La cave aux poupées

Couverture du livre « La cave aux poupées » de Magali Collet aux éditions Taurnada
  • Date de parution :
  • Editeur : Taurnada
  • EAN : 9782372580663
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Manon n'est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge.
En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé.
Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale...
Mais, par-dessus... Voir plus

Manon n'est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge.
En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé.
Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale...
Mais, par-dessus tout, une fille normale n'aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

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Avis (5)

  • Manon est loin d'être une fille comme les autres. Une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télévision. Une fille normale ne compte pas les jours avant de se prendre une raclée monumentale et n'aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de...
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    Manon est loin d'être une fille comme les autres. Une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télévision. Une fille normale ne compte pas les jours avant de se prendre une raclée monumentale et n'aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

    Ce roman va vous donner des frissons. Dans ce roman, on suit Manon qui est coupable de nombreuses séquestrations avec son père. Depuis son enfance, Manon vit avec son père violent, dont on retrouve des séquelles tant physiquement que psychologiquement. Manon rêve d'une autre vie : une vie comme dans les films à la télévision.
    De plus, Manon ne sait ni lire ni écrire. Elle n'a jamais été à l'école et n'a donc aucune instruction. On ressent en permanence ce point car l'auteur se place du point de vue de Manon : langage faible, pas de mots compliqués, beaucoup de familiarité... Bref, un langage d'enfant pour une jeune femme qui a dans la vingtaine.
    On sent une force oppressante et suffocante : celle du père. Un personnage particulier qui est la méchanceté incarnée. Il impose de nombreuses règles au niveau des séquestrations. Mais ces règles vont être transgressées et vont changer le cours de l'histoire en apportant un peu d'humanité.

    L'écriture fluide et très simple de l'autrice rend la lecture de ce roman addictive. Une fois la lecture commencée, il est difficile de lâcher le roman des mains. Le suspens est très bien gardé jusqu'aux dernières pages. Un thriller noir à consommer sans modération ! Ce que j'aurai aimé ? Avoir un petit chapitre en plus pour savoir ce qu'il va arriver à Manon après l'arrestation.

    Je remercie la maison d'édition Taurnada, et plus particulièrement Joël, pour l'envoi de ce service de presse.

    Ce roman est un coup de cœur, que je vous recommande vivement de découvrir !

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  • Dans cette maison, en rase campagne, il y a Manon et « le Père ». La mère, elle n’est plus là.

    À la cave, il y a aussi les filles. Celles que le Père kidnappe et que Manon, 21 ans, nourrit, lave et prépare pour que le vieux puisse se livrer à d’odieux sévices. Elle a la stricte interdiction...
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    Dans cette maison, en rase campagne, il y a Manon et « le Père ». La mère, elle n’est plus là.

    À la cave, il y a aussi les filles. Celles que le Père kidnappe et que Manon, 21 ans, nourrit, lave et prépare pour que le vieux puisse se livrer à d’odieux sévices. Elle a la stricte interdiction de parler aux prisonnières : le Père sait bien qu’avec des mots, elle pourrait se laisser amadouer, et il l’a à l’œil. Quand il se lasse ou que ses « poupées » sont indisposées, c’est Manon qui s’y colle. Depuis ses 9 ans. Elle n’a ni instruction ni éducation et son seul contact avec la réalité passe par le petit écran qu’elle regarde avidement entre deux lessives et la cuisine. Mais elle sait bien qu’il est mauvais, le vieux, alcoolique et sadique. Il lui en a fait voir plus qu’on ne pourrait en supporter en dix vies entières. Les notions de bien et de mal, elle les connaît, mais elle les accommode un peu à sa sauce pour s’éviter une énième correction. Combien de temps Manon tiendra-t-elle, confinée dans cette bâtisse sordide où pleuvent les coups, les injures et les humiliations ?

    Un mot : BRAVO. Bravo, Magali, pour ce premier roman (what ?!). Vous m’avez capturée, à l’instar de vos poupées, dès les deux premières pages, pour me recracher, un peu sonnée, sur un final que je n’avais pas prévu. C’est un des points forts de ce bouquin : les hypothèses se dessinent sans qu’aucune d’elles soit jamais confirmée. Je suis restée à votre merci au fil des chapitres – le découpage est parfait – et je dois avouer que j’ai aimé ça. L’autre point fort que je tiens vraiment à saluer, c’est le travail de style. Il n’est pas facile de donner ce côté simplet à un personnage sans lasser le lecteur. Certains s’y sont essayés et se sont plantés, à coups de libertés excessives prises avec la syntaxe, mais vous avez trouvé le juste milieu, et ça fonctionne.

