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La maison des Hollandais

Couverture du livre « La maison des Hollandais » de Ann Patchett aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330144401
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Danny et Maeve, un frère et une soeur unis par un amour indéfectible, ne cessent de revenir devant leur ancienne demeure se heurter aux vitres d'un passé douloureux. Cette imposante Maison hollandaise, écrin des joies et des peines de leur enfance, source de leurs malheurs, les attire comme un... Voir plus

Danny et Maeve, un frère et une soeur unis par un amour indéfectible, ne cessent de revenir devant leur ancienne demeure se heurter aux vitres d'un passé douloureux. Cette imposante Maison hollandaise, écrin des joies et des peines de leur enfance, source de leurs malheurs, les attire comme un aimant. À travers le destin de ces deux quasi-orphelins, Ann Patchett, en déchiffreuse éclairée de l'âme humaine, signe un roman pénétrant sur l'abandon, le pardon, les liens filiaux et le rapport que chacun d'entre nous entretient avec le passé.

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Avis (5)

  • Maeve et Danny vont m’accompagner longtemps. Ce sont plus que des personnages pour moi, ils sont l’incarnation même de la force et la fragilité d’un être dans toute sa vérité.
    L’écriture est un joyau brut ciselant les émotions jusqu’à la fibre la plus ténue dans un cadre romanesque...
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    Maeve et Danny vont m’accompagner longtemps. Ce sont plus que des personnages pour moi, ils sont l’incarnation même de la force et la fragilité d’un être dans toute sa vérité.
    L’écriture est un joyau brut ciselant les émotions jusqu’à la fibre la plus ténue dans un cadre romanesque éblouissant.

    Maeve et Danny sont frère et sœur unis par un amour fraternel très fort construit sur le manque et la perte. Leur lien entre eux n’a d’égal que l’attachement sans borne que tous les deux vouent à la maison de leur enfance, la sentinelle vivante de leur histoire, la preuve archéologique de ce qu’ils ont vécu. Des années plus tard, Maeve et Danny viendront la voir, de loin en voiture et en cachette, fumant cigarette sur cigarette, partageant entre eux les souvenirs d’un passé fantôme. On l’appelle la Maison des Hollandais. Une belle et grande demeure des années 1920 avec un parc aux magnifiques tilleuls, une maison étrangère, un peu étrange à la fois austère et offerte aux regards à Elkins Park, dans la banlieue de Philadelphie de la période des années 50-60.

    Comme j’aime aussi cette belle demeure telle qu’elle est décrite par Ann Patchett. C’est vraiment un personnage à part entière où ceux qui l’habitent sont comme ensorcelés, possédés par l’envie folle de l’habiter ou de la fuir à tout prix. Les murs peuvent tendre les liens ou les rompre brutalement comme une mauvaise fée. Elle est à la fois si austère avec ses vieux portraits et si légère avec ses baies ouvertes à tous les regards comme si les yeux pénétraient l’âme entière. C’est un lieu unique sans retour en arrière pour tout ce qu’on y laisse et pour tout ce que l’on garde. Et nous fait grandir.

    C’est si beau et fort, ce lieu, ce lien magique, que rien ne peut séparer. C’est si déchirant et émouvant, la séparation brutale avec les derniers souvenirs d’une famille que rien ne peut réparer. Des nœuds et des liens difficiles à démêler entre amour, haine et pardon quand un seul lieu concentre tant de sentiments vécus plus forts et plus profondément quand on est enfant ou adolescent.

    J’ai aimé suivre Danny dans ce long apprentissage à devenir homme, toujours sous le regard attendrissant et maternel de Maeve. Danny est le fil conducteur du roman, Maeve l’aînée est son ange gardien allant jusqu’au sacrifice d’abandonner sa propre vie pour guider son jeune frère. Autant de bouts de soi à assembler et d’étapes à construire pour sauver une vie telle qu’on rêve de la vivre.

