Kim Jiyoung, née en 1982

Couverture du livre « Kim Jiyoung, née en 1982 » de Nam-Joo Cho aux éditions Nil
  • Date de parution :
  • Editeur : Nil
  • EAN : 9782378910617
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d'un prénom commun - le plus donné en Corée du Sud en 1982, l'année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu'elle aime mais qu'il lui faut quitter pour élever son enfant. Et... Voir plus

Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d'un prénom commun - le plus donné en Corée du Sud en 1982, l'année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu'elle aime mais qu'il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d'autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ?
En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d'une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter. Mais qu'on ne s'y trompe pas : Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée - elle est le miroir de la condition féminine tout court.

Donner votre avis

Avis (7)

  • Kim Jiyoung est une jeune femme coréenne d’aujourd’hui. Contrairement à sa mère et à ses tantes qui durent quitter tôt l’école et accepter des emplois subalternes pour financer les études de leurs frères, rien ne l’a empêchée d’obtenir le diplôme de son choix et de décider de son orientation...
    Voir plus

    Kim Jiyoung est une jeune femme coréenne d’aujourd’hui. Contrairement à sa mère et à ses tantes qui durent quitter tôt l’école et accepter des emplois subalternes pour financer les études de leurs frères, rien ne l’a empêchée d’obtenir le diplôme de son choix et de décider de son orientation professionnelle. Mais, après une brève expérience dans une agence évènementielle, la naissance de sa petite fille peu après son mariage la contraint, bien malgré elle, à abandonner toute ambition personnelle pour endosser le rôle de mère au foyer.

    Partant de l’expérience vécue par les femmes de la génération précédente, évoquant les coutumes familiales mais aussi la manière dont l’école et l’éducation enracinent la notion de supériorité masculine dès le plus jeune âge, puis développant le vécu de Kim Jiyoung lors de ses études, de son début de vie professionnelle, et enfin, lors de son mariage et de sa grossesse, l’auteur nous livre un spectaculaire instantané sur la situation des femmes en Corée du Sud : même si des lois en faveur de l’égalité hommes-femmes ont été promulguées ces dernières décennies, même si des progrès se remarquent ne serait-ce qu’en ce qui concerne l’accès des filles à l’enseignement supérieur, la société en général y reste marquée par les traditions patriarcales qui ont durablement façonné les mentalités. Dans les faits, les Coréennes rencontrent de nombreux obstacles lorsqu’elles envisagent de faire carrière : tandis qu’il reste impossible de concilier maternité et vie professionnelle, les discriminations quotidiennes à leur encontre, mais aussi leurs propres comportements, depuis si longtemps conditionnés, les coincent sous un épais plafond de verre.

    Le style est efficace et lapidaire, le ton toujours factuel et les arguments confondants dans ce constat accablant et sans appel qui, on l’espère au vu du succès fracassant de ce livre en Corée, pourra peut-être contribuer à la cause des femmes dans ce pays, mais aussi ailleurs, les questionnements posés étant loin d’avoir trouvé toutes leurs réponses dans nos sociétés.

    Plongée passionnante au coeur de la société coréenne, réflexion claire et cinglante sur la condition féminine et les inégalités hommes-femmes, ce livre par ailleurs très agréable à lire est à mettre entre toutes les mains.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • La couverture annonce d’emblée LE phénomène coréen à grands renforts de lettres capitales, elle étale les chiffres de ventes vertigineux tout en se vantant des nombreuses traductions… Cette accroche agressive a tendance à me faire fuir d’habitude, c’est d’ailleurs pour cela que je ne l’ai...
    Voir plus

    La couverture annonce d’emblée LE phénomène coréen à grands renforts de lettres capitales, elle étale les chiffres de ventes vertigineux tout en se vantant des nombreuses traductions… Cette accroche agressive a tendance à me faire fuir d’habitude, c’est d’ailleurs pour cela que je ne l’ai d’abord pas pris dans le catalogue NetGalley. Puis, en le voyant apprécié par de nombreux blogueurs et blogueuses, je me suis finalement laissée tenter par ce titre car il aborde un sujet qui me tient à cœur : la condition féminine.

