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Je t'ai oubliée en chemin

Couverture du livre « Je t'ai oubliée en chemin » de Pierre-Louis Basse aux éditions Cherche Midi
Résumé:

Le baiser du Nouvel An était sans amour. Funèbre et froid, comme un hiver normand. Deux jours plus tard, par SMS, la femme pour laquelle il nourrit une passion depuis sept ans apprend à Pierre que tout est fini. Il est tout simplement rayé de la carte, effacé.
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Le baiser du Nouvel An était sans amour. Funèbre et froid, comme un hiver normand. Deux jours plus tard, par SMS, la femme pour laquelle il nourrit une passion depuis sept ans apprend à Pierre que tout est fini. Il est tout simplement rayé de la carte, effacé.
« Ce genre d'amour qui meurt fait un bruit d'hôpital. » Fin de partie ? Effondrement brutal. La mort rôde. Pierre pense mettre fin à ses jours. Il va plutôt venir à bout de ce chagrin, l'épuiser, le rincer - en marchant, en écrivant. Le triomphe de la littérature et du corps qui se révolte dans les ténèvres. La vie, tout au bout du chemin.
Pour que le sentiment, enfin, ne devienne plus que le souvenir de ce sentiment.

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Articles (1)

Avis (17)

  • Le nom de Pierre Louis Basse me disait quelque chose. En faisant de petites recherches, je me suis souvenu d’avoir entendu ce journaliste lorsqu’il passait à la radio. Je ne savais pas qu’il écrivait, et ce depuis longtemps. J’ai donc comblé mes lacunes avec sa dernière production.

    Ce court...
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    Le nom de Pierre Louis Basse me disait quelque chose. En faisant de petites recherches, je me suis souvenu d’avoir entendu ce journaliste lorsqu’il passait à la radio. Je ne savais pas qu’il écrivait, et ce depuis longtemps. J’ai donc comblé mes lacunes avec sa dernière production.

    Ce court roman traite d’un thème particulièrement éculé en littérature : la rupture amoureuse. Je pensais même que tout avait été dit par les prédécesseurs. La rupture racontée est un peu particulière, parce qu’elle intervient en deuxième partie de vie du narrateur, qu’elle a duré 7 ans et surtout que la bien-aimée y a mis fin avec un simple…SMS ! Cette manière de procéder a déstabilisé le personnage au point de l’interroger sur la signification de ce geste.

    Pour ce faire, il va tout d’abord décider de marcher pour se remémorer. En effet, durant sa promenade, il fait un point sur sa relation achevée : Leur rencontre, leur complicité mais aussi tous les indices d’un éloignement croissant. Il met aussi en perspective les moyens de communication d’aujourd’hui et plus particulièrement le SMS utilisé pour mettre le point final. Ces échanges modernes modifie la temporalité et participe à la nouvelle société du tout, tout de suite. Il va ensuite écrire pour oublier. Le fait de poser cette histoire sur le papier lui permet d’en évacuer la dramaturgie. Il veut que la femme aimée et le drame sentimental qui a suivi, deviennent de simples souvenirs.

    Ce livre est le témoignage d’un homme d’un autre temps qui cherche à se sortir du vide sentimental dans lequel il est tombé. La plume de Pierre-Louis Basse est exigeante, peut-être un peu trop d’ailleurs. Les phrases sont pour la plupart ampoulées et la fluidité de la lecture en est altérée. Il a fallu que je sois concentré afin de ne pas perdre le fil, et dans cette situation, je n’ai pas ressenti les émotions du narrateur. Sans renier la qualité de l’écriture, je ne peux pas dire que ce texte m’ait emballé…


    http://leslivresdek79.com/2019/03/04/438-pierre-louis-basse-je-tai-oubliee-en-chemin/

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  • J’ai lu des chroniques qui ont eu peu de sympathie envers ce roman. Moi j’ai été touchée par ce texte. Un cri, un cheminement de 125 pages, au rythme d’une marche dans la forêt de Bernay, en Normandie française. Marcher pour reprendre vie, contre le désespoir, contre la chute et le...
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    J’ai lu des chroniques qui ont eu peu de sympathie envers ce roman. Moi j’ai été touchée par ce texte. Un cri, un cheminement de 125 pages, au rythme d’une marche dans la forêt de Bernay, en Normandie française. Marcher pour reprendre vie, contre le désespoir, contre la chute et le chagrin.

