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La petite dernière

Couverture du livre « La petite dernière » de Fatima Daas aux éditions Noir Sur Blanc
Résumé:

Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière.
Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Je suis née par césarienne. Je suis française. Je suis d'origine algérienne.
Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste.... Voir plus

Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière.
Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Je suis née par césarienne. Je suis française. Je suis d'origine algérienne.
Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Porteuse d'une maladie chronique. Asthmatique allergique. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper inadaptée. J'écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J'ai la sensation d'avoir une double vie. J'ai fait quatre ans de thérapie. C'est ma plus longue relation. Mon rapport à l'autre est inconstant.
J'ai besoin de me contrôler. J'ai besoin de contrôler toutes mes émotions. J'ai besoin de contrôler l'autre. Je me crois polyamoureuse. L'amour, c'est tabou à la maison, les marques de tendresse et la sexualité aussi. Je n'aime pas les garçons mais j'aime leurs accessoires. À 25 ans, je rencontre Nina Gonzalez.

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Articles (1)

Avis (25)

  • "Parfois, il faut écrire, un message, un poème, une chanson, un roman, pour faire le deuil d'une histoire."

    Fatima.
    Personnage symbolique.
    Rendre honneur.
    Ne pas salir.
    Ne pas déshonorer.

    Un roman clairement percutant.
    Couronné par le Prix des Incorruptibles du premier roman 2020.

    "Parfois, il faut écrire, un message, un poème, une chanson, un roman, pour faire le deuil d'une histoire."

    Fatima.
    Personnage symbolique.
    Rendre honneur.
    Ne pas salir.
    Ne pas déshonorer.

    Un roman clairement percutant.
    Couronné par le Prix des Incorruptibles du premier roman 2020.

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  • Fatima Daas livre un ouvrage fiévreux où elle partage son parcours : femme lesbienne et musulmane de banlieue. Faire cohabiter les deux pans de sa vie est complexe : son père est autoritaire et brutal , sa mère règne sur le foyer. Fatima, la dernière des trois filles, se cherche donc et erre au...
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    Fatima Daas livre un ouvrage fiévreux où elle partage son parcours : femme lesbienne et musulmane de banlieue. Faire cohabiter les deux pans de sa vie est complexe : son père est autoritaire et brutal , sa mère règne sur le foyer. Fatima, la dernière des trois filles, se cherche donc et erre au milieu d'un monde dont elle ne parvient pas à se saisir. Elle se distingue d'emblée puisqu'elle est la seule de la famille à être née en France, par césarienne ; enfant du mektoub (de la fatalité), comment peut elle exister alors que sa mère attendait un garçon, voire aurait préféré n'avoir que deux enfants?
    Les années collège, au milieu d'une bande de garçons, seront celles de la violence, de la provocation, des limites repoussées, du refus de l'autorité.

    L'interrogation sur la culture des origines qui cohabite avec la culture d'adoption est passionnante et foisonnante dans le roman. Comment faire coexister la religion musulmane, la foi et l'homosexualité quand l'une est rejetée par l'autre? Comment se sentir légitime lorsqu'un professeur doute de vos capacités à rendre un excellent devoir qu'il imagine être fait par un autre?

    La forme redondante de tous les chapitres m'a lassé très rapidement. Certes, c'est un roman sur l'identité mouvante et insaisissable de son autrice, sur les différentes facettes que la narratrice adopte et qu'elle égrène à chaque début de chapitre, mais ce procédé m'a paru trop artificiel et pas toujours justifié. S'apparentant à une psalmodie, cela a pesé sur ma lecture, surtout au début du roman.
    Un livre intéressant.

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  • Voici une autofiction de l’auteur Fatima Daas. Elle y raconte sa vie de « petite dernière » dans une famille de confession musulmane avec ses deux sœurs, en région parisienne.
    Elle est la seule des trois filles à être née en France, elle est un « accident » que sa mère aurait aimé ne pas avoir,...
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    Voici une autofiction de l’auteur Fatima Daas. Elle y raconte sa vie de « petite dernière » dans une famille de confession musulmane avec ses deux sœurs, en région parisienne.
    Elle est la seule des trois filles à être née en France, elle est un « accident » que sa mère aurait aimé ne pas avoir, quant à son père, il espérait un garçon.
    Dans cette famille, les sentiments ne s’expriment pas et la sexualité est tabou. C’est dans ce contexte particulier que l’auteure se découvre une attirance pour les femmes.
    Par de très courts chapitres qui commencent tous par « Je m’appelle Fatima Daas », l’auteur nous livre des moments qui ont marqués sa vie telles que ses difficultés comportementales au collège, ses interrogations sur sa religion, ses relations avec les femmes, sa vie chez ses parents, sa rencontre en Algérie avec la famille restée là-bas. De tous ces chapitres il en ressort son impossibilité de révéler à sa famille son orientation sexuelle, même si sa mère s’en doute mais n’acceptera jamais d’aborder ce sujet avec elle et le poids du prénom choisi « Fatima » qu’elle doit honorer.
    Ce récit intimiste est la preuve d’un très grand courage car d’une écriture très simple qui fait penser au journal intime de toute jeune fille, l’auteur se dévoile véritablement. C’est une succession de réflexions qui nous sont ici livrées au fil des pages, réflexions d’adolescence puis de jeune femme, réflexions toujours respectueuses d’une fille désireuse de vivre sa vie tout en respectant sa famille et sa religion.

