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Jeanne

Couverture du livre « Jeanne » de Patrick Da Silva aux éditions Chemin De Fer
Résumé:

Au Moyen Âge, un royaume assiégé de toutes parts est sauvé de la déroute par l'intervention d'un mystérieux chevalier. Pour le remercier, le roi accède à sa demande et lui offre la main de Clémence, sa propre fiancée. À la mort du souverain, c'est le chevalier qui est désigné comme successeur du... Voir plus

Au Moyen Âge, un royaume assiégé de toutes parts est sauvé de la déroute par l'intervention d'un mystérieux chevalier. Pour le remercier, le roi accède à sa demande et lui offre la main de Clémence, sa propre fiancée. À la mort du souverain, c'est le chevalier qui est désigné comme successeur du trône.
C'est à ce moment de l'histoire que Patrick Da Silva construit son récit, à travers les voix de trois femmes : Clémence, reine ardente et éphémère, Mathilde, maîtresse éconduite du roi, et la mystérieuse Jeanne.
Ces trois monologues s'entrecroisent et reconstituent les faits devant un tribunal. Car c'est bel et bien à un procès que nous assistons, tenus en haleine jusqu'à la révélation finale de l'infamie que l'on juge.

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Avis (1)

  • Les premières phrases donnent le ton. Nous assistons à un procès en un siècle passé, le Moyen-âge pour être précise, le vocabulaire en atteste.
    Trois femmes, trois monologues qui se percutent les uns les autres, des phrases qui sont comme des flèches enveloppées de haine, de vengeance, de...
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    Les premières phrases donnent le ton. Nous assistons à un procès en un siècle passé, le Moyen-âge pour être précise, le vocabulaire en atteste.
    Trois femmes, trois monologues qui se percutent les uns les autres, des phrases qui sont comme des flèches enveloppées de haine, de vengeance, de désir.
    Clémence que l’on a offerte, c’est le mot qu’elle emploie, au preux chevalier qui a permis la victoire alors qu’elle était la fiancée officielle du roi.
    Mathilde, la maîtresse répudiée de ce même roi.
    Jeanne, que l’on sent d’une plus basse extraction, femme de caractère.
    Clémence et Jeanne font face à des juges. Dès le début je sens ce que ce procès à de crucial.
    Jeanne, la rebelle, Jeanne, marquée du sceau de ses maîtres, comme le bétail. Jeanne, celle qui n’a jamais connu le sein maternel dévolu aux filles des maîtres, Béatrice et Clémence. Pourtant, elle a eu un destin hors du commun. Ces hommes, même son roi furent à ses pieds.
    Jeanne, quelle est belle dans sa colère ! Elle brûle de sa colère. Petit jeu de mot car l’auteur utilise là le mythe de Jeanne d’Arc.
    Clémence n’est pas en reste qui se voit couverte d’opprobre alors qu’elle n’a fait qu’obéir aux ordres de ces « Monseigneurs » dont ses propres frères.
    Mathilde a le mauvais rôle. Répudiée par son Roi, pleine d’amertume qui voudrait comprendre, qui cherche le pourquoi et…
    J’ai aimé la révolte de ces femmes qui mettent les juges face à leurs contradictions, leur lâcheté, leur hypocrisie. Ces femmes qui osent parler de leur amour avec tant de sensualité, d’audace, qui se battent malgré l’inéluctable.

    Les dessins naïfs de Noémie Privat sont comme des enluminures très explicites à la fois précieuses et coquines. Les dessins appuient le texte. Ainsi, Jeanne et ses cheveux en forme de chèvre, le portrait très fier de Mathilde…

    Une collection superbe. C’est un livre-voyageur qui m’a emmené au pays des passions pour mon plus grand plaisir.

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