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La danseuse de Mao

Couverture du livre « La danseuse de Mao » de Xiaolong Qiu aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757813331
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Le président Mao est au coeur de l´enquête de l´inspecteur Chen. La petite-fille de sa partenaire de danse est soupçonnée d´être en possession d´un souvenir du Grand Timonier. Le secrétaire du Parti, Li veut étouffer l´affaire, et l´inspecteur Chen est amené à infiltrer les réseaux nostalgiques... Voir plus

Le président Mao est au coeur de l´enquête de l´inspecteur Chen. La petite-fille de sa partenaire de danse est soupçonnée d´être en possession d´un souvenir du Grand Timonier. Le secrétaire du Parti, Li veut étouffer l´affaire, et l´inspecteur Chen est amené à infiltrer les réseaux nostalgiques des années 1930, allant jusqu´à fouiller l´ancienne chambre de Mao dans la Cité interdite.

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Avis (3)

  • Une petite déception par rapport les autres polars de Qiu Xiaolong. le thème, autour de l'image de Mao, est fort intéressant. Cependant, j'y ai trouvé des longueurs, et surtout une fin très peu croyable

    Une petite déception par rapport les autres polars de Qiu Xiaolong. le thème, autour de l'image de Mao, est fort intéressant. Cependant, j'y ai trouvé des longueurs, et surtout une fin très peu croyable

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  • Me revoici en « terra cognita » ou plutôt en知名的土地(Zhīmíng de tǔdì), puisque c’est en Chine que j’ai choisi d’aller pour retrouver l’inspecteur-poète, grand amateur aussi de gastronomie, Chen Cao dans « La danseuse de Mao » de Qiu Xiaolong.

    Le livre commence par les phrases suivantes :...
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    Me revoici en « terra cognita » ou plutôt en知名的土地(Zhīmíng de tǔdì), puisque c’est en Chine que j’ai choisi d’aller pour retrouver l’inspecteur-poète, grand amateur aussi de gastronomie, Chen Cao dans « La danseuse de Mao » de Qiu Xiaolong.

    Le livre commence par les phrases suivantes : « L’inspecteur Chen Cao ne se sentait pas d’humeur à prendre la parole à la réunion d’études politiques du comité du Parti. L’ordre du jour, l’urgence de bâtir la civilisation spirituelle en Chine, le laissait perplexe. (…)
    Avec des ongles cassés on ne peut rien attacher à rien... » (…) En dépit de la propagande du Parti, le matérialisme envahissait la Chine. On plaisantait désormais sur le fait que l’ancien slogan politique « regarder vers l’avenir » était devenu la maxime populaire « regarder vers l’argent », parce qu’en chinois « avenir » et « argent » se disent pareil : qian ».(page 7).
    Mais le secrétaire du Parti Li fait appel à lui pour enquêter sur la petite-fille de cette « danseuse de Mao » et sur un secret concernant le Grand Timonier, poète à ses heures.
    Hésitant un peu, Chen Cao s’entend dire : « Allons, inspecteur principal Chen, vous n’êtes pas que policier, mais aussi poète reconnu, insista le commissaire Zhang. » (page 9).

    C’est une enquête bien délicate puisque le Leader a déjà sa réputation bien écornée et Chen va se retrouver plongé dans la Révolution Culturelle mais aussi dans la vie privée de Mao.
    Il faut dire qu’un livre était paru en donnant des détails croustillants sur lui. De plus, la petite-fille d’une ancienne « danseuse et maîtresse » de Mao s’est enrichie brusquement : bizarre, bizarre dans ce pays.
    Aidé par des amis et diverses relations, Chen va contacter diférents milieux et, comme d’habitude, il sait utiliser des moyens efficaces pour cela : des cadeaux, des invitations, des enveloppes contenant quelques billets : « De l’enveloppe non cachetée dépassait un billet de cent yuans décoré d’un portrait de Mao déclarant à la Chine : « Plus nous sommes pauvres, plus nous sommes révolutionnaires ». (page 213). Mais il va également appeler à la rescousse un ancien amour de jeunesse, fille d’un grand dignitaire, en lui demandant de se faire passer pour une femme de ménage pour s’introduire sans la place et pouvoir fouiner…

    Bien qu’il soit policier, on a déjà vu dans d’autres ouvrages qu’il est grand amateur de poésie (le texte est parsemé de nombreux vers), ce qui lui permet de comprendre la poésie de Mao.
    Le récit nous entraîne non seulement dans le mausolée de Mao mais aussi dans ses appartements privés qui, normalement, sont fermés au public.

    On en apprend beaucoup sur la vie privée de Mao : ses quatre femmes, ses maîtresses, ses petites secrétaires particulières. Mais : « Mao n’accordait aucune importance aux femmes, qui n’étaient pour lui qu’un moyen de satisfaire ses besoins sexuels « divins“. C’était banal pour un empereur d’avoir des douzaines de concubines”. Eh bien voyons, et dire que ces femmes étaient consentantes et même fières (mais peut-être n’avaient-elles pas le choix  devant un tel personnage ?)

