La fin de la solitude

Couverture du livre « La fin de la solitude » de Benedict Wells aux éditions Slatkine Et Cie
Résumé:

« Une enfance difficile est comme un ennemi invisible dont on ne sait jamais quand il se retournera contre vous. » Jules n'a rien de commun avec ses frère et soeur, Marty et Liz, si ce n'est l'accident de voiture qui emporte leurs parents. Jules, l'aîné de la fratrie n'a pas douze ans. Après le... Voir plus

« Une enfance difficile est comme un ennemi invisible dont on ne sait jamais quand il se retournera contre vous. » Jules n'a rien de commun avec ses frère et soeur, Marty et Liz, si ce n'est l'accident de voiture qui emporte leurs parents. Jules, l'aîné de la fratrie n'a pas douze ans. Après le drame, les trois orphelins deviennent progressivement des étrangers les uns pour les autres.
Jules, le narrateur, est le plus solitaire des trois. Il évolue dans un monde imaginaire avec, pour seule amie, la mystérieuse Alva.
Les années passent, le passé les rattrape.

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  • Après une enfance heureuse et protégée, Liz, Marti et Jules voient leur existence voler en éclats après la mort accidentelle de leurs parents.
    Agés respectivement de 14,13 et 10 ans, ils rejoignent un internat où ils vont chacun à leur façon faire face à ce deuil brutal et à une solitude...
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    Après une enfance heureuse et protégée, Liz, Marti et Jules voient leur existence voler en éclats après la mort accidentelle de leurs parents.
    Agés respectivement de 14,13 et 10 ans, ils rejoignent un internat où ils vont chacun à leur façon faire face à ce deuil brutal et à une solitude inconnue.
    Liz d’un naturel assez expansif va essayer de s’échapper dans une espèce de fuite en avant faite d’expériences de plus en plus limites, donnant souvent aux autres des raisons de s’inquiéter pour elle.
    Marti va s’investir dans les études, se protégeant derrière un écran d’ordinateur, privilégiant le coté matériel et une vie stable, ne voulant pas se laisser déborder par les sentiments.
    Jules quant à lui, si intrépide avant, perd la confiance de son enfance et se réfugie dans un monde intérieur en opposition à ce monde extérieur duquel ses parents sont absents. Les souvenirs, surtout ceux liés aux derniers moments passés avec sont père, vont fortement influencer son évolution, le poussant vers la photographie presque par culpabilité de n’avoir pas pas apprécié à sa juste valeur l’appareil reçu en cadeau au dernier noël et rechercher comme son père lui avait conseillé l’amitié véritable.
    Le récit se décompose en plusieurs parties retraçant chacune plusieurs années de la vie des frères et sœurs avec des séparations et des retrouvailles qui montrent les liens familiaux forts qui les unissent.
    Le parcours de Jules le narrateur est forcément le plus détaillé avec notamment sa relation avec Alva, la seule personne qui s’est intéressée à lui lorsqu’à 11 ans il s’isolait dans un monde imaginaire et en qui il trouve l’amie parfaite des conseils de son père.
    Une relation compliquée va se construire sur des moments de totale complicité mais aussi de grandes périodes d’éloignement provoquées par l’imprévisible jeune femme et l’on ressent un certain malaise devant leur longue incapacité à vivre pleinement leurs sentiments comme si leurs solitudes avaient du mal à s’apprivoiser.
    Une écriture d’une grande finesse et un récit d’une grande sensibilité à la puissance émotionnelle d'une rare intensité .

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  • le sujet est présent et j espère le lire car l histoire est prenante c 'est un livre qui demande a être lu avec passion et avec cœur j 'ai bien aimer le résumé c 'est le genre de lecture que j 'aime être pris dans le sujet a découvrir

    le sujet est présent et j espère le lire car l histoire est prenante c 'est un livre qui demande a être lu avec passion et avec cœur j 'ai bien aimer le résumé c 'est le genre de lecture que j 'aime être pris dans le sujet a découvrir

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  • « Oui, mais l’antidote à la solitude, ce n’est pas chercher au hasard la compagnie de n’importe qui. L’antidote à la solitude, c’est sentiment de sécurité »

    C’est étrange, les hasards de la vie, ces coïncidences, ces histoires qui se répètent…

    Jules Moreau, quadragénaire, se réveille sur...
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    « Oui, mais l’antidote à la solitude, ce n’est pas chercher au hasard la compagnie de n’importe qui. L’antidote à la solitude, c’est sentiment de sécurité »

    C’est étrange, les hasards de la vie, ces coïncidences, ces histoires qui se répètent…

    Jules Moreau, quadragénaire, se réveille sur un lit d’hôpital, grièvement blessé après un accident de moto. C’est l’occasion pour lui de revenir sur des pans de son passé. Un hier où mort et solitude sont intimement liées, cause et conséquence unies par le destin.

