La femme aux cheveux roux

Couverture du livre « La femme aux cheveux roux » de Orhan Pamuk aux éditions Gallimard
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  • Au début des années 1980, un lycéen du nom de Cem vit avec sa métier à Istanbul.

    Sa relation avec son père est très distante. Il est plus proche de sa mère avec qui il s’entend mieux.
    Cem ressent le manque de cette absence de vrai relation père-fils.

    Les choses semblent se passer mieux...
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    Au début des années 1980, un lycéen du nom de Cem vit avec sa métier à Istanbul.

    Sa relation avec son père est très distante. Il est plus proche de sa mère avec qui il s’entend mieux.
    Cem ressent le manque de cette absence de vrai relation père-fils.

    Les choses semblent se passer mieux pour lui.

    Il trouve un père dans le personnage du puisatier auprès duquel il travaille pour gagner de l’argent alors qu’il est étudiant l’ete.
    Il trouve aussi l’amour auprès d’une jolie jeune femme aux cheveux roux.

    Le destin décide de lui jouer un mauvais tour en lui arrachant son nouveau père. La perte brutale du puisatier va causer l’abandon de son amour.

    Il fait des choix dont il devra assumer les conséquences plus tard.

    Il apprend qu’il a eu un fils avec cette femme et c’est ce fils illégitime qui a soif de vengeance et qui va causer sa perte.

    Ce roman nous amène à nous interroger sur les choix de l’existence et la place de la véritable vérité.
    Il y est question de transmission, d’identité, de conflits pères-fils...mais aussi d’oppression et de liberté.

    C’est de la Turquie dont il est question dans ce roman.

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  • Orhan Pamuk est un grand conteur, c'est évident en lisant ce récit aux mille strates qui brasse des thèmes forts : la transmission, la filiation, la culpabilité, le libre arbitre face à un destin aveugle.

    Tout commence dans les années 1980, le narrateur, ingénieur géologue devenu un prospère...
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    Orhan Pamuk est un grand conteur, c'est évident en lisant ce récit aux mille strates qui brasse des thèmes forts : la transmission, la filiation, la culpabilité, le libre arbitre face à un destin aveugle.

    Tout commence dans les années 1980, le narrateur, ingénieur géologue devenu un prospère entrepreneur quadragénaire, se souvient de ces 16 ans, d'un été qui a tellement compté qu'il en est devenu le noeud du reste de sa vie, un moment qui l'a construit et qu'il a toujours cherché à fuir. Une père absent, un maître puisatier comme figure paternelle de substitution, une terrible erreur, un premier amour en la personne de la femme aux cheveux roux.

    Et surtout, deux mythes qui résonnent incroyablement fort en lui, comme une fatalité qui pourrait s'abattre sur lui et en même temps l'obsède et l'apaise : le mythe grec d'Oedipe et son jumeau inversé, le mythe perse de Rostam et Sohrab ( le Livre des Rois du poète Ferdousi, Xème siècle ) où le père tue son fils sans savoir qui il était pour lui.

    Tout cela peut sembler bric-à-brac à prime abord, mais la lecture n'est absolument pas décousue malgré certaines digressions ou ellipses. Au contraire, la femme aux cheveux roux est le fil conducteur, c'est par elle que la révélation ultime arrivera, une vérité forte. le propose est presque philosophique sur les choix que l'ont fait, les conséquences qu'ils entraînent et la façon que l'on a de les affronter ou pas, de les assumer ou pas.

    C'est un roman initiatique très érudit, souvent rêveur qui au final, à travers le personnage du narrateur, dépeint la société stambouliote, déplorant sans jérémiades les transformations qui agitent la Turquie actuelle. Un roman que j'ai lu en me disant souvent combien il était intelligemment mené, peut-être trop cérébral pour totalement me séduire ou du moins parler autant à mon coeur qu'à ma tête.

