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La petite dernière

Couverture du livre « La petite dernière » de Daas Fatima aux éditions Noir Sur Blanc
Résumé:

Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière.
Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Je suis née par césarienne. Je suis française. Je suis d'origine algérienne.
Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste.... Voir plus

Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière.
Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Je suis née par césarienne. Je suis française. Je suis d'origine algérienne.
Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Porteuse d'une maladie chronique. Asthmatique allergique. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper inadaptée. J'écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J'ai la sensation d'avoir une double vie. J'ai fait quatre ans de thérapie. C'est ma plus longue relation. Mon rapport à l'autre est inconstant.
J'ai besoin de me contrôler. J'ai besoin de contrôler toutes mes émotions. J'ai besoin de contrôler l'autre. Je me crois polyamoureuse. L'amour, c'est tabou à la maison, les marques de tendresse et la sexualité aussi. Je n'aime pas les garçons mais j'aime leurs accessoires. À 25 ans, je rencontre Nina Gonzalez.

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Articles (1)

Avis (19)

  • Qu'on aime ou non le La petite dernière de Fatima Daas, n'en est pas moins actuel et ouvre la voie au voyage intérieur.
    Le livre est court, les chapitres sont brefs et forment un enchaînement d'anaphores qui rappellent systématiquement l'identité de la narratrice comme un mantra que l'on répète...
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    Qu'on aime ou non le La petite dernière de Fatima Daas, n'en est pas moins actuel et ouvre la voie au voyage intérieur.
    Le livre est court, les chapitres sont brefs et forment un enchaînement d'anaphores qui rappellent systématiquement l'identité de la narratrice comme un mantra que l'on répète encore et encore de façon à ne jamais l'oublier. Très agréable à lire, parfois un peu sec il ne laisse pas indifférent.
    C'est un roman inclusif et chargé de culture, un roman qui raconte l'existence d'une jeune femme toujours « à côté », à côté de toutes ses identités auxquelles elle ne veut pas renoncer : femme, franco-algérienne, homosexuelle, musulmane croyante et pratiquante.
    L'écriture est nerveuse et met en scène les angoisses de la narratrice quant à cette difficulté de faire face à une absence de représentation de ce qu'elle est mais sans pour autant rejeter ce qu'elle est.
    Avec cette écriture, l'auteur se mue en porteuse de voix. Une voix complexe mais qui crie, qui hurle une ode à la vie en mettant en lumière son imperfectibilité. Elle confronte ses différentes identités sans jamais pouvoir les confondre en sa seule personnalité, parfois avec violence, d'autres fois avec tendresse.

    Cette autofiction m'a beaucoup plus. Malgré quelques maladresses, elle fait du bien. Elle donne un souffle nouveau à la littérature française et casse des codes parfois trop vieux jeux pour assumer la pluralité culturelle et identitaire de notre société. Un premier roman qui claque.

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  • Fatima vit à Clichy, d’origine algérienne, musulmane et pratiquante, asthmatique, homosexuelle… Au sein de la famille, elle est la « mazozya », la petite dernière et celle que l’on n’attendait plus, la seule de la fratrie née en France et française.
    En lisant la quatrième de couverture, le...
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    Fatima vit à Clichy, d’origine algérienne, musulmane et pratiquante, asthmatique, homosexuelle… Au sein de la famille, elle est la « mazozya », la petite dernière et celle que l’on n’attendait plus, la seule de la fratrie née en France et française.
    En lisant la quatrième de couverture, le lecteur connaît déjà beaucoup d’aspects de la personnalité de Fatima, son instabilité à l’école, menteuse, pécheresse, celle qui a fait quatre ans de thérapie…

    Le monologue de Fatima Daas, au-delà de ses révélations sur sa famille, son père violent, les sentiments qu’on ne montre pas, ceux dont on ne parle pas, respire la sincérité. Il est emmené par une anaphore placée en tête de chaque chapitre « je m’appelle Fatima », martelée, qui ancre une volonté d’affirmation de soi et interpelle le lecteur. Or derrière cette jeune femme qui se livre, gémit celle qui ne se sent pas insérée, fragile, hypersensible, celle « qui écrit des histoires pour éviter de vivre la sienne », et surtout, une jeune femme croyante et prisonnière de sa religion dont elle désire concilier les exigences avec la vie qu’elle essaie de se construire.

