La petite ecole dans la montagne

Couverture du livre « La petite ecole dans la montagne » de Michel Jeury aux éditions Robert Laffont
Résumé:

Si l'instituteur Michel Jeury a abandonné l'enseignement depuis de nombreuses années, l'univers de l'école continue de lui inspirer des romans justes et émouvants0300Un matin d´octobre de l´année 1908, Victor Chambost, jeune instituteur, arrive à la gare de Saint-Just-le-Roche, petit village du... Voir plus

Si l'instituteur Michel Jeury a abandonné l'enseignement depuis de nombreuses années, l'univers de l'école continue de lui inspirer des romans justes et émouvants0300Un matin d´octobre de l´année 1908, Victor Chambost, jeune instituteur, arrive à la gare de Saint-Just-le-Roche, petit village du mont Pilat, dans la Loire. L´automne est splendide et c´est la rentrée scolaire. Pour Victor, c´est un jour d´espérances ? d´espérances inquiètes. Il est en train de perdre la foi en son métier, et ses rêves d´installation dans les colonies reviennent le hanter, amers. Pourvu que cette rentrée puisse être un nouveau départ!À Saint-Just, ses attentes sont comblées: un village charmant; un maire chaleureux et fier de son école ? il vient de faire rénover celle des garçons ?; une institutrice paraît-il très compétente en laquelle Victor trouvera, sans aucun doute, une agréable interlocutrice. Et surtout, parmi les joyeux petits montagnards qu´il enseigne, un phénomène comme tout instituteur rêve d´en rencontrer: Colinet, un jeune berger orphelin dévorant jour et nuit romans, manuels d´arithmétique, d´histoire, doué d´une mémoire extraordinaire et enthousiaste comme une classe entière, qui veut absolument passer le certificat d´études. Le maître et l´élève se lancent dans l´aventure avec passion. L´ardeur et l´ingénuité de Colinet enflamment la classe. Victor est heureux. Le village est sûr de leur réussite.Mais, au fond d´une ruelle, dans l´autre école, plus petite, où la farouche et moqueuse Émilie enseigne aux filles de Saint-Just, on déclare la guerre au certif. La gloire, c´est toujours pour les hommes! Ainsi, quand Victor, timide comme un célibataire endurci, se décide enfin à rendre visite à l´institutrice, une cruelle déconvenue l´attend: la belle le nargue et refuse avec une ironie narquoise ses propositions de lecture ou de collaboration. Victor, plus affecté qu´il ne veut bien le reconnaître, essaie d´oublier sa tristesse dans le travail.Mais à l´approche des beaux jours, son beau projet s´écroule. L´oncle de Colinet retire l´enfant de l´école. Afin d´en faire un apprenti meunier. Pour Colinet, la déception est insupportable: il s´enfuit sans donner de nouvelles. Privé de sa plus belle motivation, rongé par l´inquiétude, Victor plonge dans la dépression. Émilie vient alors à son aide...0400«Le sergent s'avance; il est manqué par la sentinelle et la tue.«Chevert arrive aussitôt ; la ville est prise et l'armée française est sauvée.» Pendant que Colinet récitait, Tiénot Sauze s'était mis debout à côté de son banc, les poings serrés, et jouait le rôle du sergent Pascal, répétant chaque fois à voix basse, en frappant: Oui, mon colonel! Oui, mon colonel! Et lorsque Colinet prononça: ... et la tue, Tiénot brandit le poing, fit une horrible grimace: Pan!Que ces enfants aimaient donc la guerre...Colinet ouvrit la bouche comme un noyé, puis s'effondra sur sa table et lâcha longuement son souffle. Les rires fusèrent, des rires retenus, respectueux, qui servaient surtout à évacuer une charge d'émotion trop forte. Certains élèves frissonnaient. Une houle de joie courut à travers la classe, soulevant même les plus petits. Victor aurait aimé partager ce moment de bonheur, sans arrière-pensée, mais il gardait sur le coeur un poids d'angoisse et d'amertume. Il s'approcha de Colinet, qui se tenait toujours écrasé sur sa table, la tête entre ses bras, comme s'il dormait.? Il dort, m'sieur.? Il dort? C'est ma foi vrai.? Il lit toute la nuit, expliqua Nicolas Malatray. Ma mère lui donne un peu de chandelle et puis je lui ai prêté la mienne. Je croyais bien faire, m'sieur.Victor leva la main, se préparant à la poser sur l'épaule du petit berger pour la secouer ; mais il retint son geste.? Tu as bien fait, dit-il à Nicolas. Et qu'est-ce qu'il lit?? Tous ses livres, même l'arithmétique!Colinet se réveilla à ce moment, s'appuya sur ses coudes, bâilla. ? L'année dernière, j'ai lu toute mon histoire Lavisse, deux fois. Cette année, j'ai lu mon histoire du certificat. Je sais bien les traités. Le traité des Pyrénées, le traité de Vienne, le traité de

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