La neuvième heure

Couverture du livre « La neuvième heure » de Alice Mcdermott aux éditions Table Ronde
  • Date de parution :
  • Editeur : Table Ronde
  • EAN : 9782710385646
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

C'est par une tragédie que débute le nouveau roman d'Alice McDermott, reprenant le décor de Someone - le quartier irlandais de Brooklyn au début du xx e siècle.
Annie, une jeune immigrée enceinte, trouve en rentrant chez elle le corps de son mari qui s'est suicidé.
Pour subvenir seule à ses... Voir plus

C'est par une tragédie que débute le nouveau roman d'Alice McDermott, reprenant le décor de Someone - le quartier irlandais de Brooklyn au début du xx e siècle.
Annie, une jeune immigrée enceinte, trouve en rentrant chez elle le corps de son mari qui s'est suicidé.
Pour subvenir seule à ses besoins, elle se fait employer à la laverie du couvent local. En échange, les soeurs l'aident à élever sa fille Sally. Alors que l'enfant devient adolescente, l'influence à la fois stricte et bienveillante des bonnes soeurs, ainsi que les enseignements de l'Église, prennent racine en elle. À dix-huit ans, Sally commence son noviciat en accompagnant soeur Lucy et la pétillante soeur Jeanne dans des maisons encombrées, au chevet des malades les plus misérables.
Le roman, par d'habiles ellispes temporelles, couvre trois générations, explorant l'existence et le parcours d'Annie, de Sally et des enfants de cette dernière.

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  • Ce roman nous entraîne à Brooklyn au début du XXème siècle (si on fait un rapide calcul par rapport aux générations et événements car il n’est pas vraiment daté) Jim décide d’en finir avec la vie. Il a été licencié, sa femme Annie attend leur premier enfant, et il manque d’énergie pour se lancer...
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    Ce roman nous entraîne à Brooklyn au début du XXème siècle (si on fait un rapide calcul par rapport aux générations et événements car il n’est pas vraiment daté) Jim décide d’en finir avec la vie. Il a été licencié, sa femme Annie attend leur premier enfant, et il manque d’énergie pour se lancer dans la recherche d’un travail, il touche un peu à l’alcool, il ne supporte plus cette vie difficile.

    Dès le début nous sommes plongés dans les quartiers miséreux de l’Amérique qui sont arpentés par les religieuses d’une congrégation qui vient en aide aux malades, aux meurtris, aux laissés pour compte. Dès la découverte du corps de Jim, Annie va être pris en charge par la congrégation pour l’aider à remettre en état son petit logement, trouver un travail à la blanchisserie de la congrégation qui lui permettra de rester proche de sa fille, Sally en particulier par sœur Jeanne et sœur Illuminata.

    L’auteure décrit minutieusement la misère qui règne dans ces quartiers déshérités et le travail des religieuses qui tentent d’apporter réconfort, hygiène, soins à des familles démunies et au bord de l’agonie. Quand ces femmes ne sont pas à soigner, récurer, aider, réconforter, elles partent avec leurs paniers de collectes afin de mendier quelque argent en s’installant parfois dans le froid pour améliorer le sort de toute cette population.

    Rien ne nous est épargné dans la description du travail de ces religieuses, des actes de la vie quotidienne qu’elles doivent assurer lorsque leurs protégés ne sont plus en état de le faire, faisant preuve d’une abnégation, d’un dévouement sans faille : fortes mais fermes quand il le faut, elles vont au bout de leurs forces, de leurs convictions pour soulager la misère.

    Sally va grandir parmi elles, dans l’ombre de la religion et n’ayant connu pratiquement que cet environnement elle décidera d’entrer les ordres. Mais sa première vraie confrontation avec le monde extérieur risque de faire vaciller sa foi. D’autres événements surviendront qui obligeront cette jeune fille à grandir vite, à faire des choix, à découvrir la vie, la vraie vie dont elle était jusqu’à se jour ignorante.

