Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

La beauté du ciel

Couverture du livre « La beauté du ciel » de Sarah Biasini aux éditions Stock
  • Date de parution :
  • Editeur : Stock
  • EAN : 9782234090132
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

« Un matin de mai, le téléphone sonne, je réponds, "Bonjour, gendarmerie de Mantes-la-Jolie, la tombe de votre mère a été profanée dans la nuit." ».

Une femme écrit à sa fille qui vient de naître. Elle lui parle de ses joies, ses peines, ses angoisses, et surtout d'une absence, celle de sa... Voir plus

« Un matin de mai, le téléphone sonne, je réponds, "Bonjour, gendarmerie de Mantes-la-Jolie, la tombe de votre mère a été profanée dans la nuit." ».

Une femme écrit à sa fille qui vient de naître. Elle lui parle de ses joies, ses peines, ses angoisses, et surtout d'une absence, celle de sa propre mère, Romy Schneider. Car cette mère n'est pas n'importe quelle femme. Il s'agit d'une grande star de cinéma, inoubliable pour tous ceux qui croisent le chemin de sa fille.

Dans un récit fulgurant, hanté par le manque, Sarah Biasini se livre et explore son rapport à sa mère, à la mort, à l'amour. Un texte poétique, rythmé comme le ressac, où reviennent sans cesse ces questions : comment grandir quand on a perdu sa mère à quatre ans ? Comment vivre lorsqu'on est habitée par la mort et qu'elle a emporté tant de proches ? Comment faire le deuil d'une mère que le monde entier idolâtre ? Comment devenir à son tour mère ?

La réponse, l'auteure la porte en elle-même, dans son héritage familial, dans l'amour qu'elle voue à ses proches, à ses amis, à ces figures féminines qui l'ont élevée comment autant d'autres mères. Le livre de la vie, envers et contre tout.

Donner votre avis

Avis (8)

  • « Beauté du ciel », Sarah Biasini surnomme ainsi sa fille car sa mère, Romy Schneider, est au ciel, nous dit-elle, et Anna vient de là…

    L’envie d’écrire vient le jour où on lui annonce la profanation de la tombe de sa mère alors qu’elle avait besoin de temps pour accepter d’être bientôt mère....
    Voir plus

    « Beauté du ciel », Sarah Biasini surnomme ainsi sa fille car sa mère, Romy Schneider, est au ciel, nous dit-elle, et Anna vient de là…

    L’envie d’écrire vient le jour où on lui annonce la profanation de la tombe de sa mère alors qu’elle avait besoin de temps pour accepter d’être bientôt mère. Car elle se découvre être en capacité d’être mère sans pouvoir s’inspirer de la sienne.

    Son histoire est connue : orpheline à quatre ans, Sarah Biasini à réussir à se construire dans une famille aimante et attentive. Mais, malgré tout, le manque est insurmontable.

    Alors, l’absence est au cœur de son histoire, et donc évidemment, de celle aussi de sa petite fille. Sarah Biasini décrit parfaitement cette inquiétude qui voit la mort partout : sa propre peur de mourir mais aussi la peur de voir mourir son enfant, à tous moments ou à chaque instant.

    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2021/02/15/sarah-biasini-la-beaute-du-ciel/

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • C’est un récit sensible, d’une jeune femme qui a partagé, certainement trop, sa mère avec beaucoup de gens. Mais c’était avant tout une enfant, qui a du faire face à la disparition de sa maman.
    Comment se reconstruit on après ça ? Surtout, lorsque quelques temps auparavant, on a aussi perdu...
    Voir plus

    C’est un récit sensible, d’une jeune femme qui a partagé, certainement trop, sa mère avec beaucoup de gens. Mais c’était avant tout une enfant, qui a du faire face à la disparition de sa maman.
    Comment se reconstruit on après ça ? Surtout, lorsque quelques temps auparavant, on a aussi perdu son frère.
    Suicide, fuite en avant, abandon, cette histoire leur appartient. Mais quand le sujet de la maternité fait surface, et que tomber enceinte n’est pas aussi simple, l’écriture aura peut être été un exutoire des plus utile.
    C’est un très joli livre, d’une actrice qui a fait le choix du théâtre, et d’un théâtre de qualité. De quelqu’un qui s’est effacé le plus possible afin de vivre une vie normale, mais qui est souvent rattrapée par la réalité.
    C’est une jolie analyse de la relation mère-fille, des peurs, des doutes et des joies. Loin d’être intrusif et impudique, c’est un livre intime, d’une jeune femme qu’on aimerait vraiment rencontrer.
    Un beau moment de lecture. J’espère qu’il y en aura d’autres.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/02/la-beaute-du-ciel-de-sarah-biasini.html

    "La mère ne m'a jamais manqué, petite. C'est la femme qui m'a manqué, une fois adulte."

