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La grâce des brigands

Couverture du livre « La grâce des brigands » de Veronique Ovalde aux éditions Editions De L'olivier
Résumé:

Quand Maria Cristina Väätonen reçoit un appel téléphonique de sa mère, dont elle est sans nouvelles depuis des années, l'ordre qu'elle avait cru installer dans sa vie s'en trouve bouleversé. Celle-ci lui demande instamment de venir chercher pour l'adopter Peeleete, le fils de sa soeur.
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Quand Maria Cristina Väätonen reçoit un appel téléphonique de sa mère, dont elle est sans nouvelles depuis des années, l'ordre qu'elle avait cru installer dans sa vie s'en trouve bouleversé. Celle-ci lui demande instamment de venir chercher pour l'adopter Peeleete, le fils de sa soeur.
Nous sommes en juin 1989, Maria Cristina vit avec son amie Joanne à Santa Monica (Los Angeles). Cela fait vingt ans qu'elle a quitté Lapérouse, et son univers archaïque pour la lumière de la ville et l'esprit libertaire de la Californie des années 70. Elle n'est plus la jeune fille contrainte de résister au silence taciturne d'un père, à la folie d'une mère et à la jalousie d'une soeur. Elle n'est plus non plus l'amante de Rafael Claramunt, un écrivain/mentor qu'elle voit de temps à autre et qui est toujours escorté par un homme au nom d'emprunt, Judy Garland. Encouragée par le succès de son premier roman, elle est déterminée à placer l'écriture au coeur de son existence, être une écrivaine et une femme libre. Quitte à composer avec la grâce des brigands.

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Articles (4)

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Avis (16)

  • "Maria Cristina Väätonen, la vilaine sœur, adorait habiter à Santa Monica".

    Ainsi commence le nouveau roman de Véronique Ovaldé, qui marque une inflexion nouvelle dans son œuvre. Sans rompre avec l'univers du conte, du légendaire, de l'onirique qui habite chacun de ses livres, elle installe...
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    "Maria Cristina Väätonen, la vilaine sœur, adorait habiter à Santa Monica".

    Ainsi commence le nouveau roman de Véronique Ovaldé, qui marque une inflexion nouvelle dans son œuvre. Sans rompre avec l'univers du conte, du légendaire, de l'onirique qui habite chacun de ses livres, elle installe néanmoins cette fois-ci ses personnages dans des lieux qui existent réellement – Santa Monica, la Californie, New-York... Mais dans cette réalité spatiale s'infiltre l'imaginaire fantaisiste et acidulé de l'auteure.

    L'héroïne est écrivain. Elle a connu le succès dès son premier roman, "La vilaine sœur", un récit autobiographique publié alors qu'elle était encore mineure et par lequel elle s'émancipe par l'écriture de son asphyxiante famille. Elle y raconte la folie et le mysticisme bigot de sa mère, la jalousie de sa sœur qu'elle a failli tuer accidentellement, qui en est restée épileptique et n'a jamais pu dépasser l'âge mental de 14 ans, la dépression de son père taiseux et imprimeur analphabète. Ce premier roman témoignait de "la nécessité qu'elle (avait) ressentie de clôturer l'épisode lapérousien de sa vie et d'inventer quelque chose." Et son succès lui a permis de conquérir sa liberté, de s'installer en Californie, où elle a découvert d'autres modes de vie, de nouveaux territoires existentiels et où elle a rencontré Rafael Claramunt, ex-grand écrivain argentin exilé, poète drogué, potentiel "nobélisable", qui devient son amant, son pygmalion et, selon les apparences, son protecteur...

