Kabukicho

Couverture du livre « Kabukicho » de Dominique Sylvain aux éditions Viviane Hamy
  • Date de parution :
  • Editeur : Viviane Hamy
  • EAN : 9782878583212
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

L'écrivain nous immerge dans le quartier le plus sulfureux de la capitale nipponne. Le jour, Kabukicho est plutôt morne et comateux, mais à la tombée de la nuit il révèle son visage : Pigalle puissance dix à la mode japonaise, où tous les moyens sont bons pour ferrer le client dans un des bars à... Voir plus

L'écrivain nous immerge dans le quartier le plus sulfureux de la capitale nipponne. Le jour, Kabukicho est plutôt morne et comateux, mais à la tombée de la nuit il révèle son visage : Pigalle puissance dix à la mode japonaise, où tous les moyens sont bons pour ferrer le client dans un des bars à hôtes ou à hôtesses qui abondent parmi les love hôtels et autres soaplands. Immense théâtre de la séduction contrôlé par la mafia japonaise, seules les compliments comptent et se paient en coupe de champagne.

Marie, une jeune française, dépense ses dernières économies afin de s'acheter un billet d'avion pour le Japon et espère y trouver un travail.

Une fin de journée, elle rencontre Kate Sanders, l'hôtesse la plus populaire du Club Gaïa, qui lui propose de la présenter à sa patronne : « Hôtesse paie bien mieux que barmaid et c'est plus amusant ». Une amitié solide se tisse entre les deux jeunes femmes.

Pourtant un soir, Kate ne se présente pas au Club Gaïa. Le lendemain, son père, Jason Sanders, reçoit sur son téléphone portable une photo d'elle, les yeux clos, accompagnée de ces mots : Elle dort ici. Que lui est-il arrivé ? Qui est responsable de cette mise en scène morbide ? Déterminé à trouver des réponses, il décide de prendre le premier vol pour Tokyo.

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  • Dominique Sylvain qui a vécu quelques années au Japon, connaît donc très bien ce Pays du Soleil Levant » et cela se ressent.
    Son premier roman « Baka » (»idiote » en japonais, paru en 1995) lui avait été inspiré par Tokyo où elle a séjourné trois ans. Premier succès. Par la suite viendront...
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    Dominique Sylvain qui a vécu quelques années au Japon, connaît donc très bien ce Pays du Soleil Levant » et cela se ressent.
    Son premier roman « Baka » (»idiote » en japonais, paru en 1995) lui avait été inspiré par Tokyo où elle a séjourné trois ans. Premier succès. Par la suite viendront d’autres ouvrages tous très forts.

    Cette fois elle a choisi un quartier sulfureux de Tokyo, « KABUKICHO » qui a donné le titre de ce livre très sombre.
    Les principaux personnages sont :
    * Yudai – toujours très élégant, recherché par les femmes pour de la compagnie tarifée.
    * Kate Sanders – une jeune anglaise, devenue une des hôtesses les plus recherchées du Club Gaïa mais qui disparaît brutalement.
    * Son père, à Londres, qui reçoit sur son portable une photo d’elle, les yeux clos avec le message « Elle dort ici ».
    * Colocataire de Kate « Marie vit bientôt l’image de Kate apparaître sur l’écran de son smartphone. Pâle, yeux clos, longs cheveux blonds en corolle, bras le long du corps.
    Paisible. Endormie.
    Force était de constater qu’elle n’avait pas pu se photographier elle-même. Kanonojo wa koko de nete imasu. Marie traduisit la phrase sans difficulté. Elle dort ici. » (page 28).

    Avec l’arrivée de Sanders à Tokyo pour tout mettre en œuvre afin de découvrir la vérité, aidé par Marie mais aussi avec l’enquête de Yamado, capitaine de police du quartier de Shinjuku, nous allons dans ce Japon mystérieux où l’auteure nous décrit si bien cette « Cité des Mensonges ».

