La blessure ; l'amour, la folie, une guerre

Couverture du livre « La blessure ; l'amour, la folie, une guerre » de Jean-Baptiste Naudet aux éditions L'iconoclaste
  • Date de parution :
  • Editeur : L'iconoclaste
  • EAN : 9782378800246
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Le fiancé de Danielle est mort en Algérie. Hantée par ses lettres, elle sombre dans la folie. Son fils, reporter de guerre, se débat avec cet héritage.
Pour littéralement sauver sa propre peau, Jean-Baptiste exhume l'histoire de Robert, le chasseur alpin sacrifié. En Savoie, il retrouve sa... Voir plus

Le fiancé de Danielle est mort en Algérie. Hantée par ses lettres, elle sombre dans la folie. Son fils, reporter de guerre, se débat avec cet héritage.
Pour littéralement sauver sa propre peau, Jean-Baptiste exhume l'histoire de Robert, le chasseur alpin sacrifié. En Savoie, il retrouve sa tombe, rencontre son frère. Puis il se tourne vers son propre père, autrefois meilleur ami de Robert.
Celui-ci lui remet les lettres de Danielle et de son fiancé qui restituent un semestre d'amour, de vie au combat, d'attente à Paris et de rage politique.
De ces trois vies, il tresse une même blessure.

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  • la photo en noir et blanc m'a fait penser aux photos de nos pères habillés en militaire qui nous semblaient si lointaines et "curieuses". Mais comment faire la critique d'un roman qui parle de guerre quand on est née en tant de paix et qu'on n'a jamais connu de conflit ?.
    On a dès le début de...
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    la photo en noir et blanc m'a fait penser aux photos de nos pères habillés en militaire qui nous semblaient si lointaines et "curieuses". Mais comment faire la critique d'un roman qui parle de guerre quand on est née en tant de paix et qu'on n'a jamais connu de conflit ?.
    On a dès le début de la lecture l'impression de lire un carnet de route d'un soldat en temps réel mais au fur et à mesure des événements on réalise le maillage subtil et filial qui a conduit à cette histoire .
    Jean Baptiste,grand reporter de guerre nous livre avec beaucoup de pudeur la correspondance entretenue entre Robert ,le premier amoureux de sa mère et Danielle (sa mère) qui a peu a peu sombré dans une folie irréversible du fait du décès de celui ci .Dès le début on croit que tout est dit mais en fait de déroulement on assiste à la genèse de plusieurs destinées qui se croisent et qui se trouvent bouleversées par cet événement .
    A travers cette correspondance Jean Baptiste nous livre ce témoignage poignant et puissant sur la guerre d’Algérie,cette terre magnifique faite de "lait et de miel" qui sera alors transformée en sang et en larmes pour une mauvaise guerre ,au mauvais endroit ,au mauvais moment contre un mauvais ennemi selon la citation du General Bradley et surtout pour une mauvaise raison (en reprenant les propos de l'auteur).
    Au fur et a mesure de la correspondance les liens se renforcent comme pressés par l'urgence de la force vive éculée par l'injonction de la guerre ; Danielle et Robert se promettent en mariage et vivent intensément leur amour épistolaire qui verra son acmé se faire exploser par un tir de balle. Et la raison de Danielle se perdra de ce fait dans son sillage irrémédiablement.
    Une très belle histoire d'amour fou et une sublime déclaration d'un fils à sa mère qui pudiquement embrassera les pas de cet amour perdu sans en trahir les propos.
    C'est un témoignage sans détours sur les faits de guerre qui rend hommage aux victimes et qui nous rappelle que ça n’était pas si loin pour l'Algérie mais que c'est bien présent au contraire pour d'autres conflits . Içi Jean-Baptiste Naudet dépose même les armes sur le fondement de sa profession qu'il fini par rejeter en bloc à force de saturation et d'images" trop perçues" . On partage avec lui le trajet analytique qui nous mène aux confins de l'humanité et de la psyché sur un plaidoyer de l'absurdité de la guerre et cet impossible moyen de réparer certaines blessures trop profondes,impossible à cicatriser .On en ressort émue et bouleversée.