    Oui c’est décousu, comme tout chagrin qui vous plonge dans un état où le raisonnement du commun des mortels ne fait plus loi; ne vous restent que les souvenirs, comme une déchirure à oublier; les paysages, les choses aimées avec l’être aimé, toutes ces beautés qui font violence et qu’il est urgent et vital d’oublier.

    Oui c’est cru, parfois. Mais j’entends ces passages comme une colère, un besoin illusoirement salutaire de faire mal à celle qui part. Une théorie comme une autre.

    « Je t’ai oubliée en chemin » est un combat pour et contre l’oubli. Cet état bancal et si commun de tous ceux qui ont aimé et qui ont perdu.

    Marcher et écrire pour ne pas sombrer. Un chemin de croix que j’ai emprunté, lectrice silencieuse, aux côtés de Pierre-Louis Basse, avec l’humilité et la gratitude de celle à qui on laisse voir une fragilité.

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  • PL Basse nous entraine dans une histoire d’amour balayée par sms de la part d'Ana .Un amour de 7 années. Le narrateur sera dévasté, puis nous le verrons revivre grâce à de longues marches dans la nature, l’auteur nous fait prendre le temps de la reconstruction. Une belle sensibilité touchante...
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    PL Basse nous entraine dans une histoire d’amour balayée par sms de la part d'Ana .Un amour de 7 années. Le narrateur sera dévasté, puis nous le verrons revivre grâce à de longues marches dans la nature, l’auteur nous fait prendre le temps de la reconstruction. Une belle sensibilité touchante dans les lignes de ce récit.

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  • Ce roman est celui d’une rupture et de la longue marche vers l’acceptation puis vers la reconstruction.
    Tout commence le 2 janvier 2018 : le narrateur (que l’on suppose être également l’auteur) reçoit un sms de rupture de la part de la femme qu’il aime, Ana.
    « On enterrait un amour sans...
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    Ce roman est celui d’une rupture et de la longue marche vers l’acceptation puis vers la reconstruction.
    Tout commence le 2 janvier 2018 : le narrateur (que l’on suppose être également l’auteur) reçoit un sms de rupture de la part de la femme qu’il aime, Ana.
    « On enterrait un amour sans prévenir les fossoyeurs. Juste pour commencer l’année de manière un peu différente. Ce fut la double peine »
    Après la sidération, il se remémore des pans de sa vie, va chercher dans les confins et tréfonds de son enfance de son enfance (notamment la relation avec son père) les échos à cet abandon qui le laisse chancelant et auquel il ne pense pas survivre.
    Pour tenter de venir à bout de son immense chagrin, il va …marcher et écrire. Marcher jusqu’à l’épuisement. Se souvenir. Poser des mots. Sur elle. Sur eux. Sur leurs temps heureux. Sur le côté droit du lit désormais vide. Ecrire pour pouvoir dire adieu, rester vivant et que le sentiment ne devienne plus qu’un souvenir.
    « J’étais vivant. Ana était devenue du papier ».
    Un récit (je n’ai trouvé nulle part la mention « roman ») totalement mélancolique. C’est normal, me direz-vous, une rupture, ce n’est jamais bien gai. Superbement écrite, l’histoire n’a cependant pas réussi à m’emporter sur la durée. A mon sens, mais c’est juste mon ressenti, le personnage principal est devenu la dépression de l’auteur. Il m’a manqué cette part de lumière qui aurait pu en faire un coup de cœur.

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  • " C'est l'histoire d'un bras de fer entre espoir et désespoir."

    Quitté le 2 janvier 2018 sur un simple texto par Ana, la femme avec qui il vivait une passion amoureuse depuis sept ans, Pierre est effondré. Il songe à mettre fin à ses jours avant de se reprendre et de décider de marcher et...
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    " C'est l'histoire d'un bras de fer entre espoir et désespoir."

