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La fabrique de la terreur

Couverture du livre « La fabrique de la terreur » de Frederic Paulin aux éditions Agullo
  • Date de parution :
  • Editeur : Agullo
  • EAN : 9791095718734
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Janvier 2011 : après l'immolation de Mohamed Bouazizi, jeune marchand ambulant poussé au désespoir par la misère et l'arbitraire, le peuple tunisien se soulève et « dégage » Ben Ali. C'est le début des « printemps arabes », et Vanessa Benlazar, grand reporter, est aux premières loges. Derrière... Voir plus

Janvier 2011 : après l'immolation de Mohamed Bouazizi, jeune marchand ambulant poussé au désespoir par la misère et l'arbitraire, le peuple tunisien se soulève et « dégage » Ben Ali. C'est le début des « printemps arabes », et Vanessa Benlazar, grand reporter, est aux premières loges. Derrière la liesse populaire, la jeune Française pressent que cette révolution court le risque d'être noyautée par les islamistes, toujours prompts à profiter d'un vide du pouvoir. Bientôt, la chute de Khadafi, la guerre civile en Syrie et le chaos qui s'installe dans tout le Levant lui donnent raison : un nouveau groupe semble émerger peu à peu des décombres, venu d'Irak pour instaurer un califat dans la région ; un groupe dont la barbarie est sans limite, aux méthodes de recrutement insidieuses et modernes, et qui prône la haine de l'Occident.
À Toulouse, justement, Laureline Fell, patronne de l'antenne locale de la DCRI tout juste créée par Sarkozy, s'intéresse à un certain Merah, soupçonné de liens avec des entreprises terroristes. Mais les récentes réformes du renseignement français ne lui facilitent pas la tâche. Quand le pire advient, Fell comprend que la France n'est pas armée pour affronter ce nouvel ennemi qui retourne ses propres enfants contre leur pays : d'autres jeunes sont prêts à rejoindre l'État islamique, autant de bombes à retardement que Laureline, avec l'aide de Vanessa, va tenter de désamorcer.
Avec ce dernier tome, Frédéric Paulin clôt la trilogie Benlazar qui nous mènera de Tunis à Toulouse, de Lunel à Bengazi, dessinant la carte des nouveaux réseaux terroristes qui frapperont Paris en plein coeur au cours de l'année 2015.

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Articles (2)

Avis (6)

  • Dans le cadre des explorateurs du polar j'ai eu la belle surprise de recevoir ce troisième volet de LA trilogie de Frederic Paulin et je suis sincèrement ravie de ce beau cadeau.
    On termine les mésaventures de Tedj mais plus précisément de sa fille Vanessa (jolie pomme tombée très près de...
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    Dans le cadre des explorateurs du polar j'ai eu la belle surprise de recevoir ce troisième volet de LA trilogie de Frederic Paulin et je suis sincèrement ravie de ce beau cadeau.
    On termine les mésaventures de Tedj mais plus précisément de sa fille Vanessa (jolie pomme tombée très près de l'arbre ....) qui tisse les mailles de la propagande extrémiste et radicale dans les lieux de cultes des cités pour s'envoler aux abords de la Syrie . Juste après les événements des printemps Arabes.
    Rien n'est laissé au hasard et plusieurs fois le vent du couperet nous frôle l'oreille .On frémit,on retient son souffle et on assiste au lent désarroi des jeunes fougueux parti vivre leur foi pour envisager leur Djihad mais qui s'échouent sur le seuil de leur contradiction et de leur cessité.
    Un beau et triste plaidoyer pour génération perdue et éperdue de passion destructrice qui n'aboutira pas à ce paradis tant recherché.
    Le vrai talent indéniable de Frederic Paulin est de nous plonger In vivo dans l'antre de son action.On est DANS le processus .On vit le moment ! Et on se recueille sur les instants terribles .On pleure les victimes.
    Apres un moment de stupeur j'ai refermé cet opus ,ravie de l'avoir lu. ..triste de l'avoir terminé.
    Une trilogie à conseiller,offrir ,découvrir ....dévorer et relire sans aucun doute !
    Il s'agit là à mon sens d'une référence en la matière indiscutablement !

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  • Je remercie Lecteurs.com pour cette lecture dans le cadre des « explorateurs du polar »

    C’est le troisième tome de la trilogie Benlazar, inaugurée en 2018 par « la guerre est une ruse », suivie de « prémices de la chute » en 2019. À la suite des attentats de 2015, Frédéric Paulin a décidé...
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    Je remercie Lecteurs.com pour cette lecture dans le cadre des « explorateurs du polar »

    C’est le troisième tome de la trilogie Benlazar, inaugurée en 2018 par « la guerre est une ruse », suivie de « prémices de la chute » en 2019. À la suite des attentats de 2015, Frédéric Paulin a décidé d’ecrire une enquête sur la montée du terrorisme dans le monde actuel.

