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La petite dernière

Couverture du livre « La petite dernière » de Fatima Daas aux éditions Noir Sur Blanc
Résumé:

Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière.
Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Je suis née par césarienne. Je suis française. Je suis d'origine algérienne.
Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste.... Voir plus

Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière.
Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Je suis née par césarienne. Je suis française. Je suis d'origine algérienne.
Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Porteuse d'une maladie chronique. Asthmatique allergique. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper inadaptée. J'écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J'ai la sensation d'avoir une double vie. J'ai fait quatre ans de thérapie. C'est ma plus longue relation. Mon rapport à l'autre est inconstant.
J'ai besoin de me contrôler. J'ai besoin de contrôler toutes mes émotions. J'ai besoin de contrôler l'autre. Je me crois polyamoureuse. L'amour, c'est tabou à la maison, les marques de tendresse et la sexualité aussi. Je n'aime pas les garçons mais j'aime leurs accessoires. À 25 ans, je rencontre Nina Gonzalez.

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Avis (5)

  • Mon petit péché mignon de la rentrée littéraire : découvrir des premiers romans. Et cette année, je suis gâtée !

    « La Petite Dernière » de Fatima Daas est le récit autobiographique d’une jeune fille (non désirée, on aurait préféré un garçon… tiens, ça me rappelle quelque chose mais ce n’est...
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    Mon petit péché mignon de la rentrée littéraire : découvrir des premiers romans. Et cette année, je suis gâtée !

    « La Petite Dernière » de Fatima Daas est le récit autobiographique d’une jeune fille (non désirée, on aurait préféré un garçon… tiens, ça me rappelle quelque chose mais ce n’est pas le sujet, gardons ce thème pour un autre roman !), qui grandit à Clichy-sous-Bois, dans une famille musulmane. Un père taiseux, des sœurs, une mère, qui règne dans son royaume, au milieu des casseroles et des épices, et la petite dernière, la mazoziya.

    « Je m’appelle Fatima Daas,
    Je suis française d’origine algérienne.
    Mes parents et mes sœurs sont nés en Algérie.
    Je suis née en France. »

    L’autrice se livre face à un lecteur confortablement installé dans son canapé. Le roman se parcourt comme le fil d’une thérapie. Elle se présente, expose ce qu’elle pense la définir, doute, se dévoile, remet son voile, mais elle avance. En une centaine de pages, sont condensées les pluralités de notre personnalité et la complexité de la construction de celle-ci. Roman percutant, phrases courtes et incisives, il pourrait se slamer. Fatima Daas, cette petite dernière qui n’a pas choisi sa place, semble aujourd’hui l’avoir trouvée et fait une entrée remarquée dans l’univers de la littérature ! Autrice à suivre !

    Lisez ce roman, jusqu’au bout, pour cette dernière page, tellement émouvante.

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  • Quelle beauté ! Quelle poésie toute en simplicité, en douceur malgré les thématiques destructrices, les souffrances évoquées (alcoolisme, non acceptation de la différence, indifférence, maladie chronique...).
    Ce texte puissant, touchant au-delà des mots, nous parle de tensions multiples...
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    Quelle beauté ! Quelle poésie toute en simplicité, en douceur malgré les thématiques destructrices, les souffrances évoquées (alcoolisme, non acceptation de la différence, indifférence, maladie chronique...).
    Ce texte puissant, touchant au-delà des mots, nous parle de tensions multiples (religieuses, sexuelles, entre le pays d'origine de sa famille et le pays dans lequel Fatima est née...), de la difficulté de se construire dans un groupe qui nous juge, se construire alors que l'on manque de l'essentiel (la tendresse de ses parents), qu'on se sent de trop, la petite dernière, "l'accident".
    "(...) élève instable. Adulte, je suis hyper inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne."
    Nous sommes dans une histoire dans l'histoire, dans une histoire écrite pour ne pas vivre la sienne, traumatisante à maints égards, une histoire qui permet de grandir et de s'accepter telle que l'on est.
    Un texte qui aborde régulièrement le sujet de la religion et qui, en quelque sorte, mêle fond et forme en rappelant le Coran, les Sourates avec ses répétitions presque systématiques, l'accumulation aussi qui nous indique que l'identité de la narratrice prend forme, petit à petit.
    "Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens."
    Dans cet ouvrage, une fois de plus est évoquée une problématique d'une brûlante actualité : entre communautarisme, tentation du repli identitaire et intégration au prix du déni de ses origines, quel chemin personnel trouver ?
    Comment bâtir sa vie avec autant d'injonctions contradictoires, voire semble-til irréconciliables ?
    Où iront les loyautés de l'enfant, de l'adolescente, de l'adulte ? Comment naviguer sans dommages d'un univers à l'autre ?
    Un combat qui demande lucidité et courage, et la distance de l'humour aussi.
    Les mots, leur définition, signification, origine sont essentiels dans cette recherche d'un passé, d'une cohérence, d'une identité, et d'un avenir possible, peut-être apaisé.
    Un premier roman particulièrement réussi ! Lu d'une traite.

