Juste après la vague

  • résumé Nathalie Bullat 14 03 18
    Imaginez un gigantesque tsunami, un raz de marée titanesque qui recouvre plaines, villages, habitations.
    Dès le prologue une vision d’apocalypse, une version moderne du déluge biblique bouscule le lecteur.
    Roman d’anticipation où le ciel et les saisons déréglées, la terre giflée par les vents annoncent la « catastrophe, la vraie, la grande »
    Roman sur l’isolement, l’abandon, mais aussi sur l’amour familial et la nécessité de vivre.

    Avec des phrases courtes qui galopent Sandrine Collette raconte la rage des éléments. Son style haché, ciselé, ses mots vifs frappent et jouent avec nos nerfs. L’instinct de survie au fil des pages est poussé aux maximum presque animal. « Chacun lutte pour soi, le monde autour a disparu. Plus de pensée, plus rien »
    Rares rescapés, un couple et leurs neuf enfants vivent sur une petite île. Voyant la montée des eaux progresser un peu plus chaque jour, ils décident de rejoindre les hautes terres. Mais la barque alourdie de vivres, ne peut être occupée que par 8 personnes !
    Les parents décident de laisser 3 enfants. Pourquoi et lesquels ? Le père promet son retour. La mère rongée par la culpabilité semble perdre la raison.
    Atteindront ils leur but dans cet océan qui frappe et qui cogne s’amusant de courtes accalmies sournoises.
    les scènes de tempêtes se suivent, nous essoufflent. Le lecteur cherche l’éclaircie.
    Quant aux 3 robinsons, trop jeunes pour craindre la mort, ils affrontent les problèmes avec l insouciance de leur âge ; ce sont eux les plus intéressants et les plus attachants.
    Une fois de plus Sandrine Collette nous accroche dans cet huis-clos à ciel ouvert, mettant ses personnages face à une nature hostile, et cette fois c est dans un désordre d’écume, de lames cassantes, d’eau vivante comme une bête furieuse.

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