• « Ici on sauve des vies. En mer, toutes les vies sont sacrées. Si quelqu’un a besoin d’aide, on lui porte secours. Il n’y a ni couleur de peau, ni ethnie, ni religion. C’est la loi de la mer »
    Durant plus de trois ans, Davide Enia a recueilli des témoignages à Lampedusa, cette île...
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    « Ici on sauve des vies. En mer, toutes les vies sont sacrées. Si quelqu’un a besoin d’aide, on lui porte secours. Il n’y a ni couleur de peau, ni ethnie, ni religion. C’est la loi de la mer »
    Durant plus de trois ans, Davide Enia a recueilli des témoignages à Lampedusa, cette île méditerranéenne posée plus près des côtes africaines que de la Sicile qui a été le théâtre de drames humains : les naufrages de centaines de migrants.
    L’auteur s’est rendu sur place, a assisté à des « débarquements ». Son récit est construit autour de témoignages d’habitants, de secouristes, d’exilés et de survivants, témoignages poignants qui nous rappellent que derrière chacun des personnages (migrant, habitant, secouriste) il y a un être de chair avec une histoire, une expérience, des rêves, des renoncements.
    Ce récit, mélange réussi entre essai et autobiographie est poétique, bien écrit et fait preuve de beaucoup d’humanité. Il est à la fois désespérant et empli d’espoir.
    L’histoire collective croise l’histoire individuelle de l’auteur, celle de sa famille, de ses rapports avec son père, son oncle malade dans des allers-retours qui rendent ce livre lumineux et terriblement vivant (n’est-ce pas notre quotidien que de recevoir chaque jour des informations extérieures qui se télescopent avec notre vie, qui nous font mesurer avec plus d’acuité l’importance d’une vie ?)
    Une lecture dont je ne sors pas indemne et qui me donne l’envie d’apporter ma goutte d’eau….
    « On sait ce qui se passe mais on fait semblant de ne pas savoir. Si j’accepte de vous parler c’est parce que si toutes les voix s’unissent, on peut sensibiliser les gens. Nous sommes des gouttes mais ces gouttes, toutes ensemble, font un océan »

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  • Un récit bouleversant des débarquements sur l’île de Lampedusa avec les témoignages des protagonistes du quotidien (plongeurs, habitants, garde-côtes ....). Un très beau roman à lire absolument.

    Un récit bouleversant des débarquements sur l’île de Lampedusa avec les témoignages des protagonistes du quotidien (plongeurs, habitants, garde-côtes ....). Un très beau roman à lire absolument.

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  • bonjour
    j'ai beaucoup aimé le précédent roman de Davide Enia
    celui-ci est d'après mes libraires encore plus abouti
    Dès que je peux je m'y plonge et donnerai mon avis
    sylvieM

    bonjour
    j'ai beaucoup aimé le précédent roman de Davide Enia
    celui-ci est d'après mes libraires encore plus abouti
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    sylvieM

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  • Davide Enia, dramaturge et depuis peu romancier, nous présente ici le récit de faits épouvantables en convoquant l’art du dramaturge et de l’écrivain. Son but n’est assurément pas de passer un message politique quelconque, me semble-t-il. Il raconte ce qui se passe à Lampedusa en trois longs...
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    Davide Enia, dramaturge et depuis peu romancier, nous présente ici le récit de faits épouvantables en convoquant l’art du dramaturge et de l’écrivain. Son but n’est assurément pas de passer un message politique quelconque, me semble-t-il. Il raconte ce qui se passe à Lampedusa en trois longs chapitres rythmés par les débarquements, la maladie de son oncle Beppe et ses séjours sur l’île. Comme il n’a pas assisté lui-même à beaucoup de débarquements, il va faire parler des témoins qui acceptent de se livrer, essentiellement parmi les gens qui aident ces migrants à leur arrivée, médecins, bénévoles, secouristes, etc., et les hommes qui respectent la loi de la mer : les plongeurs, les capitaines, les marins-pêcheurs, etc. Les sauveteurs en mer le disent à plusieurs reprises : Quand tu vois quelqu’un qui se noie, tu lui portes secours, réfugié politique, climatique ou économique, peu importe.