    Lorsque nous rencontrons Maria Cristina au début du roman, nous sommes à la fin des années 80, elle a une trentaine d'années et est "encore dans l'insouciant plaisir d'écrire, acceptant la chose avec une forme d'humilité et le scepticisme prudent qu'on accorde aux choses magiques qui vous favorisent mystérieusement". Elle a fui quinze ans plus tôt Lapérouse, "ville calme et froide" du grand nord pour échapper à la dictature paranoïaque de sa mère. Mais son passé et sa famille la rattrape à la faveur d'un appel téléphonique de sa mère, à qui elle n'a pas parlé depuis des années et qui lui dit qu'il faut absolument qu'elle vienne à Lapérouse. Maria Cristina "prononce prudemment" qu'elle va voir. Malgré ses réticences, elle décide de faire le voyage, même si "elle sait qu'aller jusqu'à Lapérouse va la replonger dans son enfance". Et l'on se demande avec le narrateur "pourquoi Maria Cristina s'est-elle aussitôt envolée au moindre commandement de sa mère, pourquoi a-t-elle laissé tomber son sublime confort angelin, ses palmiers cosmétiques, ses amis et son Pacifique, pourquoi a-t-elle répondu dans la seconde à l'injonction de sa mère, pourquoi retourner à Lapérouse, attendait-elle un signe de sa mère depuis tout ce temps, aspirait-elle à une réconciliation, que celle-ci lui dise, Nous sommes toujours là, nous t'attendons. Maria Cristina se sent-elle vraiment encore coupable ?". Et l'on comprend rapidement que le monde de Maria Cristina est "un monde de contradictions".

    La structure même de la narration rend compte de ces contradictions, à la fois distinctes, en résonance et symboliques.

    D'un côté, la vie à Lapérouse, digne d'une légende ancienne, avec son atmosphère sombre de conte d'autrefois, cette maison d'un rose improbable dans cette bourgade du bout du monde perdue entre marais et forêts étranges... C'est le lieu et le temps des mauvais rêves, des jalousies, de l'extravagance délirante de la mère, de la croyance en la possession par le Malin. Dans cette ambiance insolite se dessine puis s'impose progressivement l'attirance de Maria Cristina pour la littérature, la lecture d'abord puis l'écriture, en secret car on ne peut dans cet endroit farouche peuplé de fantômes lire ou écrire paisiblement.

    De l'autre côté, il y a la vie américaine, hyper-réaliste celle-ci, presque sur-réaliste même. On y respire l'air californien, dans un univers fantasque de western baroque et de paradis artificiels, qui augure pour Maria Cristina une vie nouvelle, une émancipation, une libération. Et il y a Rafael Claramunt, qu'elle "aurait voulu ne pas écouter mais il y avait quelque chose d’excitant à l’entendre être aussi méchant, il disait du mal de tout le monde, il conversait avec son éditrice comme s’ils avaient été dans la même pièce, il s’installait dans un fauteuil, un Robusto à la main…". Son entrée en scène dans la vie de Maria Cristina marque un tournant décisif pour elle et pour le récit.

    Entre ces deux histoires, celle du départ et celle du retour, racontées par un narrateur anonyme et omniscient, le personnage de Maria Cristina se révèle être l'incarnation de toutes les récurrentes obsessions de l'auteure explorées différemment. Plus introspective, moins "enchantée", ce huitième roman est aussi l'occasion pour l'auteure d'une réflexion sur l'écriture et le statut de l'écrivain portée par les personnages sans que l'on soit jamais dans la théorisation, sans affectation, mais au contraire avec beaucoup de naturel et de finesse. Ses thèmes de prédilection sont aussi bien présents : famille envahissante et étouffante, spiritualité, embrigadement, et féminisme, tous traités avec subtilité et élégance. L'écriture est toujours ample, dense, riche, tout à la fois romanesque et poétique, foisonnante sans excès, lyrique sans fausse note.

    "Le but de toutes les histoires c'est de satisfaire le désir ardent de celui qui les lit". La grâce des brigands, roman magique dans lequel la réflexion épouse la fantaisie, y parvient au-delà de toutes les espérances.