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  • Maeve et Danny Conroy ont grandi dans la majestueuse Maison des Hollandais, un manoir située dans la banlieue de Philadelphie, construit en 1922 par la famille VanHoebeek qui avait fait fortune dans le commerce des cigarettes. Ils ont rempli leur maison américaine de trésors européens, de...
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    Maeve et Danny Conroy ont grandi dans la majestueuse Maison des Hollandais, un manoir située dans la banlieue de Philadelphie, construit en 1922 par la famille VanHoebeek qui avait fait fortune dans le commerce des cigarettes. Ils ont rempli leur maison américaine de trésors européens, de miroirs ornés, de boiseries, de fenêtres fantaisistes, de tableaux. le père de Maeve et Danny a acheté cette demeure pour sa femme après avoir réussi dans l'immobilier. Les anciens pauvres se retrouvent soudain à habiter dans un cadre digne d'un conte de fées.
    L'intrigue pourrait aussi ressembler à un conte de fées : une mère qui s'enfuit, un père distant, une soeur et un frère orphelins renvoyés par une odieuse belle-mère. Cette intrigue deviendrait un cliché entre les mains de beaucoup de romancier. Mais Ann Patchett est autrement plus subtile et profonde.

    L'auteur explore à nouveau les thèmes de la famille et des relations entre frères et soeur. Un domaine dans lequel elle excelle.
    A partir du lien obsessionnel qu'entretiennent Maeve et Danny avec la maison familiale où ils vivaient lorsqu'ils étaient enfants, Patchett va dérouler leur vie au fil des années qui passent. L'histoire est racontée par Danny de façon non linéaire. Comme dans Orange Amère les différents sauts dans le temps et les événements importants qui rythme la vie de cette fratrie ressemblent à un puzzle en cours de construction. On ne sait pas qu'elle sera la pièce suivante, mais une fois placée, l'image se constitue et devient claire. C'est un des talents d'Ann Patchett : ne jamais perdre son lecteur en gérant la temporalité de son récit avec habileté.

    L'auutre talent indéniable de l'auteur c'est sa capacité à nous transmettre la profondeur émotionnelle et toute l'intériorité de ses personnages. Elle met judicieusement en lumière leur complexité autant que leur évidence. Ann Patchett semble être née pour raconter les drames familiaux où chaque personnage partage les blessures de toutes les autres personnes impliquées, où chacun se construit en essayant de bricoler avec ce que la vie donne et reprend.

    Mais s'arrêter sur ces points « techniques » serait une erreur car il y a aussi dans ce roman une grande force émotionnelle. J'ai été touchée par le lien indéfectible qui unit ce frère et cette soeur, ce lien inébranlable entre eux qui à la fois les sauve et déjoue leur avenir. La maison de leur enfance et le passé ne les lâchent pas. L'histoire de leur paradis perdu n'est qu'un prétexte d'écrivain pour approfondir les thèmes de la famille et du pardon.

    J'avais beaucoup aimé Orange Amère mais La maison des Hollandais est selon moi encore meilleur. Plus romanesque, plus émouvant. J'attends déjà le suivant.

    Traduit par Hélène Frappat

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  • Un frère est une sœur, des liens très fort, une histoire passionnante car mon frère ma beaucoup manquer la vie nous a separer peut etre qu un jour on seras réunis, a decouvrir avec plaisir, la vie ,le passe n est toujours pas facile mais l espoir reste

    Un frère est une sœur, des liens très fort, une histoire passionnante car mon frère ma beaucoup manquer la vie nous a separer peut etre qu un jour on seras réunis, a decouvrir avec plaisir, la vie ,le passe n est toujours pas facile mais l espoir reste