    Tous vont raconter ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont de la difficulté à verbaliser : les morts méconnaissables qui arrivent sur les plages, qui sont repêchés en mer ou qui dérivent sur des canots de fortune ; les vivants épuisés, dénutris, malades, désespérés ; les femmes violées à d’innombrables reprises dans les camps et par les passeurs, leurs organes génitaux brûlés par les excréments au fond des canots ; et les enfants… oh ! les enfants… Et la vie continue, le quotidien reprend ses droits, des drames différents surviennent, de bons moments présents ou passés, la vie à célébrer…

    C’est parce qu’il mêle deux récits que j’ai trouvé le témoignage de Davide Enia si fort. L’horreur de Lampedusa va alterner avec les relations de Davide et de son père, médecin à la retraite et photographe. Entre ces deux Siciliens, la parole est difficile et parfois, la photo prend le relais. Ce récit rend aussi hommage à l’oncle Beppe, le frère du père, et donne le sentiment d’une relation privilégiée entre les trois hommes, mais toujours entravée par la difficulté du père à dire les sentiments. Je me rends compte en écrivant de l’importance que prend le thème de la parole dans ce texte, et peut-être plus encore celui de la nécessité de dire. Pas seulement les témoins des drames de Lampedusa au monde entier, mais le médecin à son patient, le père à ses enfants, l’homme à la femme qu’il aime et vice-versa…

    Merci au Grand Prix des lectrices de Elle et aux éditions Albin Michel pour ce livre bouleversant.

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  • Davide Enia, écrivain, et son père, photographe amateur, regardent pantois la tragédie se jouer dans l’immensité de la Méditerranée, regardent l’Histoire couler sous leurs yeux. En arrière-plan, l’auteur pense aussi à la fin prochaine et inexorable de son oncle Beppe, atteint d’un terrible...
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    Davide Enia, écrivain, et son père, photographe amateur, regardent pantois la tragédie se jouer dans l’immensité de la Méditerranée, regardent l’Histoire couler sous leurs yeux. En arrière-plan, l’auteur pense aussi à la fin prochaine et inexorable de son oncle Beppe, atteint d’un terrible cancer. Deux histoires, deux parcours, mais un point commun : une frénétique course contre la mort et une soif de vivre.

    Pendant plus de trois ans, Davide ne cesse de se rendre à Lampedusa, devenant dès lors le témoin privilégié du drame qui se joue en ce lieu, le témoin de toutes ces vies humaines qui viennent s’échouer (dans le meilleur des cas) sur les rives de la désormais tristement célèbre Lampedusa. En effet, le nom de cette île italienne est connu de tous. Non pas pour le côté soleil, dolce vita, sable chaud, Méditerranée, … mais pour le triste sort de tous ces migrants qui y voient l’espoir d’un avenir meilleur, une première étape vers la liberté.

    Dans son livre, Davide Enia observe, découvre, et donne la parole à toutes ces personnes qui sont touchées de près ou de loin par ces événements : habitants, secouristes, exilés, survivants, … autant de personnes plongées dans cet enfer quotidien. Par tous ces témoignages, Davide Enia parvient à brosser le portrait d’une île brisée, d’Hommes à jamais marqués.

    L’auteur décrit avec beaucoup de précision la violence qui accompagne chaque migrant, le vécu inimaginable et insoutenable de toutes ces personnes qui risquent leur vie afin de s’en sortir. Le récit est poignant, sans verser dans le pathos, jamais.

    Malgré tout, La loi de la mer est une ode à la vie, une ode à la fraternité. Aucun discours politique sous-jacent, aucune volonté de juger, mais juste cette volonté de comprendre, de témoigner, de tirer la sonnette d’alarme. Un récit poignant, tragique, émouvant, révoltant, violent, qui ne laissera personne indemne.

    https://devoratrixlibri.wordpress.com/2018/11/15/la-loi-de-la-mer-davide-enia/

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  • Durant trois ans, l’écrivain Davide Enia s’est heurté à la triste réalité de Lampedusa. Cette île italienne est un point d’entrée privilégié pour les migrants souhaitant aller en Europe. Ces hommes, femmes et enfants livrés à eux-mêmes en pleine mer, bravant la folie humaine des passeurs. Leur...
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    Durant trois ans, l’écrivain Davide Enia s’est heurté à la triste réalité de Lampedusa. Cette île italienne est un point d’entrée privilégié pour les migrants souhaitant aller en Europe. Ces hommes, femmes et enfants livrés à eux-mêmes en pleine mer, bravant la folie humaine des passeurs. Leur seul espoir est un avenir meilleur sur des terres où la guerre ne fait pas rage, où la violence ne tue pas, là où les enfants peuvent s’épanouir, où le bonheur est permis.