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  • Eté 1985, Istanbul : jeune lycéen, Cem souffre du départ brutal de son père, un pharmacien marxiste souvent absent à cause de ses activités politiques et amoureuses. Pour subvenir aux besoins de la maison, Cem commence à travailler dans une librairie puis, suite à un déménagement, il va...
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    Eté 1985, Istanbul : jeune lycéen, Cem souffre du départ brutal de son père, un pharmacien marxiste souvent absent à cause de ses activités politiques et amoureuses. Pour subvenir aux besoins de la maison, Cem commence à travailler dans une librairie puis, suite à un déménagement, il va surveiller le potager de son oncle. Mais les rentrées d'argent demeurent très insuffisantes, d'autant que Cem veut s'incrire à l'Université dès la rentrée. Il lui faut donc trouver une activité plus rémunératrice.
    C'est ainsi qu'il découvre, dans le jardin d'à côté, des ouvriers qui s'emploient à creuser un puits. Piqué par la curiosité, Cem s'approche et discute avec le maître puisatier, un certain Mahmut, qui lui explique que s'il vient l'aider à creuser un puits dans la banlieue d'Istanbul, il gagnera de l'argent très rapidement et pourra ainsi commencer ses études supérieures. Malgré les réserves de sa mère, Cem décide de partir avec Maître Mahmut et de devenir apprenti auprès du puisatier.
    Commencent alors les travaux…
    Sachez, cher lecteur (trice), que vous allez devenir à votre tour un véritable maître puisatier car, sur les 100 pages et quelques qui suivront, Cem, Mahmut et un troisième larron vont creuser, creuser, creuser, sous l'écrasant soleil de juillet. Rien de la technique du forage ne vous sera épargné (avec un petit schéma p 40). Est-ce ennuyeux ? Oui et non parce que très vite, il faut bien le dire, s'installe une certaine tension : l'eau va-t-elle jaillir un jour ? Et croyez-moi, on finit par se prendre au jeu et par devenir aussi impatient que les trois protagonistes. Par ailleurs, Maître Mahmut, qui va devenir pour Cem un père de substitution, aime raconter des histoires, souvent d'ailleurs empruntées au Coran. Il en connaît des quantités incroyables et on l'écouterait parler des nuits entières en regardant les étoiles… Si, si…
    Et puis, il faut savoir que le soir, Cem quitte son maître pour se promener dans le bourg d'Öngören… Là, il va croiser le regard d'une femme à la chevelure de feu qui va le hanter. Dorénavant, il passera ses journées à attendre que la nuit tombe pour observer de loin, à la dérobée, celle qui appartient à une troupe de théâtre ambulant…
    Or, un événement inattendu va avoir lieu, rompant l'aspect répétitif du forage et projetant soudain le lecteur dans un roman qui va devenir franchement passionnant pour des raisons que je tairai.
    S'il est des textes qu'on oublie, je sais que ce ne sera pas le cas de ce roman de formation, classique dans son écriture, qui convoque les grands mythes d'Oedipe et de Rostam (héros de la Perse antique) en les modernisant et ce, dans une Turquie en pleine mutation où la ville d'Istanbul (véritable personnage de l'histoire) s'étend et se modernise chaque jour davantage tandis que les années passent.
    Ainsi, quelle que soit la thématique abordée : géographique, politique, économique ou religieuse, passé/présent s'opposent continuellement dans ce texte, reflétant à la fois la complexité du monde moderne et les préoccupations profondes de l'auteur.
    De plus, La femme aux cheveux roux pose des questions philosophiques qui nous amènent à nous interroger sur les notions de destin, de liberté et d'identité à travers Cem, un personnage qui va chercher, une bonne partie de sa vie, à fuir son passé.
    Entre le conte philosophique, la fable politique, le roman d'aventures et la tragédie moderne, La femme aux cheveux roux, dont la construction est remarquable, s'empare progressivement de son lecteur qui finit par craindre le pire pour le personnage principal dont il a suivi la trajectoire en redoutant l'issue finale.
    Fascinant.

    LIRE AU LIT http://lireaulit.blogspot.fr/

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  • Tout le monde connaît le mythe grec d’Oedipe, qui s’aperçut trop tard avoir tué son père et couché avec sa mère. Mais connaissez-vous son pendant oriental, le mythe Iranien de Sohrab, tué, également en ignorance de cause, par son père Rostam ? Entrelaçant savamment ces deux mythes au récit...
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    Tout le monde connaît le mythe grec d’Oedipe, qui s’aperçut trop tard avoir tué son père et couché avec sa mère. Mais connaissez-vous son pendant oriental, le mythe Iranien de Sohrab, tué, également en ignorance de cause, par son père Rostam ? Entrelaçant savamment ces deux mythes au récit contemporain de Cem Celik, que l’on découvre adolescent et dont on suit les affres jusqu’à la fin de sa vie, Orhan Pamuk réussit un roman original, parfois déroutant, qui jette une passerelle instructive entre les cultures orientales et occidentales.

    Dans les années soixante-dix, alors que, pour financer ses études, le lycéen Cem s’est fait, le temps d’un été, apprenti puisatier dans les environs d’Istanbul, il tombe amoureux d’une femme inconnue, rousse, comédienne dans un théâtre ambulant. Sa relation avec son maître et avec cette femme, interrompue brutalement par un accident, va le marquer sa vie durant, le poursuivant comme un destin auquel nul ne saurait se dérober.

    La femme aux cheveux roux est un roman symbolique à plusieurs niveaux de lecture : celui d’un individu, mais aussi celui d’un pays, la Turquie, de plus en plus déchirée entre laïcité et religion, démocratie ou concentration du pouvoir. C’est indéniablement une œuvre de grande facture, qui explore brillamment les thèmes de la quête d’identité et de la filiation, du destin et de la liberté, dans un subtil mélange de références orientales et occidentales. L’intérêt intellectuel l’a toutefois emporté chez moi sur le plaisir de lecture.

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