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  • Fille (non désirée), arabe, musulmane et lesbienne, Fatima a tout pour être stigmatisée dans cette société où les particularismes émergent tant bien que mal. J’ai aimé la manière dont cette jeune femme appréhende sa culture musulmane et tente de la faire coexister avec ses convictions...
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    Fille (non désirée), arabe, musulmane et lesbienne, Fatima a tout pour être stigmatisée dans cette société où les particularismes émergent tant bien que mal. J’ai aimé la manière dont cette jeune femme appréhende sa culture musulmane et tente de la faire coexister avec ses convictions personnelles. Je n’ai ressenti aucune radicalité mais une dynamique du compromis. C’est une suite de combats quotidiens, comme la couleur d’une bague, l’interprétation d’une sourate, les ablutions, le sens du mot « haram » ou manger du mouton pour l’Aïd. Ce qu’il faut de courage à Fatima (la mazoziya) pour oser aborder les sujets de l’intime que sa communauté enferme à double tour dans le déni et la tradition.
    Un peu comme « Le consentement » (sur un sujet différent), « La petite dernière » se distingue moins par sa virtuosité littéraire que par la puissance et la sincérité de son cri. Il est tout aussi nécessaire de le lire si l’on prétend comprendre ce monde en ébullition. La fiction se permet des saillies, des vérités que l’information ignore. L’une d’entre elles est une bombe à retardement : la jeunesse musulmane est déchirée entre la famille et la société. Le déséquilibre n’a jamais été aussi grand. Fatima en parle : le nombre des « psychologues musulmans » augmente de façon exponentielle.
    Le premier roman de Fatima Daas est important parce qu’il ouvre la voie. Il confirme aussi une des tendances de cette rentrée littéraire : les premiers romans sont plus intéressants que les énièmes produit des « marques-écrivain ».
    Bilan :

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  • Un récit construit autour de fragments implacables et toniques qui content l’histoire de Fatima. Fatima la mazoziya, la petite dernière, qui se découvre et qui lutte pour conjuguer les différentes facettes de son identité. Qui se heurte à l’image d’une femme qui n’est pas celle que l’on attend,...
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    Un récit construit autour de fragments implacables et toniques qui content l’histoire de Fatima. Fatima la mazoziya, la petite dernière, qui se découvre et qui lutte pour conjuguer les différentes facettes de son identité. Qui se heurte à l’image d’une femme qui n’est pas celle que l’on attend, qui rebondit sur les traditions, la religion, tout en cherchant l’épanouissement et l’évanescence d’une vie libre. La souffrance d’être cette femme et fille, française mais d’origine Algérienne, musulmane pratiquante mais lesbienne, dans cette France-là que tout le monde ne connait pas. Fatima est multiple, Fatima est malheureuse de ne pouvoir être conforme mais Fatima est combative. Elle écrit et transmet et c’est peut-être ce courage-là, qui permettra l’émancipation d’autres Fatima de ce monde.

