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La perle et la coquille

Couverture du livre « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi aux éditions Milady
  • Date de parution :
  • Editeur : Milady
  • EAN : 9782811217266
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se marier.... Voir plus

Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d'une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

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Articles (1)

  • "La Perle et la Coquille" de Nadia Hashimi
    "La Perle et la Coquille" : un plaidoyer pour les femmes afghanes

    Après « Les Cerfs-volants de Kaboul » de Khaled Hosseini, un autre roman brillant nous transporte dans la vie quotidienne au sein de l’Afghanistan moderne : dans « La Perle et la Coquille », Nadia Hashimi livre un témoignage aussi précis qu’émouvant sur la condition féminine sous les talibans.

Avis (25)

  • Un très beau roman traitant de la condition des femmes afghanes. Condition très difficile car elles ne sont pas respectées, ne représentent rien pour les hommes sinon la possibilité de donner des fils à leurs maris brutaux et sans coeur. Lorsque l'on termine ce livre, on se demande ce qui a...
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    Un très beau roman traitant de la condition des femmes afghanes. Condition très difficile car elles ne sont pas respectées, ne représentent rien pour les hommes sinon la possibilité de donner des fils à leurs maris brutaux et sans coeur. Lorsque l'on termine ce livre, on se demande ce qui a bien pu se passer dans ce pays pour que les choses qui étaient sur le point d'évoluer, prennent le chemin que l'on connaît aujourd'hui.

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  • Je vous recommande ce joli roman pendant le confinement. Il vous permettra de vous évader. Il rappelle à quel point une part de l'humanité est privée d'un droit que nous vivons comme acquis : la liberté...de mouvement, de pensée, d'accéder aux bancs de l'école.
    Rahima est une petite fille...
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    Je vous recommande ce joli roman pendant le confinement. Il vous permettra de vous évader. Il rappelle à quel point une part de l'humanité est privée d'un droit que nous vivons comme acquis : la liberté...de mouvement, de pensée, d'accéder aux bancs de l'école.
    Rahima est une petite fille afghane du XXeme siècle. Shekiba, son arrière arrière arrière grand-mère est née au même endroit 100 ans plus tôt. Nous suivons leur naseeb. Dieu mais surtout les hommes vont-ils vraiment tout décider pour elles ? Elles vont subir la cruauté, la violence et l'injustice. Des hommes vont s'en débarrasser comme des objets, des déchets. D'autres hommes vont les récupérer pour mieux les opprimer. L' une devient bacha post. L' autre garde du harem royal. Ces femmes sont magnifiques. Les hommes veulent les garder soumises, incultes, inférieures. Elles sont résilientes, fertiles, cultivées, puissantes. Chaque femme, chaque homme devrait lire ce livre et (re) découvrir l'Afghanistan avant et après les Talibans.

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  • Un ivre émouvant : « La Perle et la coquille » - dont on a dit : « Des femmes au temps de talibans, dans un roman qu'on ne lâche plus », de l'écrivaine afghane, Nadia Hashimi.
    Quel joli titre pour un pareil ouvrage ! Certes un bijou mais pas ce à quoi on s'attend.

    L'histoire se passe à...
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    Un ivre émouvant : « La Perle et la coquille » - dont on a dit : « Des femmes au temps de talibans, dans un roman qu'on ne lâche plus », de l'écrivaine afghane, Nadia Hashimi.
    Quel joli titre pour un pareil ouvrage ! Certes un bijou mais pas ce à quoi on s'attend.

    L'histoire se passe à Kaboul, en 2007. On y voit Shekiba et Rahima qui ont eu le malheur de naître filles, dans un pays, l'Afghanistan, dont le Coran est celui qui règle tout. La condition des femmes est épouvantable et leur vie, soumise aux violences, même dans leurs propres familles.

    D'ailleurs, à leur naissance, les fillettes sont très souvent revendues et leur vie est régie par le bon vouloir de « leur maître » : « Je fus une petite fille, puis je ne le fus plus./ Je fus une « bacha posh », puis je ne le fus plus. / Je fus la fille de mes parents, puis je ne le fus plus. / Je fus une mère, puis je ne le fus plus. / Dès que je m'adaptais à une situation, elle changeait. Je changeais. / le dernier changement fut le pire. »

    Petite précision : « Bacha posh » signifie qu'une fille porte des vêtements masculins pour avoir la liberté – celle d'aller à l'école – sortir avec sa mère pour de simples courses – jouer dans la rue avec des garçons, vivre sa vie d'enfant, tout simplement ….
    Malheureusement, ce subterfuge ne peut pas continuer quand la fillette arrive à la puberté – elle passe alors au rang de jeune fille bonne à marier (même et souvent) contre son gré (car elle n'a pas son mot à dire) .
    Les filles, dans ce cas, mènent une vie difficile : elles doivent se soumettre à leur mari ainsi qu'à leur belle-mère quand ce n'est pas aux concubines...