    J’étais d’autant plus intriguée que le roman se passe en Corée du Sud, patrie de l’autrice et de la narratrice. Cette dernière, Kim Jiyoung, est frappée par une curieuse maladie dans l’introduction puis l’autrice nous ramène à son enfance dans les années 80 avant de nous raconter toute la vie de cette coréenne écrasée par une société encore très patriarcale. Ainsi, le roman est divisé en six parties qui sont autant de tranches de vie de Kim Jiyoung, comme des instantanés de la condition des femmes en Corée du Sud hier et aujourd’hui. Si, comme moi, vous ne connaissez pas grand-chose du Pays du matin calme, vous allez être surpris à mon avis. Je ne me doutais pas d’une société coréenne aussi traditionnelle, je voyais ce pays assez ouvert, assez en avance sur la question des droits des femmes. Force est de constater que je me trompais et que les expériences de cette coréenne résonneront pour toutes les autres femmes. Ce roman a une terrible portée universelle, malheureusement !

    Par exemple, le renoncement de Kim Jiyoung à son travail au profit de son enfant qui vient de naître est un exemple du livre auquel de nombreuses femmes de nos sociétés occidentales pourront facilement s’identifier. Tout au long du livre, de nombreuses situations vécues par Kim dans sa vie personnelle mais, surtout, dans les cadres scolaire et professionnel nous font bondir et mettent en exergue la puissance du patriarcat en Corée du Sud. Des années 80 à aujourd’hui, malgré quelques évolutions en termes d’opportunités de carrière et d’éducation, rien n’a vraiment changé pour les femmes concernant la répartition des tâches ménagères, la charge mentale, le plafond de verre ou encore le sexisme ordinaire et le harcèlement.

    Tout cela, ce roman le met très bien en lumière, si bien que tout le monde devrait le lire : hommes ou femmes. En revanche, on n’ouvre pas ce livre pour le style, il ne s’affiche d’ailleurs pas comme un objet littéraire. En fait, ce livre est à mi-chemin entre le roman et le récit journalistique, il oscille en permanence entre fiction assumée et compte-rendu de données objectives. Loin de nous assommer de chiffres, l’autrice appuie toutefois ses propos par des statistiques intégrées au roman, nous livrant ainsi une véritable enquête documentée. Cela nous fait réfléchir et finalement, l’intrigue fictionnelle est reléguée au second plan. Le ton neutre et détaché sans recherche de style littéraire propre colle donc parfaitement à la forme de cet ouvrage.

    Alors que ce texte féministe est imprégné de la culture coréenne et évoque des événements propres au pays, la voix de Kim Jiyoung a une résonance universelle pour toutes les femmes, peu importe leur condition. Nous pouvons toutes au moins nous identifier à elle à un moment de son histoire, de ses épreuves. Chacune se reconnaîtra dans son envie de faire écouter sa voix, de s’affirmer dans une société dominée par la tradition, dans son combat pour s’épanouir dans son travail et surtout, dans son envie de réaliser ses rêves ! On ne le lit pas pour son style mais pour la façon de dénoncer ces petites et grandes oppressions. À mettre entre toutes les mains !

    Chronique à lire aussi sur https://thetwinbooks.wordpress.com/2020/04/03/kim-jiyoung-nee-en-1982-cho-nam-joo/

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • ce roman propose de nous éclairer sur la condition féminine.
    Effectivement, l'auteure nous dresse un portrait peu reluisant de ses compatriotes masculins. Et dévoile - enfin - ce que la femme coréenne subit tout au long de sa vie.

    ce roman propose de nous éclairer sur la condition féminine.
    Effectivement, l'auteure nous dresse un portrait peu reluisant de ses compatriotes masculins. Et dévoile - enfin - ce que la femme coréenne subit tout au long de sa vie.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Nous sommes Kim
    *
    Considéré comme un phénomène littéraire dans son pays d'origine, la Corée du sud, ce roman propose de nous éclairer sur la condition féminine.
    Effectivement, l'auteure nous dresse un portrait peu reluisant de ses compatriotes masculins. Et dévoile - enfin - ce que la femme...
    Voir plus