    La mort de ses parents, tout d’abord, alors qu’il n’était qu’un enfant. Premier séisme. Cataclysme engendrant la séparation d’avec son frère Marty et sa sœur Liz. En effet, la fratrie est placée dans un même internat, mais dans des bâtiments différents. La solitude s’installe alors, insidieusement, et sera présente tout au long des pages de ce magnifique roman de Benedict Wells (son quatrième). Une solitude que viendra briser une amitié au doux parfum amoureux, avec Alva, pensionnaire comme Jules.

    Il faut croire toutefois que la solitude est plus forte que tout, plus écrasante que l’amour, que l’amitié, que la fraternité, car elle reviendra sans cesse, marquant au fer rouge le cœur de Jules.

    De cette fratrie défaite, il subsistera le goût amer d’une enfance laminée, de souvenirs rangés dans des albums photos, des cicatrices à l’âme que chacun des trois tentera de suturer à sa façon.

    De cet amour inavoué, ou avoué trop tard, il restera des regrets, et une fuite éperdue.

    La fin de la solitude est un splendide roman d’amour, au sens large du terme. Enfin, c’est ainsi que je l’ai ressenti. D’amour et de nostalgie. C’est un récit qui interroge en écho sur la force de la résilience , le nécessaire « travail » de deuil qui l’accompagne (je mets des guillemets parce que le deuil est tout pour moi sauf un travail, et l’accepter relève de l’accomplissement personnel). C’est une histoire sur la peur intime d’aimer, d’être aimé. Sur le spectre de l’abandon. Est-il alors préférable de choisir la solitude ? A moins que ce ne soit elle qui ne nous choisisse ? A partir de quand est-il trop tard ?

    Je vous avoue que ce roman m’a beaucoup, beaucoup touchée. J’ai retrouvé un peu de moi dans chacun des personnages, dans chacune de leurs blessures et de leurs angoisses. Le style est magistral, et on se laisse porter, emporter, avec juste l’envie de serrer Jules, Liz, Marty, et Alva très fort contre son cœur.

    " ... Tu te projettes toujours dans une autres vie. ..Il faut que tu oublies le passé une fois pour toutes. Tu n'es pas responsable de la mort de ton enfance, ni de la mort de nos parents. Mais tu es responsable de leur emprise. C'est toi seul qui mènes ta vie. Et si tu t'entêtes à faire toujours la même chose, alors, tu récolteras toujours la même chose".

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  • Jules est le plus jeune de la fratrie et le narrateur, il a sept ans au début de son récit, son frère Marty en a dix et sa soeur Liz onze. La famille est allemande et vit à Munich mais leur père, Stéphane, est français et ils passent régulièrement leurs vacances à Montpellier, chez la mère de ce...
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    Jules est le plus jeune de la fratrie et le narrateur, il a sept ans au début de son récit, son frère Marty en a dix et sa soeur Liz onze. La famille est allemande et vit à Munich mais leur père, Stéphane, est français et ils passent régulièrement leurs vacances à Montpellier, chez la mère de ce dernier.
    Lena, leur mère, tient absolument à ce que la famille demeure la plus unie possible. Déjà on sent planer une menace sur leur fragile bonheur familial, un peu comme une vague superstition … Jules a dix ans au moment du drame : au lendemain du licenciement de son père ses deux parents seront tués sur le coup, dans un accident de voiture. Les trois enfants, pourtant placés dans le même internat, s’éloigneront malgré tout les uns des autres.
    L’auteur aborde, par petites touches de trois à cinq années, entre 1980 et 2014 - avec un grand discernement et une belle maturité - des points essentiels de l’existence : la difficulté à faire face à la disparition de ses géniteurs lorsqu’on est très jeune, à parvenir à grandir coûte que coûte et à se reconstruire, à faire face à ses démons, à se trouver enfin pour devenir un adulte en paix avec lui-même et avec les autres … Bref, une analyse intelligente sur la capacité de résilience.

