La daronne

Couverture du livre « La daronne » de Hannelore Cayre aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757871096
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Patience Portefeux, 53 ans, deux filles, un chien, un fiancé flic et une vieille mère en EHPAD. Patience trime, Patience est traductrice de l'arabe pour le ministère de la Justice. Des milliers d'heures à transcrire des écoutes entre petits dealers et grands bandits. Puis Patience franchit la... Voir plus

Patience Portefeux, 53 ans, deux filles, un chien, un fiancé flic et une vieille mère en EHPAD. Patience trime, Patience est traductrice de l'arabe pour le ministère de la Justice. Des milliers d'heures à transcrire des écoutes entre petits dealers et grands bandits. Puis Patience franchit la ligne jaune : elle détourne une montagne de cannabis issue d'un Go Fast. Sans culpabilité ni effroi. Simplement une petite entorse morale. Et encore.

Et Patience devient la Daronne.

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  • Une écoute jubilatoire tant par les talents de Isabelle Botton qui s'est appropriée le texte que par la tournure étonnante que prend l'histoire.
    Veuve assez jeune, la narratrice doit se débrouiller seule et élevée ses 2 filles. Forte de ses connaissances en langue arabe elle devient traductrice...
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    Une écoute jubilatoire tant par les talents de Isabelle Botton qui s'est appropriée le texte que par la tournure étonnante que prend l'histoire.
    Veuve assez jeune, la narratrice doit se débrouiller seule et élevée ses 2 filles. Forte de ses connaissances en langue arabe elle devient traductrice pour les services de polices et est au courant de fait de tout ce qui se trame dans les milieux des trafiquants. Par un concours de circonstances elle décide d'en profiter pour faire un pied de nez à la justice et "sauver" un délinquant.

    C'est bien écrit, vif, drôle, documenté. Les personnages sont tous étonnants, et surprenants. On va surprise en surprise tout au long de l'écoute. Un peu moment de bonheur.

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  • Je me suis régalée à lire ce livre à la fois drôle et émouvant où une mère de famille devient dealeuse !

    Je me suis régalée à lire ce livre à la fois drôle et émouvant où une mère de famille devient dealeuse !

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  • J’ai grandi à la campagne, la vraie celle où le nombre d’animaux dans les champs étaient largement supérieur à la population locale. Dans ma campagne d’alors le vocabulaire employé était au mieux d’un français moyen au pire d’un patois local. Mais avant d’arriver « à la ville » le vocabulaire de...
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    J’ai grandi à la campagne, la vraie celle où le nombre d’animaux dans les champs étaient largement supérieur à la population locale. Dans ma campagne d’alors le vocabulaire employé était au mieux d’un français moyen au pire d’un patois local. Mais avant d’arriver « à la ville » le vocabulaire de banlieue m’était à vrai dire assez inconnu. C’est ainsi que je crois avoir entendu le mot « daronne » pour la première fois il y a quelques années sans vraiment savoir à quoi il faisait référence.

    Fast-forward quelques années de vie sur Paris plus tard ces mots-là ne me sont plus aussi inconnus & si je ne les emploie pas dans mon quotidien, je sais désormais ce qu’ils signifient. Ce qui est intéressant avec ce terme de daron/daronne est que loin d’être un mot inventé par les jeunes de banlieue, c’est au contraire un terme du 17ème siècle qui désignait le maitre/la maitresse d’une maison (merci Monsieur France Inter de m’apprendre des choses aussi utiles un jour ou l’autre).

    C’est un peu je l’avoue la même chose qui m’est arrivée avec ce livre….La première fois que j’en ai entendu parler j’avoue avoir été très perplexe et m’être demandée de quoi ce livre pouvait bien parler. Et puis avec le temps j’ai vu fleurir un peu partout des articles tout plus élogieux les uns que les autres ce qui a aussitôt réveillé un fond de méfiance atavique envers tout ce qui est relativement mainstream.

    Mais cette fois ci pas de déception à la clé, bien au contraire un vrai coup de cœur pour ce roman à l’écriture inspirée et aux intonations de pure titi parisien dans la gouaille. L’histoire est celle d’un casse inspiré par une traductrice de langue arabe qui au contraire n’inspire que confiance à son entourage. La daronne c’est elle, cette femme meurtrie par une vie placée longtemps sous le signe peu amène de la guigne.