    Manon est un personnage complexe, complice malgré elle des atrocités commises par son père, et vous êtes parvenue à lui insuffler extrêmement d’humanité derrière le masque de monstre qu’on pourrait percevoir par moments. Parce qu’elle est aussi et surtout victime. Mais vous n’en avez pas surjoué pour faire pleurer dans les chaumières, vous lui avez offert une psychologie ciselée, des passages d’introspection qui appellent à la révolte. On imagine facilement ce drame à la une des journaux tant vous êtes restée crédible de bout en bout. Il faut un certain courage pour décrire l’horreur sans filtre, et l’accueil que vous ont réservé vos lecteurs parle de lui-même.

    J’ai déjà hâte de vous relire.

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  • C'est le premier roman qu'écrit Magali Collet, et elle a plutôt réussi son pari. J'étais déjà rentrée dans la tête de tueur ou de psychopathe, mais alors jamais dans la tête d'un personnage tel que celui que j'ai rencontré dans cette histoire. Manon est une jeune femme de 22 ans, qui a l'esprit...
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    C'est le premier roman qu'écrit Magali Collet, et elle a plutôt réussi son pari. J'étais déjà rentrée dans la tête de tueur ou de psychopathe, mais alors jamais dans la tête d'un personnage tel que celui que j'ai rencontré dans cette histoire. Manon est une jeune femme de 22 ans, qui a l'esprit d'une jeune de 12/13 ans. Il faut dire qu'elle n'est jamais sortie de sa maison, n'est jamais allée à l'école, n'a toujours connu que sa mère ou son père, et encore, sa mère est morte lorsqu'elle était très jeune. Ah si, elle connait aussi les filles que ramène son père, elles vivent à la cave où le père a fabriqué deux cellules. Ce sont des filles très jeunes aussi, encore adolescentes. Manon s'occupe d'elles et de la maison, elle fait le ménage, prépare à manger pour son père, mais aussi pour les filles de la cave, elle les lave, les nourrit, les regarde vivre. Elle ne leur parle pas, elle n'a pas le droit. Jusqu'à Camille, avec qui elle ne respectera pas les règles imposées par le père. Avec elle, va naitre une autre sorte de relation, Manon va se confier à elle, Camille va lui apprendre certaines bases. Mais il ne faut pas que le père le sache où Manon recevra les coups qu'elle a l'habitude de recevoir. Arrivera-t-elle à sauver Camille, ou continuera-t-elle à obéir à son père...c'est la question que l'on va se poser tout le long.

    Une telle histoire remue et ne peut pas laisser indifférent. On se dit qu'on ne peut pas s'attacher à de telles personnes qui sont ni plus ni moins que des bourreaux. Et pourtant, plus je lisais, et plus je m'attachais à Manon. Bien sûr, elle suit aveuglément ce que lui ordonne son père, elle prépare les filles pour le soir où son père doit les « monter », pour elle, tout est normal. Et c'est à cause de cela justement qu'on ressent de l'empathie pour elle, on se rend très vite compte qu'elle n'a rien connu d'autres que les coups, l'obéissance et l'asservissement. Pour elle, tout cela est « normal ». Elle a des doutes quand elle voit les feuilletons de la télé, mais elle est tellement habituée à cette situation qu'elle ne voit vraiment pas où est le problème. En plus, si elle fait quelque chose que son père ne veut pas, elle sait qu'elle va se faire cogner, que son père s'en prendra à elle aussi. La pauvre gamine, elle n'aura pas eu une enfance facile. Même quand elle a la possibilité de trouver du réconfort dans un petit être, son père lui arrache.
    Par contre, j'ai sincèrement détesté celui qui tient le rôle de son père. Difficile d'en être autrement. Impossible de ressentir quoique ce soit ou de trouver une excuse à ce pédophile, violeur et violent. J'ai eu envie plus d'une fois que quelque chose lui arrive, une fille qui se rebelle, mais il est fort et costaud, vit dans une maison reculée et isolée, rien ni personne ne peut venir contrarier ses habitudes malsaines. À moins que...et là, j'ai trouvé que l'auteure avait eu une bonne idée et surtout une bonne imagination. Je ne voyais pas comment allait pouvoir se terminer cette histoire. Elle n'épargne pas ses personnages, les fait souffrir, et j'ai eu très souvent peur pour eux. Tous les sentiments y passent, j'ai ressenti un extrême dégoût pour le père et pour ses actes, et en même temps de la pitié pour Manon. Et pourtant, ses faits et gestes ne devraient faire ressentir aucune compassion vis-à-vis d'elle.

