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Je ne suis pas seul à être seul

Couverture du livre « Je ne suis pas seul à être seul » de Jean-Louis Fournier aux éditions Lattes
  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709662482
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Le premier souvenir de solitude ? Un petit garçon coiffé en brosse qui réclame sa mère à l'accueil d'un grand magasin.
Plus tard, c'est un enfant de 10 ans qui nage seul dans la mer du nord et qui lorsqu'il se retourne découvre la plage vide : personne ne l'a attendu. Puis c'est la première... Voir plus

Le premier souvenir de solitude ? Un petit garçon coiffé en brosse qui réclame sa mère à l'accueil d'un grand magasin.
Plus tard, c'est un enfant de 10 ans qui nage seul dans la mer du nord et qui lorsqu'il se retourne découvre la plage vide : personne ne l'a attendu. Puis c'est la première danse refusée, la première rupture, le premier deuil, mais c'est aussi tous ces moments choisis, voulus, espérés, goutés : seul avec un livre, avec une musique, seul à regarder les autres, seul en écrivant. Jean-Louis Fournier est toujours ce petit garçon, fils unique qui rêvait d'amitiés et d'une grande famille mais qui espérait aussi s'échapper, grandir, rester seul.
Aujourd'hui dans un grand appartement, après la mort de sa femme, de ses amis, de son éditeur, ce désir des autres et ce besoin de solitude sont restés les mêmes et il passe de l'un à l'autre. Avec un mélange de douceur, de tristesse et d'espièglerie, il regarde les fenêtres toujours fermées de ses voisins (des gens seuls comme lui ?), il observe ce monde où les hommes sont ultra connectés et semblent n'avoir jamais été aussi seuls, il attend la visite d'une jeune femme qui l'emmène au musée, qui le distrait, lui apporte sa jeunesse : mais des deux qui est le plus seul ?
Un livre tendre, délicat, mélancolique parfois qui ressemble à une aquarelle de Turner et à un dessin de Sempé.

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Avis (6)

  • Jean-Louis se sent seul.
    Désespérément seul.
    Il guette les volets de ses voisins, attend les coups de téléphone....
    Sa femme, son chat, la plupart de ses amis sont morts.
    Un livre doux-amer qui fout un peu le bourdon.
    Il y a d'ailleurs un peu moins d'humour que dans ses précédents...
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    Jean-Louis se sent seul.
    Désespérément seul.
    Il guette les volets de ses voisins, attend les coups de téléphone....
    Sa femme, son chat, la plupart de ses amis sont morts.
    Un livre doux-amer qui fout un peu le bourdon.
    Il y a d'ailleurs un peu moins d'humour que dans ses précédents livres.
    On a envie de l'appeler, d'aller lui rendre visite.
    Ne pas le laisser seul comme ça.
    Et dire que tous ces confinements n'ont rien dû arranger.

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  • C’est léger avec au détour d’une page une pensée profonde.

    C’est léger avec au détour d’une page une pensée profonde.

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  • J’ai retrouvé avec plaisir Jean-Louis Fournier après avoir lu les très touchants Où on va papa ? et Veuf.

    Mais je n’ai pas retrouvé la même émotion à lire ce livre qui n’est ni un roman ni un véritable témoignage mais plutôt un recueil de pensées sur la solitude.

    Choisie ou subie, la...
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    J’ai retrouvé avec plaisir Jean-Louis Fournier après avoir lu les très touchants Où on va papa ? et Veuf.

    Mais je n’ai pas retrouvé la même émotion à lire ce livre qui n’est ni un roman ni un véritable témoignage mais plutôt un recueil de pensées sur la solitude.

    Choisie ou subie, la solitude occupe toutes les pensées de l’auteur dans ce court livre qui se lit très (trop) vite. On ne comprend d’ailleurs pas très bien si Jean-Louis Fournier apprécie ou non cette solitude, car soit il la revendique, soit il s’en plaint dans ce texte tout en paradoxe duquel j’ai fini par me demander s’il n’était pas seulement un prétexte pour l’auteur pour rassembler des pensées éparses.

    Solitude de l’enfance, de l’homme adulte, solitude à apprivoiser, solitude rejetée, Jean-Louis Fournier en explore toutes les formes et se livre aussi de façon parfois émouvante et parfois légèrement agaçante sur cette solitude qui l’accompagne au quotidien.

    Si j’ai apprécié, comme toujours, l’ironie de Jean-Louis Fournier, son regard acéré sur notre vie contemporaine, je n’ai malheureusement pas retrouvé la profondeur des livres que je connaissais de lui et je suis restée très en surface de ce livre.

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  • Après la lecture de « Je ne suis pas tout seul à être seul », j’ai eu envie d’écrire une lettre à Jean-Louis Fournier :
    Vous expliquez dans ce livre au titre particulier « Je ne suis pas tout seul à être seul » votre choix de solitude ! Vous expliquez revendiquer votre liberté, votre...
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    Après la lecture de « Je ne suis pas tout seul à être seul », j’ai eu envie d’écrire une lettre à Jean-Louis Fournier :
    Vous expliquez dans ce livre au titre particulier « Je ne suis pas tout seul à être seul » votre choix de solitude ! Vous expliquez revendiquer votre liberté, votre indépendance pour avoir le temps de lire, d’écrire et de regarder le monde, tranquillement sans être dérangé.