    Ce récit commence en 2011 avec le soulèvement du peuple tunisien, suivi de près par la journaliste Vanessa Benlazar, qui remarque une montée irrésistible des islamistes vers le pouvoir. En France, le commandant Laureline Fell surveille les milieux islamistes des cités de Toulouse, en particulier la fratrie Merah, sans être suivie par ses supérieurs parisiens.Reif, eux-journaliste et compagnon de Vanessa, est nommé professeur dans un collège de Lunel ou de nombreux élèves se radicalisent et partent pour la Syrie. Tedj Benlazar, vit une retraite tranquille dans le centre de la France mais sent roder la terreur sous la forme d’un loup et s’inquiete pour sa fille Vanessa si impulsive.
    Le roman va suivre de nombreux personnages de Lunel, Toulouse, Tunis, Bruxelles, Raqqa pour tisser une toile d’araignee islamiste inévitable jusqu’au chaos de 2015.

    C’est une enquête époustouflante de rigueur, de précision, de puissance et de densité. On connaît bien sûr tous ces événements mais l’auteur réussit à nous scotcher au livre, à tourner les pages avec à la fois de la curiosité et de l’apprehension. Les faits sont nommés ( comme Charlie Hebdo et le Bataclan) mais il s’interesse plutôt aux articulations qui ont mené au désastre.

    On retrouve avec plaisir les personnages principaux des tomes précédents mais qui évoluent dans leurs vies personnelles, Ce livre s’attache à Vanessa , journaliste combative, entêtée, passionnée mais gravement inconsciente. Elle se sent investie auprès de Simon, jeune étudiant brillant, pris dans les mailles de Daech.
    Le personnage de Laureline prend beaucoup d’importance lors de sa poursuite de Merah, entravée par la lourdeur de services de renseignements .

    Tout l’aspect historique est parfaitement documenté, précis et inséré harmonieusement dans le récit romanesque flamboyant. Grâce à une construction parfaite, l’auteur mêle avec fluidité les personnages réels aux noms connus comme Merah, les frères Kouachi avec les héros fictifs. Il peut tracer le parcours de nombreux personnages à travers l’Europe et le Moyen Orient sans aucune confusion , ni lourdeur.

    Il insiste sur le réalisme du récit en montrant la complexité des situations politiques et sociales et en montrant l.imprtance des zones grises. Dans cette lutte rien n’est noir ou blanc , tous les personnages évoluent et les Méchants ont été de jeunes collégiens sans problèmes. Comment est on arrivé à ce fiasco ?
    Le parcours du jeune Simon est significatif : comment un jeune informaticien brillant peut-il se faire embrigader aussi vite ? Il décrit les manœuvres auprès des jeunes, leur aveuglement et le lavage des cerveaux. Il souligne la puissance des réseaux internet dans le recrutement des jeunes et la méconnaissance de ce système par la police. On se rend compte des multiples failles du Renseignement français , de la lenteur administrative.

    C’est à la fois un document et un roman indispensables . Merci Frédéric Paulin pour cette trilogie ample et magistrale.