    Il faut savoir que dans ce livre, il est question de la vie de deux femmes dans ce pays, mais avec un écart de cent ans, car l'histoire de l'une a eu lieu au 20ème siècle, alors que l'histoire de l'autre se passe au 21ème siècle.
    Le point commun est (entre autres), que le lecteur est révolté bien que cet ouvrage soit splendide.

    Nadia Hashimi, à son habitude, ne craint pas de dévoiler des actes innommables – de nous révéler la pure vérité – elle écrit pour que le monde soit au courant (et plus on écrira, mieux ce sera) - on voit que la burka est obligatoire – que des femmes étaient lapidées, des faits dont j'ai déjà parlé dans d'autres critiques et qui, malheureusement, étaient « monnaie courante ».
    Cruauté et injustice, violence, tout y est pour nous faire mal au travers des témoignages pendant que d'autres en sont victimes...

    Encore un livre vraiment émouvant que « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi et qui nous donne une terrible claque, une fois de plus.

    La bonne nouvelle est que ce roman a été une oeuvre « coup de cœur » pour « Le Prix des Lectrices 2016 », et c'était largement mérité.

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  • C'est le portrait de trois femmes Afghanes séparés par trois générations. C'est poignant et émouvant.

    C'est le portrait de trois femmes Afghanes séparés par trois générations. C'est poignant et émouvant.

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  • Bouleversant roman sur le combat des femmes en Afghanistan, au temps des talibans.
    Dans un style très adroit, le lecteur suit en parallèle la vie de l'héroïne Rahima et de son arrière-arrière grand-mère Shekiba.
    Etouffées par la puissance des traditions et le système patriarcal, certaines vont...
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    Bouleversant roman sur le combat des femmes en Afghanistan, au temps des talibans.
    Dans un style très adroit, le lecteur suit en parallèle la vie de l'héroïne Rahima et de son arrière-arrière grand-mère Shekiba.
    Etouffées par la puissance des traditions et le système patriarcal, certaines vont jusqu'à se déguiser en homme pour caresser une liberté conditionnelle et provisoire.
    " Elle savait que mes soeurs seraient plus difficiles à convaincre. Tous les autres - professeurs, tantes, oncles, voisins - accepteraient sans réserve le fils de ma mère. Je n'étais pas la première bacha posh. C'était une tradition ordinaire pour les familles en manque de garçon."
    Loin de rechercher l'émancipation, la liberté ou même l'égalité, elles se contentent de survivre. Il n'y a plus de dignité humaine, juste un combat quotidien pour la vie.
    C'est un roman qu'on ne peut lâcher et qui démontre la force des femmes à endurer ces conditions de vie inimaginables : mariages forcés, viols, humiliations, violences, etc... avec la complicité terrifiante des familles.
    " C'est bien ça qu'il veut, me rendis-je compte. Mon père veut nous marier de force. Un frisson d'effroi parcourut ma colonne à cette idée. Je compris ce que ma mère savait déjà. Les hommes pouvaient faire ce qu'ils voulaient des femmes. "
    Je crois que le mot "courage" n'est pas suffisamment fort pour décrire la volonté de certaines de ces femmes à contourner les lois, au péril de leur vie, pour accéder à l'instruction qui leur ouvrira une petite fenêtre, aussi minime soit-elle, sur leur liberté.
    " - Rohila est une fille intelligente. J'aimerais seulement qu'ils les envoient à l'école, soupira-t-elle. C'est tout ce que je désirais pour vous toutes. Un peu d'éducation pour vous accompagner tout au long de la vie.
    - Qu'est-ce que ça m'a apporté de bon ? demandai-je, la voix empreinte de colère ? Je suis allée à l'école pendant quelques années et ça n'a rien changé à ma situation actuelle.
    - Tu verras plus tard. Chaque petit effort porte ses fruits. Regarde-moi. J'ai de la chance de savoir lire. C'est une bougie dans une pièce sombre. Ce que j'ignore, je peux le découvrir par moi-même. Il est plus facile de duper quelqu'un qui n'a pas cette autonomie."

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  • Un beau livre sur la condition féminine, parfois dur, parfois tendre. Certaines longueurs mais à découvrir

    Un beau livre sur la condition féminine, parfois dur, parfois tendre. Certaines longueurs mais à découvrir

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  • Un superbe roman qui raconte en parallèle la vie de 2 femmes à un siècle d'intervalle en Afghanistan. Deux femmes fortes qui font se battre contre les traditions, essayaient de faire évoluer les moeurs, leur pays, rebattre pour l'éducation des filles.

