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La muse rouge

Couverture du livre « La muse rouge » de Veronique De Haas aux éditions Fayard
  • Date de parution :
  • Editeur : Fayard
  • EAN : 9782213721323
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Paris 1920. À son retour des tranchées, Victor Dessange, ancien de la Mondaine, intègre la brigade Criminelle. L'ambiance à la capitale est électrique - entre grèves à répétition et affrontements entre communistes et anarchistes d'un côté et royalistes de l'Action française de l'autre. Des... Voir plus

Paris 1920. À son retour des tranchées, Victor Dessange, ancien de la Mondaine, intègre la brigade Criminelle. L'ambiance à la capitale est électrique - entre grèves à répétition et affrontements entre communistes et anarchistes d'un côté et royalistes de l'Action française de l'autre. Des clandestins de l'Internationale affl uent de partout, tandis que les empires coloniaux se fi ssurent.
Dans un tel contexte, les meurtres successifs de plusieurs prostituées peinent à apparaître comme des affaires prioritaires. Jusqu'à ce que ce soit non plus une belle-de-nuit, mais un client, représentant offi ciel de la République de Chine, qui trouve la mort dans une maison close. Chargé de l'enquête, Victor tente de démêler un écheveau qui le mènera d'une colonie pénitentiaire pour enfants en Bretagne à l'attaque d'un convoi d'or au Maroc, dont ni les coupables ni le butin n'ont jamais été retrouvés.
Mère de quatre enfants et professeur de lettres pendant quarante ans, Véronique de Haas a toujours été passionnée par l'histoire du XXe siècle, et particulièrement par la période de l'entre-deux guerres. Elle considère que l'enquête policière et l'univers de la police sont des filtres efficaces pour observer et comprendre les multiples facettes de la société. La Muse rouge est née de cette démarche.

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Articles (1)

Avis (8)

  • Mme Véronique de Haas a gagné avec « La muse rouge » le prix du Quai des Orfèvres 2022. Cela me semble mérité après la lecture de ce livre qui nous plonge formidablement dans le Paris de 1920, après la boucherie qu’a été la Grande Guerre.

    Après l’enfer des tranchées, Victor Dessange, est...
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    Mme Véronique de Haas a gagné avec « La muse rouge » le prix du Quai des Orfèvres 2022. Cela me semble mérité après la lecture de ce livre qui nous plonge formidablement dans le Paris de 1920, après la boucherie qu’a été la Grande Guerre.

    Après l’enfer des tranchées, Victor Dessange, est inspecteur à la brigade Criminelle. Affublé de son plus jeune acolyte, Max, ils font des étincelles mais vont se trouver embarqués dans une enquête qui prendra des proportions insoupçonnées. Car elle mêlera à la fois les milieux politiques (et les tripatouillages associés) avec les anarchistes d’un côté et les camelots de l’Action française d’un autre, aux intrigues d’affairistes et d’anciens bagnards, avides de pouvoir et d’argent, le tout en nous faisant côtoyer la misère des prostituées et des petites gens, de ceux qui galèrent et qui cherchent à s’en sortir, espérant des lendemains plus heureux (le personnage du jeune Pierrot est excellent d’ailleurs). On croisera même Modigliani et d’autres artistes, ou encore le communiste belge Fernand Jack, ainsi que d’autres figures historiques. Avec cette enquête diablement tordue et riche en rebondissements, la romancière parvient à décrire très fidèlement l’époque où elle a situé son intrigue. Des visées colonialistes aux conséquences de la guerre, grâce à sa passion de l’Histoire elle nous explique très bien les tenants et les aboutissants, sans jamais nous perdre ni oublier son intrigue et ses personnages.

    Bref, c’est très bien fait, et j’ai aussi apprécié le travail sur la langue, nous restituant le parler de l’époque et les distinctions entre classes sociales. Je remercie l’inconnu qui me l’a conseillé, une fin d’après-midi sur le quai d’une gare bretonne. Un polar historique à ne pas manquer !