    Patience Portefeux est une ouvrière de la justice, petite main payée au noir à traduire au kilomètre des écoutes entre bandits de petits chemins qui baragouine un arabe de pacotille pensant ainsi échapper aux grandes oreilles qu’ils savent les écouter. Veuve, mère de deux filles qui ont la tête sur les épaules, fille d’une mère qui la perd sa tête elle, elle se démène pour réussir à joindre les deux bouts et payer la dispendieuse maison de retraite de son ainée.

    Alors que sa probité exemplaire et son travail acharné font d’elle un élément au-dessus de tout soupçon pour la police & la justice, elle décide un jour de changer de camp en rejoignant celui de ceux qu’elle écoute pour mieux les démasquer. Elle réussira ainsi à opérer un casse audacieux après un go fast avorté et deviendra « la daronne » pour mieux écouler cette marchandise tombée du ciel et qui va lui permettre enfin de se libérer du joug financier sous lequel elle s’épuise depuis tant d’années.

    A la lecture on découvre une bien sombre réalité du fonctionnement des arcanes de la justice mais l’auteur étant du milieu je ne doute pas qu’elle dépeint des situations auxquels elle a été elle-même confrontée. Mais derrière ce tableau peu reluisant de notre système policier & judiciaire, un autre tableau donne tout son croustillant à ce roman. L’avocate croque les petites racailles de banlieue s’adonnant au trafic de shit avec une gouaille tout à fait jouissive.

    Je me suis prise à éclater de rire à plusieurs reprises face aux descriptions hilarantes des aspirants Tony Montana saupoudrant leurs discours de références religieuses pour faire plus local (ou du moins ce qu’ils pensent l’être et si d’aventure quelqu’un me retrouve la sourate dans laquelle un prophète commence son prêche par « le coran la mecque « qu’il me fasse signe

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  • Je pense qu' il doit etre surprenant cette mère qui se mais au trafic de drogue et le mystère qui suit bien sur un livre a decouvrir avec plaisir car j ai entendu des bonnes critiques

    Je pense qu' il doit etre surprenant cette mère qui se mais au trafic de drogue et le mystère qui suit bien sur un livre a decouvrir avec plaisir car j ai entendu des bonnes critiques

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  • Avocate pénaliste de profession, l'auteure connaît bien l'envers du décor judiciaire et s'amuse ici à en exploiter les failles de manière cynique et redoutable. Car on ne va pas se mentir, la vie de notre héroïne est à pleurer... Alors oui, les échanges entre dealers lui ont donné des idées, des...
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    Avocate pénaliste de profession, l'auteure connaît bien l'envers du décor judiciaire et s'amuse ici à en exploiter les failles de manière cynique et redoutable. Car on ne va pas se mentir, la vie de notre héroïne est à pleurer... Alors oui, les échanges entre dealers lui ont donné des idées, des idées qu'elle met en application sans la moindre culpabilité et avec une déconcertante facilité, parce que son passé le lui permet aussi...

    Devrait-on la blâmer ? En principe oui... Mais finalement non. Parce qu'on ne peut qu'éprouver de l'empathie pour cette bonne femme qui n'a pas les deux mains sur le même pochon de cannabis et qui, finalement, use de tous les moyens pour parvenir à s'en sortir...

    Sous couvert d'une intrigue servie à l'humour noir et caustique, c'est une critique acerbe et acérée de la société actuelle que l'auteure nous livre aussi, mettant finalement bien des tracas que beaucoup d'entre nous connaissent sous le coup d'une froide lumière.

    Et comme le tout est servi dans un décor défiant toute crédibilité, en compagnie de caïds made in Cayre et son parcours judiciaire, porté par une plume acide et sans complexe, un style fluide et décalé, le lecteur ne peut que savourer cette lecture particulièrement délicieuse sans jamais s'ennuyer.

    Chronique complète : http://deslivresetmoi7.blogspot.com/2018/07/chroniques-2018-la-daronne-de-hannelore.html

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  • Une sorte de" Full Monty » à la française et au féminin, gonflé, surprenant, parfumé au cannabis et à l’humour du désespoir. Un coup de cœur enthousiaste et jubilatoir!

