Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Je me souviens de tous vos rêves

Couverture du livre « Je me souviens de tous vos rêves » de Rene Fregni aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070107049
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

L'automne en Provence est limpide et bleu, ce n'est pas une saison, c'est un fruit : les touristes sont partis, la nature exulte dans une profusion de couleurs et d'odeurs. Mais si l'écrivain-flâneur célèbre avec sa sensualité coutumière Manosque et la campagne provençale, il est avant tout... Voir plus

L'automne en Provence est limpide et bleu, ce n'est pas une saison, c'est un fruit : les touristes sont partis, la nature exulte dans une profusion de couleurs et d'odeurs. Mais si l'écrivain-flâneur célèbre avec sa sensualité coutumière Manosque et la campagne provençale, il est avant tout attentif à ceux qui vivent dans les recoins de la société, les pauvres, les fous, les errants dont il se sent frère, et dont il parle sans apitoiement. Il y a Pierre, maigre silhouette traînant sur les petites routes chaque matin pour y photographier tous les rebuts qu'il trouve. Ou les co-inculpés d'un procès à Digne dans lequel l'auteur a été jadis impliqué : le spectacle judiciaire est un morceau de bravoure. On trouve aussi un magnifique portrait de Joël Gatefosse, célèbre libraire de Banon, qui a transformé la minuscule librairie du village en une étonnante cité de mots, de rêves et de rencontres. avant de faire faillite.Une émotion sincère et simple vibre dans chaque page, qu'il s'agisse de raconter la mort d'un chat ou la surprise d'entendre une femme qui jouit dans la maison d'à côté. Les femmes sont ici très présentes, que ce soient les servantes d'auberges longuement contemplées, ou Isabelle, « la fiancée des corbeaux », auprès de qui l'écrivain trouve paix et bonheur. Ou encore la femme du facteur : son mari est si fier de sa belle poitrine qu'il vient un jour apporter à René Frégni une photo de ses seins, afin qu'il les place dans un de ses livres. C'est désormais chose faite.

Donner votre avis

Avis (2)

  • C'est le Frégni de la Fiancé des corbeaux: beaucoup moins stressé par son affaire judiciaire, par le harcèlement d'un juge d'instruction peu recommandable et davantage dans le plaisir de marcher dans la région de Manosque, à l'automne, débarrassé des touristes. Il va à la rencontre des autres,...
    Voir plus

    C'est le Frégni de la Fiancé des corbeaux: beaucoup moins stressé par son affaire judiciaire, par le harcèlement d'un juge d'instruction peu recommandable et davantage dans le plaisir de marcher dans la région de Manosque, à l'automne, débarrassé des touristes. Il va à la rencontre des autres, de tous les autres.
    Il continue à trouver paix et bonheur auprès d'Isabelle.
    Comme dans tous les livres de Frégni, il y a beaucoup d 'émotion mais on est passé du noir au rose.
    Je suis très fan de cet auteur dont j'ai lu tous les livres même ceux destinés aux jeunes (pas tant que cela d'ailleurs car Marilou et l'assassin a une fin cruelle)

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Dans les romans de René FREGNI, hors les accents gionesques, on retrouve souvent des personnages un peu cabossés par la vie.
    Ceux que l'on croise ici dans ce qui ressemble plus à un carnet de notes qu'à un roman, n'échappent pas à la règle ! Il y est question de Joël Gatefossé qui, de...
    Voir plus

    Dans les romans de René FREGNI, hors les accents gionesques, on retrouve souvent des personnages un peu cabossés par la vie.
    Ceux que l'on croise ici dans ce qui ressemble plus à un carnet de notes qu'à un roman, n'échappent pas à la règle ! Il y est question de Joël Gatefossé qui, de menuisier, est devenu libraire (Librairie Le Bleuet à Banon, ci-contre), d'un procès à Digne dans lequel l'auteur a été mis en accusation avant d'être blanchi, d'un chat trop cascadeur et surtout, une fois encore, des femmes : Isabelle (La reine des corbeaux) qui ne peut que se réjouir de lire ces lignes amoureuses, de cette voisine camée face à l'écran de son ordinateur, de la femme du facteur qui a de si beaux seins...
    Mais ce sont surtout, des mots en mélodie qui célèbrent les lumières de l'automne, les chemins provençaux, les froids glaçants qui descendent de la montagne de Lure, les livres d'une vie et des rencontres de bonheur, prises pour ce qu'elles sont, un contact simple avec l'humanité, celle des solitaires, des aventuriers ou des bannis.
    Ce drôle de texte séparé en mois (de septembre à février) semble tout droit sorti des cahiers que l'auteur remplit dans la solitude de son appartement, comme un journal intime de sensations, d'instantanés de vie. A rêver de plonger dans ces fameux cahier, empilés par l'auteur dans un coin de sa chambre...
    Le verbe est délicat, imagé, infiniment poétique (j'ai relu de nombreuses fois certains paragraphes tant le mot est juste et tellement évocateur d'une sensation ou d'un souvenir)

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.