La dernière page

Couverture du livre « La dernière page » de Gazmend Kapllani aux éditions Intervalles
Résumé:

Melsi, journaliste et écrivain albanais vivant en Grèce depuis 20 ans, est rappelé en Albanie car son père vient de mourir. Un père dont il ne sait plus grand-chose, sinon que son décès a eu lieu à Shanghai. Pendant 22 jours à Tirana, Melsi s'emploie à surmonter les tracasseries administratives... Voir plus

Melsi, journaliste et écrivain albanais vivant en Grèce depuis 20 ans, est rappelé en Albanie car son père vient de mourir. Un père dont il ne sait plus grand-chose, sinon que son décès a eu lieu à Shanghai. Pendant 22 jours à Tirana, Melsi s'emploie à surmonter les tracasseries administratives dont l'Albanie a le secret et à passer au peigne fin l'appartement de son père, où les objets lui semblent des fantômes muets. Il entreprend de reconstituer ce que fut la vie de ce père plein de secrets, dans ce quartier de la ville où lui-même a passé son enfance sans se poser de question ni jamais en poser à ses parents sur leur passé.
1943, Thessalonique.
Léon, qui travaille dans la librairie française de Thessalonique, fuit avec sa famille en Albanie sous de fausses identités pour échapper aux nazis. Il s'engage aux côtés de maquisards albanais pour les combattre. Au retour de la guerre, fervent communiste, il renie ses origines grecques et juives. Son fils Albert, renommé Isa, suit les traces de son père comme bibliothécaire.
Mais une aventure sentimentale le jette dans l'engrenage des interrogatoires, sanctions et brimades du régime et fait ressurgir un passé auquel sa femme, leur fils Melsi et lui-même n'auraient pas dû être confrontés.

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Articles (1)

  • "La dernière page" de Gazmend Kapllani - la chronique #30 du Club des Explorateurs

    Cette semaine, Nathalie a choisi Laetitia pour partager sa lecture et son avis sur le livre La dernière page de Gazmend Kapllani (Intervalles) pour le Club des Explorateurs de lecteurs.com

Avis (4)

  • Pas mal du tout ce roman...poignant et un des meilleurs je trouve

    Pas mal du tout ce roman...poignant et un des meilleurs je trouve

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  • Traduit du Grec par Françoise BIENFAIT et Jérôme GIOVENDO


    Alors que je suis rentrée de Paris avec une pile de livres dont tous sont aussi attractifs les uns que les autres,


    Alors que je pensais ne pas participer au Prix des Lecteurs Angevins/CEZAM parce que non séduite a priori par la...
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    Traduit du Grec par Françoise BIENFAIT et Jérôme GIOVENDO


    Alors que je suis rentrée de Paris avec une pile de livres dont tous sont aussi attractifs les uns que les autres,


    Alors que je pensais ne pas participer au Prix des Lecteurs Angevins/CEZAM parce que non séduite a priori par la sélection,


    je suis passée à la Bibliothèque pour déposer les livres que j'avais empruntés (un bon motif non ?) et puis j'ai remarqué un roman, tout seul sur le rayonnage... je l'ai saisi, j'ai survolé la 4ème de couverture (ce que je m'étais promis de ne plus faire !) et je suis tombée sous le charme !



    "A l'instar de certaines amours, certains pays sont une aberration : ils n'auraient jamais dû exister. Etre né et avoir vécu dans un tel pays procure un désenchantement assez proche de ce que l'on éprouve quand on a gâché sa vie avec une personne qui n'était pas la bonne." P. 9


    Cette phrase n'est pas de moi, mais de Melsi, le personnage principal de ce roman. Melsi a 44 ans. Il vient d'apprendre la terrible nouvelle du décès de son père. Il part en car d'Athènes pour rejoindre Tirana en Albanie. Sa mère est décédée quand il avait 19 ans. Il a gardé un terrible souvenir de sa grand-mère reposant sur son lit de mort. Là, c'est un tout autre contexte. Il apprend que son père est décédé à Shanghai. Melsi s'interroge sur l'objet du voyage de son père en Chine. Pourquoi s'y est-il rendu ? de surcroît seul ? Il va progressivement s'approprier l'univers de son père, partir à la découverte de l'histoire des objets qui meublent sa vie. Un mystérieux cahier marron va attirer son attention.


    Il n'aura pas fallu plus de 135 pages pour Gazmend KAPLLANI pour captiver la lectrice que je suis. Il faut dire qu'il use d'un certain nombre d'ingrédients dont je raffole :


    - l'Histoire : j'avoue ne pas bien maîtriser le passé des Balkans et m'y plonger par le biais d'un roman m'a tout de suite intéressée,


    - l'histoire de cet homme, journaliste et écrivain, retourné en Grèce depuis une vingtaine d'années notamment suite à un différend avec son père. Retourné sur les traces de ses origines, Melsi est un descendant d'une famille juive habitant la Thessalonnique que son grand-père, Léon, a décidé de quitter en 1943 avec sa famille, sous de fausses identités, devant la menace des Allemands.