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  • Dernier volet de la trilogie de Frédéric Paulin qui se définit lui-même comme un "auteur politique" et qui, sur une trentaine d'années nous fait passer, le temps de 3 romans, du terrorisme islamique dans "la guerre est une ruse" à Al-Quaïda et enfin à Daech dans ce dernier opus.
    L'histoire de...
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    Dernier volet de la trilogie de Frédéric Paulin qui se définit lui-même comme un "auteur politique" et qui, sur une trentaine d'années nous fait passer, le temps de 3 romans, du terrorisme islamique dans "la guerre est une ruse" à Al-Quaïda et enfin à Daech dans ce dernier opus.
    L'histoire de la dizaine de personnages qui y tressent leurs bouts de vies et de morts se situe donc dans "la fabrique de la terreur" entre le Jasmin de Tunis(2010) et le Bataclan à Paris (2015).
    5 à 6 années ponctuées en France d'attentats retentissants et en Tunisie, Libye, Egypte, Syrie, Irak....de massacres et de ripostes militaires, complexes et radicales, dévastant villes, djihadistes et non djihadistes, civils, femmes et enfants par dizaines de milliers.
    Les personnages impliqués ne sont pas masqués dans le roman, qu'ils soient terroristes apprentis ou confirmés, chefs de service de renseignements, de répression ou qu'ils soient responsables politiques en poste. On y retrouve des personnages récurrents, dont Tedj Benlazar, plus vieux de 30 ans et revenu de beaucoup de ses aspirations.
    L'intérêt de ce livre est de permettre de se pencher sur ces violences des années 2010 qui ont alimenté l'actualité, fait la une sur toutes es chaînes de TV, le choc des photos terrassant la force des mots et laissant dans l'ombre des analyses plus fines . Et c'est précisément l'avantage du livre que de laisser le lecteur libre de faire une pause et de n'être pas avalé dans les déferlantes sanglantes ou compassionnelles proposées par les médias.
    Certes, aussi documenté soit-il, ce livre est aussi un roman et F.Paulin glisse ses personnages dans l'Histoire; fiction et réalisme s'entremêlant. Mélange des genres pour mieux laisser percevoir l'impérieuse nécessité de penser la complexité.
    Mais le résultat est là : ce livre est utile pour ne pas dormir debout. Il ne fait pas rêver, il aide à penser.
    Il se trouve dans la catégorie "polar" un peu comme les romans d'un Henning Mankell qui lui aussi, dans cette même catégorie a su toucher un lectorat immense tout en abordant le problème de la fracture de la sociale-démocratie suédoise.
    F.Paulin est un auteur nécessaire.Roman exemplaire dans la liberté de réflexion laissée au lecteur, dans la richesse de la documentation lui permettant de faire cheminer son jugement le plus objectivement possible.
    Au terme de cette trilogie, on peut se demander s'il n'aurait pas été possible d'empêcher toutes ces violences. Et celles à venir ?

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  • # Rentrée littéraire 2020

    Comment parler simplement du dernier livre de Frédéric Paulin : « La fabrique de la terreur », qui termine ainsi la trilogie Benlazar, après « La guerre est une ruse »(« Al harb khoudaa ») et «Prémices de la chute » ?
    Ce sont des ouvrages tellement denses, tellement...
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    # Rentrée littéraire 2020

    Comment parler simplement du dernier livre de Frédéric Paulin : « La fabrique de la terreur », qui termine ainsi la trilogie Benlazar, après « La guerre est une ruse »(« Al harb khoudaa ») et «Prémices de la chute » ?
    Ce sont des ouvrages tellement denses, tellement bien renseignés et détaillés, que la tâche est ardue. Mais comme je l'ai dévoré dès sa sortie, je vais tenter d'en parler un peu car le travail de l'auteur est vraiment intéressant (pour ne pas dire « époustouflant »).
    Ces ouvrages sont parus chez « Agullo » et ont reçu de nombreux prix bien mérités.
    En ouvrant le livre, j'ai lu : « Cette nuit, il y aura des affrontements, il y aura des blessés et des morts. Il y aura la volonté farouche d'un peuple de mettre à bas ses dirigeants. » le ton est donné et nous sommes prévenus.