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  • Revenu handicapé de la guerre de 14-18, l'inspecteur Dessange a trouvé un poste à la brigade Criminelle.
    Au début des années 1920, il enquête sur le meurtre de deux prostituées et celui d'un diplomate chinois, mais il apparaît très vite que d'autres assassinats sont certainement imputables au...
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    Revenu handicapé de la guerre de 14-18, l'inspecteur Dessange a trouvé un poste à la brigade Criminelle.
    Au début des années 1920, il enquête sur le meurtre de deux prostituées et celui d'un diplomate chinois, mais il apparaît très vite que d'autres assassinats sont certainement imputables au même coupable.
    Entre affairisme, extrême-droite et ultra gauche(s), il faudra beaucoup de perspicacité et d'humanité à l'inspecteur et à ses deux adjoints pour dénouer les fils de l'intrigue.

    Je ne suis pas un grand fan des polars historiques, mais je dois reconnaître que celui-ci m'a autant ravi que Requiem pour une République de Thomas Cantaloube, qui lui se déroule juste après la deuxième guerre mondiale. La faute sans doute à l'autrice, professeur de lettres passionnée d'histoire du XXème siècle et notamment de l'entre-deux guerres.
    L'intrigue est tordue à souhait, mélangeant tous les ingrédients explosifs de l'époque ; à ceux déjà cités (affairisme, ultra gauche et extrême-droite) il convient d'ajouter l'extrême pauvreté, le colonialisme et, déjà, l'aspiration de populations africaines à l'indépendance.
    Les personnages sont hauts en couleur ; peut-être manquant parfois de nuances, trop entièrement bons ou trop exclusivement méchants... Mais leurs portraits dressent celui d'une époque qui fut dure, et qu'on n'a assurément pas envie de revivre.
    L'écriture n'est pas si facile. L'utilisation d'un vocabulaire de l'époque, aujourd'hui oublié, ou de formulations populaires éloignées du "bon français" auraient pu dérouter. Ce n'est pas le cas, et ce n'est pas si fréquent. Le livre se lit bien, ni trop facilement, ni avec prises de tête.
    Quand on me l'a offert, ce livre avait a priori deux défauts : polar historique et prix du Quai des Orfèvres. J'ai souvent été déçu par ce prix ; le polar de Véronique de Haas me réconcilie un peu avec lui.

    Un excellent polar historique !

    Chronique illustrée : http://michelgiraud.fr/2022/07/05/la-muse-rouge-veronique-de-haas-fayard-un-excellent-polar-historique/

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  • L'auteur a situé son roman en 1920, dans un contexte politique très mouvementé.. Les personnages sont attachants que ce soit Victor , le policier, Fernand l'anarchiste ou Pierrot l'enfant des rues. Le lecteur les suit fébrilement chapitre après chapitre. L'éclairage historique permet de...
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    L'auteur a situé son roman en 1920, dans un contexte politique très mouvementé.. Les personnages sont attachants que ce soit Victor , le policier, Fernand l'anarchiste ou Pierrot l'enfant des rues. Le lecteur les suit fébrilement chapitre après chapitre. L'éclairage historique permet de comprendre les enjeux de l'histoire. Le prix du Quai des Orfèvres est franchement bien mérité.
    A lire absolument