    Le récit débute le 1er mai 2017 lorsque Sarah Biasini apprend que la tombe de sa mère Romy Schneider a été...
    Voir plus

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/02/la-beaute-du-ciel-de-sarah-biasini.html

    "La mère ne m'a jamais manqué, petite. C'est la femme qui m'a manqué, une fois adulte."

    Le récit débute le 1er mai 2017 lorsque Sarah Biasini apprend que la tombe de sa mère Romy Schneider a été profanée. Fortement secouée par cet évènement elle apprend trois semaines plus tard qu'elle est enceinte alors qu'à quarante ans, elle essayait vainement depuis un certain temps de démarrer une grossesse. Dans sa tête un lien se fait entre la profanation et la procréation. C'est le point de départ pour ce livre qu'elle souhaitait écrire depuis longtemps, elle va y creuser la question de l'amour maternel qu'elle va donner et qu'elle a reçu. Il lui apparait essentiel d'écrire à cette étape essentielle de sa vie où comme lui dit son conjoint "Tu ne seras plus la fille de ta mère, tu seras la mère de ta fille".

    Elle, qui a perdu sa mère à quatre ans, évoque ses deux mères de substitution, sa grand-mère paternelle et sa nourrice Nadou. Aucune n'a voulu prendre la place de sa mère, elles ont juste été là et l'ont aimée tout simplement en lui donnant un tel amour qu'elle déclare ne pas avoir manqué d'amour maternel.

    Dans ce récit Sarah Biasini s'adresse à sa fille Anna âgée maintenant de deux ans et demi (sa beauté du ciel) et ne nomme jamais sa mère par son prénom, pour elle c'est juste sa mère loin de l'actrice célèbre. Elle décrit bien l'enfance qui resurgit quand on devient soi-même parent et évoque les questions que beaucoup se posent en devenant parents.

    Son écriture est d'une grande simplicité, dans de courts chapitres elle se plonge dans ses souvenirs sans ordre chronologique. Son récit révèle une personne très sympathique, qui m'est apparue sincère dans l'évocation de son recours à la psychanalyse lors d'épisodes dépressifs, de son rapport à la mort, de l’absence de sa mère et de son frère, de ses angoisses irraisonnées de mort, la sienne ou celle de sa fille "Comment ne pas paniquer, comment se convaincre que ça ne se reproduira plus ?... Je n'ai pas peur que ma vie s'arrête. J'ai peur de t'imaginer sans moi. Pourtant j'ai survécu, tu pourrais y arriver." J'ai aimé la façon dont elle parle de ses deux mères de substitution, en particulier de sa grand-mère paternelle qui, comme le reste de sa famille, a tenu à lui parler de leurs morts, à lui raconter la vie d'avant leurs morts avec des anecdotes qui sont devenus ses propres souvenirs elle dont la mémoire se résume à des flashs, à lui parler de sa mère comme d'une femme et non comme une star, des personnes qui aimaient sa mère d'un amour simple, sans l'aduler. "J'ai été réconfortée"

    J'ai aimé la façon dont elle défend la mémoire de sa mère en s'insurgeant contre la façon dont elle a été présentée dans un film sur une partie de sa vie ("Trois jours à Quiberon").

    Il y a beaucoup d'amour dans ce récit très touchant, c'est un livre tourné vers la vie même s'il est hanté par le manque. Il est écrit par une personne positive à qui son entourage a appris comment on peut vivre avec ses morts.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Lettre d'une mère à sa fille et d'une fille à sa mère. J'ai beaucoup aimé ce roman intimiste de Sarah Biaisini. Devenue mère à son tour, et plutôt tardivement, elle convoque ses souvenirs pour raconter son histoire à sa fille Anna. Et elle s'interroge « Chercheras-tu ces réponses-là, toi ma...
    Voir plus