    Si les paroles de ce petit opus devaient être mises en musique, je me laisserais volontiers porter par la poésie de ses phrases entraînées par un rythme hip-hop. Dans sa version papier, les chapitres courts, le texte aéré façon poème, l’humour sont autant d’ingrédients bien utilisés par l’auteur face aux contradictions qui s’opposent à sa liberté. Un récit touchant.

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  • https://animallecteur.wordpress.com/2021/01/30/la-petite-derniere-fatima-daas/

    Depuis sa sortie j’étais attirée par ce livre après en avoir pas mal entendu dans la presse et je ne suis absolument pas déçue. Je l’ai dévoré en quelques heures. Ce livre est une œuvre hybride, entre long poème en...
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    https://animallecteur.wordpress.com/2021/01/30/la-petite-derniere-fatima-daas/

    Depuis sa sortie j’étais attirée par ce livre après en avoir pas mal entendu dans la presse et je ne suis absolument pas déçue. Je l’ai dévoré en quelques heures. Ce livre est une œuvre hybride, entre long poème en prose ou texte de rap et incantation avec ce leitmotiv qui revient très souvent « Je m’appelle Fatima », parfois même comme une confidence à un psy qui peut s’apparenter à une thérapie, le tout d’une sincérité surprenante. Les phrases sont courtes, saisissantes et nerveuses et l’ensemble du texte est à la fois tendre et féroce. Ce livre ne manque pas d’originalité en citant des versets du Coran en arabe ainsi que des extraits de chansons de Kendrick Lamar ou Lil Wayne en anglais.

    Fatima est musulmane, Clychoise = banlieusarde mais étudie dans les beaux quartiers de Paris, Française, Algérienne, Française d’origine Algérienne, adolescente perturbée, touriste, mazoziya (qui veut dire « petite dernière de la famille » en arabe, croyante et lesbienne.

    Fatima c’est aussi « le nom d’une personnage symbolique de l’Islam », un « nom qu’il ne faut pas déshonorer » or vu que ces aspirations charnelles sont incompatibles avec ses convictions religieuses elle se voit comme une « pêcheresse ». Fatima Daas est surtout une jeune femme très touchante.

    Fatima Daas raconte comment elle s’est construite tout en se rejetant : elle passe d’un âge à un autre, d’un contexte à un autre, elle revient sur son enfance, son adolescence et sur sa vie de jeune adulte. Elle revendique son identité et ses multiples facettes.

    Fatima Daas parle aussi un langage universel, elle aborde le tiraillement entre deux cultures, du poids des traditions familiales, des difficultés à communiquer, de l’orientation sexuelle qui n’est pas choisie et du rapport à la religion.

    J’espère que La petite dernière laissera place à plein de nouveaux écrits de la part de cette jeune femme.