    Une sorte de" Full Monty » à la française et au féminin, gonflé, surprenant, parfumé au cannabis et à l’humour du désespoir. Un coup de cœur enthousiaste et jubilatoir!

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  • Chère Daronne
    Ok t'es pas bien épaisse avec tes 172 pages et dans un combat de free fight , t'aurais pas fait le poids face aux gros pavés polardeux du moment. Mais merci, au moins me suis pas pétée les biscotos à te tenir à bout de bras dans mon pieu.
    T'as du bol, la Daronne, d'être tombée...
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    Chère Daronne
    Ok t'es pas bien épaisse avec tes 172 pages et dans un combat de free fight , t'aurais pas fait le poids face aux gros pavés polardeux du moment. Mais merci, au moins me suis pas pétée les biscotos à te tenir à bout de bras dans mon pieu.
    T'as du bol, la Daronne, d'être tombée sur une auteure aussi douée qu'Hannelore Cayre ! Quelle verve pour décrire tes aventures de badass veuve ménopausée faisant des traductions d'arabe pour la brigade des stups puis reprenant sa vie en main pour devenir la reine du shit ! Qu'est-ce que je me suis marrée ! je me marre encore en repensant à la scène du Quick Hallal de Fleury, aux dialogues truculents qui font mouche à chaque fois comme ceux avec la voisine chinoise Colette Fo ou avec les trafiquants débiles que tu contactes pour écouler ton stock de came.
    Tu m'as touchée aussi lorsque tu te débats avec ta mère complètement cramée dans son EPHAD indigne, lorsque tu repenses à ton enfance, à ta maison au bord de l'autoroute, à ton véreux de père.
    Sacré bouquin qui renouvelle complètement le genre en hydridant réflexion sociale et politique, humour et polar sur fond de trafic de drogue. Culotté, jubilatoire, politiquement incorrect, féministe, pari réussi quoi !

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  • Un gros coup de cœur .... La daronne de Hannelore Cayre , superbe polar caustique, brillant , rythmé, réalisé avec maestria , roman noir social avec une touche d’originalité. Un roman à la fibre féministe , On appréciera cette verve littéraire , cette écriture incisive , cet humour mêlant...
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    Un gros coup de cœur .... La daronne de Hannelore Cayre , superbe polar caustique, brillant , rythmé, réalisé avec maestria , roman noir social avec une touche d’originalité. Un roman à la fibre féministe , On appréciera cette verve littéraire , cette écriture incisive , cet humour mêlant cynisme et ironie . Un roman vrai , avec des personnages forts , l’auteur excelle avec Patience, femme honnête devenant politiquement incorrect , secrète et discrète, d’une grande lucidité ,intelligente, cartésienne , opportuniste et habitée par un petit brin de folie ....Une maitresse femme , mais pas une héroine au vrai sens du terme , le destin , la volonté ont fait d’elle ce qu’elle est . On sent le plaisir, presque de la délectation que prend l’auteure à jouer, à surfer entre le bien et le mal , sans pour autant lui apporter une touche de manichéisme, de même , avec adresse , elle dénonce de plus notre socuièté , sa noirceur et ces incohérences .
    On se délecte en lisant ce roman qui même si il est court est hyper percutant ....
    Patience Portefeux a la cinquantaine , elle est veuve, deux filles, une mère en maison de retraite assez couteuse, elle est parfaitement bilingue (français-arabe) grâce à son père qui se livrait à des activités plus ou moins douteuses avec les pays orientaux . Sa maitrise des langues , lui a permis de travailler pour le ministère de la justice ,pour lequel elle traduit des communications entre dealers ce qui lui permet d’assumer sa famille
    25 ans qu’elle traduit ces trafics en tous genres. Certes, elle est bien payée mais non déclarée,voyant son avenir et surtout celles de ses filles se réduire. Patience va avoir l'idée et surtout l'opportunité puisqu’elle peut moduler la véracité des propos comme elle veut, personne ne surveillant ce qu’elle traduit , de passer de l'autre côté de la barrière et devenir à son tour revendeuse de drogue et blanchisseuse d'argent , Patience devient alors « la Daronne »


    Un livre à découvrir absolument et merci encore à Lecteurs.com et les éditions Point de me l'avoir fait découvrir

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  • Voilà bien longtemps que "La Daronne" d’Hannelore Cayre me faisait de l’œil.