    Lettre d'une mère à sa fille et d'une fille à sa mère. J'ai beaucoup aimé ce roman intimiste de Sarah Biaisini. Devenue mère à son tour, et plutôt tardivement, elle convoque ses souvenirs pour raconter son histoire à sa fille Anna. Et elle s'interroge « Chercheras-tu ces réponses-là, toi ma fille ? Vas-tu t'intéresser à tes grands-parents ? Avec plus de légèreté que moi j'espère. » Sarah, s'interroge sur quelle mère était la sienne, ou celle qu'elle aurait été avec elle si elles avaient eu le temps. Elle questionne aussi les rapports de sa mère avec la sienne, Magda. Son évocation de son lien à sa langue maternelle, l'allemand, est vraiment touchant. « Je ne parle pas l'allemand, je rejette cette langue… je ne veux pas l'apprendre. Avec qui la pratiquer aujourd'hui ? » Tout est dit. « « J'ai longtemps imaginé que l'allemand me reviendrait par enchantement. Mais non. Ma mère ne l'a jamais parlé avec moi. »
    On sent la nécessité dans ce roman et c'est ce qui le rend juste et très touchant. Elle y exprime avec beaucoup de pudeur le manque de sa mère, qu'elle ressent vivement et douloureusement, malgré tout l'amour dont elle a été entourée, de son père et de ses grands-parents paternels, et surtout sa mamie Monique, et sa nourrice Nadou. «J'essaie doucement de dire qu'ils n'y peuvent rien, que je ne pouvais pas, malgré tout leur amour, échapper au manque, que les morts manquent, par définition. Ils sont omniprésents. » Il y est beaucoup question de transmission de l'histoire familiale, mais aussi de peur. Sarah Biasini est animée par la peur, qu'elle couche sur le papier pour mieux l'enfermer, pour ne surtout pas la transmettre. Peur de la mort brutale, elle qui l'a connu si tôt dans sa vie, qui l'a privée d'une mère, et aussi d'un grand frère, peur de la perte. Il y a une économie de mots dans ce récit, beaucoup de recul (des années de psychanalyse) mais elle parvient à nous toucher au coeur. On sent en filigrane une jeune femme au caractère bien trempé, forte par la carapace qu'elle s'est construite et parce qu'elle regarde la réalité en face. Mais aussi tellement fragile et fragilisée par ce manque d'une mère, personnage public qu'elle a dû « partager » avec les autres alors qu'elle ne l'aurait voulu que pour elle. « J'ai remplacé ma mère par la force des choses », dit-elle.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Sa mère était une icône du cinéma, connue et admirée mondialement. Mais elle a dû grandir sans elle, beaucoup trop tôt Romy Schneider est morte et elle n’a passé qu’un brève temps avec sa fille Sarah Biasini. Quand celle-ci tombe enceinte, la question la hante comment elle peut bien être une...
    Voir plus

    Sa mère était une icône du cinéma, connue et admirée mondialement. Mais elle a dû grandir sans elle, beaucoup trop tôt Romy Schneider est morte et elle n’a passé qu’un brève temps avec sa fille Sarah Biasini. Quand celle-ci tombe enceinte, la question la hante comment elle peut bien être une bonne mère quand elle-même n’en a jamais eu une. Elle commence à écrire non seulement pour mettre ses pensées en ordre mais aussi pour garder celles-ci pour sa fille. Sarah Biasini ne songe pas à mieux connaître l’actrice célèbre, elle cherche à comprendre la femme privée avec ses faiblesses et ses moments joyeux.

    « La mère ne m’a jamais manqué, petite. C’est la femme qui m’a manqué, une fois adulte. »

    Tomber enceinte la première fois, avant tout si on l’a longtemps essayé en vain, est un grand moment qui ouvre une porte dans la pensée. C’est le moment ultime de devenir adulte et par conséquent, on cherche des modèles. Ce sont toujours les propres parents à qui on pense premièrement. Pour Sarah Biasini, c’est aussi le cas. Quoiqu’elle ait perdu sa mère à l’âge de quatre, elle a grandi dans une famille affectueuse ou rien ne lui a manqué. Sa grand-mère et sa nourrice se sont bien occupées de la fille. Une fois adulte, elle se rend compte que la mère n’est non seulement une personne qui élève mais aussi une confidente.

    « elle ne m’a eue qu’à l’âge de trente-neuf ans. Elle a donc passé toute une vie avant moi. Je ne peux pas réclamer l’exclusivité. Je suis obligée de la partager avec des inconnus. »

    « La beauté du ciel » est un récit très personnel, Sarah Biasini invite le lecteur à ses idées et parle franchement de ses défauts et angoisses. Sa mère était très amie avec les grands du cinéma, mais elle, sa fille, n’ose pas les contacter peur de les mettre dans une situation désagréable.