    J’ai tout de suite été entraînée dans cette histoire que j’aie lue avec une passion dévorante, un grand intérêt et la curiosité de découvrir cette ville de Tokyo où se passe cette intrigue si bien menée.
    J’ai aussi apprécié cette visite guidée avec son total dépaysement car les Japonais ont leurs façons de penser et de vivre bien particulières. On y va de de surprises en surprises et la fin est vraiment à découvrir. Quelle machination !

    Si ce livre est classé dans la rubrique « roman », pour moi c’est un excellent « roman noir », noir comme la si belle couverture qui attirait mon regard depuis longtemps avec cette photo d’une Japonaise aux cheveux verts.

    Dominique Sylvain ne fait que confirmer son talent en nous faisant ressentir sa passion pour ce pays lointain. Passion qui monte aussi de plus en plus en moi, aussi bien pour les livres qui y sont consacrés mais également pour les écrivains qui en sont originaires.
    Je rajouterai simplement que ce roman a reçu le Prix Roman Interpol’Art 2017.

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  • Kabukicho, Cité des mensonges nous plonge dans l’ambiance de ce quartier sulfureux de Tokyo (Kabukicho). Les bars à hôtesses au sens nippon sont des lieux entre séduction et distinction où le sexe n’est pas obligatoire : les hommes vont s’épancher sur leur vie, leur stress et leur frustration...
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    Kabukicho, Cité des mensonges nous plonge dans l’ambiance de ce quartier sulfureux de Tokyo (Kabukicho). Les bars à hôtesses au sens nippon sont des lieux entre séduction et distinction où le sexe n’est pas obligatoire : les hommes vont s’épancher sur leur vie, leur stress et leur frustration face à des hôtesses accueillantes et à leur goût pour pouvoir les écouter.

    Le quartier est très chaud et les établissements bien souvent tenus par les yamakazis mais ce n’est pas le cas du Club Gaïa où travaillent l’anglaise Kate Sanders et sa colocataire et amie française Marie. Kate est la plus populaire du club et est très demandée… jusqu’au moment où elle disparaît… et réapparaît sur une photo et trois mots envoyés à son père Jason vivant en Angleterre.

    L’enquête menée par le capitaine Yamada peut commencer… le suspense aussi. Peu à peu, l’histoire nous révèle le rêve de Marie de publier un livre, nous fait découvrir les mœurs japonaises en visitant le quartier avec Jason, la vie de Yudai l’ami de Kate, le passé de la gérante du Club Gaïa, la mama-san Sanae…

    Le roman est écrit de manière légère : le style fluet et les descriptions ne manquent pas pour nous faire apprécier l’ambiance japonaise, comme l’auteur qui a vécu 10 ans au Japon. Les rebondissements et les double-jeux sont nombreux pour pouvoir apporter de fausses pistes à l’enquête, la découverte de la culture japonaise intéressante… mais ce roman un peu court ne m’a pas séduite : face à cette histoire, l’intrigue et le suspense ne sont pas assez forts pour me dire… qu’à la fin de la lecture, ça me touche !

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  • Il s'agit du premier roman que je lis de cette auteure et je dois l'avouer son style est intéressant. En effet dès les premières lignes on plonge dans l'univers sombres de Kabukicho( le quartier chaud de Tokyo) synonymes de luxure et de plaisir. Tout d'abord ce polar polyphonique permet de mieux...
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    Il s'agit du premier roman que je lis de cette auteure et je dois l'avouer son style est intéressant. En effet dès les premières lignes on plonge dans l'univers sombres de Kabukicho( le quartier chaud de Tokyo) synonymes de luxure et de plaisir. Tout d'abord ce polar polyphonique permet de mieux appréhender cet univers qui engloutit tout et tous!