    Vous vous moquez des relations de convenance avec votre dérision et votre humour habituels. Les conversations qui vous entourent, vous ne les écoutez plus. Alors ne vous étonnez pas d’avoir personne autour de vous !

    Comme d’habitude, vous dézinguez les idées reçues faisant s’en indigner plus d’un. Ils déclarent offusqués « On ne parle pas ainsi de la mort », « On ne parle pas ainsi du handicap », « Il y a des choses dont on ne doit pas se moquer ». Ils n’ont pas compris votre posture digne de choisir le rire même noir plutôt que les larmes.
    La suite est ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2019/10/27/je-ne-suis-pas-tout-seul-jl-fournier/

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  • Une lecture qui dès les premières « pensées » m’ont un peu gênées par le ton, par les sentiments qui transpiraient, n’ayant jamais lu cet auteur, je lui trouvais des accents Desprogiens qui ont été confirmé dans ma lecture par l’évocation de l’humoriste et de leur travail en commun. Mon...
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    Une lecture qui dès les premières « pensées » m’ont un peu gênées par le ton, par les sentiments qui transpiraient, n’ayant jamais lu cet auteur, je lui trouvais des accents Desprogiens qui ont été confirmé dans ma lecture par l’évocation de l’humoriste et de leur travail en commun. Mon ressenti était juste…. N’étant pas réceptive à ce genre d’humour, je sentais que je m’engageais dans un style qui ne me correspondait pas.
    "Je préfère le silence de la solitude au vacarme de la multitude, la fraîcheur apaisante de la solitude à la chaleur étouffante de la multitude.(p57)"
    L’auteur est confronté à la solitude, solitude imposée, non choisie et nous fait part de ses pensées sur cette existence faite du vide laissé par les êtres chers et en particulier de sa femme, Sylvie, qui l’attend au Père Lachaise. C’est un court recueil teinté de mélancolie dans lequel Jean-Luc Fournier porte un regard sur lui-même et sur le monde qui l’entoure, regard sarcastique, critique sur ses contemporains et dans lequel il tente malgré tout de trouver encore un sens à son existence.
    Il faut être amateur de ce style d’écriture qui mêle humour assez noir et dérision pour rendre les choses plus supportables, comme il l’avoue :
    La solitude, c’est tendance et c’est lourd.
    J’ai essayé de faire un livre léger.
    "Avec plus d’accordéon que de violoncelle, quelques rires ajoutés et quelques facéties quand ça devient vraiment triste. (p133)"
    Pour ma part j’ai eu un peu de mal à l’apprécier car je vois la solitude comme un sentiment plus positif car voulue, le choix d’être une sorte d’ermite, de savourer le silence, de vivre loin du déchaînement du monde moderne.
    L’auteur se révèle comme une sorte de misanthrope, jugeant le monde qui l’entoure comme responsable de son état mais ne se remettant pas en question sur son attitude. Ainsi va le monde, ainsi va les aiguilles du temps, les cheveux blanc arrivent et l’horloge tourne, vite, bien trop vie. Seule, Claire, jeune étudiante bénévole déléguée par la Mairie auprès des personnes isolées, trouve grâce à ses yeux, peut-être parce qu’elle passe outre ses remarques, peut-être qu’elle-même comble sa solitude en venant en aide aux autres esseulés.
    Oui dans notre monde hyper connecté la solitude s’installe, les gens ne se parlent plus comme ces couples qu’il observe au restaurant et qui n’ont plus rien à se dire, ces familles disloquées, comme ces humains qui étalent leur vie sur les réseaux sociaux mais ne s’inquiètent pas de leurs voisins, nous vivons dans un monde d’ultra moderne solitude comme le chantait Alain Souchon.
    J’ai choisi cette lecture pour le thème : la solitude, un thème qui m’intéressait et que je ne trouve pas pour ma part forcément négatif. Je l’ai lu jusqu’au bout car Jean Louis Fournier a malgré tout un regard pertinent sur le monde qui l’entoure à la manière de Philippe Delerm lu très récemment mais sur un ton plus sombre, il n’hésite pas à se montrer sous son plus mauvais jour, celui d’un octogénaire bougon, râleur, égoïste. Il est apparemment coutumier de ce style, c’est donc plus moi qui ne suis pas réceptive à ce langage mais reconnaissons lui le courage de se montrer sous un mauvais jour….
    Je vous invite à découvrir le billet de Usva qui apprécie cet auteur depuis longtemps et qui m’a encouragée à le découvrir dans un de ces précédents romans. C’est noté !
    A conseiller aux amateurs de ce style, aux inconditionnels de Pierre Desproges qui y retrouveront cet humour parfois glacial et qui moi m’a laissé un peu de glace….

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  • Tout juste sorti et vite lu. Jean-Louis Fournier se fait vieux, il a perdu enfants (sauf sa fille qui ne lui parle plus), amis, épouse, éditeur et même sa petite chatte. Toujours l'écriture vive, nostalgique et ironique pour évoquer la solitude qu'il aime et déteste.
    Lu en une heure, très...
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    Tout juste sorti et vite lu. Jean-Louis Fournier se fait vieux, il a perdu enfants (sauf sa fille qui ne lui parle plus), amis, épouse, éditeur et même sa petite chatte. Toujours l'écriture vive, nostalgique et ironique pour évoquer la solitude qu'il aime et déteste.
    Lu en une heure, très facile mais j'y reviendrai pour déguster ce texte comme un poème.

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