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La ferme africaine

Couverture du livre « La ferme africaine » de Karen Blixen aux éditions Folio
  • Date de parution :
  • Editeur : Folio
  • EAN : 9782070425129
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

« Quand le souffle passait en sifflant au-dessus de ma tête, c'était le vent dans les grands arbres de la forêt, et non la pluie. Quand il rasait le sol, c'était le vent dans les buissons et les hautes herbes, mais ce n'était pas la pluie. Quand il bruissait et chuintait à hauteur d'homme,... Voir plus

« Quand le souffle passait en sifflant au-dessus de ma tête, c'était le vent dans les grands arbres de la forêt, et non la pluie. Quand il rasait le sol, c'était le vent dans les buissons et les hautes herbes, mais ce n'était pas la pluie. Quand il bruissait et chuintait à hauteur d'homme, c'était le vent dans les champs de maïs. Il possédait si bien les sonorités de la pluie que l'on se faisait abuser sans cesse, cependant, on l'écoutait avec un plaisir certain, comme si un spectacle tant attendu apparaissait enfin sur la scène. Et ce n'était toujours pas la pluie.
Mais lorsque la terre répondait à l'unisson d'un rugissement profond, luxuriant et croissant, lorsque le monde entier chantait autour de moi dans toutes les directions, au-dessus et au-dessous de moi, alors c'était bien la pluie. C'était comme de retrouver la mer après en avoir été longtemps privé, comme l'étreinte d'un amant. » (trad. Alain Gnaedig.)

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Avis (9)

  • "La Ferme africaine"

    On change d'horizon et de contexte pour lire une écrivaine nordique bien connue : Karen Blixen (1885-1962 : Baronne Karen von Blixen-Finecke : vous comprenez pourquoi je vais abréger son nom). C'est lors de son mariage avec le baron que le couple est parti s'installer au...
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    "La Ferme africaine"

    On change d'horizon et de contexte pour lire une écrivaine nordique bien connue : Karen Blixen (1885-1962 : Baronne Karen von Blixen-Finecke : vous comprenez pourquoi je vais abréger son nom). C'est lors de son mariage avec le baron que le couple est parti s'installer au Kenya (Afrique : au pied des collines du Ngong, au sud-ouest de Nairobi ) dans une plantation de café alors qu'au départ ils préféraient une exploitation d'élevage laitier.

    Elle a écrit cet ouvrage un peu après on retour en Europe car la crise économique mondiale l'a ruinée, les récoltes ont été mauvaises et elle a dû vendre sa ferme.

    L'ouvrage est composé de cinq parties : « Kamante et Lulu » - Coups de feu fatals » - « Visiteurs de la ferme » - « Journal d'une immigrée » - « Adieu à la ferme ».

    Elle y dresse un portrait des populations locales – de sa vie dans sa ferme – celle des divers pensionnaires qui sont passés chez elle – descriptions des safaris au Kenya, des fêtes Kikuyus (entre autres).

    Le lecteur se retrouve dans cette Afrique du début du XXème siècle. Karen Blixen a une écriture tellement agréable pour décrire la beauté des paysages et le plaisir des rencontres qu'on se laisse porter dans ce voyage où l'amour est très présent lui aussi.
    On s'attache à chaque personnage dès que l'on en parle. Et puis, et puis, il y a Denys Finch-Hatton (un colon britannique ami et confident puis… amant).
    Le couple finit par divorcer au bout de dix ans et Karen Blixen reprend seule l'exploitation de la ferme qui est immense. Ainsi, elle devient le « centre de vie » des Natifs car, plus qu'une patronne, elle fait tout pour les soigner et les aider.

    C'est peut-être le chapitre consacré à Kamante qui est le plus marquant. C'est un garçon de la tribu des Kikuyus, dans un état misérable lorsque Karen fait sa connaissance. Finalement, il guérit – devient cuisinier – un compagnon irremplaçable qui reste avec sa maîtresse jusqu'à la fin du récit.

    Justement, la fin de ce récit est émouvante avec cet « adieu à la ferme. » On y lit tout le chagrin - peut-être un déni face aux difficultés matérielles – d'ailleurs, Karen Blixen garde espoir jusqu'au bout.
    Les problèmes s'enchaînent : Denys décède – Berkeley disparaît aussi, puis c'est le départ de Kinanjui. Karen Blixen se retrouvant dépouillée de ses amis, vend sa ferme et reste avec son fidèle Farah.