    La vie passe en un clin d’œil. Pas besoin d’imagination pour la convaincre qu’elle était déjà passée. (p186)

    Alice McDermott a fait le choix de construire son récit en incluant à travers l’histoire de cette mère le passé de d’une autre famille qui va jouer un rôle important, la narration étant faite le père aux petits enfants.

    C’est une histoire de famille dans un quartier où les personnes se cotoîent depuis longtemps, partageant misère et difficultés, avec des petits moments de bonheur, et où le destin joue un rôle important. Différence des classes sociales, pouvoir de l’argent qui peut changer une vie, le sens du devoir pour d’autres, les relations coupables et cachées.

    L’auteure s’attache à rendre le climat du quartier, des petites gens, les conditions de vie de tout ce petit peuple, c’est un univers à la Dickens, à la Victor Hugo. On parle beaucoup odeurs, couleurs, environnements, on ne s’attarde pas trop sur les sentiments, même s’ils existent. La vie des religieuses est faite de prières, de devoirs, de foi, du choix de vies qu’elles ont acceptées mais que la présence de Sally, fillette va illuminer en apportant parfois un peu de gaité dans leur quotidien par les imitations qu’elle fait.

    De l’intérieur de sa coiffe blanche, ses petits yeux, les petits yeux délavés d’une vieille femme, passaient sur nous. Une seconde, quelque chose d’affectueux, de joyeux même, en chassa le chagrin, mais une seconde seulement. Quand l’ombre grise revint, nous reconnûmes en elle non pas une lueur transitoire, aussi brève qu’un clignement d’yeux, mais une douleur qui avait toujours été là dans le cher et vieux visage. « Dieu, connaît mon cœur, dit-elle. Donc, je n’ai pas besoin de Lui demander son pardon, voyez. » (p281)

    L’écriture rend totalement cette ambiance d’abnégation, on ressent le poids de ces tâches, les techniques qu’elles utilisent pour venir à bout des situations les plus difficiles, la parfaite organisation qu’elles ont, mais aussi sur la distance qu’elles mettent parfois face à ce qu’elles voient, à ce qu’elles vivent, elles ne s’attachent pas, n’en parlent pas mais on comprend bien que tout cela laisse des traces.

    C’était pour moi la découverte d’une auteure mais aussi un voyage dans ces quartiers pauvres, où la vie ne tient souvent qu’à un fil mais où règne malgré tout l’amitié, l’entr’aide et l’amour. J’ai retrouvé le style de certains romans de la littérature américaine telle que Betty Smith par exemple mais avec peut être un peu moins de dynamisme et une construction dans laquelle j’ai eu, parfois, un peu de mal à me retrouver surtout dans les éléments du passé, la généalogie des familles, à faire emboiter toutes les pièces.

    Je remercie les Editions de la Table Ronde pour cette découverte.

    Prix Fémina Etranger 2018

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  • Je ne sais pas quoi penser de ce livre..

    L'histoire paraissait bien, l'audace de l'auteure d'écrire sur des bonne soeurs.
    Hélas, ce livre ne m'a pas enthousiasmé mais plutôt ennuyé.
    L'histoire est pourtant originale et belle, mais je ne me suis pas attaché aux différents personnages....
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    Je ne sais pas quoi penser de ce livre..

    L'histoire paraissait bien, l'audace de l'auteure d'écrire sur des bonne soeurs.
    Hélas, ce livre ne m'a pas enthousiasmé mais plutôt ennuyé.
    L'histoire est pourtant originale et belle, mais je ne me suis pas attaché aux différents personnages. J'ai trouvé ce roman long, certains passages sans intérêt. J'aurai préféré que le livre soit plus centré sur Annie et Sally que sur les soeurs.

    Le style d'Alice McDermott est simple, agréable, parfois poétique mais sans rythme, avec de très longues phrases.
    Une petite déception pour cette neuvième heure.

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  • L'avis final:

    Nous sommes dans le quartier irlandais de Brooklyn dans les années 1900.