    On y rencontre la misère, la solitude,...
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    Un superbe roman qui raconte en parallèle la vie de 2 femmes à un siècle d'intervalle en Afghanistan. Deux femmes fortes qui font se battre contre les traditions, essayaient de faire évoluer les moeurs, leur pays, rebattre pour l'éducation des filles.

    On y rencontre la misère, la solitude, la condition des femmes et des familles sans garçon, la vie dans les harems, dans les villages, la pauvreté, les traditions qui ne donnent aux femmes aucun droit à la parole aucune choix pour leur vie orchestré par les hommes.

    Il y a beaucoup de violence, de silence, de solitude, de douleur et peu d'évolution entre ce que vivent ces 2 femmes.

    C'est un roman fort, puissant que l'on a du mal à lâcher il nous prend aux tripes et en même temps il est riche d'enseignements, d'aventures, de rebondissements, on en s'ennuie pas une minute au long de ces presque 600 pages.

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  • Bouleversant, magnifique et révoltant…
    Début du siècle : Shebika, fille de paysan, défigurée, seule rescapée d’une terrible épidémie, qui deviendra au fil de son histoire, une servante, un garde au palais royal, une femme, une mère…
    2007 : Rahima grandit dans un Afghanistan régit par les...
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    Bouleversant, magnifique et révoltant…
    Début du siècle : Shebika, fille de paysan, défigurée, seule rescapée d’une terrible épidémie, qui deviendra au fil de son histoire, une servante, un garde au palais royal, une femme, une mère…
    2007 : Rahima grandit dans un Afghanistan régit par les Talibans. Les Seigneurs de guerre et les traditions islamiques font la loi. On suit Rahima au fil des ans : son travestissement en petit garçon pour sauver l’honneur de la famille, son retour à la féminité, son mariage, sa vie d’épouse et de belle-fille, sa maternité…
    Deux destins de femmes afghanes à 100 ans d’intervalle qui se ressemble malheureusement tellement. Deux destins formidablement retracées à travers la plume si juste de l’autrice.
    Ce livre nous montre à quel point la domination d’une bonne partie de la population masculine, principalement rurale, dans ce pays musulman et intégriste est encore présente. Attention aux âmes sensibles. On y parle mariage forcé, viol, lapidation, coups, insultes, humiliations…Les femmes sont des marchandises que l’on achètent ou qui permettent de radier une dette. Elles sont des ventres qui doivent enfanter des fils pour éviter l’humiliation d’accueillir une fille sous son toit. Elles sont coupables de tout : la mort ou le handicap d’un enfant, une fausse couche, le mauvais œil. Elles sont considérées comme des êtres invisibles sous leurs burqas mais doivent servir, travailler et obéir. On les conditionne depuis la plus tendre enfance, on les surveille et on les empêchent de s’instruire. Les garder dans l’ignorance ne fait que renforcer leur docilité et leur asservissement. C’est ce qui se passe et nous le savons tous. Il ne fait qu’ouvrir de nouveau les yeux sur une situation connue et intolérable.
    Ce qui m’a frappé encore, pour avoir déjà lu des biographies de femmes musulmanes c’est que les femmes elles-mêmes entretiennent ces traditions et les imposent à leurs filles. Ce sont les femmes elles-mêmes qui se jaugent, se jugent, se jalousent et se rendent la vie encore plus dure qu’elle ne l’est déjà. La polygamie et le fait de vivre dans sa belle-famille renforce ces tensions.
    Rares sont celles qui osent se rebeller. Et comment pourrions nous les blâmer quand on risque sa vie? Mais finalement, pour quelle vie…
    Malgré cela, le livre est porteur d’espoir. Des changements s’opèrent. Infimes mais réels. Avec une certitude : le changement vient des femmes. Certains hommes instruits suivent le mouvement mais les autres seraient trop bêtes de renoncer à leurs privilèges et esclaves. Donc oui, le changement vient des femmes. Comme chez nous il y a quelques siècles voire même seulement quelques années en arrière. Ne perdons jamais de vue que la liberté acquise reste toujours fragile et que nous devons toujours lutter pour nos droits. Ne jamais baisser la garde.
    Je souhaite que toutes ces femmes de ces pays en proie aux intégristes connaissent un jour enfin la liberté d’aimer, la liberté d’apprendre, la liberté d’enfanter, la liberté de vivre tout simplement et que les hommes arrêtent de ce cacher derrière l’interprétation d’une religion. Je leur souhaite d’avoir le courage de faire entendre leurs voix pour changer les choses. Magnifique roman.

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