n'est-elle, au contraire, qu'une jeune fille libre qui revendique avant l'heure son émancipation et questionne la place des femmes au sein de la société ? Personne n'a jamais voulu écouter ce qu'elle avait à dire, elle que les soubresauts de l'Histoire ont pourtant broyée sans pitié. "

    Voilà tout a été dit ou pas....Tel un preux chevalier, l'auteur revêt l'armure non pour enquêter, mais pour partir à la "quête" au sens noble, de la véritable Pauline.
    Il collecte minutieusement tous les documents possibles, les étudie, les croise, les entre-croise et les fait parler.

    Le livre est dense, dramatique, drôle (les digressions de l'auteur allègent cette atmosphère d'après-guerre malsaine), et le lecteur est captif de cette histoire.

    Pauline seule fille, d'une fratrie, dont les frères ont déçu entre une mère inexistante, indifférente et un père qui la considère comme un objet malléable, car elle a un cerveau bien fait capable d'assimiler beaucoup et de servir les affaires paternelles.
    Qu'en est-il de sa personnalité affective, de sa jeunesse, de son éducation tout simplement?
    Lorsqu'elle va devoir intégrer la vraie vie, celle où l'on côtoie ses congénères, elle va être en décalage avec les autres.
    Cela la rend singulière, voir antipathique, détestée ou aimée pour de mauvaises raisons.
    Une chose est claire : elle ne sait pas vivre dans son époque.

    Les chroniqueuses judiciaires de l'époque s'acharnent sur Pauline Dubuisson, s'arrangent avec la vérité, font du sensationnel et de la surenchère.
    Du côté de la justice pas mieux, on trie les faits, les arrange, les invente mais pas question d'essayer de comprendre comment elle en est arrivée là. De plus son avocat n'est pas doué...

    Le lecteur assiste au procès en direct, tant par la documentation et les recherches apportées par l'auteur et les comparaisons judicieuses avec d'autres procès de femmes à la même époque, que par la magie de cette écriture.

    Philippe Jaenada est obsédé par cette affaire, mais il ne fait pas de cette jeune femme une héroïne, il montre ses défauts, ses failles, son instabilité,juste il rétablit une vérité qui l'a montré "en bête immonde", alors que c'est une jeune femme qui a le tort (pour l'époque) de préfèrer porter la blouse du médecin que celle de la ménagère.
    Une analyse sur tous les fronts : historique, sociologique, psychologique...
    60 ans après, cette vérité là fait du bien, la réhabilitation d'une femme libre, ce n'est pas nier les faits seulement les remettre à leur place.

    Un livre magnifique, de la très belle littérature.
    Il y a quelque chose de rabelaisien, et j'ai suivi le précepte du prologue de Gargantua, "j'ai rompu l'os et sucé la substantifique moelle"

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  • La petite femelle est un grand coup de cœur pour moi, qui ai découvert avec ce roman la plume singulière de Philippe Jaenada.
    Le travail de reconstitution minutieux est absolument faramineux : l'auteur exploite toute la matière existante, confronte les différents témoignages, la façon dont ils...
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    La petite femelle est un grand coup de cœur pour moi, qui ai découvert avec ce roman la plume singulière de Philippe Jaenada.
    Le travail de reconstitution minutieux est absolument faramineux : l'auteur exploite toute la matière existante, confronte les différents témoignages, la façon dont ils évoluent dans le temps, la date de parution des détails de l'enquête, n'hésitant pas à questionner la bonne foi de journalistes qui avaient visiblement à coeur de faire du sensationnel plutôt que de se faire les porte-parole de la vérité.
    Ce qui est admirable, c'est que ce travail prodigieux s'accompagne toujours d'un humour féroce, dans un contexte dont on pourrait croire qu'il ne s'y prête guère et qu'il découragerait toute tentative humoristique. C'est cet humour, je crois, qui fait toute la force de la prose de Jaenada, et c'est lui qui m'a acquis à sa cause tout autant que le souci de probité que l'on constate à chaque page (comme il l'explique, pas un mot n'est inventé, et s'il émet des hypothèses, il le signale fermement, pour ne pas laisser germer dans l'esprit du lecteur le moindre doute, et ainsi se distinguer de tous ceux qui se sont permis les allégations infondées qui ont conduit l'opinion publique à lyncher Pauline Dubuisson tout au long de sa courte vie).
    Il est fascinant de voir l'histoire à l'oeuvre sous la plume de Philippe Jaenada, la façon dont des supputations et des rumeurs se répandent lors du procès de Pauline, ont point de prendre plus de poids que la réalité dont pourraient attester certaines preuves que l'on écarte d'un revers de main.
    Je suis impatiente de me plonger dans le reste de l'oeuvre de l'auteur!

    Ma chronique complète est ici : http://viederomanthe.blogspot.fr/2015/12/la-petite-femelle-philippe-jaenada.html

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