    On y rencontre Yudai gigolo de 30 ans, confident et hôte de choix auprès de ses clientes, et puis il y a Kate la belle Kate que tous les hommes veulent courtiser mais dont les aspirations sont tout autres.
    Ensuite se joigne à eux Marie amie et colocataire de Kate assez en retrait, Sanae patronne du Club Gaïa où travaillent les deux jeunes femmes, Yamada le policier qui va mener l'enquête. Oui car la belle Kate a disparu, son père reçoit un étrange message, une photo de sa fille endormie avec pour message: «elle dort ici», rappelant étrangement une autre affaire...

    Ce que j'ai aimé dans ce polar c'est la facilité avec laquelle on entre dans l'histoire et surtout cette sensation d'immersion dans un monde et une culture qui nous est étrangère. Le fait que l'auteure est vécue quelque temps au Japon y est pour beaucoup, puisque j'ai ressenti une certaine musicalité voire poésie dans les mots.

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  • Kabukicho c'est le nom d'un quartier de Tokyo. Le quartier chaud; celui des plaisirs, tout est possible, le sexe en public, les soapland mais aussi , contraste du Japon oblige, les bars à hôtes ou à hôtesses.
    Contrairement à notre société, ce sont des bars où les hôte(sse)s écoutent les...
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    Kabukicho c'est le nom d'un quartier de Tokyo. Le quartier chaud; celui des plaisirs, tout est possible, le sexe en public, les soapland mais aussi , contraste du Japon oblige, les bars à hôtes ou à hôtesses.
    Contrairement à notre société, ce sont des bars où les hôte(sse)s écoutent les clients parler, "massent" l'égo, l'âme. On écoute et ne franchit pas la barrière du sexe.

    Kate Sanders est anglaise, elle a choisi ce métier tout comme sa co-locataire Marie Castain , la française. Elles sont hôtesses au Club Gaïa de Mama Sanae.

    Kate disparaît étrangement, une photo d'elle endormie, allongée dans un parc est envoyée par texto à son père Jason, avec comme texte "elle dort ici". Etrange, il arrivera bien vite au pays du soleil levant pour mener son enquête en compagnie de Marie. L'inspecteur Yamada sera lui aussi sur le coup, ainsi que Yudai un ami proche de Kate , hôte au Café du Château. Je n'ai pas envie de vous en dire plus de l'intrigue.

    Marie, Yudai et Yamada seront les trois voix qui nous guideront au cours de l'enquête, mais à mon sens ce ne sont pas les personnages principaux, il faut y ajouter Kabukicho et surtout la culture japonaise dont Dominique Sylvain nous parle à merveille.

    En effet, c'est avant tout un livre d'ambiance. On est sur place et on découvre les us et coutumes étonnantes et c'est passionnant. La description des lieux est parfaite : Shinjuku, Roppongi Hills, la parc de Chiba, mais aussi les soapland, les influences des Yakusa, le vocabulaire japonais.

    La société japonaise est bien décrite, décortiquée. La psychologie des personnages est parfaite, on rentre au plus profond des dérives de l'âme. Un super polar d'ambiance. L'écriture est fluide.

    Une découverte à faire sans hésitation.

    Ma note : 8/10


    Les jolies phrases

    Etre abandonné permet d'avoir l'esprit libre.

    C'est le plaisir du jeu. Le client joue à l'homme à qui tout réussit. L'hôtesse endosse le rôle de la jeune fille naïve, moins intelligente que son compagnon.