    Quitté le 2 janvier 2018 sur un simple texto par Ana, la femme avec qui il vivait une passion amoureuse depuis sept ans, Pierre est effondré. Il songe à mettre fin à ses jours avant de se reprendre et de décider de marcher et d'écrire son histoire pour venir à bout de son chagrin. Il se souvient de leur rencontre, leurs vacances, leurs séjours à Bernay... avec Lou Reed, Philippe Léotard et quelques autres en fin sonore.

    J'ai eu du mal à m'intéresser à cette histoire d'homme blessé qui se complait dans sa mélancolie. Hormis ses tirades assez savoureuses sur les textos et sur internet qui permettent aux couples de se séparer sans se parler, le reste du récit m'a semblé bien banal. Le style est élégant, parfois trop emprunté donnant un ensemble qui manque cruellement de fluidité.

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  • « Je t’ai oubliée en chemin » est un roman de notre société actuelle avec l’amour et ses ruptures, la technologie et ses dérives, la joie et ses peines. Le narrateur, Pierre, est quitté par un simple SMS sans possibilité de se parler, de s’expliquer, de comprendre. Voilà, un texte sur un écran...
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    « Je t’ai oubliée en chemin » est un roman de notre société actuelle avec l’amour et ses ruptures, la technologie et ses dérives, la joie et ses peines. Le narrateur, Pierre, est quitté par un simple SMS sans possibilité de se parler, de s’expliquer, de comprendre. Voilà, un texte sur un écran de téléphone met fin brutalement à une histoire d’amour de sept ans, comme ça, sans plus d’explications… Qui mérite ce type de rupture? Personne… Mais pourtant combien quitte de cette manière l’autre? Beaucoup… De nos jours, tout doit aller vite: ça nous plaît plus, ben on jette et on passe à autre chose. C’est ce qu’a subit Pierre avec ce SMS.

    Après cette rupture, il faut se reconstruire, combattre la peine, avancer coûte que coûte. Mais comment faire quand son monde s’écroule, quand plus rien n’a de sens? Pierre va trouver sa solution: il va marcher, marcher des heures et des heures afin d’évacuer toute cette peine, afin de se repasser son histoire d’amour, afin d’oublier ce texto, sa peine. Le lecteur va accompagner Pierre dans cette démarche: il va marcher avec lui, à la rencontre de cette nature qui est bien souvent oubliée, et que chacun va redécouvrir. En fait, cette marche permet de fuir le désespoir pour regagner de l’espoir. Durant ses randonnées, le narrateur pense à ces sept ans écoulés pour pouvoir les mettre derrière lui. La nature est salvateur pour lui ainsi que la présence de ses amis, qui le soutiennent dans ces moments là. L’auteur nous livre une jolie façon de panser ses plaies, d’oublier sa tristesse, de faire table rase du passé pour pouvoir affronter son avenir.

    Évidemment, Pierre-Louis Basse m’a fait réfléchir sur justement toute cette technologie et la nature accessible à tous. Selon son usage, la technologie (textos, internet, photos) peut être néfaste, perverse, dangereuse, douloureuse. Alors que la nature, la réflexion sur soi, ne peut être que bénéfique. Il ne faudrait pas l’oublier, s’oublier dans la facilité que nous offrent nos téléphones portables. « Je t’ai oubliée en chemin » permet à son lecteur de se recentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire soi et ce qui l’entoure, ce qui est palpable. N’allons pas trop vite et prenons le temps pour les autres et pour soi!