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  • Premier coup de cœur de l’année dès janvier. Il ne faut surtout pas vous priver de la rencontre avec Danny. Il va vous charmer par son histoire, sa sensibilité, ses tourments, son amour pour son père, son admiration pour sa sœur et surtout sa détermination.
    On rencontre Danny au cours de son...
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    Premier coup de cœur de l’année dès janvier. Il ne faut surtout pas vous priver de la rencontre avec Danny. Il va vous charmer par son histoire, sa sensibilité, ses tourments, son amour pour son père, son admiration pour sa sœur et surtout sa détermination.
    On rencontre Danny au cours de son enfance. Il vit avec sa grande sœur, Maeve, et son père dans une maison appelée la maison des Hollandais en banlieue de Philadelphie.
    Leur père a acheté la maison et toutes les affaires laissées par les anciens propriétaires dont les portraits.
    Cette maison énorme va être l’objet de convoitise de la part de la nouvelle femme de leur père, Andrea, qui s’intallera avec ses deux filles. Ces intrusions venant modifier leur équilibre.
    Cette maison c’est aussi celle qu’a fui leur mère en les abandonnant et c’est celle qui deviendra une obsession pour Maeve et Danny.
    J’ai été complètement envoûtée par l’écriture et charmée par le narrateur Danny qui nous guide jusqu’à sa quarantaine à travers sa relation avec son père, ses ambitions, sa vie de couple et de père, et surtout, sa magnifique relation avec sa sœur.
    La chronologie n’est pas complètement linéaire, il y a des sauts dans le temps mais toujours en délicatesse. Ce qui, de manière générale, m'éloigne des récits, ici n’a fait que m’y ancrer tellement tout était organisé, judicieusement maîtrisé. On est juste transporté d’époque en époque mais tout est bien ancré et décrit. On ne peut être qu’admiratif.
    Maeve sera celle qui le protègera et remplacera leur mère puis les rôles s'inverseront
    Maeve sera celle qu’il voudra protéger mais restera celle qui sera son point de repère.
    C’est tendre, délicat, touchant. Une histoire formidable basée sur la relation fraternelle contée avec une plume magnifique.

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  • Chronique Nathalie Bullat
    Une maison c'est une histoire qui commence, une intimité, des souvenirs. La "maison des Hollandais" déterminera le destin de deux enfants et meublera longtemps leurs pensées. Elle les habite plus qu'ils ne l'ont habitée. Elle coule dans leurs veines.
    Cette maison...
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    Chronique Nathalie Bullat
    Une maison c'est une histoire qui commence, une intimité, des souvenirs. La "maison des Hollandais" déterminera le destin de deux enfants et meublera longtemps leurs pensées. Elle les habite plus qu'ils ne l'ont habitée. Elle coule dans leurs veines.
    Cette maison c'est le paradis perdu de Maeve et de Danny, leur refuge, leur tremplin. Ils sont liés par un attachement puissant. Leur père, après avoir connu la pauvreté, a fait fortune dans l'immobilier dans les années 60. Il a acheté la plus somptueuse demeure de Pennsylvanie, tout en immenses baies vitrées, plafonds finement ouvragés, bibliothèque luxueuse, piscine. Une villa faite pour les réceptions à la "Gatsby" .
    Construite par un riche couple de hollandais ayant laissé leur empreinte.
    Le poète René Char disait " Épouse ou n'épouse pas la maison". La mère de Maeve et Dany n'a pas épousé la maison, elle est partie les laissant dans la douleur.
    Dès le premier chapitre vous apprenez que, comme dans les plus terrifiants contes de fée, le père s'est remarié et la méchante belle mère a chassé et ruiné les enfants au décès du père.
    Ann Patchett alterne son récit entre passé et présent sur cinq décennies. Les moments de vie surgissent dans le désordre. Sa plume insuffle une vague de mélancolie, de nostalgie, celle de l'enfance se confondant au manque et à l'absence.
    Devenus adultes, ils ont besoin de se retrouver, de s'épauler. Ils garent leur voiture discrètement devant la maison. Ils retournent rêver ne cessant de se cogner au passé.
    Maeve voulait retrouver sa mère et sa maison. Danny ne pardonne pas; le mythe de la mère prodigue n'existe pas. En les abandonnant, leur mère les avait tués. " Une maison meure-t-elle de chagrin ? Uniquement les maisons honnêtes "
    Mention particulière pour la couverture : plutôt qu'une élégante propriété, c'est le portrait de Maeve adolescente, cheveux noirs et manteau rouge devant de gracieuses hirondelles imaginaires, parce que vous l'aurez compris, Maeve symbolise la maison du souvenir.
    Anne Patchett touche une corde sensible, celle de l'abandon et du pardon. Vous ne pourrez qu'aimer ce roman si talentueux !

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