    Cette fois, nous sommes en Tunisie, en 2010 : « Une gifle. Mohamed a reçu une gifle de trop. Son vrai nom est Tarek. (…) Il vit à Sidi Bouzid, avec sa mère, son beau-père et ses six frères et sœurs. Mohamed a tout sacrifié à sa famille. » (…) « Mohamed Bouazizi a décidé de refuser les gifles. » Un jeune homme s'est immolé à Sidi Bouzid et se trouve entre la vie et la mort. « Le geste de Mohamed Bouazizi ne doit pas rester le geste d'un désespéré. » Pendant ce temps, partout en Tunisie, « les gens hurlent leur haine contre le président Ben Ali ». « Ben Ali dégage ! » . Et la réponse de Ben Ali est « Oueld el kahba ».
    Des manifestations se créent, des drapeaux tunisiens flottent, des coups de feu claquent, c'est une vraie panique… c'est l'insurrection de peuples trop longtemps opprimés.
    Puis on se trouve en France, à Lunel (dont les habitants se surnomment des « Pescalunes » = « pêcheurs de lune. »). S'y trouve un jeune garçon, Simon qui s'est converti à l'islam. Il ne veut plus avoir de relations avec des filles car, à présent, c'est « kufr » et les Européens sont des «kouffar. »
    Ensuite, en 2011, en France où le brigadier Ihsane Chaoui est en planque avec son acolyte, le lieutenant Bout de l'An, devant la mosquée El-Hussein Basso-Cambo (qui n'est pas vraiment une mosquée), dans la cité du Mirail, et voit arriver les deux frères Merah.
    On va observer le travail de Laureline Fell, (commandante à la DCRI), compagne de Tedj Benlazar (mis à une retraite forcée), avec la fille de celui-ci, Vanessa (grand reporter) qui se rend en Tunisie pour couvrir les événements, entendre la déception des jeunes à cause de la tiédeur du parti islamiste « Ennahdha ». Ils vont aussi rejoindre Al-Quaïda ( القاعدة al-qāʿida = « la base »), puis il se rendent en Libye.
    On lit une Histoire que plus rien ni personne n'arrive à maîtriser.
    Tedj voit un loup dans ses cauchemars, un loup qui s'attaque à sa fille. On rencontre des terroristes – certains d'entre eux, faisant partie de Daech ne cessent de faire des allers-retours depuis la Syrie vers l'Europe au nez et à la barbe des policiers … on voit également, sur le terrain, des commandos spéciaux français, des personnages qui ne savaient rien de tout ce « travail de l'ombre. »
    L'avantage de Vanessa, est qu'elle comprend et parle parfaitement bien l'arabe, ce qui étonne et déstabilise plus d'un.
    On suit ainsi tout ce qui s'est passé avec Mohamed Merah, Charlie Hebdo, le Bataclan, Bruxelles … et tout ce qui a lieu dans ces pays sous la coupe d'islamistes purs et durs – l'horreur de leurs attaques et l'angoisse de ceux qui sont partis « là-bas » et qui ne savent pas comment revenir quand ils se rendent compte que ce n'est pas du tout ce qu'on leur avait dit. le pire, c'est quand ils partent avec leurs femmes et leurs enfants, soumis au même régime. « Le sergent-chef Martinez répète souvent que « la Syrie, c'est le bordel. Il a raison : Bachar el-Assad est toujours en place à Damas, et ses alliés chiites, l'Iran et le Hezbollah libanais, vont sans doute être rejoints par les Russes. »
    Comme d'habitude, quand je lis, je prends des notes pour mes réflexions et pour relever des citations, mais je vois qu'ici, c'est presque « mission impossible » car le récit est tellement truffé de références Historiques, politiques, d'exemples bien réfléchis, que je ne peux que donner mon humble avis.
    Quand je repense à Charlie Hebdo, je revois ces manifestations en soutien à ceux qui en sont morts, une manifestation à laquelle j'avais participé dans ma ville : c'était plus qu'émouvant car on chantait en on criait « Bravo » à ces victimes (on en avait les larmes aux yeux).
    Je pense qu'il est préférable que j'arrête ici ma chronique, non sans recommander de lire cette trilogie dans l'ordre, c'est même nécessaire. Mais en attendant, pourquoi ne pas la relire ? le faisant à tête plus reposée et déjà au courant, peut-être y trouverai-je des éléments qui auraient pu échapper à la première lecture ?
    En fin de livre, se trouve un glossaire qui aide pour la chronologie des faits. Concernant la fin de cet ouvrage étonnant, je vous dirai seulement que c'est émouvant.
    Ma conclusion sera un grand « Bravo » à #Frédéric Paulin pour toute sa trilogie et pour son formidable travail.
    Du grand talent et un auteur que j'espère pouvoir continuer à lire.

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  • Dernier tome de la trilogie consacrée aux Benlazar, après La guerre est une ruse et Prémices de la chute. Cette fois-ci, ce sont les années proches de nous, de 2010 à 2015 qui sont au cœur du roman, et la naissance de Daesch. Comme dans les premiers livres, Frédéric Paulin est ultra documenté,...
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    Dernier tome de la trilogie consacrée aux Benlazar, après La guerre est une ruse et Prémices de la chute. Cette fois-ci, ce sont les années proches de nous, de 2010 à 2015 qui sont au cœur du roman, et la naissance de Daesch. Comme dans les premiers livres, Frédéric Paulin est ultra documenté, précis, minutieux et pointilleux. Il explique comment les pays occidentaux et notamment la France n'ont pas su agir contre un nouvel ennemi qui sait profiter des situations difficiles voire les faire naître. Les divers changements dans les services de renseignements effectués par NIcolas Sarkozy n'ont pas aidé non plus à la continuité du travail et arrive alors l'affaire Merah et le cafouillage -pour ne pas dire l'impuissance- des services sus-nommés.

    Comme dans les deux romans précédents, Frédéric Paulin plonge judicieusement ses personnages fictifs -mais oh combien réalistes- dans la réalité et ce procédé rajoute de la tension puisqu'on s'est attaché à Tedj, Vanessa, Laureline et les autres et l'on ne veut pas les voir aller mal. Et pourtant...