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  • Un roman autobiographique apparemment. La guerre. Les guerres. Et ce qu'elles font aux et des humains.

    A 20 ans, Robert est appelé en Algérie et doit laisser en France sa fiancée, Danielle. Lorsque le fils de celle-ci, Jean-Baptiste, découvre les lettres qu'elle a échangé avec ce fiancé, il...
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    Un roman autobiographique apparemment. La guerre. Les guerres. Et ce qu'elles font aux et des humains.

    A 20 ans, Robert est appelé en Algérie et doit laisser en France sa fiancée, Danielle. Lorsque le fils de celle-ci, Jean-Baptiste, découvre les lettres qu'elle a échangé avec ce fiancé, il comprend l'égarement progressif de sa mère. Une folie qu'il a reçue en partage, lui qui a choisi d'être reporter de guerre et de se nourrir des innombrables conflits de la planète. Dans ses lettres à Danielle, Robert s'effraie d'aimer les patrouilles et l'aventure guerrière. Conscient de participer à une guerre inique, il est effaré d'y trouver du plaisir. Des décennies plus tard, c'est peut-être cette même exaltation que recherche Jean-Baptiste, en choisissant d'être témoin de la guerre. Jusqu'à la nausée. Jusqu'à la folie.

    Que sommes-nous pour être à la fois capables de tant d'amour et de tant de violences ? De quelle nature est cette presque complaisance envers la destruction et la mort ? Qu'est-ce qui nous guide et nous anime fondamentalement ? Sur quoi se fondent nos choix ? Ces questions lancinantes hantent ce récit spasmodique. Sa construction, qui met en contraste les pires monstruosités et la délicatesse de l'amour, reflète les convulsions auxquelles sont soumis les personnages. L'écriture se plie aux mêmes soubresauts : descriptive et concrète jusqu'à l'écoeurement pour les scènes de guerre, poétique et tendre pour les lettres d'amour, nerveuse et sèche pour évoquer la folie. De cette histoire familiale et intime, l'auteur fait une réflexion sur ce qui détermine nos choix, sur les héritages qui nous fondent, nous inspirent ou/et nous enferment, sur l'attrait qu'exerce la guerre sur ceux qui savent pourtant qu'elle va les broyer.

    Un roman qui m'a durablement marquée !

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  • La guerre est une bombe à retardement. Non seulement, elle blesse, fracasse et tue de jeunes hommes partis, le cœur vaillant, la tête pleine de souvenirs charnels à peine effleurés. Mais elle s’immisce aussi dans la tête et le cœur de celles et ceux qui sont restés au pays, blessant plusieurs...
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    La guerre est une bombe à retardement. Non seulement, elle blesse, fracasse et tue de jeunes hommes partis, le cœur vaillant, la tête pleine de souvenirs charnels à peine effleurés. Mais elle s’immisce aussi dans la tête et le cœur de celles et ceux qui sont restés au pays, blessant plusieurs générations.
    Robert Sipière, vingt ans à peine, part faire son service militaire en Algérie. On lui a promis le paradis kabyle, il trouvera un bourbier sanglant où, aveuglés par la peur et la haine, les soldats enchérissent sur la violence, des scènes de guerre macabres à faire gerber les « bleubites ».
    Danielle, celle qu’il n’a serrée dans ses bras qu’une fois dans la mousse des forêts, est son seul lien avec l’humanité, sa raison de tenir jusqu’à la quille. Un lien épistolaire, une bouffée d’amour et de réconfort.
    L’amour et les guerres fascinent et obsèdent. Les « mauvais garçons » aiment les jeux mortels.Fous de guerre, fous de la guerre.
    Jean-Baptiste Naudet, correspondant de guerre, se brûle les ailes au souvenir du premier amant de sa mère. Comme lui, il connaîtra l’horreur des champs de bataille au Cambodge, au Rwanda, en Tchétchénie ou ailleurs. Comme elle, il vivra la noirceur des hôpitaux psychiatriques. La guerre tue toute innocence.
    Son témoignage, porté par la correspondance entre sa mère et Robert, sa perception de la guerre, fantasme de la puissance absolue sont d’une portée lumineuse, d’une sincérité touchante.
    Accompagnés de Prévert, Hugo, Baudelaire, Rimbaud ou Barbara, les mots de l’auteur sont un vibrant hommage à Robert Sipière et Danielle Naudet, un récit sur la filiation mais aussi un appel à la paix, à l’amour et une demande de pardon à l’Algérie.

