La colère du rhinocéros

Couverture du livre « La colère du rhinocéros » de Christophe Ghislain aux éditions Belfond
  • Date de parution :
  • Editeur : Belfond
  • EAN : 9782714446176
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Pour chercher son père, qu il a quitté dix-sept ans plus tôt et dont il n a plus de nouvelles, Gibraltar revient à Trois-Plaines, son village natal. Le moins qu on puisse dire, c est qu il n y est pas le bienvenu. Dans ce décor désertique et caniculaire, alors que Gibraltar reconstruit pierre... Voir plus

Pour chercher son père, qu il a quitté dix-sept ans plus tôt et dont il n a plus de nouvelles, Gibraltar revient à Trois-Plaines, son village natal. Le moins qu on puisse dire, c est qu il n y est pas le bienvenu. Dans ce décor désertique et caniculaire, alors que Gibraltar reconstruit pierre par pierre un phare en ruines érigé par son père au milieu d un pré, Emma, L Esquimau et Gibraltar recollent tour à tour les morceaux de leur histoire dans un village où l étrangeté est reine.

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Le courrier des auteurs

Christophe Ghislain répond à nos questions ! (26/08/2010)

1) Qui êtes-vous ? ! Obi-Wan Kenobi. Mais par souci d'anonymat, et pour préserver la vie privée de mes proches, j'ai opté pour un pseudonyme. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Je ne sais pas. Le roman fait 331 pages. Divisé par deux : 165 et demi. A la page 165 et demi, donc, se trouve cette réplique : Ca va ? Ainsi, voilà le thème central du livre. N'est-ce pas complètement dans l'air du temps ? ! La Colère du rhinocéros est un roman soucieux de l'humain, pétri d'empathie, que vous trouverez au rayon «bien-être» entre Mon vagin et moi et 2011, l'Odyssée de l'horoscope : bienvenue dans l'année du Buffle qui ne chiait que de profil. Ceci dit, et parce qu'en matière de présentation je suis une vraie brelle, mon éditrice a eu la bonté de m'écrire un pense-bête. Dont voici la copie : L'amorce : Gibraltar, le personnage central. Au départ, un homme, la trentaine, une femme et un enfant, cumulant les petits boulots et ne finissant jamais ce qu'il entreprend (l'image du scénario qu'il abandonne à la page 2 est excellente) parce qu'il a peur... De quoi ? On le devine malade. Et il décide de partir, de retourner dans son village natal, qu'il a quitté adolescent, pour retrouver son père qu'il n'a jamais revu. Il part à bord d'un corbillard (tu expliques le cocasse de la scène, son dernier job, le macchabée dans le coffre). L'arrivée au village. Gibraltar ne semble pas le bienvenu. Retrouve deux personnes qui ont marqué son enfance : Emma et l'Esquimau. A partir de là, je pense, il ne faut pas entrer plus dans les détails mais développer le fond et la forme. La construction du livre : 3 voix (Gibraltar, Emma et l'Esquimau) qui vont se faire écho entre elles, l'histoire de Gibraltar qui se dessine comme les pièces d'un puzzle qu'on mettrait bout à bout. Là, tu peux être plus précis et parler de ce père qui a voulu aller au bout d'un rêve fou, mais dont l'obstination a entraîné tout le monde à la dérive : le départ de la mère, l'hostilité du village, sa mort... Mais aussi : pourquoi Gibraltar veut-il terminer l'ouvrage inachevé de son père ? Etc... L'univers : écriture poétique, un imaginaire métaphorique et nourri par des images que t'a inspiré le cinéma. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «Je suis à la recherche d'une moitié de cigare, planté dans la bouche d'un grand fils de chienne, un type blond et qui parle peu.» ... euh... non, ça c'est dans Le bon, la brute et le truand. 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Du Samuel Barber, immanquablement. Joué nu, dans un champ de tournesols, à s'en crever les tympans. A ne plus savoir rien d'autre que le soleil qui cogne. Le goût salé de la sueur. Une danse fragile, insensée, les pieds crasseux dans la terre, la peau brûlée et les yeux s'inventant des mondes sur lesquels se poser, des mondes comme on n'en voit que dans ses rêves d'enfant. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Rien - je ne les connais pas. Sinon, une bonne bouffe.

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Les derniers avis

  • Ce premier roman me semble une réussite à bien des égards. L’ambiance y est à la fois dure, tendre et absurde, les personnages peu rationnels, et en même temps, le lecteur n’a aucun mal à accepter leur motivation, même quand ils semblent ne pas en avoir.