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  • Véronique Ovaldé a une voix originale pleine de fantaisie ou le réel se mêle au baroque, accentuée par tes titres d'ouvrages qui interpellent et des noms de personnages qui n'appartiennent qu'à elle.
    Ce livre a la forme d'un conte qui nous emporte dans l'univers de la création.
    "La lecture qui...
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    Véronique Ovaldé a une voix originale pleine de fantaisie ou le réel se mêle au baroque, accentuée par tes titres d'ouvrages qui interpellent et des noms de personnages qui n'appartiennent qu'à elle.
    Ce livre a la forme d'un conte qui nous emporte dans l'univers de la création.
    "La lecture qui sauve de tout ce qui asphyxie ".
    Juste un bémol dans cette lecture, le battage médiatique dont le livre a fait l'objet a dénaturé la fraîcheur de la découverte pour moi.

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  • QUAND marie christina recoir un appel a l aide de sa mere, son enfance pertubante passee dans le grand nord lui revient en mémoire; elel se rappelle la vie q uelle a souhaitée oubliée pour les lumiéres de la californie
    on est en 1970, une période de grande liberté pour cette jeune fille qui va...
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    QUAND marie christina recoir un appel a l aide de sa mere, son enfance pertubante passee dans le grand nord lui revient en mémoire; elel se rappelle la vie q uelle a souhaitée oubliée pour les lumiéres de la californie
    on est en 1970, une période de grande liberté pour cette jeune fille qui va découvrir l amour et sa vocation : devenir écrivain
    elle va rencontrer rafael claramunt, il deviendra son mentor . Elle va devenir u auteur a succés, mais sera t elle heureuse?
    V Ovaldé abandonne ici l univers du conte pour nous enttrainer dans un roman au style vif et alerte qui reprend avec succes ses themes de prédilection comme les femmes, la famille, l amour

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  • Quel beau livre! On peut parler ici de grâce de l'écriture.Ce roman se trouvait dans la liste des meillleurs romans français de l'année;il aurait pu être lauréat!
    A conseiller à tous les amateurs de beaux romans intelligents.

    Quel beau livre! On peut parler ici de grâce de l'écriture.Ce roman se trouvait dans la liste des meillleurs romans français de l'année;il aurait pu être lauréat!
    A conseiller à tous les amateurs de beaux romans intelligents.

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  • Lechoixdeslibraires.com

    Maria Cristina Väätonen quitte Lapérouse et sa famille à seize ans au début des années 70. Ville obscure et brumeuse, sans véritable vie, entourée de marais, une mère malade, religieuse, protectrice, une soeur jalouse et diminuée, un père effacé mais qui acceptera son départ pour Santa Monica....
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    Maria Cristina Väätonen quitte Lapérouse et sa famille à seize ans au début des années 70. Ville obscure et brumeuse, sans véritable vie, entourée de marais, une mère malade, religieuse, protectrice, une soeur jalouse et diminuée, un père effacé mais qui acceptera son départ pour Santa Monica. Elle arrive avec ses rêves («Maria Cristina Väätonen aurait probablement aimé être une femme scandaleuse.»), rencontre Joanne une jeune femme un peu perdue qui pourtant saura la protéger et l'aider à trouver sa voie. Maria Cristina devient par hasard la secrétaire d'un grand écrivain qu'elle admire, devient son amante et lui confie son roman autobiographique où elle règle quelques comptes avec sa jeunesse. Il semble vouloir la guider, l'épauler dans la vie et dans le monde de l'édition mais pygmalion ou brigand, Maria Cristina saura lever le voile sur cet homme mégalo et égocentrique tout en acquérant définitivement sa liberté. Maria Cristina vient étoffer la palette déjà riche de portraits féminins de Véronique Ovaldé, des femmes volontaires, indépendantes, fières et de caractère, qui sauront conquérir leur espace de liberté.