    - le sujet de l'immigration : Gazmend KAPLLANNI appréhende sous différentes facettes les conséquences d'une migration transfontalière pour l'être humain. La quête d'identité y compris administrative est une démarche au long cours. L'apprentissage d'une toute nouvelle culture se fait au quotidien notamment avec la maîtrise de la langue dont l'auteur fait l'éloge. Les subtilités linguistiques, lexicales, sont autant de champs d'investigation que les hommes de cette famille explorent avec plaisir. Bien sûr, il y a aussi le déracinement, l'exil, les souvenirs, la mémoire et la transmission aux générations suivantes.


    Par exemple, Gazmend KAPLLANI évoque les photos de la vie passée comme autant de piliers pour nourrir les souvenirs :


    "Le fait d'avoir quitté la Grèce sans emporter une seule photo de leur famille contribuait à leur faire oublier cette tranche de leur vie passée." P. 77


    Ce roman nous permet de nous poser quelques questions sur la vie de tous ces migrants qui quittent leurs pays avec seulement les vêtements qu'ils portent sur eux. Comment nourriront-ils le souvenir de leur existence d'avant ? Comment surmonteront-ils psychologiquement ce manque, eux et leurs enfants ?


    La situation spécifique des femmes immigrées y est également abordée.


    "Quand à sa mère, elle ne se mêlait absolument pas de ces histoires de rivalité linguistique. Sa langue à elle se réduisait au cliquetis de sa machine à coudre. [...] Sa mère ne sortait d'ailleurs presque jamais. Elle avait appris un albanais approximatif grâce à deux voisines, Meléke et Sabrié, qui étaient devenues ses amis et lui rendaient visite tous les vendredis." P. 79


    Ce roman met en exergue la condition féminine et les enjeux d'une activité en dehors du foyer pour favoriser l'apprentissage de la langue. Retenues à domicile pour satisfaire les besoins de la famille, les femmes sont privées de cette émancipation que la maîtrise de la langue peut leur assurer.


    Ce roman ne se résume toutefois pas seulement à ses sujets. Il se fait remarquer par la qualité de la plume de son auteur. Gazmend KAPLLANI aime les mots, il joue avec eux, s'attache à trouver celui qui sera le plus juste et suscitera l'émotion de son lecteur. Je souhaiterais d'ailleurs saluer le travail du binôme de traducteurs, peu souvent cité alors que sa qualité est intimement liée la prise en compte des spécificités culturelles. S'identifier à un Grec d'origine albanaise sans jamais y avoir mis les pieds n'y est pas si naturel et pourtant... c'est ce que réussit "La dernière page".


    Enfin, j'ai trouvé la construction de ce roman particulièrement ingénieuse. Alors que Mesli doit affronter la mort et accepter le deuil de son père, il découvre un projet de roman, écrit par son père, et dont les passages figurent en lettres italiques, permettant à tout moment de se repérer dans le parcours du narrateur et l'itinéraire de son père. S'entremêlent ainsi 2 époques, les années 1940 et 2010 !


    "La dernière page" est assurément un très beau roman historique.
    La dernière page de Gazmend KAPLLANI

    Je n'en suis qu'à mon 2ème roman de la sélection. Après Kokoro de Delphine ROUX auquel j'avais attribué la note de 7, je vais monter d'un cran et placer "La dernière page" devant avec un 8.

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  • Mise en garde : ce roman est absolument passionnant. Pour qui, comme moi, ne connaît que très peu -c'est un euphémisme- l'histoire de la Grèce et de l'Albanie, c'est une découverte et un contexte de roman très fort. Habilement, Gazmend Kapllani nous parle d'abord de la Grèce actuelle, qui tend...
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    Mise en garde : ce roman est absolument passionnant. Pour qui, comme moi, ne connaît que très peu -c'est un euphémisme- l'histoire de la Grèce et de l'Albanie, c'est une découverte et un contexte de roman très fort. Habilement, Gazmend Kapllani nous parle d'abord de la Grèce actuelle, qui tend vers la xénophobie, la peur de l'étranger (ce qui, évidemment n'arrivera jamais chez nous, en France, le FN est totalement dédiabolisé, son chef historique viré, ses membres voire même ses candidats n'ont jamais eu de dérapages racistes... tout cela bien sûr si l'on écoute les médias...). La Grèce de la crise économique récente qui dure et qui fait le jeu des opportunistes, poujadistes et populistes de tout poil. Il parle ensuite beaucoup de l'Albanie, de celle d'il y a 70 ans, lorsqu'elle accueillait sur son sol des migrants fuyant les nazis. Puis ensuite, c'est la dictature de Hodja, pendant quarante ans. Et sous une dictature stalinienne, il ne faut pas bouger une oreille, le moindre écart est sanctionné.

    Melsi découvre dans le roman de son père ce qu'il croit être la vie de sa famille, les secrets bien gardés sur les origines, la vie difficile sous la dictature même si au départ, grâce à une connaissance bien placée, ses grand-père et père trouvent un travail qu'ils aiment. Pendant ces trois semaines en Albanie, il a aussi le temps de faire le point sur sa vie ; la quarantaine, il papillonne entre deux femmes, hésite à s'engager, vient de se voir refuser sa demande de nationalité grecque, veut quitter ce pays mais ne sait pas où aller et avec qui, ... Il est en plein doutes, questionnements.

    Ce court roman de 160 pages commence doucement, surtout ne pas se laisser décontenancer par le début qui peut sembler un peu mou mais qui colle parfaitement à l'état d'esprit de Melsi à ce moment, la suite est excellente, notamment à partir du moment où Melsi ouvre le manuscrit de son père. Extrêmement plaisant à lire, parce que bien écrit et bien traduit, l'auteur remerciant en des termes chaleureux F. Bienfait et J.Giovendo "qui ne sont pas seulement les traducteurs remarquables de ce livre, mais sont devenus (ses) alter ego littéraires." (p.157). J'aurais pu citer une foultitude de passages, tous aussi intéressants les uns que les autres, mais longs, parce que difficiles à couper pour que le sel de l'écriture de Gazmend Kapllani saute aux yeux. Je me contenterai du début, les toutes premières phrase pour vous mettre en appétit :

    "A l'instar de certaines amours, certains pays sont une aberration : ils n'auraient jamais dû exister. Être né et avoir vécu dans un tel pays procure un désenchantement assez proche de ce que l'on éprouve quand on a gâché sa vie avec une personne qui n'était pas la bonne." Melsi était content de sa trouvaille. Craignant de l'oublier, il retrouva un peu d'énergie pour sortir son carnet et y consigner ces phrases, moitié en grec, moitié en albanais." (p.9)

    Les éditions Intervalles m'ont rarement déçu, jusqu'ici j'y avais surtout lu des auteurs français, je découvre avec bonheur le rayon auteur étranger.

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  • Un grand merci à Lecteurs.com et à son club des explorateurs qui porte très bien son nom car il m'a permis de faire de belles découvertes. Celle d'une maison d'éditions "Intervalles" , celle d'un auteur grec , journaliste Gazmend Kapplani mais aussi la découverte d'un pan de notre histoire et...
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    Un grand merci à Lecteurs.com et à son club des explorateurs qui porte très bien son nom car il m'a permis de faire de belles découvertes. Celle d'une maison d'éditions "Intervalles" , celle d'un auteur grec , journaliste Gazmend Kapplani mais aussi la découverte d'un pan de notre histoire et d'un pays méconnu pour moi : l'Albanie.

    Ce n'est certes pas un voyage joyeux auquel je vous convie, mais un voyage intéressant, riche, empreint de détermination et d'humanité.

    Melsi est journaliste, écrivain albanais vivant en Grèce depuis vingt ans. Nous sommes en 2011 et il rentre à Tirana car son père vient de mourir lors d'un voyage à Shanghai.

    Mais que faisait-il à Shanghai ?

    Le temps des démarches de rapatriement qui dureront vingt-deux jours, Melsi se retrouve dans l'appartement de son père qu'il avait quitté il y a si longtemps.

    Mais qui était réellement son père ?

    C'était un amoureux des livres et des langues. Par le passé, il fut responsable de la section des livres interdits à la bibliothèque de Tirana. La littérature, ce qui les réunissait en somme.

    Melsi trouve un cahier marron et en commence la lecture, il pense à un roman écrit par son père et très vite il a un choc, une révélation, il comprend que c'est son histoire, celle de la vie de son père. Et petit à petit tout s'éclaire. Il comprendra quelle fut réellement la vie de son père.

    J'ai aimé, grâce à ce roman, découvrir l'histoire d'un pays que je ne connaissais pas : l'Albanie. Il m'a donné envie de me documenter et d'en savoir plus sur ce peuple dominé tour à tour par l'empire ottoman, les beys, ensuite les soldats de Mussolini, les allemands et la longue période de domination du communisme et de son leader Enver HODJA.

    J'ai découvert le calvaire et les renoncements de ce peuple. Ce roman est pessimiste et noir mais lucide, sa lecture m'a un peu fait penser à "Purge" de Sofi Oksannen et la peur du peuple estonien.
    On y ressent les craintes des gens, l'emprise du régime, le manque de liberté.

    Ce roman nous parle également du sort des juifs de Thessalonique, de son massacre en 1939 et de la fuite de nombreux juifs grecs devenant des "crypto-juif", un peuple qui renonce à sa religion, son identité pour vivre enfin (il garde une adhérence secrète au judaïsme ou est descendant juif et manifeste une autre foi).

    C'est un livre sur le renoncement, sur la détermination de l'Homme, pour trouver une apparente liberté et vivre tout simplement, ce grâce aux livres et aux langues. Un récit qui montre comment l'homme peut se construire une identité au delà des frontières et de ses convictions. J'ai aimé l'histoire avec un petit et un grand H dans ce récit. Ce témoignage paternel qui dévoilera le passé, les racines de Melsi et lui rendra une pleine identité.

    Ce petit roman de 160 pages est très dense et m'a donné l'envie de me documenter sur le sujet. La plume incisive, directe, tout en nuances de Gazmend Kapllani m'a captivée. Le style de l'auteur m'a propulsée dans une lecture rapide remplie d'humanité.

    Une très belle découverte que je vous invite à faire au plus vite. Merci encore pour cette lecture qui sort des sentiers battus.

    Ma note : 8.5/10

    Peut-être la qualité essentielle de son père - ou son défaut, se dit Melsi - résidait-elle dans sa capacité à amortir les coups du sort, à transformer un inconvénient en avantage, une sanction en source de créativité.

    Pour Melsi, le grec était une grande dame qui, après avoir voyagé dans le monde entier, avait perdu tout son éclat, alors que l'albanais était un montagnard indomptable, un peu cinglé et terriblement rétrograde, passé maître dans l'art de la survie.

    Un voile de peur et de gêne recouvrait toute cette histoire qui, avec le temps, était presque devenue banale parce que dans ce pays, le seul moyen de résister au poids des événements qu'on redoute et qui peuvent à tout moment briser quelqu'un, c'est de les prendre tels qu'ils viennent, sans creuser d'avantage.

    Dans un pays où l'on dégaine plus facilement de sa poche un pistolet qu'un bloc-notes, les gens qui lisent et écrivent dans les lieux publics éveillent la curiosité ou les soupçons.

    La plupart des Grecs se représentaient en effet ce pays comme un trou noir. S'il existait un pays au monde auquel la Grèce ne voulait absolument pas être comparée, c'était bien l'Albanie. Mais pour leur plus grande malchance et par une réelle ironie du sort les Albanais ressemblaient à leurs voisins au-delà de ce qu'un Grec pouvait supporter.

    La joie des enfants face à son chagrin lui permit de découvrir dès cette époque que le bonheur des uns se nourrit souvent du malheur des autres.

    C'est une jeune chinoise que le hasard mit sur sa route et qui fit découvrir à Isa qu'il ne suffit pas de se sentir heureux avec une femme pour ne pas en désirer ni aimer une autre.

    De leur départ, le crypto-juif savait très peu de choses, si ce n'est ce qu'il avait appris plus tard, par bribes de la bouche de sa mère, et ce qui avait résisté à sa volonté farouche de gommer son passé et à sa crainte de le revoir resurgir.

    Quand elle parlait, ses mots avaient la légèreté d'un flocon de neige en train de fondre. Elle était l'une des rares jeunes filles vraiment émancipées pour l'époque, et plus rares encore étaient les garçons qui osaient alors se marier par amour.

    Il revoyait en pensée la scène où son père décide de retourner voir l'Enquêteur : une tentation masochiste qui conduit inexorablement la victime à vouloir se mesurer à son bourreau, sachant d'avance qu'elle s'expose à une défaite écrasante. Une réaction comparable à celle du joueur qui s'obstine à miser désespérément.

    C'est dans cette pièce qu'il prit clairement conscience d'avoir traîné toute sa vie un sentiment de culpabilité. Pourquoi et comment peut-on se sentir coupable quand on ne l'est pas ? Il sentit la peur le submerger.

    Un silence au téléphone est la pire des choses, on ne sait jamais comment le briser.

    Comment peut-on à ce point aimer les animaux et haïr les êtres humains ? Il lui rappela qu'en tant que vétérinaire, elle n'avait aucune raison de faire confiance à tous ceux qui aimaient les chiens; il suffisait de faire confiance aux chiens eux-mêmes.

    Les abeilles et le miel qu'elle produisaient étaient son antidote à la réalité empoisonnée qui le cernait de toute part.

    Le pays ressemblait alors à un homme éventré dont les tripes à l'air dégagent une puanteur terrible.

    Telle une balle dans le canon d'une arme, la tentation du suicide était aussi venue se nicher dans son cerveau. Mais il ne trouva jamais le courage d'appuyer sur cette gâchette imaginaire. Même humilié, il aimait encore la vie. Et cet amour de la vie l'amenait à accumuler humiliation sur humiliation.


    http://nathavh49.blogspot.be/2015/05/la-derniere-page-gazmend-kapllani.html

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