    Jouer un nouveau rôle dans sa vie lui donne la possibilité d’avancer, de conclure avec un chapitre de sa vie et de se jouir du fait qu’elle a une petite fille qu’elle peut observer et accompagner en faisant ses premiers pas dans la vie.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Après la profanation de la tombe de sa mère et dans l’attente de mettre au monde un enfant, Sarah Biasini prend la plume et raconte dans «La beauté du ciel» sa vie sans celle que tous s’accordent à appeler Romy Schneider. Au-delà de la douleur de l’absence, elle nous offre une belle photo de...
    Voir plus

    Après la profanation de la tombe de sa mère et dans l’attente de mettre au monde un enfant, Sarah Biasini prend la plume et raconte dans «La beauté du ciel» sa vie sans celle que tous s’accordent à appeler Romy Schneider. Au-delà de la douleur de l’absence, elle nous offre une belle photo de famille.

    «Ce qui m’intéressait, c’était de raconter comment une famille se débrouille avec ses morts, comment on en parle à l’intérieur d’une famille. Quand je suis devenue mère, et c’est aussi valable pour les pères, on se pose la question de savoir quel enfant on a été, et comment on va assurer la stabilité et la sensibilité de son enfant. C’était le point de départ du livre». C’est ainsi que Sarah Biasini a expliqué dans l’émission «C à vous» les raisons qui l’ont poussée à écrire La Beauté du ciel. Une entreprise très difficile car, «quand la mort empêche de connaître quelqu'un, on ne cherche pas pour autant ce qu'on ignore. On le laisse en blanc. On tourne autour du sujet, de ce que l'on sait. Si peu soit-il.»
    Sarah avait quatre ans quand sa mère est morte. La fillette va grandir auprès de son père, mais aussi et surtout auprès de ses grands-parents paternels. Sans oublier une nourrice à laquelle elle rend un bel hommage. Une famille qui va lui permettre de se construire malgré l'absence d'une mère qu'elle ne peut appeler autrement que «maman». S’il n’est pas occulté, le sujet n’est pas au centre de sa vie.
    Et ce n'est qu'en 2017, alors qu'elle est devenue une femme et que sa carrière de comédienne est bien lancée, qu'elle a trouvé l'homme de sa vie, que deux événements vont la pousser aux confidences.
    C’est à ce moment que la gendarmerie lui annonce que la tombe de Romy Schneider a été profanée. En se rendant au cimetière de Boissy-sans-Avoir, Sarah va en quelque sorte enterrer sa mère, elle qui n'avait pas assisté pas aux obsèques. À ce choc va suivre une bonne nouvelle, l'annonce de sa grossesse. Deux événements qu'elle va lier en se décidant à écrire.
    Les amateurs de spiritisme trouverons déterminante la rencontre, lors d’une tournée à Marseille, où elle jouait une pièce de théâtre, avec une dame censée parler aux morts et qui entreprendra de déchiffrer tous ces signes qui se présentent à elle. «Je marche constamment sur ce fil qui nous lie, tendu mais incassable. La vie que tu m'as donnée, qui me reste. Une vie interrompue il y a trente-huit ans. Une autre qui commence aujourd'hui.» Et c’est à cette vie qu’elle va s’adresser pour lui expliquer dans quelle famille elle va grandir et qui est cette grand-mère qu’elle ne connaîtra jamais, mais dont elle va beaucoup entendre parler, notamment de personnes qui ne l’ont pas connue, mais qui voudront partager leur vérité. Et même si la plupart auront des intentions louables, ils fausseront l’image – la vraie – de cette femme exceptionnelle partie trop vite. Aux témoignages de son entourage, Sarah a voulu ajouter ceux des personnes qui ont fait un bout de chemin avec l’actrice. Elle a parlé à Michel Piccoli, Claude Sautet, Alain Delon, Philippe Noiret. Mais pas pour parler de cinéma. Pour parler de la femme et du souvenir, de la mort et du vide et des moyens de le combler.
    Avec pudeur mais aussi avec force Sarah Biasini affiche ses convictions. Comme quand elle affirme haut et fort que rien ne permet d'affirmer que sa mère s'est suicidée. Ou quand elle explique combien elle déteste le film censé raconter sa mère en la filmant lors de son séjour à Quiberon. Il est vrai que ce portrait d’une femme triste et dépressive fausse complètement l'image d’une mère à la beauté du ciel. Cette même beauté du ciel transmise à sa fille. Car comme lui explique son mari, désormais Sarah ne sera plus la fille de sa mère, mais la mère de sa fille. Pour ma part, c’est cet héritage, cette image que je conserve en refermant le livre.
    https://urlz.fr/eNRo