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  • Un livre touchant, on a l'impression de tout savoir sur Fatima et sa famille algérienne; elle est la dernière fille, celle qui est née en France ( par césarienne), celle qu'on n'attendait pas mais qui portait l'espoir d'un garçon après trois filles dont l'une est morte. Elle se conduit comme "un...
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    Un livre touchant, on a l'impression de tout savoir sur Fatima et sa famille algérienne; elle est la dernière fille, celle qui est née en France ( par césarienne), celle qu'on n'attendait pas mais qui portait l'espoir d'un garçon après trois filles dont l'une est morte. Elle se conduit comme "un mec" puis se découvre fille après ses premières règles et homosexuelle, ce qui la culpabilise par rapport à sa religion: elle est musulmane pratiquante et sincère.
    Elle est asthmatique, et nécessite beaucoup de soin: elle prend des cours pour se prendre en main et accepter sa maladie.
    Elle vit d'abord à Saint-Germain puis à Clichy et est obligée de passer beaucoup de temps dans les transports en commun pour faire ses études. Elle est inadaptée au monde, de la naissance à l'âge adulte. Ses relations homosexuelles me semblent bancales: elle se dit polyamoureuse.
    Le père est brutal, la mère discrète . On ne parle pas de sexualité et ne donne pas de marques d'affection dans cette famille.
    Elle "écrit des histoires pour éviter de vivre la sienne" C'est un premier roman largement autobiographique.
    Le fond fait réfléchir et émeut. La forme répétitive est peut-être seulement le reflet de ses ateliers d'écriture?
    Elle écrit: je suis rebeu DONC musulmane; cela m'a rappelé un mauvais souvenir du Café littéraire sur la littérature arabe; on peut être arabe et juif ou chrétien; on peut être musulman sans être arabe (cf Indonésie) et elle-même parle de Comoriens. (et les perses ne sont pas arabes, ni les berbères ni les kabyles).

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  • Ce roman est assez surprenant, et il m’a parfois laissée un peu perplexe, car l’auteure nous propose d’entrer au cœur de sa famille, de son mode de vie, de ses réflexions, de son intimité.

    Abordons tout d’abord le contexte : Fatima se présente sans fard ni complaisance, et nous fait faire la...
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    Ce roman est assez surprenant, et il m’a parfois laissée un peu perplexe, car l’auteure nous propose d’entrer au cœur de sa famille, de son mode de vie, de ses réflexions, de son intimité.

    Abordons tout d’abord le contexte : Fatima se présente sans fard ni complaisance, et nous fait faire la connaissance de sa famille : son père s’appelle Ahmed « digne d’éloges » et sa mère Kamar, la lune. Elle a trois sœurs.

    Le père est dominateur, il frappe les enfants, la ceinture est toujours prompte à être détachée. Lorsqu’il rentre du travail, il allume la lumière, en pleine nuit, réveillant tout le monde, faisant du bruit, et si une des filles râle un peu l’insulte fuse : khamja « salope ». la mère préfère se taire et s’occuper de la maison.

    Fatima est la seule des enfants à être née en France, par césarienne, précise-t-elle et de manière inattendue; ses sœurs sont nées en Algérie et ses parents sont également les seuls de leurs familles respectives, à être venus.

    Je m’appelle Fatima Daas.

    Je suis la mazoziya, la petite dernière.

    Celle à laquelle on ne s’est pas préparé.

    A chaque séjour en Algérie, elle se sent chez elle, avec les oncles, tantes, cousins, l’accueil est chaleureux, la famille est plus démonstrative; elle ne voudrait plus repartir et en même temps, elle pense chaque fois que c’est la dernière fois qu’elle y va.

    Fatima est musulmane pratiquante, elle aime faire ses ablutions et ses cinq prières, même si parfois, enfant elle était à moitié réveillée. Elle comprend le sentiment d’appartenance la première fois qu’elle fait le Ramadan.

    C’est une rebelle, qui a intégré que ses parents désiraient un fils, s’habillant en garçon, passant ses cheveux au gel pour qu’ils frisent moins. Elle joue le rôle qu’elle suppose qu’ils attendent d’elle et fréquente des garçons turbulents, donne des coups, insulte, même les professeurs, alors qu’elle est bonne élève.

    J’ai aimé faire la connaissance de Fatima, qui ne ne pourra jamais dire ce qu’elle ressent car dans sa famille, on n’est pas démonstratif, ; déjà, dire « je t’aime » est mal vu, alors que dire du mot homosexualité, c’est tabou, sale… une honte pour la famille. Elle est amoureuse de Nina qui va rester en toile de fond du récit, car c’est compliqué pour elle d’avancer.