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  • chronique Nathalie Bullat :La Muse rouge à Paris dans les années 20 est un groupe d'anarchistes, libres penseurs, et artistes, dont Fernand Jack chansonnier révolutionnaire et Léon Jouhaux célèbre dirigeant syndicaliste. Leurs pires ennemis, les "camelots du Roi" œuvraient pour l' Action...
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    chronique Nathalie Bullat :La Muse rouge à Paris dans les années 20 est un groupe d'anarchistes, libres penseurs, et artistes, dont Fernand Jack chansonnier révolutionnaire et Léon Jouhaux célèbre dirigeant syndicaliste. Leurs pires ennemis, les "camelots du Roi" œuvraient pour l' Action française de l'époque guidée par Maurasse et Léon Daudet. Voilà j'ai planté l'ambiance qui était une soufrière dans ce début du XXème siècle. L'auteur (qui mérite sincèrement ce prix) nous guide dans le Paris d'après guerre de Belleville, des abattoirs de la Villette à la rue Charlot où cousettes, ouvriers, gueules cassées, enfants des rues et prostituées partageaient un monde de misère. Mais la ville grouillait aussi d'espions et de conjurés menaçant l'ordre public. Certains se retrouvaient dans les quartiers chics des ministères.
    Dans cette atmosphère bouillonnante, une série de meurtres de prostituées complique la vie de Victor et Max, inspecteurs à la Brigade criminelle, tout juste rentrés des tranchées. L'affaire se pimente quand un homme politique chinois est retrouvé mort dans une maison close.
    Le lecteur est entraîné dans une enquête rocambolesque. Dans cet imbroglio difficile à dénouer il est question d'or volé, d'armes à livrer en Afrique, de message codé.
    Se croisent alors Zelinguen, tueur à gages ancien légionnaire bardé de cicatrices, Pierrot petit vagabond protégé des prostitués devenu le messager d'un comité révolutionnaire ainsi qu'un homme politique infiltré dans ce comité et quelques négociants peu scrupuleux. Le tout épicé par un "mic-mac politico-financier" .
    Ce livre est un tableau vivant du Paris des années 20, des beaux quartiers aux fortifications, une peinture des petits métiers où chacun parlait un argot fleuri, où de jeunes artistes clamaient poèmes et chants militants.
    C'est un ouvrage remarquable, historiquement très documenté, fouillé, où l'auteur mêle personnages fictifs et d'autres ayant réellement vécus. Vous l'avez compris c'est passionnant !!!

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  • « Véronique de Haas » nous entraîne dans un polar sur une trame historique de l’entre-deux guerres. Une période fertile en événements, en effet, ce roman nous trempe dans l’atmosphère délétère d’alors où la pauvreté sociale, la corruption, les antagonismes entre les différents mouvements...
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    « Véronique de Haas » nous entraîne dans un polar sur une trame historique de l’entre-deux guerres. Une période fertile en événements, en effet, ce roman nous trempe dans l’atmosphère délétère d’alors où la pauvreté sociale, la corruption, les antagonismes entre les différents mouvements politiques s’avèrent de mises. Sans compter les péripéties des mouvements communistes, anarchistes, syndicalistes face aux royalistes et au pouvoir. Le corollaire de toutes ces agitations, qui ne peuvent être tolérées, voit la répression policière qui agit sans discernement compte tenu de son statut de vassal face au gouvernement. Le fil rouge de ce récit, le monde de la prostitution, la lutte de pauvres femmes, des miséreux, dont l’unique moyen de survie reste le don de soi ; afin de survivre dans ce monde asociale et courber l’échine sans espoir quant à l’avenir.

    Il appert que le titre de ce thriller « La muse rouge » permet d’instiller une vision de cette époque propice aux conflits, dont Constant Marie, dit « Le Père Lapurge », fonda, en mai 1901, le Groupe des poètes et chansonniers révolutionnaires, puis qui devint en 1907, « La Muse Rouge », du titre de sa chanson en hommage à Louise Michel.

    Une immersion dans une période de reconstruction, qui d’ailleurs a valu à l’auteure, le Prix du Quai des Orfèvres 2022, face à la qualité de la documentation et de son intrigue policière.

    Paris, 1920, le lieutenant Victor Dessange, intègre la brigade criminelle. Divers assassinats interviennent dans différents lieux de France. Un vol d’or au Maroc, une machination politique colonialiste (création d’une ligne de chemin de fer au moyen-Congo), des opérations immobilières spéculatives seront des zones d’ombre dont Victor Dessange devra éclairer et démêler avec son inextinguible sagacité l’écheveau de ces énigmes.

    Une qualité d’écriture : fluide, incisive, avec un rythme entretenu par le langage gouailleur du pavé parisien donne l’impression de vivre soi-même ce thriller. Une première lecture de cette auteure qui m’invite ardemment à découvrir ses autres parutions.