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Comme beaucoup j’ai vu les films avec Romy Schneider et pour moi les Sissi évoquent surtout les moments partagés avec mon grand-père maternel. Il adorait qu’on regarde ces films, lui car il admirait la beauté de cette femme, moi car les robes de princesse me faisaient rêver. Mais en dehors de...
    Voir plus

    Comme beaucoup j’ai vu les films avec Romy Schneider et pour moi les Sissi évoquent surtout les moments partagés avec mon grand-père maternel. Il adorait qu’on regarde ces films, lui car il admirait la beauté de cette femme, moi car les robes de princesse me faisaient rêver. Mais en dehors de quelques films, je ne fais pas partie de ceux et celles qui ont le culte de Romy. Alors lorsque j’ai eu l’occasion de lire le roman de Sarah Biasini, je n’y ai pas vu le récit de la fille de… mais plutôt celui d’une auteure qui livre ici son premier récit.

    Couverture du livre « La beauté du ciel » de Sarah Biasini aux éditions Stock
    La beauté du ciel débute en 2017 après le vandalisme de la tombe de Romy Schneider mais surtout lorsque Sarah Biasini apprend sa grossesse. Elle prend la plume pour écrire à l’absente, aux absentes. A l’absente depuis presque quarante ans, sa mère, qui en mourant a fait naître en elle des manques, des vides, des silences mais aussi une peur que la grossesse fait surgir avec plus de force encore : comment être une mère, une bonne mère lorsque soi-même on a perdu si jeune la sienne et grandi sans.

    La mère ne m’a jamais manqué, petite. C’est le femme qui m’a manqué, une fois adulte.

    A l’absente, bientôt présente, sa fille, Anna, à qui à travers ces pages, elle livre une superbe déclaration d’amour.

    Ce récit est une interrogation sur le devenir mère. Si l’auteure est remplie d’angoisse à la naissance de sa fille, elle se sert de ce récit comme d’une catharsis salutaire. Par la fiction, elle s’imagine parfois le pire des scenarii pour ne pas revivre ce qu’elle a vécu lorsqu’elle était enfant. La mort est au coeur des vivants, ronge par l’angoisse qu’elle fait naître mais pousse aussi à vivre plus pleinement, à profiter des siens, à les aimer plus fort encore. Et ce récit est aussi une belle déclaration d’amour aux vivants : à son père, à sa mère-grand-mère, à sa nourrice.

    Anna, la beauté du ciel, est un immense bonheur et la source d’angoisses maternelles. Anna est la source de ce récit, même si Romy est aussi en son creux. En tant que lectrice, j’ai apprécié ce récit car si je devenais un jour mère, je pense que certaines craintes maternelles pourraient être miennes. On sent que Sarah Biasini écrit avec ses émotions, parfois à fleur de peau et c’est la sincérité que l’on recherche dans ce genre de récit.

    En résumé : une belle déclaration d’amour d’une mère à sa fille et d’une fille à sa mère

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • J’ai toujours eu le sentiment que Sarah Biasini, quelque soit l’endroit où elle se rend, est précédée par la présence de sa mère. J’imagine qu’on voit sa mère à travers elle, qu’on cherche ses traits, sa douceur, qu’il y a un filtre toujours avant de voir Sarah. Je devine sans mal que cela doit...
    Voir plus

    J’ai toujours eu le sentiment que Sarah Biasini, quelque soit l’endroit où elle se rend, est précédée par la présence de sa mère. J’imagine qu’on voit sa mère à travers elle, qu’on cherche ses traits, sa douceur, qu’il y a un filtre toujours avant de voir Sarah. Je devine sans mal que cela doit être lourd à porter. Quand j’ai entendu parler de ce roman, j’ai tout de suite eu envie de le lire pour avoir son point de vue. Sa manière de voir et de faire aussi.
    Ce qui m’a aussi intrigué, c’est le lien entre la profanation de la tombe de sa mère et le fait qu’elle tombe enceinte peu de temps après alors qu’elle essaye depuis longtemps.
    J’ai trouvé ce premier livre touchant, une jolie manière de s’adresser à sa fille. J’ai aimé la façon d’écrire de Sarah Biasini. J’ai lu ce livre d’un bout à l’autre dès que je l’ai eu dans les mains.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.