    Davide Enia construit son récit autour de témoignages d’habitants, de secouristes, d’exilés et de survivants. La parole est donnée aux laissés-pour-compte, ceux que la vie n’a pas épargnés. Certains passages éprouvants, à la limite de l’insoutenable nous donnent toute l’urgence du sujet. Comment peut-on, en 2018, fermer les yeux sur ces cadavres flottants, ces oubliés, ce désastre humain ?
    « Dehors, des nuages. Il soufflait un vent de sud-ouest, la mer était agitée. Chaque fois, j’ai le sentiment de me trouver face à des êtres qui portent en eux tout un cimetière. »

    En parallèle, Davide Enia insère sa propre vie, ses souvenirs, son père et cet oncle malade. Comme pour relier la mort à ce double récit, l’auteur fait des allers-retours maintenant un fil tendu de bout en bout.

    La loi de la mer est une force qui amène à la réflexion à chaque mot. Le sujet est dramatique, c’est vrai, mais l’auteur écrit avec respect et pudeur sur les réfugiés. Indispensable pour rappeler, encore et toujours, que des Hommes meurent dans nos mers parce qu’ils voulaient simplement vivre.
    « Mais eux, qui sont les vrais personnages de cette histoire, il faudrait les écouter si on voulait comprendre toutes les raisons de cet exode de masse. Au lieu de ça, on les enferme dans des centres d’accueil et on fait le silence sur leurs motivations et sur leurs droits. »

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2018/11/09/36853629.html

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  • Comment parler avec justesse de ce livre ? Sans relativiser, dénaturer, minimiser la force dramatique du sujet, ni la beauté et la sensibilité de l'écriture.
    Davide Enia nous parle de Lampedusa, « cette île (qui) n'est pas leur but, (...)un lieu de transit, une étape de leur odyssée ».
    Pour...
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    Comment parler avec justesse de ce livre ? Sans relativiser, dénaturer, minimiser la force dramatique du sujet, ni la beauté et la sensibilité de l'écriture.
    Davide Enia nous parle de Lampedusa, « cette île (qui) n'est pas leur but, (...)un lieu de transit, une étape de leur odyssée ».
    Pour ce faire, il est allé voir sur place, a observé, participé, questionné, écouté, surtout écouté... les parcours des migrants, les actions et émotions de ceux qui les sauvent, les accueillent, assistent parfois, impuissants, à leur mort...
    Le point fondamental de ce récit est de replacer chaque individu, chaque individualité derrière ces drames. Il s'agit d'êtres humains , d'hommes , de femmes, d'enfants avec leurs histoires propres, personnelles , uniques.... faites de chocs, de traumatismes, d'idéaux, d'espoirs....
    Qu'il s'agisse des « migrants », de ceux qui ont tout quitté et risqué leur vie dans l'objectif d'une vie meilleure, plus humaine ou des îliens, des sauveteurs. Chacun se retrouve à cet endroit avec ses forces et ses faiblesses, ses peurs, ses méfiances, son sens du devoir, ses syndrômes post-traumatiques...C'est extrêmement fort et questionnant.
    Pendant cette enquête, l'auteur traverse une une période de sa vie personnelle particulière. Il est question de famille, de son père, de son oncle, et toutes ces émotions se croisent, se télescopent....
    Cela ajoute à la richesse du récit dans lequel Davide Enia réussit le challenge de combineravec talent sujet puissant et qualité d'écriture.
    Un livre qui décille, qui touche, qu'il faut découvrir...

    « Ils ont vécu des situations abominables, ils méritentqu'on les reçoive dignement. C'est un privilège pour moui d'être là, d'honorer leur voyage, leur courage, leur inconscience aussi, et de prendre part un instant à leurs parcours. »

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  • Lire un livre sur Lampedusa est une épreuve en soi. Mais elle ne l’est pas autant que celle éprouvée par de nombreux êtres humains. Quand on entend ce nom, il est synonyme de drames : « J’avais gardé de Lampedusa le souvenir des mains calleuses des pêcheurs, les récits des cadavres remontés...
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    Lire un livre sur Lampedusa est une épreuve en soi. Mais elle ne l’est pas autant que celle éprouvée par de nombreux êtres humains. Quand on entend ce nom, il est synonyme de drames : « J’avais gardé de Lampedusa le souvenir des mains calleuses des pêcheurs, les récits des cadavres remontés chaque fois dans les filets - « Chaque fois ? - U’ sai che bole diri ? (Tu sais ce que ça veut dire?) Chaque fois. Et le souvenir d’un rafiot échoué au soleil, seul témoin pour moi des événements de cette période historique. La corrosion, la poussière, la rouille. Et les réticences des îliens sur ce mot de « débarquement » employé à tort et à travers quand c’étaient en réalité des naufrages. » (p.9)
    « Ce qui arrivait à Lampedusa, c’était bien plus, pour moi, que des naufrages ou le décompte des survivants, la somme des morts.
    C’est bien au-delà de la traversée du désert et de la Méditerranée. Ce roc en pleine mer est devenu un symbole, à la fois puissant et insaisissable (…) Le nom de Lampedusa, en réalité, c’est un fourre-tout : les migrations, les frontières, les naufrages, la solidarité, le tourisme, la haute-saison, la marginalité, les miracles… (…) Lampedusa, ça veut dire tout et son contraire. » (p.16)