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  • Française de parents algériens et à la culture musulmane, Fatima est née à Saint-Germain-en-Laye et y fait ses premiers pas, son premier sourire, mais aussi connaît ses premiers malheurs…

    Pour son premier roman, Fatima Daas écrit un livre avec une intonation de journal intime.

    Elle...
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    Française de parents algériens et à la culture musulmane, Fatima est née à Saint-Germain-en-Laye et y fait ses premiers pas, son premier sourire, mais aussi connaît ses premiers malheurs…

    Pour son premier roman, Fatima Daas écrit un livre avec une intonation de journal intime.

    Elle retranscrit avec un regard résistant, solide, une jeunesse sous les jougs de codes à connaître et à respecter ; une étudiante brillante dont les professeurs ne croient pas à l’authenticité de ses devoirs ; des amours qui n’entrent pas dans le cadre de la religion.

    Fatima Daas commence chaque chapitre d’une façon un peu lourde, mais approfondit sur sa propre présentation, celle de sa famille, de ses amies et à sa façon de s’épanouir sans le silence de la philosophie de la vie.

    La rancœur se lit dans chaque partie où l’identité quelle qu’elle soit doit être dite.

    Ce n’est le style que je préfère, mais je salue sa démarche, son courage, sa pensée.

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  • Incapable, faute de temps, de produire une vidéo, j'ai décidé de concocter une chronique express qui je l'espère, vous donnera envie de vous pencher sur ma sélection du jour. Et c'est à l'occasion de sa récente sortie poche que mon choix s'est porté sur le singulier roman de Fatima Daas, La...
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    Incapable, faute de temps, de produire une vidéo, j'ai décidé de concocter une chronique express qui je l'espère, vous donnera envie de vous pencher sur ma sélection du jour. Et c'est à l'occasion de sa récente sortie poche que mon choix s'est porté sur le singulier roman de Fatima Daas, La petite dernière.

    Maniant l'autofiction avec brio, l'auteure ébranle par le choix et le poids de ses mots, elle que l'on devine consciente et intransigeante dans son récit.

    "Je m'appelle Fatima..." litanie obsédante présente à chaque début de chapitre sonne comme une recherche de soi, une recherche de son identité.

    Qui est Fatima ? Une française d'origine algérienne ? Une musulmane ? Une femme qui aime les femmes ?

    Fatima c'est la fille qui, quelque part, est prise en étau entre le poids de la tradition des origines et sa volonté inconsciente de modernité. Comment concilier religion et sexualité surtout quand celle-ci est considérée comme "contre-nature" ? Comment respecter ce prénom si symbolique en islam quand on se sent en marge de sa propre famille, de sa propre "communauté" ?

    De ce monologue fragmenté, l'auteure dresse un portrait fin et singulier d'une voix actuelle diablement déterminée.


    Pour qui ? Pourquoi ?
    - Si tu n'as pas le temps de lire, ça tombe bien : chapitres ultra-courts et fluides. Plus d'excuses !
    - Pour la tendresse avec laquelle elle dit les siens.
    - Pour le style à la fois bref et délicat.

    UN LIVRE, UNE GOURMANDISE !
    Chronique express oui, mais certainement pas expéditive au point d'en oublier la gourmandise associée au livre !
    Pour la découvrir, passe faire un tour sur le blog. ;-)

    Lien blog : https://bookncook.over-blog.com/2021/10/j-ai-lu.la-petite-derniere-fatima-daas.html

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  • « Ça raconte l'histoire d'une fille qui n'est pas vraiment une fille, qui n'est ni algérienne ni française, ni clichoise ni parisienne, une musulmane je crois, mais pas une bonne musulmane, une lesbienne avec une homophobie intégrée. »
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    Ce livre est la quête d'identité de Fatima Daas.
    Dans...
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    « Ça raconte l'histoire d'une fille qui n'est pas vraiment une fille, qui n'est ni algérienne ni française, ni clichoise ni parisienne, une musulmane je crois, mais pas une bonne musulmane, une lesbienne avec une homophobie intégrée. »
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    Ce livre est la quête d'identité de Fatima Daas.
    Dans une écriture au rythme nerveux et porté comme un slam, l'auteure s'y raconte à fleur de mots, de peau et d'émotions, tout en pudeur.