    Le roman est raconté par trois...
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    Ce premier roman me semble une réussite à bien des égards. L’ambiance y est à la fois dure, tendre et absurde, les personnages peu rationnels, et en même temps, le lecteur n’a aucun mal à accepter leur motivation, même quand ils semblent ne pas en avoir.

    Le roman est raconté par trois personnages différents. Il ne s’agit pas de mettre en regard trois points de vue distincts sur les mêmes événements. Gibraltar raconte le présent, Emma, le passé, et l’Esquimau fait le lien, à sa manière, avec son regard d’étranger au village. Les différentes voix m’ont semblées très réalistes. Elles rendent à merveille la folie de ce village perdu au milieu de nulle part.
    Car c’est bien de cela dont il s’agit, de la folie du père de Gibraltar, qui a eu tôt fait de devenir collective et d’attaquer les uns et les autres. Sous ses dehors de bourgade tranquille, le village pullule de non-dits, qui empoisonnent la vie des uns et des autres, et celle de Gibraltar, même s’il l’ignore encore lorsqu’il y arrive.

    En définitive, ce livre regorge de qualités scénaristiques : richesse de la narration, instauration d’une véritable ambiance très no man’s land, le tout ponctué de personnages et d’anecdotes surréalistes, comme ce rhinocéros qui se balade en pleine nature.

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  • Dans ce roman on découvre trois personnages : Gibraltar, le personnage principal, L'esquimau et Emma. Ces trois personnages sont tour à tour les narrateurs de ce roman qui alterne des chapitres ultra courts consacrés à chacun d'eux. Et c'est ce qui m'a fait refermer ce livre bien rapidement....
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    Dans ce roman on découvre trois personnages : Gibraltar, le personnage principal, L'esquimau et Emma. Ces trois personnages sont tour à tour les narrateurs de ce roman qui alterne des chapitres ultra courts consacrés à chacun d'eux. Et c'est ce qui m'a fait refermer ce livre bien rapidement. J'ai trouvé que les chapitres étaient vraiment trop courts (3 ou 4 pages) pour se plonger réellement dans le récit du personnage concerné. A peine avais-je eu le temps de me familiariser avec un personnage que, hop, un nouveau chapitre apparaissait sur un autre personnage. Ainsi je n'ai pu vraiment me plonger dans l'histoire et ai refermé ce livre sans en avoir terminé la lecture.

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  • Roman à trois têtes : trois narrateurs qui parlent à la première personne du singulier et qui racontent tour à tour, le présent et le passé du village. D'abord Gibraltar, puis un homme mystérieux que tous appellent l'Esquimau et enfin, Emma, la petite amie de Gibraltar lorsqu'ils étaient...
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    Roman à trois têtes : trois narrateurs qui parlent à la première personne du singulier et qui racontent tour à tour, le présent et le passé du village. D'abord Gibraltar, puis un homme mystérieux que tous appellent l'Esquimau et enfin, Emma, la petite amie de Gibraltar lorsqu'ils étaient adolescents. Ces trois points de vue nous permettent de reconstruire l'histoire pièce à pièce, comme un puzzle. Trois narrateurs qui ne s'expriment pas de la même manière. L'Esquimau par exemple écrit plutôt "oralement", Emma parle "normalement" et Gibraltar est entre les deux, si bien, que même si le nom du narrateur n'était pas noté en tête de chapitre, on saurait aisément qui parle.
    Drôlement bien bâti, le roman met à jour les faiblesses et les fêlures de ses héros, leurs questionnements existentiels et leurs errances. Les personnages sont blasés, n'attendent plus vraiment de surprise et de bonheur de la vie ; les leurs s'écoulent sans qu'il n'en profitent, accablés qu'ils sont par leur passé et leur difficulté à le surmonter. La résilience n'est pas le fond de commerce du bouquin. Néanmoins, malgré des personnages à la dérive, Christophe Ghislain réussit le tour de force de ne pas faire un roman noir opaque : des traits d'humour émaillent le récit ainsi que des situations extra-ordinaires, irréelles qui en deviennent même poétiques, comme par exemple, le souhait d'Arthur, le père de Gibraltar, de creuser un énorme trou pour faire venir la mer dans son désert et de construire un phare. Phare dont Gibraltar reprendra la construction en revenant à Trois-Plaines, ce qui ne facilitera pas ses rapports avec les habitants.

    Et le rhinocéros me direz-vous ? Eh bien, il revient, très en colère pour finir cette histoire par des pages très belles, rapides qui sont pour moi les plus belles du bouquin. Une fin en apothéose donc pour un premier roman d'un jeune écrivain belge qui promet

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