    L’écrivain et dramaturge italien, d’origine sicilienne, Davide Enia s’est rendu pendant trois jours sur ces lieux qui ne voient défiler que des tragédies : des migrants entassés par centaines dans des embarcations incapables de tous les transporter. Ils ont fui la misère, la violence… Leur seul et unique espoir réside à braver la mer, quitte à mourir autant tenter le tout pour le tout.
    Dans son ouvrage « La loi de la mer », l’écrivain relate des faits dont il a été témoin ou qui lui ont été rapportés. Et la définition de cette loi lui est donnée par un rescue swimmer : « Ici on sauve des vies. En mer, toutes les vies sont sacrées. Si quelqu’un a besoin d’aide, on lui porte secours. Il n’y a ni couleur de peau, ni ethnie, ni religion. C’est la loi de la mer. » (p.12)
    Ces rescue swimmers sont des hommes qui embarquent sur des vedettes côtières et plongent pour les opérations de secours.

    Pour Davide Enia, deux récits s’entrecroisent : cette observation des tragédies, l’horreur de voir combien de morts sont malgré tout comptés, l’émotion devant les gestes d’aide des îliens pour un peu secourir à leur façon (alors que de nombreux autres pensent que l’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde). Mais avec cette histoire, Davide pense aussi à la fin guettant son oncle Beppe, une fin inexorable mais supportée courageusement.

    Des habitants de l’île apportent leurs témoignages qui nous montrent bien à quel point ils se sentent concernés mais impuissants devant tous ces drames qui se renouvellent sans cesse : les canots pleins à ras bord de migrants qui espèrent trouver une vie meilleure. Peut-on blâmer un être humain dans cette conviction ultime ? Il en arrive de partout : du Congo, du Niger, d’Angola et même du Népal (pour ne citer que cela).
    On en vient à la remarque qu’il y a plus d’étrangers que d’habitants.
    Et quand arrive le tristement célèbre événement du 3 octobre 2018 ; « Un événement qui dépasse les pires cauchemars. Une embarcation se retourne à quelques centaines de mètres des côtes, les eaux se couvrirent de cadavres et Lampedusa fut envahie par la télévision et les cercueils. »
    D’ailleurs les médias s’en sont donné à cœur joie pour diffuser une photo qui a fait le tour du monde et fait pleurer des millions de gens : celle d’un petit garçon syrien, face dans l’eau, et que son père court prendre dans ses bras : il vient de perdre son bambino (ou picciriddi comme on dit à Lampedusa).

    L’auteur compare les gardes-côtes à des samouraïs. Il nous parle aussi de Gabrielle, médecin du CISOM (Corps Italien de Secours de l’Ordre de Malte)…

    Pour cette fois, je laisse le mot de la fin à Beppe, pour qui Davide a juste eu le temps de finir son livre « La loi de la mer » : « J’avais un regret, celui de ne pas avoir nagé avec mon oncle dans l’île.
    Je lui lus les notes que je venais de prendre.
    Lampedusa, de lepas, l’écueil qui écorché, érodé par la fureur des éléments, et qui résiste et confirme sa présence dans la vastitude infinie du grand large. Ou bien Lampedusa de lampas, le flambeau qui brille dans le noir, lumière qui défie l’obscurité.
    Qu’est-ce que tu penses ? Je l’ajoute dans le livre ?
    - Oui, mets-le à la fin, c’est beau de conclure avec la lumière et la résistance. » (p.224)

    Une lecture emplie d’émotions à en pleurer - un sujet hautement d’actualité et qui a lieu tout près – des portraits qui restent gravés dans notre esprit et pour lesquels les gouvernements ne font que discutailler sans trouver de solution valable – c’est ce qu’a réussi Davide Enia avec son inquiétant diagnostic : un ouvrage que l’on ne peut pas oublier, tellement sincère et pour lequel une fois la dernière page tournée, je suis restée un long moment songeuse et bouleversée.

    J’ai remarqué une critique : « Un récit d’une grande retenue, qui rend les drames encore plus éclatants. »
    Je ne rajouterai rien d’autre car il y aurait trop à dire, beaucoup trop et à ne surtout pas raconter.
    Mission accomplie et Grazie mille Davide Enia pour votre témoignage !

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