    Elle qui ne se sent à sa place nulle part, s'ancre dans son texte - et dans ce monde - par cette anaphore répétée comme une mélopée : « Je m'appelle Fatima. »

    -
    « Je m'appelle Fatima.
    Je recherche une stabilité.
    Parce que c'est difficile d'être toujours à côté, à côté des autres, jamais avec eux, à côté de sa vie, à côté de la plaque. »
    -

    Petite dernière de sa fratrie,
    Seule née en France quand tous les autres sont nés en Algérie,
    Fille et garçon manqué,
    Musulmane et lesbienne …
    … Fatima Daas tente de se trouver en se racontant.

    Elle qui ne veut renoncer à aucune de ses identités plurielles, essaye - sur le papier - de les réconcilier.

    -

    Ce roman, qui mêle autobiographie, fiction littéraire et sociologie, porte un récit sensible et puissant, à la fois extrêmement intime et universel.
    La plume engagée et l'écriture viscérale de l'auteure toucheront en plein coeur toutes celles et ceux ayant déjà traversé cette quête de soi.

    « La Petite Dernière » est un merveilleux petit bijou qui voit l'éclosion d'une future grande romancière contemporaine.
    A découvrir au format Livre de Poche si vous avez - comme moi - loupé sa découverte en format broché aux Editions noir sur blanc ! ;-)

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  • Qu'on aime ou non le La petite dernière de Fatima Daas, n'en est pas moins actuel et ouvre la voie au voyage intérieur.
    Le livre est court, les chapitres sont brefs et forment un enchaînement d'anaphores qui rappellent systématiquement l'identité de la narratrice comme un mantra que l'on répète...
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    Qu'on aime ou non le La petite dernière de Fatima Daas, n'en est pas moins actuel et ouvre la voie au voyage intérieur.
    Le livre est court, les chapitres sont brefs et forment un enchaînement d'anaphores qui rappellent systématiquement l'identité de la narratrice comme un mantra que l'on répète encore et encore de façon à ne jamais l'oublier. Très agréable à lire, parfois un peu sec il ne laisse pas indifférent.
    C'est un roman inclusif et chargé de culture, un roman qui raconte l'existence d'une jeune femme toujours « à côté », à côté de toutes ses identités auxquelles elle ne veut pas renoncer : femme, franco-algérienne, homosexuelle, musulmane croyante et pratiquante.
    L'écriture est nerveuse et met en scène les angoisses de la narratrice quant à cette difficulté de faire face à une absence de représentation de ce qu'elle est mais sans pour autant rejeter ce qu'elle est.
    Avec cette écriture, l'auteur se mue en porteuse de voix. Une voix complexe mais qui crie, qui hurle une ode à la vie en mettant en lumière son imperfectibilité. Elle confronte ses différentes identités sans jamais pouvoir les confondre en sa seule personnalité, parfois avec violence, d'autres fois avec tendresse.

    Cette autofiction m'a beaucoup plus. Malgré quelques maladresses, elle fait du bien. Elle donne un souffle nouveau à la littérature française et casse des codes parfois trop vieux jeux pour assumer la pluralité culturelle et identitaire de notre société. Un premier roman qui claque.

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  • Fatima vit à Clichy, d’origine algérienne, musulmane et pratiquante, asthmatique, homosexuelle… Au sein de la famille, elle est la « mazozya », la petite dernière et celle que l’on n’attendait plus, la seule de la fratrie née en France et française.
    En lisant la quatrième de couverture, le...
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    Fatima vit à Clichy, d’origine algérienne, musulmane et pratiquante, asthmatique, homosexuelle… Au sein de la famille, elle est la « mazozya », la petite dernière et celle que l’on n’attendait plus, la seule de la fratrie née en France et française.
    En lisant la quatrième de couverture, le lecteur connaît déjà beaucoup d’aspects de la personnalité de Fatima, son instabilité à l’école, menteuse, pécheresse, celle qui a fait quatre ans de thérapie…

    Le monologue de Fatima Daas, au-delà de ses révélations sur sa famille, son père violent, les sentiments qu’on ne montre pas, ceux dont on ne parle pas, respire la sincérité. Il est emmené par une anaphore placée en tête de chaque chapitre « je m’appelle Fatima », martelée, qui ancre une volonté d’affirmation de soi et interpelle le lecteur. Or derrière cette jeune femme qui se livre, gémit celle qui ne se sent pas insérée, fragile, hypersensible, celle « qui écrit des histoires pour éviter de vivre la sienne », et surtout, une jeune femme croyante et prisonnière de sa religion dont elle désire concilier les exigences avec la vie qu’elle essaie de se construire.

    Si les paroles de ce petit opus devaient être mises en musique, je me laisserais volontiers porter par la poésie de ses phrases entraînées par un rythme hip-hop. Dans sa version papier, les chapitres courts, le texte aéré façon poème, l’humour sont autant d’ingrédients bien utilisés par l’auteur face aux contradictions qui s’opposent à sa liberté. Un récit touchant.

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