  • La grâce des brigands, des plagiaires et des perdants c’est l’absolution donnée par Maria Cristina une jeune femme qui a tout connu en moins de trente ans et qui assiste avec une certaine satisfaction à la déchéance de ceux qui lui ont nui. Elle a grandi dans une petite ville puritaine du grand...
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    La grâce des brigands, des plagiaires et des perdants c’est l’absolution donnée par Maria Cristina une jeune femme qui a tout connu en moins de trente ans et qui assiste avec une certaine satisfaction à la déchéance de ceux qui lui ont nui. Elle a grandi dans une petite ville puritaine du grand nord, fille cadette d’une mère bigote et bipolaire et d’un père niais, taciturne et lâche mais qui l’aimait. Sa compagne d’infortune est sa sœur aînée avec laquelle elle ne partage rien d’autre que les imbéciles brimades maternelles. A l’adolescence, Marie Cristina se rend involontairement coupable d’un événement qui laissera sa sœur mentalement atteinte. Pour échapper à cet enfer, la jeune fille écrit en cachette. Ses bons résultats scolaires lui permettent d’obtenir une bourse d’études et elle part s’installer à Los Angeles. Choc thermique, choc des cultures, adaptation difficile et rencontre avec des personnages emblématiques de ces seventies californiennes décadentes : une amie hippie enceinte et désœuvrée et surtout Claramunt, un écrivain à succès sur le déclin qui va profiter de sa jeunesse et de son talent . Grâce à un roman autobiographique, Maria Cristina va connaître la gloire et la fortune. Alors qu’elle se croyait à tout jamais éloignée de sa famille, elle est appelée à la rescousse par sa mère pour prendre soin de son neveu, ce qui lui donne l’opportunité de faire la paix avec son passé. Elle est désormais prête pour aimer et recevoir.
    L’auteure dépeint des personnages imparfaits, parfois monstrueux mais elle leur trouve toujours des circonstances atténuantes. Ils semblent n’être que le fruit d’un certain déterminisme social ou victime du mode de vie de leur époque. L’activité d’écriture joue également un rôle important dans l’histoire puisqu’elle confère la liberté à l’héroïne mais Véronique Ovaldé nous met en garde sur la toute-puissance de l’écrivain et brise la narration à la 3e personne à plusieurs reprises nous informant que ce qu’elle nous raconte n’est que sa vérité à elle. Elle fait aussi dire à Claramunt que le succès littéraire est un malentendu.
    La grâce des brigands est un roman attachant et surprenant mettant en scène des lieux, des personnages et des situations inhabituels mais universels dans ce qu’ils ont d’irrémédiablement humain.

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  • A 17 ans à peine, Maria Cristina Väätonen a quitté Lapérouse, village du Grand Nord canadien pour une université de Los Angeles. Elle a laissé derrière elle, un père taciturne, une mère bigote et caractérielle et une sœur diminuée mentalement après un accident. En Californie, elle a rencontré...
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    A 17 ans à peine, Maria Cristina Väätonen a quitté Lapérouse, village du Grand Nord canadien pour une université de Los Angeles. Elle a laissé derrière elle, un père taciturne, une mère bigote et caractérielle et une sœur diminuée mentalement après un accident. En Californie, elle a rencontré Rafael Claramunt, poète mexicain, écrivain sur le retour, menteur, dandy, héroïnomane. Il est devenu son amant et son mentor.
    Vingt ans après, Maria Cristina est une écrivain reconnue qui a réglé ses comptes avec sa famille dans son premier roman autobiographique, « La Vilaine soeur ». Mais sa vie qu’elle aime tant va être bouleversée par un appel de sa mère qui la somme de revenir d’urgence à Lapérouse…

    Racontée par un narrateur anonyme, la vie de Maria Cristina déroule son fil de la maison couleur « rose-cul » de La Pérouse à la résidence avec piscine de Santa Monica, des forêts humides au Pacifique, du froid au soleil, de la morale intransigeante à la libération des mœurs, de l’absence d’amour à l’éveil des sentiments. Comme un papillon sort de sa chrysalide, Maria Cristina échappe à une famille étouffante pour s’épanouir dans l’écriture. Et, même si la réalité s’éloigne de son rêve de petite fille qui ne prévoyait ni les petites trahisons entre amis, ni les tremblements de terre, sa vie aura été riche d’expériences, de joies et d’amour.
    Un roman envoûtant et langoureux qui a la grâce, celle des brigands, ou celle des histoires qui savent captiver le lecteur de la première à la dernière page. Sans doute le meilleur roman de Véronique Ovaldé.

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