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  • Très bonne pioche pour ma 1ère lecture de cette rentrée littéraire avec un superbe roman d'un jeune auteur allemand qui, vous l'aurez compris, a pour thème principal la solitude (ou plutôt le sentiment de solitude), mais pas que....
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    Sur son lit d'hôpital suite à un accident de moto, Jules...
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    Très bonne pioche pour ma 1ère lecture de cette rentrée littéraire avec un superbe roman d'un jeune auteur allemand qui, vous l'aurez compris, a pour thème principal la solitude (ou plutôt le sentiment de solitude), mais pas que....
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    Sur son lit d'hôpital suite à un accident de moto, Jules revoit défiler sa vie et celle de son frère et sa sœur. Une fratrie marquée par l'accident de voiture qui leur enlève très jeunes leurs parents.
    Après une petite enfance heureuse dans une famille unie, chacun va devoir gérer cette perte de son côté, à sa façon. La fratrie se décompose et pour Jules, c'est le début de la solitude. Il devient un enfant renfermé, isolé des autres élèves de son pensionnat. Heureusement il y a Alva, avec ses cheveux roux, ses lunettes à écailles et sa dent de travers, aussi seule que lui. Elle devient sa meilleure amie, son seul et unique amour.
    Le narrateur alterne le récit des différentes époques de sa vie pour, au-delà du sentiment de solitude, nous livrer une histoire d'amour d'un romantisme rare (le romantisme allemand sans doute).
    Un roman sur les liens familiaux, sur le destin, sur comment chacun se débrouille avec la douleur, avec la vie.
    Ce livre est un tourbillon d'émotions et j'ai écouté Jules me raconter sa vie avec le cœur serré. C'est beau, c'est esthétique (esthétique de l'écriture et esthétique des sentiments), c'est une sublime lecture dont vous entendrez sans doute moins parler que d'autres titres de cette rentrée littéraire et qui pourtant mérite toute votre attention.

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  • La fin de la solitude est l'histoire de Jules Moreau, le narrateur, dernier d'une fratrie, qui se retrouve allongé dans son lit d’hôpital, suite à un accident de moto. A cet instant, il ressasse sa vie, cette enfance brisée à l'age de sept ans, marquée par la mort de ses parents, qui, après ce...
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    La fin de la solitude est l'histoire de Jules Moreau, le narrateur, dernier d'une fratrie, qui se retrouve allongé dans son lit d’hôpital, suite à un accident de moto. A cet instant, il ressasse sa vie, cette enfance brisée à l'age de sept ans, marquée par la mort de ses parents, qui, après ce drame, a du aller en internat avec son frère et sa soeur. C'est également là-bas, qu'il fait la connaissance de sa meilleure amie, Alva. Dès les premières pages, on rentre dans l'intimité de cette famille ordinaire et heureuse, avec les tracas de la vie, les disputes des enfants, d'une mère extraordinaire aimant la belle musique, ou de ce père peu bavard, presque mystérieux. Cette partie est très touchante et reflète bien la vie d'une famille normale. Puis arrive l'accident de voiture causant la mort des parents, le tronc solide de cette maison, éclatant tous les repères des enfants.
    Comment vivre, évoluer, grandir dans un monde où les autres ne connaissent pas ta souffrance, ton manque, tes peurs ? Le coeur se sert parce que la situation dans laquelle vont vivre les trois enfants, chacun à leur façon, va être douloureuse et en même temps très, très intéressante à suivre sur plusieurs décennies. Nous avons d'un côté, Liz, très jolie, frivole, qui a du mal à gérer son statut d’aîné, il y a Marty, le deuxième, complètement absorbé par ses études, et Jules, plus ou moins oublié par ses aînés, face à sa solitude. Alors quand arrive Alva, cette rousse, avec ses secrets, tous les deux se rapprochent et ne se quittent plus pendant cette période d'internat. Mais cette solitude est bien réelle et les quelques brides du passé vont les mener sur des chemins différents, au point de se perdre de vue...