    Le roman débute par le suicide de Jim, ce dernier laisse Annie veuve, enceinte et sans emploi. Annie est prise en charge par une communauté de bonnes sœurs qui l embauche dans la blanchisserie du...
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    L'avis final:

    Nous sommes dans le quartier irlandais de Brooklyn dans les années 1900.

    Le roman débute par le suicide de Jim, ce dernier laisse Annie veuve, enceinte et sans emploi. Annie est prise en charge par une communauté de bonnes sœurs qui l embauche dans la blanchisserie du couvent, ce qui permettra à Annie de pouvoir survivre financièrement et assumer la petite Sally. On suit la vie d Annie et Sally qui vont tisser des liens privilégiés avec sœur Illuminata et sœur Jeanne qui vont les guider dans leur choix de vie, jusqu’à accompagner la décision de Sally, qui aura toujours vécu avec des religieuses, de prendre ou non le voile.

    Grâce à ce livre, j’ai apprécié découvrir la vie difficile des religieuses ( très nombreuses à l époque)et leur travail indispensable au sein d’un quartier. Ces femmes n avaient pas peur d affronter des situations difficiles et de se confronter aux hommes, alors que les épouses avaient en ces années un rôle encore subalterne.
    Ces femmes entraient dans la vie intime des pauvres gens et devaient prendre en charge des cas difficiles. Là encore, j’ai apprécié la description de la vie du milieu ouvrier. L auteur a le sens du détail et de la description pour ressentir leur pauvreté et la nécessité de survivre.

    Les sœurs vont confronter la jeune Sally à ces situations. Pourra-t-elle y faire face et devenir l une des leur ? C’est un livre qui avance lentement mais justement pour prendre la mesure de chaque situation et chaque état d âme des personnages. J’ai aimé l écriture de ce livre : l’auteur prend le temps de détailler chaque situation, chaque lieu, chaque personnage, ce qu ils ressentent.



    L'avis de la page 100:

    Le roman se situe à Brooklyn au début des années 1900 (il me semble), après le suicide de son époux, Annie se retrouve seule enceinte et sans le sou.

    Le jour même du drame, Annie est prise en charge par Soeur Saint Sauveur, puis au sein du couvent de cette dernière, où elle sera embauchée à la blanchisserie afin de pouvoir subvenir aux besoins de sa petite fille Sally.

    A la page 100, Sally semble vouloir devenir religieuse, comme les soeurs auprès de qui elle a vécue.

    la construction des chapitres est assez déroutante, le roman débute sur Annie à la mort de son époux, puis ensuite Sally parle d'elle-même et de ses enfants (lorsqu'elle est adulte), puis on revient à Annie avec une Sally enfant.
    Du coup, il faut parfois un certain temps avant de comprendre à quelle stade de l'histoire on se situe.

    A ce stade, je ne sais pas à quoi m'attendre dans ce livre.