    Chen effectue donc sa délicate enquête. On découvre comment agissaient les Gardes Rouges ainsi que les brigades spéciales envoyées à Pékin.
    Comme d’habitude, Qiu Xiaolong nous livre une intrigue policière très bien menée et documentée.
    Lors d’une interview, il a dit que pour que la Chine progresse, le « problème » Mao doit être réglé. Lui aussi a souffert de la Révolution Culturelle (ainsi que sa famille). Toutes ses sources sont réelles avec des documents officiels. Mao a même été accusé de bigamie ce qui, apparemment, est vrai.

    Par contre, ce que je n’ai pas trop apprécié, c’est la description de quelques plats servis en tant que « haut de gamme » mais, désolée, l’écœurement m’a gagnée quand j’ai vu qu’il y avait au menu de la tête de carpe fumée (dont on mange les yeux : aîe !) - des pattes de chameau braisées à l’échalote (au secours et dire que ce plat était très apprécié par l’impératrice Lu) … et je préfère m’arrêter là car ce n’est pas le genre de choses qui m’attire ; au contraire je préfère partir en courant…). E dire que Chen Cao apprécie tout cela ! Bon, mais ce n’est pas le principal heureusement.

    Si le rythme du récit est assez lent, certains aspects politiques et mafieux redorent un peu le blason.
    Au final, ayant déjà lu plusieurs livres de Qiu Xiaolong et connaissant bien à présent Chen Cao dont je suis devenue une familière avec ses méthodes, c’est un récit que j’ai tout de même apprécié.

    Il est vrai que les aspects poétiques sont là pour agrémenter la sauce. Par exemple « la fleur de prunier », nom donné à un personnage féminin, Jiao : « Dans son qipao rose et blanc, elle ressemblait à une fleur de prunier ». (page 159) tandis que la scène se passe dans le manoir de Xie qui semble être le protecteur de la belle. Et c’est ici, également, que se réunissent « Les Vieilles Lunes », des notables ruinés qui retrouvent à cette occasion, l’évocation de leur passé plus glorieux.

    Quant au dénouement de l’intrigue, pas de surprises : quelques assassinats, quelques bagarres et l’affaire est terminée (完成) – Wánchéng).

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  • Deux coups de fil de Pékin viennent bouleverser la routine de l'inspecteur-chef Chen Cao. Le premier, personnel, lui annonce que Ling, pour qui il a longtemps nourri de tendres penchants, vient d'en épouser un autre. Le second, professionnel, émane du ministre Huang qui le charge d'une mission...
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    Deux coups de fil de Pékin viennent bouleverser la routine de l'inspecteur-chef Chen Cao. Le premier, personnel, lui annonce que Ling, pour qui il a longtemps nourri de tendres penchants, vient d'en épouser un autre. Le second, professionnel, émane du ministre Huang qui le charge d'une mission des plus délicates. Il doit, avant que la Sécurité intérieure n'intervienne, approcher Jiao, la petite-fille de Shang Yunguan, une des maîtresses de Mao et découvrir si elle détient quelque chose qui pourrait ternir la réputation du Grand Timonier. Documents, lettres ou photos, nul ne sait ce qu'il faut chercher, ni même s'il y a quelque chose à chercher. Mais la jeune fille est suspecte, elle semble s'être enrichie récemment, a-t-elle déjà négocié ses possessions ? Sous prétexte d'écrire un livre sur le Shanghai des années 30, Chen s'introduit dans le manoir de Xie que fréquente Jiao. Là se réunissent des ''Vieilles Lunes'', ces vieux aristocrates ruinés, nostalgiques de leur glorieux passé. Mais l'inspecteur sait qu'il doit être très prudent. Mao reste un sujet sensible et son image ne doit en rien être écornée.

    On ne présente plus Chen Cao, policier poète et fin gourmet. Il sait comme personne jongler avec les directives du Parti, les nouvelles réalités économiques et la recherche de meurtriers. Dans cette enquête, Qiu XIAOLONG le confronte encore une fois au lourd passé de son pays et à la révolution culturelle qui a détruit tant d'existences. Mao Zedong, à l'origine de ce désastre humain, n'est pas épargné par l'auteur. On le découvre poète et coureur de jupons. Épouses légitimes, concubines et autres ''danseuses'' ont souvent payé de leurs vies d'avoir partager la couche du leader communiste. Mais le Parti n'est pas prêt à accepter les critiques. Le Grand Timonier reste une icône intouchable. Chen sait que s'il trouve des documents compromettants, il devra rester discret. Cette enquête est pour lui, et pour le lecteur, une occasion de fréquenter l'ancienne aristocratie de Shanghai, des ''droitiers'' qui ont tout perdu jadis mais qui profitent de l'intérêt teinté de nostalgie qu'on leur témoigne dorénavant.
    L'enquête n'est pas forcément palpitante. XIAOLONG use toujours un peu des mêmes ficelles pour coudre ses intrigues. Mais la promenade entre Shanghai et Pékin est plaisante et c'est toujours un plaisir de suivre Chen, le fin gourmet, dans ses escapades gastronomiques.
    Un opus convenable pour cette série très attachante.

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