    En me plongeant dans cette lecture, beaucoup de choses sont remontées à la surface. Certains passages m'ont fait réaliser mon propre deuil, malgré plus de vingt-ans écoulés, mais avec des souvenirs bien ancrés en moi. J'ai du apprendre, moi aussi, à vivre après la perte de mon père assassiné, étant plus jeune, et trouver ma place dans un monde qui ne comprenait /supposait pas mon mal-être... C'est pour toutes ces raisons que je me suis sentie si proche des personnages, de Jules et de Liz, même si la situation est bien différente. J'ai compris leurs pensées, leur solitude, que je vis moi-même au quotidien malgré ma vie de famille, et ce besoin de parler, de me confier.

    Benedict Wells met en avant les liens familiaux avant et après la perte des parents, et le devenir des enfants, en s’orientant sur la psychologie des personnages, par les étapes de la vie, et la construction de soi, jusqu'à l'age adulte ; mais rien n'est triste, ici, juste un chouia mélancolique par moments (même si la fin est tristement belle). Tout est amené avec justesse et délicatesse avec à la clé beaucoup d'émotions, une belle amitié, et l'amour avec un grand A.

    C'est touchant, percutant, avec une plume profonde et poétique ! Ce livre est pour moi, une belle claque littéraire qu'il faut savourer, doucement, pour mieux apprécier l'ensemble ! Je vous recommande !

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  • C'est l'histoire d'une famille allemande, la famille Moreau et plus particulièrement de Jules, le fils, le narrateur de l'histoire. Tout commence quand Jules a 7 ans. La mère est le coeur de cette famille, le père est plus énigmatique avec son air souvent bien triste mais ils sont une famille et...
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    C'est l'histoire d'une famille allemande, la famille Moreau et plus particulièrement de Jules, le fils, le narrateur de l'histoire. Tout commence quand Jules a 7 ans. La mère est le coeur de cette famille, le père est plus énigmatique avec son air souvent bien triste mais ils sont une famille et c'est le principal pour un enfant. "Jusque là, j'avais mené une existence protégée, or il y avait à l'évidence des forces et des courants invisibles qui pouvaient tout changer en un clin d'oeil."
    Un accident vient bouleverser l'ordre des choses et les parents meurent... Jules a 11 ans et se retrouve avec Marty et Liz dans un internat. Leur vie est chamboulée et Jules se sent désespérément seul. Ses parents? Partis... Sa tante? Partie... Ils n'ont plus personne. Liz? Hantée par ses propres démons... Marty? Réfugié dans ses études... Ils sont emmenés dans un internat qui leur laissera des marques, des manques en tout genre et une grande solitude. Cette fratrie va essayer de faire face au drame qui les engloutis. Quand Jules rencontre Alva, il espère secrètement la fin de son isolement mais pendant des années ils ne vont faire que de se croiser et vont rester amis, leur amour restant enfoui. Alva est hantée par la disparation de sa soeur et elle va se marier avec un homme qui on va le comprendre fait face seul à une maladie qui le ronge. Jules et Alva vont-ils trouver le chemin qui les réunira et mettra fin à leur solitude réciproque? Mais, le destin en a encore une fois décidé autrement.
    Que seraient-ils devenus sans la mort de leur parent, sans cette tragédie qui a régi leur vie? Chacun réagit bien différemment face au drame.
    La solitude est le thème principal de ce roman mais aussi l'importance des liens familiaux, l'enfance, la culpabilité, le questionnement face à la mort, la mélancolie, le destin mais surtout l'Amour: l'amour entre deux personnes, l'amour fraternel... J'ai aimé l'importance de Noël dans ce livre, ce soir dans l'année où justement tout le monde est réuni et où l'on ressent l'amour familial. J'ai souvent eu la larme à l'oeil, c'est dramatique, cette solitude si ancrée, ce destin si tragique, ce sentiment de perte effroyable si bien raconté par l'auteur. Les mots sont justes, les mots résonnent et nous sommes embarqués dans ce tourbillon de solitude. Bref, c'est une histoire triste mais qui aborde tant de sujets souvent inabordables nous ramenant à nos propres existences qu'elle en devient belle par bien des aspects.

    http://auchapitre.canalblog.com/archives/2017/08/28/35623977.html
    Ma page facebook Au chapitre d'Elodie

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