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  • 1920,on tue des prostituées dans l'indifférence policière...Plus qu'un polar,c'est une remontée historique,sociétale et politique!!!!C'est dense,touffu,les descriptions réalistes à la Zola servent l'intrigue.Des personnages attachants:un Pierrot-Gavroche ,même si par instants ,on peut avoir...
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    1920,on tue des prostituées dans l'indifférence policière...Plus qu'un polar,c'est une remontée historique,sociétale et politique!!!!C'est dense,touffu,les descriptions réalistes à la Zola servent l'intrigue.Des personnages attachants:un Pierrot-Gavroche ,même si par instants ,on peut avoir quelque peu le tournis face à la surabondance de détails.L'intrigue est complexe,certains personnages machiavéliques...
    Une intrigue captivante et agréablement instructive.

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  • La série de meurtres démarre le 6 janvier 1920 par l'assassinat sauvage au couteau de Gabie, une prostituée anarchiste. Elle est enterrée le 27 janvier au Père Lachaise au même moment que le peintre Modigliani. Ce clin d'œil est une illustration de la minutie apportée par Véronique de Haas dans...
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    La série de meurtres démarre le 6 janvier 1920 par l'assassinat sauvage au couteau de Gabie, une prostituée anarchiste. Elle est enterrée le 27 janvier au Père Lachaise au même moment que le peintre Modigliani. Ce clin d'œil est une illustration de la minutie apportée par Véronique de Haas dans sa restitution historique d'un Paris agité d'entre deux guerres.
    Le suspens est total, les inspecteurs charismatiques, le style flamboyant et le vocabulaire d'époque.
    Une fois n'est pas coutume, jouons au portrait chinois pour parler de ce policier remarquable :
    Si ce livre était une boisson, ce serait un vin goulayant car il est frais, léger, agréable à lire.
    Si c'était un animal, ce serait une panthère noire : il est "rare" avec son contexte historique très documenté et "inquiétant" par la présence menaçante d'un parti d'extrême droite violent.
    Si c'était une chanson ce serait " la faute à Rousseau " pour Pierrot cet enfant incroyable qui illumine le roman.
    Les @editionsfayard m'ont offert ce policier primé par des experts. Merci infiniment. Je partage l'enthousiasme des membres du jury du Prix du quai des orfèvres.

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  • Comme chaque année, j'ai lu le lauréat du prix du Quai des Orfèvres, et j'avoue avoir été surpris par cet opus qui se démarque fortement des précédents romans primés.
    Les jurés ont fait le choix de récompenser un récit autant historique que policier, qui se passe en 1920.

    Victor Dessange est...
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    Comme chaque année, j'ai lu le lauréat du prix du Quai des Orfèvres, et j'avoue avoir été surpris par cet opus qui se démarque fortement des précédents romans primés.
    Les jurés ont fait le choix de récompenser un récit autant historique que policier, qui se passe en 1920.

    Victor Dessange est un rescapé de la guerre. Il doit d'être encore en vie à l'obstination d'un médecin allemand qui n'a pas renoncé devant ses blessures et sa nationalité.
    De retour à la vie civile, Victor réintègre la police, rejoignant la brigade criminelle où il fait équipe avec Max, un autre ancien soldat.

    La période est agitée et le cadre historique prend une grande importance dans le récit. Sur fond de magouilles politiques concernant l'avenir des colonies africaines, les hostilités sont ouvertement déclarées entre anarcho-syndicalistes et royalistes d'extrême droite, qui rêvent de renverser chacun à leur façon le gouvernement en place.

    Pierrot est un orphelin que la tenancière d'une modeste maison close a pris sous son aile. Sorte de Gavroche de ce début de vingtième siècle, il nous entraîne avec toute sa candeur d'adolescent dans un milieu d'artistes qui refont le monde et combattent l'injustice et la misère en chansons, mais en essayant également de coordonner les actions des masses laborieuses mécontentes afin de les rendre efficaces.

    Victor et Max, en charge de meurtres dont les victimes sont des prostituées et un diplomate étranger, vont côtoyer des populations aussi éloignés les unes des autres qu'il est possible, sur la trace d'un dangereux criminel aux multiples visages.

    Après un démarrage que j'ai trouvé un peu laborieux, je me suis laissé embarquer par une intrigue savamment construite. L'auteure nous plonge vraiment en 1920, utilisant un langage d'époque qui rend la lecture particulièrement vivante, et en mélangeant petite et grande histoire avec de nombreux commentaires explicatifs de bas de page.

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