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  • Il est des mots qui sont n’arrivent plus à faire sens, serais-je devenue cynique? Lorsqu’Alice McDermott nous parle de sacrifice, de don de soi, cela prend une résonance étrange à mon oreille. La neuvième heure me semble sortie d’un autre temps et ressemble à une curiosité historique. La classe...
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    Il est des mots qui sont n’arrivent plus à faire sens, serais-je devenue cynique? Lorsqu’Alice McDermott nous parle de sacrifice, de don de soi, cela prend une résonance étrange à mon oreille. La neuvième heure me semble sortie d’un autre temps et ressemble à une curiosité historique. La classe supérieure n’est pas exempte de bassesses, comme payer quelqu’un afin qu’il prenne sa place pour aller sur le champ de bataille. Le style de l’auteure est d’une finesse rare, elle arrive à nous retransmettre la vie du quartier catholique irlandais de Brooklyn début 1900 à travers la vision des Petites sœurs des Pauvres, d’une jeune veuve et de sa fille Sally. Ici tout tourne autour de la religion Sœur Saint-Sauveur, Sœur Jeanne, Sœur Immaculata, Sœur Lucy passent leur vie à soigner, à réconforter, à nourrir, à blanchir les pauvres, les malades et les nécessiteux. Annie et sa fille Sally profiteront de leurs bienfaits. Une vie âpre et rude ou il faut composer avec l’Eglise catholique, les prêtres, le manque de moyen et la nature humaine. La vie et la mort arrivent sans que cela ne les perturbent, c’est juste un fait et la vie continue malgré tout. Il y a de nombreuses descriptions crues peu ragoutantes concernant tous les fluides corporels que peuvent émettre les malades, un peu trop pour moi. Alors il y a des moments où il faut s’affranchir des règles et on peut compter sur Sœur Saint Sauveur pour savoir écouter son cœur plus que sa doctrine et cela est rassurant. La grande force de cette fresque c’est qu’il n’y est jamais question de jugement, les moniales sont d’une grande humanité sans être élevées au rang de martyre ou être à contrario rabaissées et méprisées. Un des temps forts du roman est celui où Sally effectue un long et pénible voyage en train qui nous montre la triste réalité du monde et la prise de conscience salutaire de cette jeune fille un peu trop idéaliste et naïve. J’ai apprécié cette façon de tester les limites de l’amour, de l’engagement ou du sacrifice. Peut-on par amour aller jusqu’à commettre un meurtre ? Bonne lecture.

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  • "La neuvième heure" de Alice Mc Dermott - noté 10/30
    Éditions Quai Voltaire 
    Parution le 23 août 2018
    Explorateur rentrée littéraire 2018 via lecteurs.com

    Lorsque Annie quitte son domicile pour partir faire quelques courses, elle ne peut pas imaginer ce qui va se produire. Jim, son mari, a...
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    "La neuvième heure" de Alice Mc Dermott - noté 10/30
    Éditions Quai Voltaire 
    Parution le 23 août 2018
    Explorateur rentrée littéraire 2018 via lecteurs.com

    Lorsque Annie quitte son domicile pour partir faire quelques courses, elle ne peut pas imaginer ce qui va se produire. Jim, son mari, a décidé de mettre fin à ses jours. Au gaz. A son retour, elle découvre ébahie la scène qui l'attend et frôle la catastrophe : la moindre étincelle et tout serait parti en éclats. 

    Jim laisse donc ainsi derrière lui une jeune veuve et une petite fille à naître. Perdues. Mais c'est sans compter sur le passage de Soeur Saint-Sauveur qui va aider Annie à se sortir de cette situation, la prendre sous son aile et l'accueillir au sein de son couvent. Elle y trouvera toute sa place : elle aura un travail, mettra au monde et y éduquera sa fille Sally, au rythme et selon les règles du lieu. Ô combien strictes... 

    Au fur et à mesure, Sally laissera la foi l'envahir jusqu'à cette "révélation"... Pensant être prête à suivre le chemin de ses hôtes, les Soeurs la mettront vite à l'épreuve. 

    Je ne suis pas très enthousiasmée par ce livre. Ou peut-être m'attendais-je à autre chose qui ne vint pas ? Pourtant l'histoire est touchante, par l’approche de l’auteur autour de ces personnages, que l’on pressent comme un peu « paumés » ; mais il me manque mon accroche et le rythme m'a semblé lent. J'aurais aimé connaître un peu plus Annie : son histoire, sa personnalité... J'aime m'attacher aux personnages mais j'ai besoin d'en savoir un peu plus sur eux. Ensuite, même si l'histoire est tournée autour de sa nouvelle vie au sein du couvent, j'ai eu l'impression que l'auteur s'est davantage focalisé sur les "Soeurs". J'ai lu "Le domaine des murmures" de Carole Martinez et je m'attendais à ce type d'atmosphère, un genre de huis-clos, où Annie se serait recentrée sur elle-même... laissant un peu plus la place au côté mental... 

    Le style d'écriture est intéressant, cela reste une lecture agréable et simple... mais manquant un peu de rythme. J'ai coutume de dire que la lecture est aussi une histoire "d'instant" ; il arrive parfois qu'on passe à côté d'un livre parce que le moment ne se prêtait pas à sa découverte...