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  • La blessure raconte à la fois l’amour et l’horreur. C’est l’histoire de Danielle , la maman de Jean-Baptiste, et de Robert, son premier fiancé, envoyé comme bien d’autres, de l’autre côté de la Méditerranée, lors de la guerre d’Algérie. C’est le récit de cette épine qu’elle, jeune fille...
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    La blessure raconte à la fois l’amour et l’horreur. C’est l’histoire de Danielle , la maman de Jean-Baptiste, et de Robert, son premier fiancé, envoyé comme bien d’autres, de l’autre côté de la Méditerranée, lors de la guerre d’Algérie. C’est le récit de cette épine qu’elle, jeune fille amoureuse, avait gardée plantée dans le cœur depuis la mort de ce grand Amour. Un amour perdu en Kabylie, et qui la portera aux confins de la folie, au bord d’un gouffre . Il faut croire que certaines échardes sont génétiques… Les gouffres de la raison aussi.

    Vingt ans, c’est l’âge pour vivre, pour rire, pour aimer, pour s’aimer. Pas celui pour mourir dans une guerre qui dépasse l’entendement.

    Jean-Baptiste Naudet a découvert, après avoir touché lui-même le fond du cloaque, après avoir vécu les charniers, les guerres, l’odeur de la mort, ce secret qu’il pressentait sans pouvoir le nommer. Celui qui faisait que sa mère était devenue folle de désespoir, celui qui l’avait poussé lui-même à affronter des démons hurlants jour et nuit. Des années après le décès de Danielle, Jean-Baptiste a appris l’existence de la correspondance flamboyante d’amour entre ces deux jeunes gens à qui l’avenir souriait…

    Mais « quelle connerie, la guerre, Barbara »…

    L’auteur nous livre avec une pudeur inouïe leurs échanges, leurs mots, leur tendresse, leurs promesses, leurs «je t’aime ».

    « … Je sais encore le son de ta voix , mon amour, et le ciel de tes yeux , et le cœur de ton corps ».

    Le roman est un écho : celui de trois voix. Celle de Danielle, celle de Robert, et celle de Jean-Baptiste.

    Il est splendidissime, ,il me faudrait des pages et des pages, des lignes et des lignes pour retranscrire mes émotions. Il vous prend aux tripes. Il est à l’image de son auteur, avec ses grandes mains, ses yeux pleins de brume et de cicatrices.

    La Blessure est un hommage magnifique et lumineux à l’Amour, à sa mère, à tous les Algériens , à tous les Kabyles, à toutes les victimes qui continuent de tomber, tous les jours.

    Oh Barbara , quelle connerie la guerre !

    Emaillé de références poétiques à des auteurs qui me touchent tout particulièrement, comme Prévert, Rimbaud, Apollinaire, Hugo, ce roman est beau. Oui, beau. Et fort . Et étoilé. C’est un plaidoyer pour la Paix. En outre, il interroge, à juste titre, sur ce que la parentalité implique comme transmission, ces blessures que l’on donne sans même sans rendre compte.

    Je ne vous en dirai pas plus, parce qu’il FAUT que vous le lisiez, que vous avaliez ces mots, que ces odeurs , ces fêlures, vous imprègnent aussi.