    Il faut dire aussi que l'attachement et l'empathie envers Manon sont renforcés par le choix narratif de l'auteure, puisqu'elle a employé la première personne du singulier pour raconter. Ce « je » permet ainsi de se retrouver dans la tête de la jeune fille, de ressentir toutes les émotions qui la traversent, de permettre de la comprendre. C'est parfois très difficile d'être à sa place quand elle parle de ce que fait son père aux filles et que pour elle, tout lui semble normal. J'ai eu plus d'une fois l'envie de lui ouvrir les yeux et lui expliquer qu'il y a rien de normal à tout cela. Le choix de ce style narratif est judicieux de la part de l'auteure, car il nous plonge carrément au plus près des sentiments de Manon et de l'horreur. Si elle avait employé la troisième personne du singulier, cela aurait créé une distance qui n'aurait pas fait vivre la même expérience au lecteur.
    Quant au style, il est très bon, et complètement en adéquation avec le personnage de Manon. Les phrases sont parfois tournées bizarrement, les mots ne sont pas toujours très recherchés, mais c'est tout à fait logique, la narration est faite par la jeune fille qui n'est jamais allée à l'école, qui parle de la même façon que son père, elle n'a reçu aucune instruction. Il était donc tout à fait nécessaire que l'auteure emploie une telle façon d'écrire. Ça rajoute d'ailleurs encore une dose de réalisme à tout l'ensemble. Et ça m'a fait plus d'une fois froid dans le dos.

    Je ne vous parle pas en détails de ce qu'il se passe, à vous de le découvrir, ce serait vraiment trop dommage de vous gâcher la surprise au moment de la lecture. Mais je peux vous assurer que jamais vous ne pourrez imaginer tous les événements qui ont lieu. Il faut parfois avoir le cœur bien accroché. Et pourtant, comme je le disais plus haut, le fait que ce soit raconté par Manon, et quelque part banalisé, « normalisé », cela rend la lecture facile et moins horrible. La fin m'a surprise, je ne pensais pas qu'on allait arriver à cela. En fait, c'est le genre de roman où j'ai du mal à m'imaginer une fin, soit elle est heureuse et on se demande comment tout peut virer d'un coup, soit elle est malheureuse et on trouve que c'est la suite logique de tout le reste. Là, je n'avais pas penser à ce choix, et c'est plutôt agréable de se faire surprendre ainsi jusqu'à la dernière page.

    La lecture s'est faite très rapidement, les chapitres sont courts, donnant beaucoup de rythme. En plus, j'avais tellement envie de savoir ce qui allait bien pouvoir se passer, que j'ai eu du mal à quitter ma liseuse. Le sommeil a eu raison de moi, mais je me suis vite replongée dedans une fois réveillée. Je ne suis pas prête d'oublier Manon et cette cave. Une histoire terrible, inimaginable, et surtout qu'on espère qui n'existe nulle part. Malheureusement, rien n'est moins sûr.

    Je ne peux que vous recommander la lecture de La cave aux poupées. Préparez-vous à lire une histoire intense, prenante, déstabilisante et remuante. Un livre impossible à oublier. J'espère sincèrement que Magali Collet écrira un autre roman. En tout cas, je vais la suivre de près, car elle ne manque pas d'imagination.