    https://unmotpourtouspourunmot.blogspot.com/2020/08/ce-ux-qui-me-peuplent-juillet-2020.html

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  • «Je m’appelle Fatima.
    Je porte le nom d’un personnage symbolique en islam.
    Je porte un nom auquel il faut rendre honneur.
    Un nom qu’il ne faut pas « salir », comme on dit chez moi.»
    «La petite dernière» d'une famille franco-algérienne dresse le portrait d'une génération qui cherche son...
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    «Je m’appelle Fatima.
    Je porte le nom d’un personnage symbolique en islam.
    Je porte un nom auquel il faut rendre honneur.
    Un nom qu’il ne faut pas « salir », comme on dit chez moi.»
    «La petite dernière» d'une famille franco-algérienne dresse le portrait d'une génération qui cherche son identité, confrontée à des choix contradictoires.

    «Je m'appelle Fatima. Je porte le prénom d'un personnage symbolique de l'islam». La vie de Fatima est semblable à celle de milliers d'autres jeunes de banlieue. Née au sein d'une famille d'immigrés, elle va très vite se déchirer entre la rigueur d'une éducation "traditionnelle", qui veut qu'un père assoie son autorité sur ses filles à coups de ceinture et le goût du rap, entre les préceptes rigoureux de l'islam qui en font vite une "pécheresse" et son envie de sentir les lèvres d'une fille sur sa bouche, entre des études qui vont la mener à l'université et des profs qui doutent qu'elle ait pu réussir par elle-même.
    Fatima, au fil de courts chapitres, va nous raconter les épisodes saillants de sa vie. Née à Saint-Germain-en-Laye, elle vit avec ses deux autres sœurs et ses parents dans un petit appartement. En guise de chambre, elles se partagent le salon dans lequel leur père doit passer lorsqu'il rentre avec cette forte odeur et sa mauvaise humeur. Et si le conseil de sa mère, se taire, n'est pas suivi, alors sa violence s'abat sur elles. Souvent, c'est Dounia, la sœur aînée, qui encaisse les coups, ou Hanane, la cadette. Il est vrai que Fatima à un lourd fardeau à porter. À deux ans, on lui a diagnostiqué de l'asthme. Une maladie sévère, chronique et invisible qui lui vaut de fréquents séjours à l'hôpital et un traitement à vie.
    À huit ans la famille s'installe à Clichy-sur-Bois, une "ville de musulmans" où elle est musulmane, où elle fait le ramadan, où elle développe son sentiment d'appartenance à la communauté.
    À 12 ans, lors d'un voyage scolaire à Budapest, elle ressent une émotion particulière en compagnie de son amie Lola, lorsque par jeu cette dernière l'embrasse sur la bouche. Mais elle choisit de se murer dans le silence. "J'écris des histoires plutôt que de vivre la mienne". La suite de sa scolarité sera plutôt sans histoires, installée dans son rôle de garçon manqué qui parle fort et n'hésite pas à se faire respecter à coups de poings ou à insulter les professeurs.
    À 17 ans, elle consulte une psychologue. Suivront quatre années de thérapie et une lassitude de plus en plus difficile à supporter, tout comme les longs trajets jusqu'à l'université. Alors, elle décide d'arrêter. Elle interrompt ses études. Elle écrit.
    À 25 ans, elle rencontre Nina Gonzales. C'est sa période "polyamoureuse", puisqu'elle a parallèlement une relation avec Cassandra, 22 ans, et Gabrielle, 35 ans. Mais c'est aussi l'heure de faire des choix, de s'imaginer un avenir.
    Fatima Daas a trouvé la forme qui convient à sa quête, commençant chaque chapitre par une tentative de se définir et montrant par la même occasion combien cette définition est partielle, parfois partiale. Elle met aussi le doigt sur un problème très actuel que l'on pourrait résumer par les difficultés de l'intégration, par la peine à se construire une identité. Sauf, si l'on considère qu'elle a trouvé sa famille. Après Marguerite Duras et Annie Ernaux, la petite dernière pose une première pierre. On attend la suite.
    https://urlz.fr/dP4x

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