    J’ai bien aimé cette manière d’utiliser l’anaphore (ce n’est pas le monopole de François Hollande !) car elle commence chaque chapitre par « je m’appelle Fatima », avec des variantes chaque fois, comme si elle psalmodiait une prière. Cette répétition donne un rythme au texte qui est par ailleurs parsemé de mots en « arabe algérien », comme elle le dit elle-même, de prières en arabe ce qui permet d’apprendre des choses, des mots, de prendre connaissance de phrases sacrées..

    Je connaissais mal la pratique de l’Islam, la manière de faire les ablutions, la position du corps pendant la prosternation, la manière de réciter et Fatima Daas l’explique très bien.

    Les relations intrafamiliales sont bien mises en évidence ainsi que les règles, les sujets tabous, mais, si je comprends bien les difficultés de Fatima à aimer, à parler de son attirance pour les filles, ses hésitations, sa manière de tourner autour du pot finit par être lassante. Mais, il est difficile de lui en tenir rigueur, tant elle est attachante et on imagine combien ce doit être difficile d’être différente car la seule née en France, car la seule à avoir une sexualité différente, à la recherche d’une identité, à tel point qu’elle se sent sale et indigne de son prénom.

    Quant à l’écriture, Fatima Daas sait bien raconter ; elle a structuré son récit en chapitres très courts, passant de l’enfance à l’âge adulte, pour revenir à l’adolescence et partir dans les réflexions plus philosophiques ce qui peut lasser, ses études supérieures qu’elle commence mais ne finit pas toujours.

    J’ai pris du plaisir à lire ce roman, et je trouve qu’elle s’en sort très bien à l’écrit, les mots sont justes et le côté « psalmodie » de l’anaphore est très forte, mais j’ai eu du mal à rédiger ma chronique, alors que je l’ai terminé il y a plusieurs jours, me demandant parfois si je l’avais aimé un peu, beaucoup …

    Auteure à suivre.

    Un grand merci à NetGalley et aux éditions Notabilia Noir sur blanc qui m’ont permis de découvrir ce roman et son auteure.

    #LaPetiteDernière #NetGalleyFrance

    https://leslivresdeve.wordpress.com/2021/01/13/la-petite-derniere-de-fatima-daas/

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  • Fatima Daas, dans La Petite dernière, réalise un roman hors normes qui m’a souvent mis mal à l’aise mais aussi qui m’a enchanté par son originalité et son caractère répétitif.
    C’est une succession de courts chapitres commençant toujours par « Je m’appelle Fatima », ajoutant de temps à autre son...
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    Fatima Daas, dans La Petite dernière, réalise un roman hors normes qui m’a souvent mis mal à l’aise mais aussi qui m’a enchanté par son originalité et son caractère répétitif.
    C’est une succession de courts chapitres commençant toujours par « Je m’appelle Fatima », ajoutant de temps à autre son nom de famille.
    Fatima Daas, la mazoziya, la petite dernière de la famille, celle qui aurait dû être un garçon comme l’espérait Ahmad, son père. Ses deux sœurs sont nées en Algérie. Elle est la seule à être née en France, par césarienne. Sa mère, Karmar, est maîtresse en son Royaume, sa cuisine.
    Tout cela est important mais bien peu finalement à côté de la religion. Sans cesse, elle répète qu’elle est musulmane. La lecture de ce livre est alors très instructive car elle démontre de façon magistrale toute l’emprise psychologique qu’impose l’islam avec ses rites, ses invocations pour n’importe quelle situation, ses prières égrenées tout au long du jour.
    Fatima Daas est complètement asservie mais ne s’en dégage pas. Au contraire, elle voudrait trouver dans sa religion un moyen d’être acceptée avec son amour pour les filles, pour les femmes et tente d’obtenir satisfaction auprès d’imams.
    Elle qui dit s’être rendu compte qu’elle était une fille lorsqu’elle a eu ses premières règles, se comporte comme un garçon, puis essaie avec un ou deux petits amis. Finalement, c’est avec des femmes plus âgées qu’elle trouve affection et tendresse. De plus, son asthme ne lui laisse guère de répit.
    Surtout, il y a Nina dont elle est amoureuse mais rien n’est simple car Fatima est mal dans sa peau. Elle est torturée par le fait de ne pas respecter les préceptes de l’islam, nous gratifie du texte de plusieurs prières, de beaucoup de mots et de citations en arabe, cite aussi Annie Ernaux et Duras.
    J’ai apprécié d’apprendre la signification de beaucoup de mots, de noms arabes. Par exemple, « Fatima signifie « petite chamelle sevrée ». Sevrer, en arabe : fatm. »
    J’ai pu aussi comprendre toute la souffrance de ces gens déracinés, heureux de retourner en Algérie, d’y retrouver la famille mais pressés de revenir en France.
    Fatima Daas a vraiment des dons pour l’écriture. Elle est adoubée par Virginie Despentes et prouve toute son originalité avec ce premier roman.
    Tout au long de ma lecture, je me suis demandé comme une fille aussi intelligente, toujours en rechercher d’elle-même, ne réussissait pas à s’extraire de la gangue religieuse qui lui interdit formellement de vivre son homosexualité et ses amours comme elle l’entend. Ce n’est peut-être qu’une question de temps ?