    https://nathavh49.blogspot.be/2017/03/kabukicho-dominique-sylvain.html

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  • Je ne connaissais pas cet auteur , et pour cause, je ne suis pas férue de romans policiers.
    Mais , un de temps en temps , c'est délassant. Donc , en lisant d'excellentes critiques, je suis partie pour Tokyo, dans ce quartier malfamé qu'est Kabukicho.
    Une jeune femme anglaise, hôtesse de bar ...
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    Je ne connaissais pas cet auteur , et pour cause, je ne suis pas férue de romans policiers.
    Mais , un de temps en temps , c'est délassant. Donc , en lisant d'excellentes critiques, je suis partie pour Tokyo, dans ce quartier malfamé qu'est Kabukicho.
    Une jeune femme anglaise, hôtesse de bar non professionnelle, disparaît, son père arrive vite pour mener l'enquête aux côtés de la police, et en compagnie de la colocataire de sa fille, une française.
    Ce qui est intéressant me semble t-il , n'est pas l'intrigue, somme toute assez commune dans les polars, mais le milieu dans lequel elle baigne.
    En effet, si la façon de faire des policiers semble universelle (le gentil, le méchant..) et une conscience professionnelle certaine, la psychologie des personnages et de la société japonaise toute entière est bien éloignée de de la nôtre . Les bordels ne « semblent » pas tous avoir la même finalité, peut -être une résurgence des geishas, cala va de la conversation aimable et factice , à l 'animalité la plus vile .
    La lecture de ce livre n'est pas lassante , mais est vite oubliée.

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  • Roman noir Kabukicho nous plonge dans un Japon loin des cartes postales, dans le monde de la nuit et des hôtes. Kabukicho c’est le quartier chaud de Tokyo où se croisent les protagonistes de l’histoire. Kate belle anglaise qui est la meilleure hôtesse du bar Gaïa, Marie sa colocataire française...
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    Roman noir Kabukicho nous plonge dans un Japon loin des cartes postales, dans le monde de la nuit et des hôtes. Kabukicho c’est le quartier chaud de Tokyo où se croisent les protagonistes de l’histoire. Kate belle anglaise qui est la meilleure hôtesse du bar Gaïa, Marie sa colocataire française qui officie aussi au même endroit. Yudai lui a son propre bar le café château. Suite à la disparition de Kate, une enquête est menée par le policier Yamada et son adjoint, celui-ci va tout faire pour comprendre ce qui est arrivé à la jeune anglaise.

    Sans rien dévoiler de l’intrigue, ce polar est intéressant car il nous plonge dans une culture et un monde inconnu, ce monde interlope bien codifié où tout n’est qu’apparence. Le Japon et ses règles de politesse, son art de la conversation pour les hôtes, sa société hiérarchisée, ses yakusas sont mise en lumière de main de maître par l’écriture précise et efficace de l’auteur. Elle nous immerge dans ce monde inconnu de manière intelligente alternant description et analyse de cette violence feutrée du pays, de ses contradictions. Un jeu où les hôtes font croire à leurs clients qu'ils sont importants et redorent leurs égos, une véritable cité des mensonges institutionnalisée comme l'intrigue faite de faux semblants.

    Les personnages sont tous intéressants avec leurs failles Yudai qui n’aspire qu’à une vie normale avec son fils, Marie qui est la gentille copine dans l’ombre de sa coloc et qui nourrit de secrètes ambitions. Yamada qui veut redevenir le bon flic qu’il a été avant son coma, son adjoint qui veut réussir vite et bien. Les personnages secondaires comme Sanae, Akiko, le père de Kate James donnent de l’épaisseur au récit de ce quartier troublé en voie de démolition avant les JO. La psychologie des personnages est intéressante, leurs aspirations, le décalage entre leur apparence, leur calme et leurs motivations sont une fine analyse de la société. Dans ce jeu aseptisé le père de Kate qui remue ciel et terre pour comprendre symbolise le regard occidental qui ne comprend pas toujours les règles du pays. Le personnage de Marie et son évolution sont intéressants à suivre. La réflexion sur la folie, la violence aussi sont la force de ce polar.

    Un polar psychologique comme je les apprécie, avec la forme et le fond, avec une bonne mise en place de l’intrigue et un suspense qui va crescendo et une fin originale. Je vais me faire un plaisir de découvrir d’autres romans de cette auteur, une belle découverte.

    Bonne lecture et plongez dans les bas fonds de Tokyo, suivez l’auteur comme guide pour connaître l’autre face du pays du soleil levant.

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