    « Je me souviens et je pleure. Maman, c’est toi qui avais raison , quelle connerie la guerre… Et je n’ai jamais rien compris. Rien à rien Maman… »

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  • Un livre assez difficile sur la guerre d'Algérie (dans les descriptions de certaines scènes), mais sinon c'est un très bon roman qui mêle plusieurs sujets, autres que la guerre, comme la mémoire de guerre, les traumatismes qui en résultent, de l'amour aussi.

    Un livre assez difficile sur la guerre d'Algérie (dans les descriptions de certaines scènes), mais sinon c'est un très bon roman qui mêle plusieurs sujets, autres que la guerre, comme la mémoire de guerre, les traumatismes qui en résultent, de l'amour aussi.

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  • Je sais que les barbaries guerrières engendrent de graves blessures. Alors, mes bleus à l’âme ont-elles ajouté aux émotions -belles ou tristes- qui m’ont submergées tout au long de ce « roman vrai » ?

    A partir des correspondances retrouvées, se livrent non-dits et secrets que l’auteur va...
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    Je sais que les barbaries guerrières engendrent de graves blessures. Alors, mes bleus à l’âme ont-elles ajouté aux émotions -belles ou tristes- qui m’ont submergées tout au long de ce « roman vrai » ?

    A partir des correspondances retrouvées, se livrent non-dits et secrets que l’auteur va extirper pour comprendre enfin la maladie de sa mère, le silence d’un père dont les efforts ne parviennent pas à combler un certain mal-être et enfin pour mettre des mots sur ses propres maux.

    Les mots percutent autant que les actions et exactions des troupes françaises. Jean-Baptiste Naudet n’y va pas de plume morte pour nommer ce qu’aujourd’hui encore, à tous les niveaux de la société, certains préfèrent toujours nommer « conflit » plutôt que « guerre ».
    Au cœur de cette guerre d’Algérie, il livre avec détails les sévices et tortures auxquels se livraient les soldats français, certains à regrets, d’autres sans scrupule puisqu’il s’agissait d’hommes et de femmes au teint et à la culture différents, d’un peuple inférieur colonisé. Au nom de quoi ?

    Puis, il confie l’enfer quotidien, celui d’une mère qui a fondé une famille sur les ruines d’un amour détruit. De cette famille, il est le fils. Ignorant les raisons de ce profond malaise maternel, il bâtit sa carrière sur les théâtres qui ont dévasté leur vie. Sommes-nous dans ce que la psychologie nomme « la reproduction du schéma parental » ?

    Au fil des pages, j’ai pensé à Picasso et à Guernica, et j’ai retrouvé une phrase qui aurait pu, je pense, être la sienne. « La guerre, c’était une chose horrible, et pourtant sublime. Il me fallait y être à tout prix. Il faut avoir vu l’homme dans cet état déchaîné pour le connaître un peu. »
    A partir de la trilogie « amour, folie, guerre », il compose une œuvre grave et poignante qui pourtant n’a pas la lourdeur d’un requiem. Malgré les souffrances exprimées et violemment assénées, l’amour joue le personnage principal du roman.

    Sur la forme, la plume du journaliste reporter de guerre se confond avec celle du poète. Alger la blanche sous une harmonie de couleurs fraîches et d’odeurs est autre. C’est l’Algérie de Camus dans le Premier homme qui s’invite, belle, accueillante même meurtrie, même dans « le merdier » dit-il. Il en est de même de Mostar et d’autres ailleurs où des pères de famille ou de jeunes gens plein d’espoir de le devenir sont morts pour leur patrie ou marqués à vie par la folie d’autres hommes.

    Enfin, avant de lire les dernières pages, je pensais à certains lecteurs de la troisième génération -indigènes, harkis…, transplantés en France dans des conditions précaires, qui pourraient s’emparer des allégations de l’auteur pour apporter de l’eau au moulin de leurs vengeances. Mais avec panache, il s’excuse au nom du peuple français.
    Merci Monsieur Naudet de vous être emparé de la « fiction vraie » pour réparer entre autres, les non-dits d’une guerre occultée .

    Merci aux éditions de l'Iconoclaste de m'avoir permis de découvrir ce dur mais très beau roman de la rentrée littéraire.

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