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  • Manon vit avec son père, qui séquestrent des filles, et elle doit s'occuper de ses personnes, un peu comme des poupées, elles les habillent, les coiffent, leur donne à manger, et si jamais cela ne se passe pas bien, c'est Manon qui passe à casserole et se fait frapper. Mais un jour une fille se...
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    Manon vit avec son père, qui séquestrent des filles, et elle doit s'occuper de ses personnes, un peu comme des poupées, elles les habillent, les coiffent, leur donne à manger, et si jamais cela ne se passe pas bien, c'est Manon qui passe à casserole et se fait frapper. Mais un jour une fille se mets à lui parler et tout est différent ? Est-ce que Manon aura le courage de tout faire basculer ?

    Dès les premières lignes de cet ouvrage, on est embarqué dans la vie Manon, et faut dire les choses comme elles sont, c'est très violent et dur.
    Plusieurs fois j'ai eu les larmes aux yeux, tellement que c'est un récit qui vous prend aux tripes.
    Mais c'est un livre vraiment qui donne un ton juste, cette jeune femme qui as vécu que de la violence, quand une once d'humanité rentre dans sa vie, comment elle peut réagir ?
    Ce livre traite de cela, mais aussi ce qui est intéressant, c'est de l'émotion qui vous tenaille tout au long de ce livre et on se pose une seule question, est ce que cela peut cela peut continuer comme ça ?
    Ou l'espoir fait partie de ses rêves les plus fous, entre autres quand elle regarde la télévision, et elle voit des jeunes femmes de son âge qui ont une vie normale.
    C'est un premier livre, et l'auteure as su bien tourner son récit et mettre les ingrédients pour faire de son histoire, un livre qu’on n’oublie pas.
    Comme d'habitude, pour les publications de la maison d'éditions Taurnada, on ressort de sa lecture, complétement déboussolée, désemparée, et c'est très difficile de lire un nouveau livre noir, car on a besoin d'alléger la tension.
    Mais avoir ressentir autant d'émotions en seulement 211 pages, j'avoue c'est très intéressant,
    Encore une excellente lecture, avec cette maison d'éditions et cette nouvelle auteure, que je suivrais très scrupuleusement ce qu'elle publiera

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  • Manon, 22 ans, vit seule avec le “père“, dans une maison perdue dans la campagne. Mais la vie de Manon n’est pas celle d’une jeune femme normale, non, son quotidien est de descendre à la cave, de nourrir les 2 jeunes filles enfermées dans les deux cellules qui s’y trouvent. Très vite, l’une des...
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    Manon, 22 ans, vit seule avec le “père“, dans une maison perdue dans la campagne. Mais la vie de Manon n’est pas celle d’une jeune femme normale, non, son quotidien est de descendre à la cave, de nourrir les 2 jeunes filles enfermées dans les deux cellules qui s’y trouvent. Très vite, l’une des jeunes filles “disparaît”, il ne reste alors plus que Camille 17 ans, captive depuis 2 ans.

    Manon et Camille vont lier une amitié très particulière.

    Manon, est-elle libre, ou bien, elle aussi, prisonnière du “père” ? On comprend rapidement qu’elle aussi est prisonnière et vit un véritable enfer et que, surtout, elle ne sait rien de la vrai vie, n’ayant jamais quitté cette maison de l’enfer !

    J’ai tellement aimé ce roman, que j’ai du mal à trouver les mots justes pour vous expliquer mon ressenti. Cette lecture est un coup de cœur, un coup de foudre littéraire comme je n’en ai pas eu depuis longtemps. L’écriture est à la fois simple et fluide. L’histoire cohérente du début jusqu’à la fin. Les personnages sont bluffants.

    Manon parait “simplette” dans les premières pages, mais rapidement, on s’aperçoit qu’elle a une personnalité très complexe. Elle se cherche, elle ne comprend aucun des sentiments qui l’habitent, n’a aucun point de repère. Son âme est torturée, elle ne sait pas où se situe la frontière entre le bien et le mal et ne sait pas comment réagir face à certaines situations qui la dépassent.

    Quant à Camille, elle tente de survivre tant bien que mal, se raccrochant à la vie à tout prix, c’est une battante.

    Le père, je ne trouve aucun autre mot pour le décrire, que celui de monstre. Il ne connaît ni pitié ni amour pour personne.

    Un énorme bravo à l’auteure, qui a une maîtrise parfaite de son écriture, elle nous présente un roman époustouflant. Coup de cœur énormissime, foncez l’acheter, vous ne le regretterez pas !!

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