    Chronique illustrée à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • La petite dernière est le premier roman de Fatima Daas. Il s'agit d'un monologue autobiographique composé de courts chapitres commençant chacun par "je m'appelle Fatima" ou « Je m'appelle Fatima Daas ». Tout le livre est écrit à la première personne et au présent. Ce texte percutant, scandé nous...
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    La petite dernière est le premier roman de Fatima Daas. Il s'agit d'un monologue autobiographique composé de courts chapitres commençant chacun par "je m'appelle Fatima" ou « Je m'appelle Fatima Daas ». Tout le livre est écrit à la première personne et au présent. Ce texte percutant, scandé nous révèle son identité. Elle est française d'origine algérienne. Elle est la "mazoziya", la dernière, la petite dernière, celle à laquelle on n'est pas préparé. Après trois filles, elle est la seule à être née en France et son père espérait un garçon. Elle ne réalise qu'elle est une fille que le jour où en cours de sport, elle a ses règles. Elle habite Clichy-sous-bois, elle est musulmane pratiquante comme sa famille et elle est asthmatique allergique.
    "Adolescente, je suis une élève instable.
    Adulte, je suis hyperinadaptée."
    C'est la confession d'une jeune femme qui n'a qu'un souhait vivre libre et qui doit essayer de briser le carcan familial, social, et religieux pour pouvoir exprimer son amour pour les femmes. Difficile de s'épancher quand dit-elle, "L'amour, c'était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi". C'est une lutte intérieure perpétuelle entre ce qui est interdit et son désir. Prétextant parler au nom d'une amie, elle tente vainement de trouver une autorisation ou du moins une réponse auprès des autorités religieuses. Pas facile également pour une jeune femme qui a été élevée avec l'injonction de ne pas livrer ses sentiments de libérer ses émotions.
    Tiraillée entre deux cultures, entre deux pays, tiraillée entre la religion et sa sexualité et son attirance pour les femmes, Fatima Daas cherche un équilibre et pose la question de l'identité et de l'acceptation de soi.
    Avec cette forme d'écriture non dénuée d'autodérision, où les deux langues s'entrecroisent, l'autrice nous propose plus qu'une autofiction, une réflexion sur des thèmes bien contemporains dont le principal est à mon avis l'emprise de la religion.
    Je suis restée cependant, tout au long du livre, assez mal à l'aise à l'évocation de cette religion omniprésente, si prégnante, musulmane ou autre qui prive les personnes de leur libre-arbitre et d'accès au bonheur.

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  • Plus un atelier d'écriture...Les thèmes abordés ,religion,homosexualité,amour exclusif,sont passionnants,émouvants.Fatima,la petite dernière,un premier roman marquant!

    Plus un atelier d'écriture...Les thèmes abordés ,religion,homosexualité,amour exclusif,sont passionnants,émouvants.Fatima,la petite dernière,un premier roman marquant!

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