    Nous sommes Kim
    *
    Considéré comme un phénomène littéraire dans son pays d'origine, la Corée du sud, ce roman propose de nous éclairer sur la condition féminine.
    Effectivement, l'auteure nous dresse un portrait peu reluisant de ses compatriotes masculins. Et dévoile - enfin - ce que la femme coréenne subit tout au long de sa vie.
    Construit en 6 chapitres (périodes-clés) d'une épouse , qui, arrivée à la trentaine , se met à se prendre pour d'autres femmes, d'autres voix. Schizophrénie? Ras le bol? Dépression? Volontaire pour choquer son entourage? Voilà ce que nous propose l'auteure.
    Retracer son parcours de sa naissance jusqu'à la parentalité.
    *
    De manière simple, direct, sans fioritures, mais très limpide, le message est de dénoncer toutes les inégalités qui concernent les femmes. Avec des chiffres à l'appui, ce roman devient manifeste sur le sujet de la prédominance masculine (le travail, les études, l'accueil à sa naissance....). On tombe des nues quand on voit ce pays si moderne par ailleurs (dans la technologie par exemple) , rester dans des blocages inégalitaires.
    *
    La parole est aussi donnée à la mère de la narratrice. Une rareté, une pionnière dans le mouvement féministe. Une voix qui s'impose tout en discrétion mais qui permet de faire émerger une réflexion. Petits pas....
    Cette voix, c'est l'auteure, qui ose dénoncer, qui parle au nom de toutes les coréennes, qui souhaite changer les choses.
    Malgré cette différence culturelle, certaines situations sexistes sont également transposables ici en France malheureusement. Ce livre a une portée universelle. Et je conseille cette lecture à tous les adolescents (tes) du monde entier.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Kim-Jiyoung, 35 ans, est une femme ordinaire qui habite avec son mari et leur fille dans la banlieue de Séoul.

    Cette fiction nous relate son histoire, mais aussi celle de sa mère, de sa sœur. Des récits de vies, des anecdotes qui sont le reflet accablant du quotidien que vive aujourd’hui la...
    Voir plus

    Kim-Jiyoung, 35 ans, est une femme ordinaire qui habite avec son mari et leur fille dans la banlieue de Séoul.

    Cette fiction nous relate son histoire, mais aussi celle de sa mère, de sa sœur. Des récits de vies, des anecdotes qui sont le reflet accablant du quotidien que vive aujourd’hui la majorité des femmes coréennes.

    Car, en Corée du Sud, la naissance d’une fille est loin d’avoir la même valeur que celle d’un garçon. Ces derniers connaissent un traitement de faveur tandis que les avortements de fœtus de sexe féminin sont fréquents. L’enfance des fillettes coréennes est marquée dès leur plus jeune âge par la différence, l’absence de considération.

    Un pays dominé par une société patriarcale et des traditions profondément ancrées. Discrimination lors des entretiens d’embauche, inégalités des salaires, la plupart des femmes coréennes n’ont d’autres choix que d’arrêter de travailler dès lors qu’elles deviennent mères.

    Des femmes marginalisées, harcelées, victimes de discrimination sexuelle tout au long de leur existence.

    Miroir de la société coréenne, j’ai été consternée, effarée par cette histoire et ces chiffres sur lesquels s’appuie l’auteure pour étayer son récit. Celle-ci fait ici le choix judicieux de rester en retrait, d’adopter un ton neutre par le biais d’une plume fluide et captivante.

    Une lecture qui bouscule, qui m’a percutée de plein fouet, opérant une véritable prise de conscience face à la condition féminine épouvantable qui règne en Corée du Sud.

    Un roman fort, saisissant, à mettre entre toutes les mains et qui, je l’espère, permettra de faire bouger les mentalités.

    https://mesechappeeslivresques.wordpress.com/

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/02/kim-jiyoung-nee-en-1982-de-cho-nam-joo.html

    " Depuis que je sais que je porte un garçon, je suis fière devant mes beaux-parents."

    Kim Jiyoung est née en 1982, c'est une femme ordinaire qui vit à Séoul avec son mari et sa petite fille. Elle a...
    Voir plus

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/02/kim-jiyoung-nee-en-1982-de-cho-nam-joo.html

    " Depuis que je sais que je porte un garçon, je suis fière devant mes beaux-parents."