    Lecteurs.com m’a apporté ce roman sur un plateau, ou plutôt me l’a adressé dans une enveloppe, dans le cadre des explorateurs du Polar. Je remercie vivement le site ainsi que la maison d’édition Points pour cette...
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    Voilà bien longtemps que "La Daronne" d’Hannelore Cayre me faisait de l’œil.

    Lecteurs.com m’a apporté ce roman sur un plateau, ou plutôt me l’a adressé dans une enveloppe, dans le cadre des explorateurs du Polar. Je remercie vivement le site ainsi que la maison d’édition Points pour cette lecture que je qualifierais de jubilatoire.

    Il s’agit là d’un roman policier sans violence. Il raconte l’histoire d’une femme qui, subrepticement, tranquillement et sans état d’âme passe de l’autre côté de la barrière. Je ne voudrais pas vous priver du plaisir de la découverte, mais ce n’est pas raconter grand-chose, et d’ailleurs ils figurent sur la quatrième de couverture, que de préciser quelques détails. Patience Portefeux – déjà le nom de l’héroïne est improbable – a la cinquantaine, deux filles, un mari mort d’une rupture d’anévrisme et une mère hospitalisée dans un EHPAD. Ses parents, son père surtout, sous le couvert d’une entreprise de transports, donnaient quelque peu dans l’escroquerie. Mais Patience, elle, est traductrice judiciaire en langue arabe… jusqu’au jour où…

    J’ai beaucoup aimé ce roman, policier certes, mais plus que ça. J’ai aimé l’écriture d’Hannelore Cayre, aux multiples facettes, riche de subtilités variées. Elle est à la fois imagée, crue, tendre lorsqu’elle parle de la mère. Elle réussit à être drôle dans les passages les plus tristes "J’étais devenue une nouvelle femme, mûre, triste et combative. Un être impair, une chaussette dépareillée : la veuve Portefeux." Elle passe allègrement de l’humour à l’insolence. Rien dans ce livre n’est politiquement correct et pourtant, bizarrement, ça ne choque pas. De même que ne choque pas le vocabulaire utilisé, notamment par les dealers, mais aussi par le « fiancé » de Patience, un policier des stups "Y a un truc vachement paradoxal chez toi, tu baisses systématiquement les yeux quand on te parle, comme si tu étais timide, pourtant tu dégages une confiance à fracasser les murs… comme de la très, très grosse racaille en fait."

    J’ai également beaucoup apprécié l’arrière-plan, le regard porté par l’héroïne sur les établissements spécialisés pour personnes âgées dépendantes, ses réflexions à l’emporte-pièce. Comme quoi, même ceux qui basculent dans le trafic peuvent avoir un cœur. Les critiques délicatement formulées s’agissant des aberrations de la justice qui emploie "au noir" ceux qui lui servent de traducteurs sont également réjouissantes. Tous ces éléments entremêlés, l’humour et le sérieux de certaines situations, font de ce roman un ouvrage dans lequel on plonge sans réfléchir et d’où l’on ressort, la dernière page lue, sans avoir pris le temps de respirer.

    Un roman noir et cocasse à la fois.

    www.memo-emoi.fr

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  • Il faut absolument que je vous parle de Patience Portefeux. C’est elle, La Daronne. 53 balais, traductrice justicière. Elle bosse comme une dingue pour payer l’EHPAD dans lequel sa mère est en train de mourir. Plus désabusée qu’elle vous ne trouverez pas.

    A force de traduire des écoutes...
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    Il faut absolument que je vous parle de Patience Portefeux. C’est elle, La Daronne. 53 balais, traductrice justicière. Elle bosse comme une dingue pour payer l’EHPAD dans lequel sa mère est en train de mourir. Plus désabusée qu’elle vous ne trouverez pas.

    A force de traduire des écoutes téléphoniques de dealers de shit, il fallait bien que ça arrive...Patience passe de l’autre côté de la barrière.

    Un polar jouissif, une héroïne terriblement cynique, une écriture acide avec en prime une belle critique de la justice et de notre société. Un pur moment de rock’n roll !

    Totalement conquise. Courez vite découvrir ce personnage haut en couleur.

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