    ****

    Explorateurs RL2018
    Avis à la page 100
    Me voilà dans l'embarras car mon avis à la page 100 n'est guère enthousiaste... Ou peut-être m'attendais-je à autre chose qui n'est pas ?  Pourtant l'histoire est touchante mais il me manque mon accroche et le rythme me semble lent... La suite à la chronique...

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  • [Explolecteur de la rentrée littéraire 2018 - Rendez-vous de la page 100]

    L'histoire débute sur un événement tragique : alors que son épouse, Annie s'en va faire des courses, Jim décide de mettre fin à ses jours et ouvre les canalisations de gaz de son appartement situé dans un immeuble...
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    [Explolecteur de la rentrée littéraire 2018 - Rendez-vous de la page 100]

    L'histoire débute sur un événement tragique : alors que son épouse, Annie s'en va faire des courses, Jim décide de mettre fin à ses jours et ouvre les canalisations de gaz de son appartement situé dans un immeuble pauvre de Brooklyn. En plus de sa veuve, il laisse derrière lui une fille à naître. Heureusement pour elles, dans leurs malheurs, des bonnes soeurs d'un couvent proche de leur ancien domicile les prennent sous leurs ailes.

    C'est ainsi que se déroulent les 100 premières pages de ce roman tendre malgré les aléas de la vie auxquels font face les héroïnes. Au fil des pages, on y suit la vie d'Annie qui s'est vue offrir un travail à la blanchisserie du couvent ainsi que celle de sa fille, Sally qui grandit petit à petit sous le regard bienveillant des nonnes.

    J'avoue que je ne suis pas habituée à ce genre d'écriture et de roman mais j'en tombe sous le charme à chaque page que je tourne. Malgré les failles de chacun des personnages, ils y puisent quelque chose de meilleur pour avancer quand même sur le chemin de la vie.

    J'espère que la suite sera de la même envergure que ce début.

    [Une fois le livre terminé]

    « La neuvième heure » est un roman attachant sur les aléas de la vie ainsi que sur la façon dont l’apparition de certaines personnes dans nos vies peut changer le cours de nos existences.

    Alors que sa femme Annie, enceinte, décide de sortir faire des courses, son époux Jim ouvre les canalisations de gaz de leur petit immeuble de Brooklyn et décide se suicider. Dans son malheur, cette veuve et son enfant à venir sont prises sous les ailes des bonnes sœurs du couvent voisin. Un emploi à la blanchisserie du couvent permettra à cette jeune maman, immigrée sans le sou, de trouver le réconfort ainsi qu’un moyen de subsistance.

    Ainsi, Sally grandira au sein du couvent, sous le bon regard bienveillant de ces nonnes qui n’en apprécient que plus la présence inopinée de cette jeune enfant et de sa mère. Alors que leurs destins semblent tout tracer, les choix qu’elles feront verront leur destinée modifiée.

    Même si on part d’un événement malheureux, ce livre est loin d’être une histoire triste. Au contraire, l’auteure parvient à retirer des choses positives de ce qui constituent nos combats quotidiens. Malgré tout, on ne tombera pas dans la simplicité ou la mièvrerie.

    Sans que cela ne soit clairement daté, cette histoire se déroule dans un New-York du début XXème siècle je dirais, où l’on se rend compte que la bienveillance et l’entraide étaient des valeurs bien plus courantes qu’à l’heure actuelle. J’ai aimé me retrouver dan l’atmosphère de cette ville que je connais bien pour l’avoir visitée plusieurs fois déjà, mais à une toute autre époque. Certains décors et odeurs permettent aux lecteurs d’avoir l’impression de s’y trouver eux-mêmes.