    Kim Jiyoung est née en 1982, c'est une femme ordinaire qui vit à Séoul avec son mari et sa petite fille. Elle a un travail qu'elle aime mais qu'elle a du quitter pour élever son enfant. Du jour en lendemain, Kim Jiyoung se met à parler avec la voix d'autres femmes, elle s'incarne dans différentes personnes de son entourage vivantes ou parfois décédées. Que lui est-il arrivé ?

    Kim va consulter un psychiatre et, à travers son récit, on découvre son histoire, de son enfance jusqu'à sa vie d'épouse et de mère. On découvre également l'histoire des femmes coréennes sur trois générations et force est de constater que de génération en génération très peu de choses changent avec la malédiction de mettre au monde une fille, le favoritisme des parents et du corps enseignant envers les garçons, l'obligation pour les filles de sacrifier leurs rêves pour leur famille et leurs frères, la discrimination à l'embauche, le harcèlement sexuel, l'impossibilité de concilier vie familiale et vie professionnelle, les emplois précaires non déclarés pour celles qui deviennent mères, la soumission au mari et à la belle-famille. Une vie qui se résume à s'occuper de la maison, des enfants et de sa belle-mère en enchainant les petits boulots même pour celles qui ont des diplômes universitaires. Naître fille c'est être contrainte de renoncer à ses rêves.

    Le récit est construit en six parties qui correspondent aux différentes périodes de la vie de Kim. Les différentes injustices et discriminations auxquelles elle doit faire face tout au long de sa vie sont édifiantes jusqu'au dénouement glaçant. Au début on croit lire un livre sur la condition féminine en Corée du Sud mais rapidement on se rend compte que l'histoire de Kim est universelle, toute femme se reconnaitra à un moment ou un autre dans le destin de cette jeune femme coréenne. J'ai été frappée par le peu de différences entre la situation de la femme en Corée et dans notre pays. Le style est très simple, la narration est neutre, voire clinique, parfaitement adaptée à ce récit, l'auteure relate simplement la vie de Kim sans émettre aucun jugement. J'ai trouvé intéressant qu'elle insère dans son roman des données chiffrées, des indicateurs sociaux, pour étayer son propos. Un texte courageux et nécessaire à mettre entre toutes les mains, celles des femmes et celles des hommes. Un roman féministe, miroir édifiant de notre société.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Curieuse histoire que celle de Kim Jiyoung, qui brutalement se met à parler - sans pouvoir s’en empêcher - avec la voix de différents membres de sa famille ! Ce qui n’est pas sans inquiéter son mari et agacer sa belle-mère !

    Kim Jiyoung vit à Séoul. Elle a une soeur (normalement, elle aurait...
    Voir plus

    Curieuse histoire que celle de Kim Jiyoung, qui brutalement se met à parler - sans pouvoir s’en empêcher - avec la voix de différents membres de sa famille ! Ce qui n’est pas sans inquiéter son mari et agacer sa belle-mère !

    Kim Jiyoung vit à Séoul. Elle a une soeur (normalement, elle aurait dû en avoir deux mais pas question que le troisième enfant soit encore une fille, si vous voyez ce que je veux dire …) et un petit frère, né cinq ans après elle.

    Dans les années 90, les collèges mixtes font leur apparition, mais on traite toujours les garçons comme des privilégiés. En 2000, la Corée du Sud a officiellement interdit la discrimination féminine sans que rien ne change vraiment. À la fin de ses études universitaires, Kim Jiyoung est embauchée par une société d’évènementiel. En 2012, elle rencontre son mari, l’épouse et attend sa fille. En 2014, elle démissionne pour se consacrer entièrement à sa famille et le 8 septembre 2015, elle “disjoncte” …

    C’est son psychiatre qui nous confie avoir bien compris le souci. Sa femme, ophtalmologiste, a eu un problème similaire après la naissance de leur fils … C’est encore lui qui déplore le prochain départ d’une conseillère (enceinte évidemment !) de la clinique où il travaille, et qui décide à l’avenir de n’employer que des femmes célibataires !…

    Un petit livre instructif sur la Corée du Sud, un brin ironique, qui en tout cas nous confirme que la femme asiatique, orientale ou occidentale est peu ou prou traitée de la même façon, quand bien même il y aurait une évolution lente et poussive …

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Suggestions de lecture

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions