La dernière chance de Rowan Petty

Couverture du livre « La dernière chance de Rowan Petty » de Richard Lange aux éditions Albin Michel
  • Date de parution :
  • Editeur : Albin Michel
  • EAN : 9782226437235
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Rowan Petty est un escroc à bout de souffle. Quand il n'arnaque pas des veuves esseulées, il triche au poker. Sa femme l'a quitté pour un autre escroc, sa fille ne lui parle plus depuis sept ans, et même sa voiture l'a planté... Jusqu'au jour où une vieille connaissance lui propose une dernière... Voir plus

Rowan Petty est un escroc à bout de souffle. Quand il n'arnaque pas des veuves esseulées, il triche au poker. Sa femme l'a quitté pour un autre escroc, sa fille ne lui parle plus depuis sept ans, et même sa voiture l'a planté... Jusqu'au jour où une vieille connaissance lui propose une dernière chance : filer à L.A. où des soldats en poste en Afghanistan auraient planqué deux millions dollars détournés. En compagnie de Tinafey, une sublime prostituée lasse de tapiner et avide d'aventures, il file en direction du Sud. Un jeu dangereux commence auquel vont se retrouver mêlés un vétérinaire blessé, un acteur fini, et la fille de Petty. Pour le gagnant : une fortune. Pour le perdant : une balle dans la tête.On retrouve l'univers à la fois sombre, jubilatoire et attachant de l'auteur de Dead Boy et Angel Baby. Un hommage au roman noir, aussi efficace que maîtrisé.

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  • Richard Lange a planté le décor de son nouveau roman dans le Los Angeles qu’il connait si bien. Il revient avec une histoire plus noire que ses précédents livres.
    Nous sommes loin des voyous bling bling et des criminels comme le sait si bien les filmer Martin Scorsese avec « Casino », « Les...
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    Richard Lange a planté le décor de son nouveau roman dans le Los Angeles qu’il connait si bien. Il revient avec une histoire plus noire que ses précédents livres.
    Nous sommes loin des voyous bling bling et des criminels comme le sait si bien les filmer Martin Scorsese avec « Casino », « Les Affranchis » …..

    Dans « La dernière chance de Rowan Petty », l’auteur nous décrit des loosers, des paumés, des ratés….. de l’arnaque.
    Rowan Petty, le personnage principal, fait justement partie de ces petits arnaqueurs. Par exemple, pour se faire de l’argent facile et assez rapidement, il poste en ligne de fausses annonces pour des locations « bidons ».
    Cette fois-ci, on lui propose une belle combine à deux millions de dollars : c’est du lourd, l’arnaque de sa vie. Il est obligé d’accepter, même si l’affaire lui paraît très louche. Il a besoin de cet argent car sa fille, Sam, est gravement malade.

    Mais les choses se corsent, trop de protagonistes qui ne jouent pas dans le même camp. Et cette fois-ci, l’arnaqueur devient l’arnaqué. Il va devoir user de toutes les ruses possibles et imaginables pour se sortir de ce foutu « bordel ». Il doit sauver sa peau et se débarrasser des chacals qui sont à ses trousses.

    Ce roman est, pour moi, inclassable. Il nous parle plus largement de l’Amérique.
    Car Richard Lange fait un pas de côté, dans son histoire, pour parler de la fille de Rowan, Sam. Pour elle, et en tant que père, il est obligé d’affronter sa relation avec sa fille. Elle est très compliquée. Elle est vécue d’un côté comme de l’autre avec beaucoup de tensions : elle a été une première fois abandonnée par sa mère, puis par son père quelques années plus tard. Pour Sam, son père est à son chevet comme un cheveu sur la soupe. Cela fait très longtemps qu’elle se débrouille très bien, seule dans la vie. Et ses parents ne font pas partie de cette vie.

    Cette dernière est hospitalisée pour une tumeur et l’auteur en profite pour démontrer l’inhumanité du système de santé américain.

    En marge de son intrigue policière, l’auteur nous montre à voir la Cité des Anges sous des aspects très loin de ce que nous vantent les publicités sur papiers glacés.

    Plus qu’un roman noir, Richard Lange, dans « La dernière chance de Rowan Petty » écrit sur des héros oubliés, des types à terre, sur cette Amérique du self made men, broyant tous les Américains ne rentrant pas dans cette case.

    En quatrième de couverture, T.C. Boyle ne nous trompe pas : « Richard Lange est le Raymond Carver des bas-fonds de Los Angeles. Lisez-le et vous serez éblouis »

    Je tiens à remercier le #PicaboRiverBookClub et les #EditionsAlbinMichel avec sa collection #Terresd’Amérique pour m’avoir permis de lire un auteur tout nouveau pour moi.

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  • Un auteur de polars connu ? Richard Lange.
    Son dernier livre paru pour la rentrée littéraire 2019 dans la collection « Terres d'Amérique – Albin Michel » ? « La dernière chance de Rowan Petty ».
    Le héros ? Un anti-héros, Rowan Petty, escroc à la petite semaine, fatigué, un tricheur au jeu – un...
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    Un auteur de polars connu ? Richard Lange.
    Son dernier livre paru pour la rentrée littéraire 2019 dans la collection « Terres d'Amérique – Albin Michel » ? « La dernière chance de Rowan Petty ».
    Le héros ? Un anti-héros, Rowan Petty, escroc à la petite semaine, fatigué, un tricheur au jeu – un arnaqueur au téléphone…
    Manque de bol, sa femme Carrie l'a quitté (il y a douze ans) pour suivre un malabar pas si honnête que ça. Quant à sa fille Samantha (Sam), elle ne veut plus entendre parler de lui.
    Pas bien rigolo tout ça.
    Rowan, qui en a un peu marre de répéter son baratin au téléphone à des inconnus pour leur proposer une affaire juteuse, va se laisser convaincre par Don O'Keefe (Don le Dandy), quand celui-ci lui propose « le coup du siècle. » Cela lui met l'esprit en ébullition car il est plutôt mal barré côté finances. Mais il ne veut surtout pas « d'un truc foireux ». Mouais…
    Don lui assure qu'il y aura deux millions de dollars à la clé (oh la vache !) et il faudra aller les chercher dans un coffre. Rowan se dit qu'il n' a rien perdre (et tout à gagner) et va se rendre à Los Angeles où il espère, par la même occasion, revoir sa fille.
    Entre temps il fait la connaissance d'une femme superbe, une prostituée certes, mais ô combien sublime : Tifaney, à laquelle il s'attache vraiment et vice versa. D'ailleurs, au moment de sortir pour son « affaire », Rowan dit : « Je dois te laisser.
    - Attends, dit Tifaney, avant de l'attirer à elle et de l'embrasser sur les lèvres. Pour te porter chance.
    - Qu'est-ce qui te fait croire que j'en ai besoin ?
    - Tout le monde a besoin de chance.
    Ce n'était pas Petty qui allait prétendre le contraire. »
    Au début de ma lecture, j'ai trouvé que c'était un peu languissant mais l'histoire finit par se corser ; ça va dézinguer ; on va prendre du plomb dans l'aile avec les méchants…
    Rowan qui a un ami, Tony, un soldat mutilé (un vétéran de la guerre en Afghanistan qui survit grâce à sa pension) lui propose de s'associer avec lui.
    Donc, direction Los Angeles pour tout le monde. En voiture please !
    Tifaney est éblouie par tout ce qu'elle voit. Rowan qui a gratté toutes ses économies, ne cherche qu'à lui faire plaisir et lui offre tout ce qu'elle veut. de toute façon il devrait bien se renflouer avec le magot au bout de la route. Mais il finit par recompter ses dollars et il devient urgent de conclure ce fameux casse.
    Il y a d'autres « mais » : Sam réapparaît « mais » elle est très malade – on l'hospitalise – il faut l'opérer - « mais » les frais sont très élevés (le système américain : il va falloir un million de dollars ...)
    On trouve donc deux histoires qui s'entrecroisent : Rowan qui veut subvenir aux frais médicaux ainsi qu'aux désirs de la belle Tifaney – et la fameuse "affaire" qu'il faut mener à bien tandis que des tueurs sortent de l'ombre.
    Mon ressenti ? Eh bien finalement j'ai plutôt apprécié ce roman noir avec pas mal de scènes violentes – avec du sexe et beaucoup d'émotion, non seulement pour Tony qui va tant bien que mal avec sa prothèse – une grande émotion bouleversante pour Sam (c'est elle qui m'a le plus touchée : elle joue la dure mais sous sa façade il y a des cicatrices) – un dénouement inattendu…
    Si cet ouvrage est bien un roman noir, je ne l'ai pas trouvé aussi « horrible » que ça (à moins que je sois blindée à force d'en lire).
    Ce qui est agréable c'est que pendant la lecture, on entend pas mal de musique avec, entre autres : « Les Beatles » - « Neil Diamond » - « Les Rolling Stones »…
    La description des paysages traversés offre un bien beau spectacle avec : « Le temps resta au beau fixe, de sorte qu'ils purent admirer un double spectacle, celui des cimes blanches de la Sierra Nevada à l'ouest et celui des bosses poussiéreuses du Desert Range à l'est. (…) Ils s'arrêtèrent ensuite à Bishop pour faire le plein d'essence et une dernière fois à Lone Pine pour que Petty montre à Tifaney le majestueux mont Whitney qui se dressait au loin, avec sa couronne de nuages vaporeux.
    La plus haute montagne des États-Unis contigus, commenta-t-il.
    Contigus ?
    A l'exclusion de l'Alaska et d'Hawaï. »
    Ainsi, avec ce road trip de la dernière chance pour Rowan qui DOIT absolument réussir à trouver le magot, de nombreux événements surviennent et agrémentent la sauce qui devient bien piquante.
    Alors, si je ne mets « que » quatre étoiles (n'oublions pas que nous sommes à Hollywood), c'est seulement parce que j'aurais préféré un peu plus d'excitation, de sensations fortes.
    Mais rien de grave donc et ainsi que l'a écrit T.C. Boyle, Richard Lange a bien su décrire les bas-fonds de Los Angeles et pour lui, l'écrivain en est « le nouveau Raymond Carver. »

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