    C'est un roman dont on ne parvient pas à passer ne serait-ce qu'un mot tant il est précis, instructif et haletant. Il fait peur également, détaillant la montée de l'islamisme radical et le manque de réactivité par méconnaissance des services de renseignements et de police et les divers attentats ou actions des illuminés partout dans le monde. Il détaille aussi l'embrigadement, le lavage de cerveaux, l'aveuglement des jeunes recrutés. Leur peur parfois notamment lorsqu'ils sont confrontés aux pires exactions, aux meurtres, aux lapidations et à ce qu'il faut bien nommer la guerre. Frédéric Paulin est direct, jamais trash -on lui en sait gré- d'ailleurs cela ne servirait à rien, sûrement pas à durcir son propos cela n'est pas nécessaire. Sans doute la proximité avec les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan nous fait vivre ce roman d'une manière plus forte. Je me sens proche de Réif, le compagnon de Vanessa, en ce début 2015, après l'attentat à Charlie Hebdo : "Réif n'ira pas défiler. Il ne croit pas que "l'union nationale" durera. C'est loin d'être comparable, mais il se souvient de ce qu'est devenue la France black-blanc-beur d'après la Coupe du Monde 1998. Il y a eu Le Pen au deuxième tour de la présidentielle de 2002, il y a eu la révolte des banlieues en 2005, il y a eu les scores du Front National, Sarkozy et son ministère de l'Identité nationale, il y a eu Mohamed Merah, et ce relent de xénophobie assumé par les électeurs, il y a eu aussi les Akim et Mickaël dans son lycée, il y a eu enfin les attentats du 7 janvier." (p. 257)

    Et il y a eu Marine Le Pen en 2017 et encore maintenant et ses électeurs convaincus de leur vote et ce gouvernement qui s'ingénie à monter les Français les uns contre les autres, qui nous prépare un pire pour les prochaines élections, entre autres...

    Un livre que je classe dans mes coups de cœur, en fait c'est la trilogie qui y est. Marquante, magistrale, indispensable et couronnée de prix.

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  • Comme le chantait Aubert, voilà c’est fini…

    C’est aussi ce que je me suis dit en refermant « La fabrique de la terreur », dernier opus de la saga commencée avec « La guerre est une ruse » & « Prémices de la chute ». En mettant un point final à ma lecture des sentiments très contradictoires...
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    Comme le chantait Aubert, voilà c’est fini…

    C’est aussi ce que je me suis dit en refermant « La fabrique de la terreur », dernier opus de la saga commencée avec « La guerre est une ruse » & « Prémices de la chute ». En mettant un point final à ma lecture des sentiments très contradictoires m’animaient…

    La tristesse …celle de savoir que j’en avais fini avec une saga et des personnages aussi attachants et bouleversants que Tedj et sa fille…celle à l’évocation du souvenir douloureusement proche des attentats terroristes qui ont endeuillé notre pays…

    L’angoisse …
    de voir s’imbriquer de façon inéluctable les éléments qui fabriqueront la terreur éponyme…
    de réaliser l’aveuglement des institutions face à la menace terroriste…
    de constater que les guerres internes de nos forces de sécurité leur font perdre tout sens commun …
    d’assister à l’arrivée de la pieuvre fondamentaliste qui se joue de toute surveillance et utilise la taqiya pour transformer des brebis égarées en loups féroces …

    Last but not least at all l’admiration…
    pour un roman que j’ose qualifier de chef d’œuvre…
    pour une saga dont aucun des 3 tomes n’a à rougir de la comparaison avec les 2 autres…
    pour un auteur dont l’érudition historique n’a d’égal que sa compréhension des ressorts psychologiques de communautés ou de pays qui lui sont pourtant étrangers…

    Démarrée au plus sombre de la décennie noire algérienne cette saga se conclut dans l’obscurantisme d’un terrorisme aveugle et vengeur. Je sais qu’il ne s’agit là que d’un livre, mais je l’avoue toutes ces émotions m’ont coupé le souffle, serré le cœur & m’ont aussi fait verser de chaudes larmes.

    Avec ce dernier ouvrage, la boucle est bouclée et les coups sont portés. Pour moi il y aura un avant et un après cette trilogie qui réussit autant à passionner qu’à instruire sur les mécanismes d’un terrorisme qu’on ne connait désormais que trop.

    Si vous ne l’avez toujours perçu à ma bafouille, je vous encourage à vous les procurer fissa pour à votre tour être emporté et touché par Tedj et ceux qui l’entourent.

    1 trilogie, 3 immenses coups de cœur et 1000 fois bravo à Frédéric Paulin & à son éditeur Agullo.

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