    Je n’étais pas habituée à ce type de roman, ni à ce type d’écriture mais il m’a touchée. Le style d’écriture n’est pas forcément imagé mais l’auteure permet de ressentir l’environnement dans lequel évoluent les personnages. Lisant plus couramment des thrillers ou polars, je suis plus habituée à des phrases courtes et plus percutantes. Dans ce livre, Alice McDermott utilise des phrases assez longues et n’hésite pas à les paraphraser plusieurs fois pour une seule et même description ou idée. Cela ajoute peut-être des longueurs mais également plus de profondeur selon moi.

    Je ne l’ai pas lu d’une traite, je l’avoue mais je l’ai malgré tout, bien apprécié.

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  • Le rendez-vous de la page 100 :

    C’est dans un Brooklyn sombre et pluvieux que commence l’histoire d’Annie. Devenue veuve suite au suicide de son mari, future maman, elle se retrouve sous l’aile bienfaitrice des sœurs du couvent.

    Le récit se bâtie lentement autour de la reconstruction...
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    Le rendez-vous de la page 100 :

    C’est dans un Brooklyn sombre et pluvieux que commence l’histoire d’Annie. Devenue veuve suite au suicide de son mari, future maman, elle se retrouve sous l’aile bienfaitrice des sœurs du couvent.

    Le récit se bâtie lentement autour de la reconstruction d’Annie ; puis s’accélère peu à peu suivant le rythme fou de sa petite fille, Sally. Déstabilisant au départ, le texte jongle avec le temps, créant une profondeur très judicieuse entre les différentes générations de la famille.
    J’ai l’impression que la page 100 m’approche du climax mais j’avoue avoir du mal a encore complètement entrer dans l’histoire. Je ne suis pas démotivée pour autant, le fond de l'histoire étant intriguant !


    Après avoir refermé le livre :


    C’est dans un Brooklyn sombre et pluvieux que commence l’histoire d’Annie. Ou plutôt, c’est par un suicide... celui de son mari. Devenue veuve et future maman, elle se retrouve par hasard sous l’aile bienfaitrice des Sœurs Soigneuses.

    Le récit se bâtie lentement autour de la reconstruction d’Annie ; puis s’accélère peu à peu suivant le rythme fou de sa petite fille, Sally. En une sorte de métaphore, la vie suit son cours et reprend ses droits sur la mort.

    Le texte prend plaisir à jongler avec le temps. Assez déstabilisant au départ, j’ai du parfois m’y reprendre à deux fois. Je ne peux m’empêcher cependant de penser que ce tour est incroyablement judicieux, créant une profondeur entre les différentes générations de la famille. Dès le début, l’idée que le monde est petit se distille… Chaque action passée a ses répercussions.

    L’enfant du couvent passe ses journées dans la blanchisserie du sous-sol où sa mère s’est vu donner un travail. Entourée de chants pieux et de prières, sa foi naît comme une vocation.
    On suit les sœurs au chevet des pauvres et des malades, diagnostiquant la teigne ou la pneumonie, prodiguant cataplasmes, prières et présence aux plus démunies. J’ai trouvé tous ces passages intéressants, surtout lorsqu’ils sont mis en relation avec la vision non biaisée de la vérité vue par une enfant. Sally découvre, avec son œil neuf, le monde, les gens auxquels les Sœurs dédient leurs vies. « Elle disposait là, dans la faible lumière enfumée, d’un échantillon de ces « autres » auxquels elle donnait sa vie : vulgaires, débraillés, ingrats. »

    Un autre passage intéressant met en scène le même principe : une narration modifiée par l’œil innocent des enfants. Les tremblements de Tante Rose ne sont pas une manifestation de joie, mais bel et bien la maladie de Parkinson. Ces jeux littéraires de « La neuvième heure » sont juste géniaux et très bien réalisés !

    Pour conclure, je ne sais pas quoi penser de ce livre ! J’ai adoré la narration bourrée de subtilités agréables, qui au départ m’avait un peu refroidie. Il se termine sur un ou deux mystères qui ouvrent le récit. Concernant le sujet, je suis moins enthousiaste mais j’ai tout de même passé un bon moment auprès de ces Nonnes. Merci Madame McDermott !

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