    Quand elle prend le train pour revenir en Europe, elle jette un dernier regard sur ce qui a été sa vie en Afrique, sur les collines du Ngong : un regard, le dernier de celle qui a été une immigrée volontaire et dont le coeur a battu pour ce pays.

    Pendant l'écriture de cette chronique, il m'est venu à l'esprit les paroles d'une chanson de Rose Laurens, et en voici quelques lignes :
    ♫♫ «Je suis amoureuse d'une terre sauvage
    Un sorcier vaudou m'a peint le visage
    Son gris-gris me suit au son des tam-tams
    Parfum de magie sur ma peau blanche de femme
    Africa
    J'ai envie de danser comme toi
    De m'offrir à ta loi
    Africa
    De bouger à me faire mal de toi
    Et d'obéir à ta voix
    Africa
    Je danse pieds nus sous un soleil rouge
    Les dieux à genoux ont le coeur qui bouge
    Le feu de mon corps devient un rebelle
    Le cri des gourous a déchiré le ciel… »♫♫

    Et voilà, c'est la fin…. Mais avec moi, tout ou presque, finit en chansons….(mais ici c'est de la tristesse, de la nostalgie).
    A Lire.

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  • l' histoire d'une rencontre entre une femme forte et un continent enchanteur et difficile.

    l' histoire d'une rencontre entre une femme forte et un continent enchanteur et difficile.

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  • Un des rares exemples où le cinéma, à mes yeux, surpasse le livre..... Et tellement d'amour pour l'Afrique.

    Un des rares exemples où le cinéma, à mes yeux, surpasse le livre..... Et tellement d'amour pour l'Afrique.

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  • Une fois n’est pas coutume, j’ai largement préféré le film au roman.
    Le livre de Karen Blixen est très bien écrit mais trop descriptif et comporte beaucoup de longueurs. Une vision mi-réaliste mi-romantique de l’Afrique et de la société coloniale au début du XXème siècle.
    L’histoire d’amour...
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    Une fois n’est pas coutume, j’ai largement préféré le film au roman.
    Le livre de Karen Blixen est très bien écrit mais trop descriptif et comporte beaucoup de longueurs. Une vision mi-réaliste mi-romantique de l’Afrique et de la société coloniale au début du XXème siècle.
    L’histoire d’amour entre la narratrice et Finch Hatton est belle.
    En revanche j’ai été envoûtée par Out of Africa, le film de Sidney Pollack. Images et lumière splendides, Meryl Streep comme d’habitude est magistrale, tout en grâce et en retenue.

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  • "J'ai possédé une ferme en Afrique, au pied du Ngong". Ainsi commence le récit de Karen BLIXEN qui a passé une partie de sa vie au Kenya, à la tête d'une plantation de café. Ses chroniques autobiographiques décrivent un continent, un pays, content par le menu les petites anecdotes ou les grands...
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    "J'ai possédé une ferme en Afrique, au pied du Ngong". Ainsi commence le récit de Karen BLIXEN qui a passé une partie de sa vie au Kenya, à la tête d'une plantation de café. Ses chroniques autobiographiques décrivent un continent, un pays, content par le menu les petites anecdotes ou les grands évènements qui rythmaient sa vie et celle de ses "gens" dans des paysages de rêve, sur une terre dont elle aimait le peuple, les légendes, les traditions.


    Ne cherchez pas l'histoire d'amour du film Out of Africa. Le mari de Karen est très peu présent et si Denys Finch Hatton, Robert Redford au cinéma, est plus souvent évoqué, ce n'est que comme un ami très cher. Ceci dit, je me trompe, il s'agit tout de même d'une histoire d'amour...mais pour l'Afrique. Dans chaque phrase de Karen BLIXEN, on découvre sa passion immense, son respect pour sa terre d'accueil. Le ton est juste, l'écriture poétique, nostalgique parfois, empreinte d'une grande sensibilité. Imprégnée de culture africaine, la maîtresse des lieux s'intéresse à tout ce qui touche les tribus indigènes, sans émettre de jugement, sans condescendance. Un récit magnifique qui a gardé sa modernité et dont on ressort les yeux pleins de paysages merveilleux. A lire absolument.

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  • Tres bien ecrit quelques long passages mais necessaires pour decrire les liens les scenes

    Tres bien ecrit quelques long passages mais necessaires pour decrire les liens les scenes

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  • Roman dont est tiré le film "Out of Africa" . Les deux m'ont laissée insensible ( le film malgré Robert Redford ) car trop de longueurs

    Roman dont est tiré le film "Out of Africa" . Les deux m'ont laissée insensible ( le film malgré Robert Redford ) car trop de longueurs

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