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  • Pierre-Louis Basse nous offre d’une écriture élégante, douce et ardente un inventaire à la Prévert de feu son amour Ana.
    Celle-ci s’en est allée au clic métallique du SMS qui le congédie de sa vie en ce début d’année 2018.
    « La sanction électronique. Elle possédait cette cruauté, ce triste...
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    Pierre-Louis Basse nous offre d’une écriture élégante, douce et ardente un inventaire à la Prévert de feu son amour Ana.
    Celle-ci s’en est allée au clic métallique du SMS qui le congédie de sa vie en ce début d’année 2018.
    « La sanction électronique. Elle possédait cette cruauté, ce triste talent-dans mon esprit fragile- de réunir le passé et le futur. Le simple message électronique avait le pouvoir fulgurant de faire exploser tous les temps d’une vie. Toutes ces questions sans réponses. Pour le reste de toute ma vie. »
    Pierre-Louis et Ana quinquagénaires ce sont rencontrés sept ans plus tôt, comme une évidence, chacun avait eu des vies multiples avant d’avoir leur vie.
    Et là en quelques mots électroniques, elle efface tout ce qui a été eux pour être Elle.
    Lui, le choc passé va trainer ses guêtres dans les paysages normands, qui vont lui permettre de remâcher ses souvenirs liés ou non à son amour défunt.
    Avec émotion, humour il va essayer d’en retenir le parfum « Depuis quelques semaines, j’avais bifurqué vers les chemins de halage. Cette marche au milieu des bois me donnait l’assurance de pouvoir toucher les souvenirs les plus douloureux. Les apprivoiser. »
    Parce qu’une rupture, fait remonter du fond de la piscine de notre existence, d’autres abandons volontaires ou non, mal cicatrisés sous notre épiderme cuirassé.
    Il se dit au bord de la folie pris dans une toile d’araignée de ces moyens de communications modernes qui au lieu de rapprocher, éloignent et surtout effacent, balayent tout sur leur passage comme une tempête.
    En filigrane de cette errance le lecteur voit se dessiner le visage d’Ana, et probablement entre ombres et lumières comme le négatif d’une photo argentique tous ces petites choses qui les séparent, des hasards qui les ont réunis aux méandres qui les repoussent.
    Désormais, chaque pas dans cette nature foisonnante, bruissante, était comme l’élastique qui retient aux chevilles celui qui va sauter dans le vide.
    Parce que nos vies sont peuplées de fantômes et de gens bien réels qui doivent coexister, parce que tout cela forme un tout qui nous a construit, parce que vivre à deux s’est abandonné un peu ou beaucoup de soi…
    Alors « Quand c’est fini, c’est fini. »
    En marchant Pierre-Louis éloigne la folie du chagrin, il lui aura fallu neuf mois, temps d’une gestation, pour aller vers lui.
    J’ai aimé cet inventaire au rythme des pas dans une campagne luxuriante, où la vie bruisse et prend son temps, celui de se révéler à soi-même.
    Merci à Masse Critique Babelio et Le Cherche Midi.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 11/02/2019.

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  • Quand celle que vous aimez vous envoie un sms pour mettre fin à sept ans de relation, et vous impose le ghosting, cette étrange façon de mettre fin à une histoire d’amour en disparaissant de tous vos radars, cela donne une autre dimension à la rupture, brutale, directe, définitive et quasi...
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    Quand celle que vous aimez vous envoie un sms pour mettre fin à sept ans de relation, et vous impose le ghosting, cette étrange façon de mettre fin à une histoire d’amour en disparaissant de tous vos radars, cela donne une autre dimension à la rupture, brutale, directe, définitive et quasi instantanée … C’est de cette étrange fin que l’auteur nous parle ici. Cependant, si le sujet, profond et intime, m’a touchée, il m’a semblé parfois léger. Mais sans doute est-il surtout prétexte à coucher sur le papier des réflexions plus profondes, à une véritable introspection ? Car en fait, l’auteur chemine dans sa vie, son amour perdu, comme dans les forêts normandes qui entourent la bonne ville de Bernay dans laquelle il a emménagé quelque temps auparavant.
    La puissance de l’écriture vient surtout de l’analyse de sentiments, de la réaction face au chagrin, à la souffrance, des questionnements sur la façon dont on peut se remettre, se relever de l’abandon, quels remèdes, quelles solutions, et quelles réflexions cela vous donne sur la vie. Mais du coup, oubliant Ana, le lecteur se perd dans les brumes qui s’élèvent dans la vie du narrateur

    Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2019/01/28/je-tai-oubliee-en-chemin-pierre-louis-basse/

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